Partagez | .
 

 (madara) tell me : i'm a good man ?

The Madman
alien
avatar
alien


∞ âge : 520 ans et des poussières, il va finir par arrêter de compter
∞ job : voyageur temporel, musicien et tout ça en temps complets
∞ race : timelord ou peut-être autre chose ? tu t'y perd dans le flot des hybridations. parlerais-tu à toi-même ?
∞ univers : doctor who
∞ messages : 643
∞ avatar : b.j. armstrong
∞ pseudo/prénom : shirosaki, c'est tout ce que vous serrez.

MessageMer 30 Aoû - 17:32



Une rencontre inattendue, c’est ce qui pourrait qualifier cette étrange aventure qui lui était arrivé. En temps normal, il aurait sans doute pesté, regrettant amèrement d’être sortit de sa belle boite et s’empressant d’y retourner au plus vite afin de se laisser aller à la lecture, à la musique ou bien au bricolage. Le fou était un manuel, une personne qui avait besoin de faire quelque chose de ses mains. Il ne serait pas comment l’expliquer. Sans doute la nécessité de les occuper afin d’éviter toutes bêtises. Ce besoin d’user de ses doigts avait donné naissance à son vaisseau. Il l’avait retapé de lui-même avec la volonté et la détermination de voyager, de quitter sa planète natale et de la fuir. Le premier vol s’était avéré être désastreux car elle n’était pas terminée, échoué sur deux planètes jumelles de la constellation d’Andromède. Mais maintenant, elle était là, présente, légèrement grincheuse par moment et affreusement capricieuse à attendre au milieu de cette clairière, cette Cadillac noire qui n’avait rien de commune contrairement aux apparences. Le système de camouflage était définitivement défectueux ou farceur, mais il s’en fichait. Car c’est ainsi qu’il l’aimait, sa plus fidèle des compagnes, sa création. Elle était là depuis… Bien plus longtemps. Depuis toujours. Depuis qu’il avait ouvert les yeux pour la première fois, cachée dans la grange de la ferme de son père. C’est un vieux modèle, il ne redécollera jamais disait-il. Son petit côté entêté lui avait permis de prouver le contraire. De montrer que non, on peut accorder une seconde chance à chacun. « Faites attention à la marche en entrant » Fit-il tout en ouvrant le coffre qui se laissait faire, pas comme avec son dernier visiteur. A croire qu’elle ne s’était toujours pas remise de sa défaite. Clara. Avait-elle au moins conscience de ce qu’elle risquait en entrer dans cette boite ? Oui, sinon elle n’aurait pas accepté son invitation. Et le fait qu’elle sache utiliser la technologie sonique ou encore son terme d’extraction lui mettait la puce à l’oreille. Elle était morte, quelle drôle de capacité que celle de ne plus avoir de temps à dépenser. Le brun lui tenait la main pour lui assurer une prise. Après tout, elle montait dans un carrosse très spécial, troisième personne à y pénétrer d’ailleurs dans cette ville. Un carrosse plus grand à l’intérieur, dont la décoration était tout aussi folle et décalée que le personnage. Le modernisme venait se mélangeait à ces couleurs de Milles et une Nuits tout en y ajoutant une petite touche vintage Poudlardesque. Des couleurs chaudes, chatoyantes et accueillante bien loin de la tenue de la personne qui vivait ici. Pas le bruit d’une horloge ne s’écoulait, seulement les grains de sables de la commande centrale s’effondrant avec calme et délicatesse. Aussi délicate et précise que les peintures en trois dimensions accrochés sur les murs au-dessus des livres et des étagères abritant céder, certain uniques dans l’univers, et autres vieilleries. Il était subitement plus à l’aise chez lui, moins en proie à la pression. Il s’était avancé tel un roi dans son château, déposant sa veste sur le dossier d’un des fauteuils rouges. « Bien, reprenons ! Vous disiez avoir été extraite, c’est bien ça ? Extraite avant que votre mort n’arrive, on vous a enlevé de votre ligne temporelle. Depuis quand vous connaissez les Seigneur du Temps ? Ce n’est peut-être pas le bon moment de poser la question après réflexion ». Il tournait autour de ce sablier géant, les écrans s’allumant dans le vide dans une lueur holographique tandis que Miss ne se gênait pas pour scanner son invitée et mettre les résultats entre les mains du fou. « Pas de pouls, pas de cœur qui bat, pas de rythme cardiaque, de tempo endiablé qui pourrait témoigner d'une quelconque excitation de votre part -Dieu que je plains votre petit-ami au lit. Pas de temps, pas quelque chose qui pourrait m'aider à vous rassurer surtout ! Vous êtes en suspens. Hm… Je ne sais pas qui est le petit saligaud qui vous a mis dans un état pareil, mais c’est un parfait irresponsable.». Non, c’est préférable qu’il ne sache pas. Sinon il risquait de s’en vouloir, ou bien de se mettre en colère. La confusion serait palpable et complètement irrattrapable. Le ciel étoilé brillait d’une faible lueur enjouée. Une plus grosse étoile que les autres s’y était installé depuis quelque jours, bataillant la place avec ce trou noir aux couleurs rougeâtre. Il était toujours là. Toujours palpable dans sa mémoire. Elle était toujours là, un fantôme le talonnant. Il avait cessé de faire les cents pas autour de sa commande, relevant le regard en direction de Clara. « Vous voulez du thé ? » Aucuns rapports, on est d’accord. Mais, il se disait qu’il valait mieux qu’elle s’installe confortablement car, l’entretien risquait d’être long. Entre les questions qu’il avait envie de lui poser, et les réponses sur son état qu’il pourrait lui fournir, autant dire qu’une bonne tasse ne serait pas de refus.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clara Oswald
traveling in time
avatar
traveling in time


∞ âge : 29 ans, à jamais.
∞ job : voyageuse dans le temps.
∞ race : humaine...L'est-elle encore seulement ?
∞ univers : doctor who.
∞ messages : 526
∞ avatar : jenna coleman.
∞ pseudo/prénom : rain.

MessageJeu 31 Aoû - 0:03



Un infime sourire naquit sur ses lèvres devant sa réaction pour ce surnom donné, qu'elle comptait bien lui attribuer, peu amène de vouloir suivre des règles quant à un quelconque titre. Elle avait déjà affublé le Docteur de différents surnoms même si ces derniers s'étaient perdus avec les années, un surnom que le brun finissait par accepter, ne sachant si c'était étrange ou non, renforçant le sourire sur la bouche mutine de la brune. « Vous n'avez pas le choix de toute façon et oui Clara c'est parfait, je n'accepte pas les surnoms. » dit-elle avec un brun d'autorité, sans se départir de ce sourire malicieux sur ses lèvres. Elle avait changée d'attitude vis à vis de lui, peut-être que cette épreuve lui avait permise d'ouvrir les yeux sur sa véritable nature qui n'était pas entièrement liée au Némésis. Elle n'avait vu que cette facette de sa personnalité, autrefois du moins...Elle avait oubliée en partie, n'avait fait le lien quant à ce petit garçon libéré de ces chaînes. Clara se sentait plus à l'aise, ne manifestait plus aucune forme d'antipathie à l'égard du fou. Ce dernier commençait alors à parler de ce problème qui la concernait, d'une façon qui lui rappelait le Docteur, les Timelords étaient tous pareils décidément, comme elle avait pu le constater un peu plus tôt. Sa dernière phrase la surprenait, cette invitation à le suivre, pour parler loin des oreilles indiscrètes. Il n'y eut aucune hésitation dans sa réponse qui venait juste après sa question, peut-être trop rapidement, peut-être avec trop d'empressement. « Je vous suis. » dit-elle simplement, suivant son ombre, chacun de ses pas et ce dans un silence absolu. Une clairière s'esquissait devant eux avec en son centre une Cadillac noire. Elle arquait un sourcil, quelque peu décontenancée, coulant un regard au brun qui s'avançait d'une démarche assurée vers le véhicule. Était-ce vraiment ce qu'elle pensait ? Elle esquissait néanmoins quelques pas en direction de l'habitacle noirâtre, coulant un regard par la vitre teintée, ne laissant entrevoir l'intérieur de la voiture. Si elle ouvrait la portière...Se glisserait-elle à l'intérieur de son vaisseau ? Car nul doute que cela était un camouflage, différent de cette boîte bleue qu'elle avait tant frôlée de ses pas. Son coeur se serrait, un brin de nostalgie l'envahissait, se tournant vers Mad qui venait d'ouvrir...Le coffre ? Elle s'approchait de lui, perplexe, coulant un regard à l'intérieur de ce dernier. « Vous entrez par le coffre ? Sérieusement ? » dit-elle en l'observant longuement alors qu'il été passé devant elle, sa main venant se joindre à la sienne pour la guider à l'intérieur du Tardis et une fois à l'intérieur...C'était magnifique. Saisissant. Époustouflant. Il ne ressemblait à aucun autre, si différent de celui de son Docteur, si différent du sien. Son regard captait chaque détail, fascinée par la folie et l'ambiance qui y régnait, mais ses prunelles s'attardaient plus particulièrement  sur ce ciel étoilé qui s'étendait au dessus d'elle, un contact de quelques secondes, brisé par le soudain flot de paroles continu. « Je... » commença t'-elle, mais c'était comme si elle n'avait jamais prononcé le moindre mot, Mad s'agitant, continuant de parler, tissant un monologue où elle ne pouvait être que la spectatrice. « Ce n'est pas... » essaya t'-elle à nouveau, mais c'était comme parler à un mur. Clara soupirait, croisant ses bras contre son buste, l'observant s'agiter dans tout les sens, coulant un regard presque méfiant à la console. « Hey ! » s'exclama t'-elle face à l'indiscrétion de ce vaisseau, mais à nouveau il enchaînait, sans prendre en compte sa protestation. Des mots qui amenaient une remarque déplacée, ses joues prenant une teinte plus rosée. « Je vous demande pardon ? » grinça t'-elle des dents, le fou insultant ensuite celui qui l'avait extraite de cette ligne temporelle. Si il savait...Le connaissait-il seulement ? Bien sûr que oui, ils connaissaient tous le Docteur, il était une légende, un nom inscrit dans l'univers qui résonnait au quatre coins de la galaxie. Finalement, le brun s'était arrêté, portant son attention sur elle, lui posant une question qui n'avait rien à voir avec les précédentes, oui ils étaient tous les mêmes. « Ce que j'aimerai c'est avoir cinq minutes où je pourrais m'exprimer sans être interrompue. » A nouveau cette autorité, ce ton cinglant, arquant un sourcil avant de prendre place sur l'un des sièges. « Mais oui je veux bien une tasse de thé, merci. » dit-elle pour ensuite laisser quelques minutes s'écouler, le temps d'avoir le breuvage entre ses doigts pour ensuite commencer à parler, lui jetant un regard quasi menaçant qui lui interdisait de placer ne serait-ce la moindre phrase durant son explication. « C'est le Docteur qui m'a extraite de ma ligne temporelle. » commença t'-elle après une gorgée de thé. « Du moins, sa douzième incarnation. J'ai été sa compagne, son amie, celle qui découvrait les merveilles de l'univers à ses côtés...Je pense qu'il a eu du mal à accepter que je puisse partir aussi facilement. Du coup grâce à une chambre d'extraction...Il est revenu au moment même où j'apprêtai à subir ma sentence. » Un éclat de tristesse dans son regard, baissant légèrement ce dernier. « Il avait peur d'être seul, peur de subir un nouvel abandon, de voir à nouveau tout s'effondrer. Je ne peux pas lui en vouloir, même si je ne peux pas nier que cette condition est un fardeau. » Elle soupirait lentement, les épaules légèrement affaissées, se muant dans le silence, la gorge serrée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
The Madman
alien
avatar
alien


∞ âge : 520 ans et des poussières, il va finir par arrêter de compter
∞ job : voyageur temporel, musicien et tout ça en temps complets
∞ race : timelord ou peut-être autre chose ? tu t'y perd dans le flot des hybridations. parlerais-tu à toi-même ?
∞ univers : doctor who
∞ messages : 643
∞ avatar : b.j. armstrong
∞ pseudo/prénom : shirosaki, c'est tout ce que vous serrez.

MessageJeu 31 Aoû - 0:58



Ainsi, elle n’aimait pas les surnoms. Drôle de remarque pour quelqu’un qui avait déformé son titre après l’avoir pointer d’un doigt accusateur dès le premier regard. En soit, ça ne le dérangeait pas. Ça en faisait un de plus à ajouter à son palmarès déjà bien fourni. C’était affolant le nombre de surnom possible que l’humanité était capable de donner avec seulement trois lettres. Il n’avait rien relevé, pas même la remarque concernant sa ‘’porte d’entrée’’. C’était peu commode, encore moins pratique, il conçoit. Cela dit, il se plaisait à dire que c’était original et peu tape-à-l’œil. Le coffre était décidément une porte que bien trop de monde négliger en temps normal. Et puis, un vaisseau capable de voyager dans le temps et l’espace, habitué à fonder et à briser à lui tout seul les règles de la vie et du temps, pouvait bien se permettre cette petite fantaisie. Le brun ne clamait pas cependant que c’était très pratique. Il a cessé de compter le nombre de fois où il avait loupé la fameuse marche dans une entrée précipitée. La divine providence l’a préservé jusque-là de potentielle fracture et autre bleu, incapable de se blesser dans un temps prolongé. La même marche que Clara venait de franchir pour découvrir l’antre qui en disait long sur son propriétaire. Ce TARDIS était lui, un petit bout de lui du moins. Une création tout aussi folle et imaginative que le personnage qui en est le concepteur. Mais sa modestie maladive l’empêchait de tergiverser dessus et il préférait attendre les questions pour pouvoir mieux s’aiguiller sur les réponses à fournir. Question dont il bombardait la brunette inlassablement, en oubliant même de retrouver son souffle. L’excitation était présente dans sa voix, libérer du poids de l’extérieur et de ses jugements, il en oubliait qu’il n’était pas seul. Seul, il pouvait parler à haute voix et à lui-même pour mettre du clair dans ses pensées et ainsi, se fixer quant au but à réaliser. Hors là, Clara était présente. Il avait une invitée de marque à en juger par sa familiarité et sa non-stupeur face à un TARDIS ou un instrument sonique. Il ne fallait pas lui en tenir rigueur, juste lui donner un petit peu de temps pour que ses idées et ses questions fourmillante dans sa tête s’apaise et qu’il retrouve un tant soit peu de calme. L’écoutait-elle ? Oui, d’une oreille. A première vue, on ne penserait pas, mais si elle disait quelque chose qui allait piquer sa curiosité, soit il allait se stopper, soit y revenir dessus plus tard. Du thé ! Voilà le bouton off, l’objet de sa concentration de nouveau présente. Le Seigneur du temps s’était stoppé, décrochant son regard de cet écran hologramme entre ses doigts qui lui donnait les résultats du scan de Miss pour se concentrer de nouveau sur une invitée…Contrariée. La raison du pourquoi ou bien du comment lui échappait totalement, inconscient que, sans le vouloir, elle est insultée une personne chère. La même personne tout aussi chère et qui est le détenteur de cette étoile plus grosse que les autres sur le faux-plafond. Il ne disait rien, comprenant bien dans son regard qu’il avait déjà trop parlé. A la place, il avait grimpé un petit escalier deux-par-deux, allant chercher ce qu’il fallait à savoir le service à thé. L’eau bouillante. Un petit sifflement provenant de ses lèvres, un plume sonique pointant en direction de la théière pour faire chauffer l’eau et voilà ! Pas de perte de temps, pas de chichi et elle était prête ! Tout était prêt, le fou n’aimait pas perdre de temps en attendant. Chose idiote lorsque l’on sait qu’il passe la plupart de son temps enfermé dans une boite par crainte de détruire l’extérieur. Il était revenu à juste distance de Clara, s’asseyant dans le fauteuil face à elle en déposant ce qu’il fallait sur une petite table-basse qu’il avait ramené avec à l’aide de son pieds. Il venait de s’asseoir, il n’avait pas le courage de se relever. Il tiqua au nom du Doctor, sa bouche s’entrouvrant avant de se souvenir qu’il ne devait rien dire et la laisser finir. Le récit qui suivi était affreux, touchant et effrayant. Le brun s’était contenté de se servir une fois que son invitée avait pris ses aises, ses mains légèrement tremblantes. « Je peux parler maintenant ? » fit-il d’un ton fluet, presque inaudible et loin d’être hautain. Ce n’était que la question d’un enfant qui demandait la parole. En ayant compris que la balle était de nouveau dans son camp, Mad prit sa tasse et s’enfonça dans son fauteuil, l’air à la fois timide et pourtant si sûr de lui. « Que souhaitez-vous maintenant ? Pourquoi n’êtes-vous plus avec lui ? Si j’avais su, je ne l’aurais pas insulté de saligaud, loin de là même ». Un fin soupir, accompagné d’un rire discret et nerveux. Il ne voulait pas admettre sa faute, mais son visage criait au pardon. Il prit une gorgée de sa tasse, attendant la réponse de Clara. Celle-ci avait l’air difficile. Il savait, il avait entendu. Le calvaire d’un homme pacifiste parmi sa race trop ambitieuse et egocentrique. Monstrueuse dans leur quête et leurs maintiens aux pouvoirs. Il avait clôturé ses yeux, n’étant pas sûr de vouloir fouiller dans de tel souvenir. Les aiguilles se plongeant dans sa chair, ses yeux, sa vue, sa nature envolée pour… De l’ambition. Toutes ses sensations étaient si proches et pourtant si lointaine, d’où la raison de son exil. Un exil encore plus flagrant dans cette cage dorée, suffisamment fou pour la bâtir lui-même « Votre lien semble si fort, si puissant et indestructible, est-ce que c’est pour cette même raison que votre nom et votre visage me semble familier sans que je ne sache mettre le doigt dessus ? ». A son tour de dire un secret, d’éclairer ses interrogations, la question n’étant qu’une introduction. Il avait pris une gorgée de thé, reprenant pour répondre au suspens qu’il avait lui-même enclenché. « Il y a… Très longtemps, mais pas encore assez pour que je l’oubli, un homme est venu me détacher de mon lit d’hôpital, dans ce laboratoire. Il disait s’appeler le Docteur. Je n’ai jamais vu son visage, je n’avais pas… Ma vue. On me l’avait prise parce qu’un génome avait déclenché une réaction secondaire et qu’il fallait l’opérer. Mais je sentais dans sa voix qu’il n’était pas seul, il m’a semblé l’entendre parler avec quelqu’un. Il y a quelques jours, j’ai recroisé un homme se présentant comme sous le nom de Docteur. Je lui ai dit que j’avais horreur des docteurs, c’est ma hantise. Il y avait énormément de solitude dans son regard. Il a insisté et il m’a dit qu’il n’était pas un docteur, mais LE Docteur. Est-ce qu’on parle bien du même homme ? Car si c’est le cas, je m’en voudrais énormément d’avoir salis son nom devant vous ». Dans un calme impassible, bien loin de l’excitation précédent, cette nouvelle semblait l’avoir refroidit. Il avait décollé son dos du fauteuil, posant sa tasse sur la petite table avant de se ré-adosser sur le cuir rouge. Ses mains croisées sur son ventre, il avait repris. « Clara, je sens que vous ne m’avez pas tout dis. Passer un petit temps aveugle m’a permis de percevoir par le son notamment et votre voix a une immense tristesse. Il faut savoir que le mensonge est propre à notre race, mais cela est plus souvent des semi-mensonges. Car on ne dit pas tout pour conserver nos secrets et notre honte. Si vous pouviez vivre, avoir de nouveau un cœur qui bat et un pouls, est-ce que vous le voudriez ? Est-ce que vous irez dire la vérité à cet homme ? ». Pas besoin de mot, le fou l’avait bien compris. C’est la toute la folie de son raisonnement : il voyait et entendait ce que les autres ne percevaient pas à force d’analyse et de situation qui tournaient simultanément dans son esprit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clara Oswald
traveling in time
avatar
traveling in time


∞ âge : 29 ans, à jamais.
∞ job : voyageuse dans le temps.
∞ race : humaine...L'est-elle encore seulement ?
∞ univers : doctor who.
∞ messages : 526
∞ avatar : jenna coleman.
∞ pseudo/prénom : rain.

MessageSam 2 Sep - 22:26



L'émotion se vrillait dans ses prunelles sombres, une émotion qui lui nouait la gorge, terminant ses mots dans un murmure à peine inaudible. Elle était plongée dans ses pensées, celles qui n'avaient eu cesse de tarauder son esprit depuis ce jour funeste où il avait décidé de lui sauver la vie, à sa manière, engendrant ainsi un état qui devenait pesant. Elle était incapable de mourir, coincée entre la vie et la mort, sans réelles options si ce n'était cette idée de retrouver Gallifrey, de faire face aux Timelords, seuls êtres capables de la replacer dans sa ligne temporelle pour ainsi succomber aux affres mortuaires. Elle tentait de dissimuler son désarroi, cette tristesse qui devenait pesante face à ce problème qui faisait d'elle une anomalie dans l'espace-temps. Elle ignorait réellement si elle en voulait au Docteur...Peut-être un peu, même si elle pouvait comprendre les raisons qui l'avaient poussé à commettre cet acte irrationnel. N'aurait-elle pas agi pareillement à sa place ? Elle poussait un soupir, coulant un regard au Timelord face à elle, une tasse de thé entre ses doigts, posant la question de savoir si il pouvait à présent s'exprimer vu qu'elle lui avait sommé de se taire durant son explication. Un simplement hochement de tête positif, sans cesser de l'observer, cet homme à la carrure d'un adulte mais dont les résidus de l'enfance s'imprimaient dans son regard. Il y avait quelque chose chez lui qui la touchait, au plus profond de son âme, un sentiment qui n'avait de nom, sur lequel elle ne s'attardait véritablement, trop préoccupée par les questions qu'il lui posait et ce d'un ton calme et mesuré. Elle tiquait à sa question, ses traits devenant plus sombres, non pas par la colère mais par cette souffrance ressentie, se rappelant de cette scène juste après son amnésie. Si elle était en face de moi, je saurais la reconnaître. Il ne l'avait pas reconnue. Elle n'était qu'un visage parmi d'autres, elle n'était plus qu'une inconnue, qui n'était exceptionnelle, qui n'était pas impossible. Elle fermait les paupières durant quelques secondes, massant son front du bout des doigts. « Vous ne saviez pas. » dit-elle simplement avant de cligner des yeux, fixant un point dans l'horizon qu'elle-seule pouvait percevoir. « ...Le Docteur m'a oubliée. Pour résumer, il voulait m'éradiquer de sa mémoire. Je l'en ai empêché mais il a tout de même persister...Et je n'existe désormais plus à ses yeux. » Elle ne pouvait cacher la douleur que cet oubli avait sur elle. Elle tenait à lui. Il était son meilleur ami...Son seul véritable ami. A présent, il n'était plus qu'un souvenir qui la hantait constamment, qu'elle se devait d'effacer, pour son propre bien. « Ce que je souhaite, c'est arranger les choses...Je ne peux que mourir. J'ai acceptée mon sort il y a bien longtemps. Une fois que je serais de retour dans ma ligne temporelle...Je serais prête. » Du moins, elle s'en persuadait. C'était l'unique option, la seule chose à faire. Il ne fallait plus qu'attendre et espérer que sa mort se passerait rapidement, qu'elle puisse enfin reposer en paix, même si cette idée glaçait son être. Elle arquait un sourcil à sa remarque, l'observant avec plus d'attention, perplexe et intriguée. « Que voulez-vous dire ? » Elle était confuse, attendant sa réponse, avec une certaine curiosité. Il commençait son récit et elle l'écoutait, perdue dans ses mots, les souvenirs affluant dans son esprit, ceux de cette ligne temporelle qu'elle avait traversée. Une illumination, un souvenir, une discussion de seulement quelques secondes avant de repartir vers une autre incarnation. Clara ne s'y était attardée mais elle se souvenait comme si c'était hier de cet enfant, de l'horreur qu'elle avait ressentie, de ce murmure soufflée au Timelord pour le libérer. « ...C'est vous. » Elle comprenait à présent la familiarité qu'elle avait ressentie en le voyant pour la première fois même si l'instant ne s'y était prêté. « Vous êtes...Cet enfant. » Elle avait encore du mal à réaliser, ne cessant d'observer son visage, comme si elle pouvait l'apercevoir au travers des traits de ce dernier. « J'étais là..J'ai demandée au Docteur de vous libérer. » Sa voix était plus douce, presque maternelle alors qu'elle était toujours sous le choc de cette révélation, à savoir qu'il était ce petit être qui s'était échappé de sa terrible prison. Elle avait presque omis sa question, encore sonnée de cette soudaine découverte. Qui aurait pu penser qu'elle le retrouverait, des années plus tard dans un contexte totalement différent ? A l'époque, elle était Clara, la fille impossible, celle qui avait plongée dans la ligne temporelle du Docteur pour remettre les choses en ordre et aujourd'hui, elle n'était plus que Clara Oswald, essayant de survivre, voyant les minutes lui échapper sans qu'elle ne puisse les retenir. Et sa question...Son ultime question...Il avait perçu ce que son coeur s'écriait alors qu'elle essayait de passer outre, à savoir vivre, comme avant, comme si rien n'avait changé, comme si elle ne s'était retrouvée face à ce maudit corbeau. Vivre comme tout être humain, sentir les pulsions de son organe vital, ne plus se préoccuper de ce qui pouvait arriver, de risquer de se dire que c'était sa dernière heure sur terre. « Je ne peux pas nier que mourir n'était pas ce que je désirais. C'était...Un choc. Savoir qu'il me restait simplement quelques minutes à vivre sans que je n'y sois véritablement préparée...J'ai toujours été très attachée à ma vie, je ne me suis jamais préoccupée de ce qui pouvait arrivé le lendemain et voyager avec le Docteur à renforcer cette impression. » Elle glissait une mèche derrière son oreille pour ensuite se presser contre son siège, l'air nostalgique, le regard vague. « Mais toute histoire doit avoir une fin n'est-ce pas ? » Un sourire qui n'était joyeux, ni amusé. Il était faussé et peu représentatif de cet ouragan émotionnel qui envahissait son être. « Est-ce que vous allez m'aider ? » C'était presque un murmure, une demande silencieuse. Il était un Timelord, hybride de sa condition, peut-être était-il finalement la solution à tout ceci, peut-être était-il celui qui réparerait la faute commise par la la détresse d'un autre et mettrait ainsi fin à ce qu'elle était, pour que la vie puisse suivre son cours, sans elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
The Madman
alien
avatar
alien


∞ âge : 520 ans et des poussières, il va finir par arrêter de compter
∞ job : voyageur temporel, musicien et tout ça en temps complets
∞ race : timelord ou peut-être autre chose ? tu t'y perd dans le flot des hybridations. parlerais-tu à toi-même ?
∞ univers : doctor who
∞ messages : 643
∞ avatar : b.j. armstrong
∞ pseudo/prénom : shirosaki, c'est tout ce que vous serrez.

MessageDim 3 Sep - 17:48



Un état dont peu pourrait lui envier, c’est accordé. Mais, quelque part, le fou avait beau sentir sa détresse, il espérait encore pour elle. C’était bien trop gros pour ne pas avoir de solution, n’importe quel problème avait sa solution. Il fallait juste conserver son calme pour y réfléchir. Un calme dont l’auteur de cet état n’avait pas eu avant d’agir. La précipitation n’amenait rien de bon. Un coup d’œil vers le plafond, et on pouvait comprendre avec difficulté qu’il avait été dans ce même état de perte que le Doctor. L’état qui nous pousse à accomplir le pire pour ceux qu’on aime. Il le cachait au fond de lui, il faisait de son mieux. Parce que tout était lié entre cet éclat de tristesse dans son regard et le trou noir qui avalait toutes les étoiles du plafond illusoire. C’était délicat pour lui, d’avoir insulté sans le savoir la personne même qui lui avait offert son premier voyage par le biais des circonstances. Et encore, premier voyage était un mot bien étrange. Il n’avait rien vu. Il était à la fois frustré et heureux. Il n’avait rien vu de ses premiers pas dans un TARDIS. Quel enfant pourrait être heureux de ne rien voir de son premier souvenir marquant, hormis des images noires ? Cette attention envers Clara dont il faisait preuve était rythmée par ses doigts qui tapotaient chaque seconde de la conversation, seul signe des derniers grains de nervosité dans son regard. Il était triste pour elle. Et cette tristesse se reflétait dans son regard, loin des jugements de l’extérieur et des masques qu’il se donne en dehors de cette cage rouge et or. Des couleurs faussement chaleureuses pour changer de la monotonie d’un laboratoire. Il n’avait rien trouvé à dire, pas même un soupir alors que le seul son qui pouvait émaner de lui était le bruissement du cuir sous son mouvement de recul et de repos. Il était en plein analyse, en plein choix pour ses mots. Alors, pour la faire patienter, il avait raconté une histoire. Une histoire qui, une fois de plus, ne reflétait pas le meilleur de sa planète. Ni même le meilleur de lui-même. Parce qu’il avait de la honte dans sa voix. Il a toujours voulu faire ses preuves et montrer que non, il n’était pas que le cobaye à marcher dans l’ombre d’un héros. Comment faisait-il pour inhiber ses larmes et sa tristesse en racontant de telles choses ? Elle était devenue naturellement absente, parce que sa concentration ne lui permettait pas d’être malheureux. Il semblait plongé dans son récit avec douleur, ses doigts venants empoignés le cuir rouge qui se trouvait en dessous à une telle force que l’on pourrait croire qu’il allait le déchirer. Cette haine, cette boule de haine qu’il s’efforçait d’oublier. Cette même haine qui le rendait si peu seigneur du temps. Il semblait absent à la fin de ses mots, en suspens, cherchant un nouveau point d’ancrage, un nouveau point de repère. Son récit s’était coupé car ce dernier continuait dans son esprit, mais pas oralement. Ses yeux se figeaient sur rien, son regard ayant retombé sur les jambes croisées de Clara sans qu’il ne sache pourquoi. Il n’a jamais aimé courir. Il n’a jamais aimé être pressé. C’était naturel. Alors quand la brunette le ramena avec elle à l’instant présent, le fou avait relevé de nouveau la tête, faisant fit d’attention. Il était silencieux, n’aimant guère ce sujet, mais pourtant troubler de l’entendre dire qu’elle avait été là, à cet instant précis. Le déluge d’incompréhension traversait son regard tandis qu’il maintenait le silence. Parler de lui ? Non. Ils n’avaient pas tous les deux finis, c’était pour elle qu’il l’avait invité à franchir sa porte. Pas pour raconter son histoire. C’était proscris, interdit ! C’était si noir comme histoire, si peu élogieux. Les Seigneur du temps avaient torturé pour savoir où le trouver et qui était-il. Alors si Clara savait quelque chose, ils chercheraient à lui mettre la main dessus pour la faire parler avant de la remettre dans sa ligne temporelle sans aucunes reconnaissances. « Dans votre ombre, le sillage des invisibles » fit-il telle une pensée trop fluette, plongée dans cet état de transe où la peur danse avec la panique derrière ce visage calme qui ne réclamait rien d’autre que l’apaisement et la tranquillité. Elle devait oublier son existence… La phrase complète le fit fermer les yeux. Oublier était la racine même de sa douleur, de la douleur de chacun. Il ne pouvait pas lui demander une telle chose, pas après ce qu’elle venait de lui raconter et de lui avouer.  Il prit le temps de fermer les yeux, de clôturer son esprit et de reprendre pieds. Il avait joins ses mains devant son visage, sans aucunes volontés de prier, mais histoire  de prendre une position pour l’aider à reprendre contenance. Un geste si semblable à un enfant apeuré dans un coin. Un geste qui avait duré quelque seconde alors que ses yeux s’étaient enfin humidifiés sans qu’il ne s’en rende compte puisqu’il reprit très vite au sujet de Clara et de sa demande soufflée en toute discrétion, tel un murmure ou une confession. Tout s’entrechoquait dans son esprit, c’était insupportable de percevoir et de contrôler pour lui, alors ajouter une seconde personne et le voilà démunit malgré ce qu’il veut faire entrevoir et percevoir. « Alors pourquoi je l’entends ? J’ai croisé bien des personnes avant vous dont des personnes s’apprêtant à mourir. Et je n’entendais pas leur âme voulant continuer de se battre, elles s’étaient résignées, attendaient la mort en silence. J’entends la vôtre. Elle hurle, c’est insupportable. J’entends que votre fin n’est pas encore venue Clara, que vous êtes coincés dans un dilemme parce qu’un homme qui vous aimait à refuser de mourir et que vos battements sont prisonniers dans le temps. J’entends tout ». C’était … Insupportable, cette empathie accrue, cette saloperie d’empathie qu’il croyait avoir enterré avec Ruby. Alors pourquoi celle-ci refait surface avec Clara ? Parce qu’il lui est redevable et il le sait. Il veut simplement s’entêter à ne pas l’admettre. Il lui est redevable d’avoir murmuré sa délivrance. Qui sait ? Si elle n’avait pas murmuré à l’oreille du Doctor, il ne serait peut-être pas sur ce fauteuil à l’accueillir aujourd’hui. En quoi voulait-elle qu’il l’aide ? Ses doigts étaient venues rencontrer sa bouche, il commençait à se ronger les ongles, à visiter toutes les potentialités de sa demande. Il ne pouvait pas refuser, elle l’avait aidé il y a bien longtemps, c’était à son tour de le faire. Sans se redresser, son regard avait perdu de l’assurance et voguait entre le service à thé et les yeux implorants de Clara Oswald. Finalement, il avait trouvé ses mots, avec un peu de retards. « Clara, votre premier éclat dans votre regard à mon égard quand nous nous sommes vues tout à l’heure, c’était la même que si vous aviez en face de vous un meurtrier. Je ne veux pas que vous me voyez ainsi. Je ne veux pas être un meurtrier. Je ne veux pas qu’on me regarde comme ça. Je ne pourrais pas vous aider à mourir, je ne peux pas m’y résigner. Je ne veux pas voir qui que ce soit mourir par ma faute. Mais je peux vous aider à vivre ». Il y avait un mélange, entre la haine, le chagrin, la colère, la tristesse, mais aussi la volonté de l’aider, de la remerciait, de l’alléger de sa souffrance. Ses expressions étaient contradictoires, il n’arrivait pas à se fixer sur ce qu’il devait faire. Il n’avait jamais réussi à se fixer, personne ne l’avait aidé à le faire sauf quand il s’agissait de l’exploiter pour que les désirs des commanditaires soient réalisés. Il avait fait sauter des planètes, détruits des civilisations, anéantis des étoiles juste pour qu’on lui dise merci. L’avait-il eu ? Non. Parce qu’il n’était pas assez Seigneur du Temps pour recevoir des compliments, mais pas assez Daleks pour avoir le droit à la satisfaction. « Je veux vous aider, dites-moi comment. Je le ferais ». Au moins sur ce point, il savait ce qu’il voulait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clara Oswald
traveling in time
avatar
traveling in time


∞ âge : 29 ans, à jamais.
∞ job : voyageuse dans le temps.
∞ race : humaine...L'est-elle encore seulement ?
∞ univers : doctor who.
∞ messages : 526
∞ avatar : jenna coleman.
∞ pseudo/prénom : rain.

MessageMer 6 Sep - 22:36



Il y avait ce faible espoir qui était vrillé au plus profond de son âme, l'espoir de pouvoir réchapper à ce funeste destin, l'espoir de pouvoir continuer à avoir un semblant de vie, mais il y avait la raison qui prédominait cette envie dû aux nombreuses explications données par le Docteur en des temps plus anciens. Le temps ne pouvait être changer. Pourtant il avait enfreint cette règle en venant la secourir après avoir subi maintes tortures pour l'extirper de sa ligne temporelle et lui donner ainsi l'occasion d'avoir quelques jours de plus. Il n'avait pas prévu qu'elle n'aurait plus de pouls, que son coeur lui serait inexistant. Il avait voyagé jusqu'aux confins de la galaxie pour trouver une solution miracle à ce problème épineux. Mais rien. Clara était condamnée et rien ne pourrait empêcher le destin de la prendre tôt ou tard. Il n'avait fais que retarder l'échéance de l'inévitable. La brune avait décidée de trouver Gallifrey et les Timelords pour l'aider dans cette tâche périlleuse, tout en prenant le chemin le plus long, voyageant en compagnie de celle qui aimait se faire appeler Me. D'ailleurs, elle n'avait toujours pas retrouvée cette dernière. Elles s'étaient séparées bien avant que son Tardis n'atterrissait ici et elle ignorait ce qu'il était advenu de la jeune femme qui elle aussi avait subie l'immortalité forcée. Clara soupirait, glissant une main le long de son visage, un visage aux traits tirés où cette malice d'antan n'était plus présente, il n'y avait que le poids des souvenirs et d'une situation qui commençait à la dépasser. Elle n'était qu'une simple humaine, sous l'emprise d'un événement temporel qui avait changé le court de son existence et elle avait appris cette information, ce petit garçon sauvé des mains du Docteur, guidé par elle, une image qui meurtrissait encore son être aujourd'hui en se souvenant de ces chaînes qui le retenaient captif, un enfant qui aujourd'hui était devant elle en une étrange coïncidence. L'émotion l'avait submergée un court instant devant cette révélation à laquelle elle ne s'était attendue pour ensuite lui faire cette demande, celle de trouver une solution pour la ramener à ce moment décisif, pour ainsi la replacer dans sa ligne temporelle pour faire face à ce maudit corbeau qui prendrait possession de son âme, une bonne fois pour toutes. Mais le brun face à elle n'était dupe face à ce masque qu'elle avait déposé sur son visage pour camoufler ce combat intérieur qui résidait en elle. Il mettait les mots sur ce dilemme qui ne cessait de la tirailler intérieurement. Celui de vivre ou bien de mourir. Elle se pinçait la lèvre, baissant le regard, une lueur de tristesse s'illuminant dans ce dernier, un regard qu'elle reposait sur lui, regrettant soudainement son accusation silencieuse à son égard. Un meurtrier. Un homme qui avait abattu les Daleks sans aucun effort, un homme qui au fond souffrait sans aucun doute de sa condition. Tout était lié. Cet enfant aveugle, cette nostalgie qu'elle pouvait apercevoir dans l'attitude du Timelord, celle qui était similaire au Docteur. Un sentiment de solitude, d'abandon. « Je n'aurais pas du vous demander ça. » Un murmure presque imperceptible, s'étant légèrement redressée de son siège. C'était égoïste, elle en avait conscience, une pensée qui l'avait percutée, qu'elle avait simplement exprimée pour à présent ressentir de la culpabilité à l'idée d'imposer une telle responsabilité à autrui. Idiote que tu étais Clara Oswald. Mais il avait poursuivi, murmurant une phrase qui retenait toute son attention...L'aider à vivre ? Elle calait ses prunelles dans les siennes, l'observant longuement, les lèvres légèrement entrouvertes, le souffle court. Elle ne voulait pas se bercer d'espoirs, le Docteur avait tout essayé pour qu'elle puisse retrouvé son rythme cardiaque...Mais il n'était pas le Docteur. Il était différent et malgré son jugement hâtif durant leur rencontre dans cette maison délabrée, malgré ce qu'elle avait aperçue dans la Guerre du Temps...Elle sentait qu'elle pouvait lui faire confiance, aussi incroyable que cela puisse être. « ...M'aider à vivre ? » répéta t'-elle pour être certaine d'avoir compris où il voulait en venir. Il y avait tellement d'émotions qui émanaient de lui qu'elle n'arrivait à se fixer, mais il semblait sincère et déterminé. Elle s'était avancée d'un pas en sa direction. « Je... » Elle n'arrivait pas réellement à dire quoi que ce soit, la gorge nouée, les entrailles entortillées et si son coeur pouvait battre, certainement qu'il aurait adopté un rythme irrégulier. Clara n'hésitait plus une seule seconde, balayant la distance qui avait entre elle et le brun qui s'était redressé entre temps de son siège. Une étreinte donnée, son corps se pressant contre le sien, ses bras enlaçant sa nuque, son menton effleurant son épaule. Pour la première fois depuis des mois, Clara se sentait bien, apaisée, comme si un poids s'était levé de ses épaules frêles et dans un simple souffle, dans un simple murmure, elle exprimait son immense gratitude en un seul mot tout en resserrant légèrement la pression de son étreinte : « Merci. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
The Madman
alien
avatar
alien


∞ âge : 520 ans et des poussières, il va finir par arrêter de compter
∞ job : voyageur temporel, musicien et tout ça en temps complets
∞ race : timelord ou peut-être autre chose ? tu t'y perd dans le flot des hybridations. parlerais-tu à toi-même ?
∞ univers : doctor who
∞ messages : 643
∞ avatar : b.j. armstrong
∞ pseudo/prénom : shirosaki, c'est tout ce que vous serrez.

MessageVen 8 Sep - 15:01



L’histoire de trop, celle qu’il ne devait pas raconter sous aucun prétexte. L’histoire d’une honte grandissante, l’histoire d’un monstre. Il n’était pas la créature de Frankenstein, mais il s’en approchait dangereusement. Ils s’en sont rendu compte trop tard, qu’une arme était d’avantage dangereuse quand cette dernière était capable de vous juger. Il avait réitéré l’erreur, imbéciles arrogants qu’ils étaient. Mais non seulement heureux de l’avoir recommencé, ils s’étaient risqués à plus insensé encore. Il devait être le sauver de Gallirey, la chose capable de protéger la planète à lui tout seul tel le Cerbère des Enfers. A la place, il n’était qu’un électron libre, un peu rebelle sur les bords dont le rêve d’enfant était uniquement de voyager et quitter sa cellule blanche, et dont la frustration grandissante, la haine dévorante les mènera à leur perte. Il n’aimait pas cette histoire, qui l’aimerait de toute façon ? Il fallait être totalement idiot ou bien cruellement sadique pour aimer une histoire aussi dénuée de raisons. Le fou demeurait là, cinq siècles et dix années plus tard, face à Clara Oswald. Face à cette voix qui avait guidé son sauveur, qui ne cessait de vivre et de mourir pour l’aider. La raison de sa compassion était claire comme de l’eau de roche, il lui était redevable. Une redevance qui lui avait valu ses mots à son égard. Se rendait-elle compte au moins de ce qu’elle lui demandait ? D’être celui qui la tue. Il ne pouvait pas s’y résigner, cela le rendait nerveux. C’est ainsi qu’elle le voyait, définitivement ? Nerveux, ses doigts venaient à la rencontre de ses lèvres pour qu’il puisse grignoter ses ongles, son autre main pressant le cuir à l’arracher de son piédestal. Il avait mal, mal à ses cœurs, mal à la tête. Tout se bousculer dans cette dernière, la colère montante à l’égard de Clara ne l’aidant en rien pour retrouver un tant soit peu de calme. A moins que cela soit à cause de la frustration. Il n’était pas le Docteur, il n’était pas cet homme. Pourquoi diable tout le monde le compare à lui, cela devient insupportable ! Il n’est pas lui, il n’est pas ce Seigneur du temps ! Il est lui-même, il est … incapable de savoir s’il pouvait encore se vanter d’être lui-même. Cela lui revenait en tête, il n’avait plus rien d’un seigneur du temps. Son sable s’écoulait moins vite que ses derniers, la pierre des anges étant imparable au temps. Il cachait ses yeux quand il avait honte, il hurlait l’extermination quand il était furieux, il guérissait plus vite, il était plus souple que les chats eux-mêmes, plus difficile à blesser qu’un guerrier des glaces, plus combattif, plus, plus, plus ! Toujours plus, toujours. C’était affolant, être dénaturé à ce point pour mettre un terme à une guerre, à des conflits. Et pourtant, il n’y arrivait pas. Le fou dans sa cage d’or ne pouvait se résigner à exécuter la demande de Clara. De la remettre dans sa ligne temporelle comme une moins que rien, comme si elle n’avait aucune importances à ses yeux, c’était totalement absurde pour lui et impensable. Il ne voulait pas devenir comme eux. Il ne voulait pas être un Seigneur du temps si cela incluant le déni pour la vie d’autrui. Et encore plus pour la personne qui avait murmuré sa libération. Elle n’aurait pas dû lui demander ça, sans doute. Mais quand bien même, sa position à l’égard de son existence lui accordait bien des droits. Il avait relevé la tête, sortant enfin de ses songes et de cette folie dans son esprit, le faux-ciel étoilé au-dessus de sa tête s’agitant de plus belle avec des orages, des explosions solaires et des lumières brillants de mille feux, témoin de la cacophonie de son esprit. Le maître des lieux ne disait rien, se murant de nouveau dans le silence après avoir trouvé les mots justes apparemment pour lui faire comprendre. Il fermait les yeux sur son erreur, se remémorant les derniers instants de sa compagne. Elle aussi, elle lui en avait trop demandé. Oter la vie de quelqu’un déchire l’âme en deux, ce n’est pas un mythe. La souffrance est telle qu’on la met de côté, pour l’oublier. Alors, elle grandit, grandit, grandit ! Jusqu’à devenir une âme meurtrie et meurtrière semblable à un parasite sur l’autre morceau. La sienne était bien trop séparer maintenant, Ruby lui avait recollé les morceaux, mais elle a de nouveau rompu quand sa main s’est couverte de son sang. Nerveux, incapable de tenir plus longtemps assit, il s’était relevé pour s’éloigner de cette femme qui attendait de lui sa mort. Il ne pouvait lui accorder sa demande, cherchant néanmoins une contrepartie pour ne pas paraître totalement injuste vis-à-vis de sa situation. « Oui, je ne sais pas encore comment, mais c’est tout à fait possible. Sinon, certains d’entre nous n’arriverait pas à revenir à la vie en jouant avec les minutes ». Il lui faisait dos, prenant appuis sur la rambarde face à lui, le regard plongé dans son plafond. C’était injuste. Son peuple a toujours été injuste avec les autres. Il n’y avait que leurs égos qui importaient, le reste passait en secondaire. La colère de l’univers au-dessus de leurs têtes se transformait petit-à-petit en tristesse, calmant ainsi l’agitation du plafond pour des teintes un peu plus tristes. Des nuances de bleues, de violets et de verts. Il avait soupiré, se tournant vers Clara et sans qu’il n’ait le temps de faire quoi que ce soit, la voilà à lui faire une attaque câlins. Le fou n’était pas spécialement féru d’accolade, se figeant de tous mouvements en sentant la petite demoiselle le serrer contre elle. « N-non, je ne suis pas calin, pas trop, attend- ! ». Il n’osait bouger, ses doigts se crispant alors que son plafond prenait des teintes rosies par la gêne derrière son regard stoïque. Oh oui, il se pourrait qu’il soit mal à l’aise, mais que si son visage ne le montre pas forcément, c’est son TARDIS qui s’en charge à sa place. Et puis, en entendant ce merci émaner de la bouche de Clara, son mal être s’était adoucit suffisamment pour lui permettre de bouger, l’une de ses mains venant se glisser dans le bas de son dos alors que la deuxième s’était déposée sur la nuque de la jeune femme pour la serrer à son tour doucement dans ses bras. « C’est à moi de vous remercier Clara, c’est grâce à vous si j’ai pu sortir. Il est normal de vous renvoyer la pareille dorénavant ». Il avait relâché la pression de son étreinte, se redressant pour voir son visage avec un petit sourire malin en coin. « Voilà qui est mieux quand vous souriez ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clara Oswald
traveling in time
avatar
traveling in time


∞ âge : 29 ans, à jamais.
∞ job : voyageuse dans le temps.
∞ race : humaine...L'est-elle encore seulement ?
∞ univers : doctor who.
∞ messages : 526
∞ avatar : jenna coleman.
∞ pseudo/prénom : rain.

MessageLun 11 Sep - 19:37



Ce ciel au dessus d'eux se nuançait de couleurs diverses qui attiraient son regard intrigué, émotions qui passaient aux travers de ce faux plafond, des émotions qu'elle n'arrivait complètement à saisir, peut-être parce qu'elle était trop éperdue dans sa culpabilité, celle qui avait naquis pour une demande qu'elle trouvait à présent hors propos. Sa mort ne devait concernée qu'elle et nullement un autre, mais Clara était épuisée de porter ce fardeau, le poids d'une immortalité qu'elle n'avait choisie, le poids de ne plus ressentir les battements frénétiques de son organe vital , de se dire que peut-être un jour, ses émotions finiraient par s'estomper, qu'elle serait une coquille vide, sans espoir de retrouver un semblant d'humanité. Une pensée qui la terrorisait, qui l'affectait. Elle n'avait guère songer à une autre option que cette mort qui était toute tracée, pour elle la vie n'était à prendre en compte, car elle était une anomalie, un point déréglé dans l'espace temps. Aussi à ce murmure, à ces mots, la surprise avait vrillée dans son regard, une flamme incandescente dans ses prunelles sombres pour cette hypothèse à laquelle elle ne croyait plus...Vivre. Comme avant son choix d'imprimer ce numéro sur sa peau, cet échange qui lui avait coûté la vie. Cela relèverait du miracle si il y arrivait, mais l'espoir renaissait petit à petit dans son être, celui de goûter à nouveau à cette vie qui lui avait été volée et remise à nouveau entre ses mains, incomplète. Elle s'était redressée lentement du fauteuil, son regard ne pouvant se détacher de cette silhouette masculine, un homme qu'elle avait vu comme un assassin, un homme qu'elle voyait à présent comme cet enfant enchaîné qu'elle avait libéré, du moins en guidant le Docteur sur la tâche qu'il se devait d'accomplir. Et puis, il l'avait aidé avec les anges et lui venait à nouveau en aide en lui promettant de l'aider à vivre plutôt que de mourir, une preuve de plus que Clara s'était peut-être trompée sur le Timelord, que cette image sanglante entrevue durant la Guerre du Temps n'était qu'un moment éperdu dans sa ligne temporelle. Et elle s'était rapprochée de lui, jusqu'à enrouler ses bras autour de son être, de se presser contre son corps à la chaleur apaisante. Ses paroles lui tiraient un fin sourire, lui rappelant la réaction du douzième Docteur lorsqu'elle l'étreignait. Mais ils étaient si différents et pourtant d'un côté si similaires. Il y avait une ombre rougeâtre qui s'esquissait sur le plafond étoilé qui s'étendait au dessus d'eux, signe d'un malaise, d'une certaine gêne. Elle ne la ressentait, fermant les paupières, murmurant du bout des lèvres ce remerciement qui valait plus qu'il n'aurait pu l'imaginer. Les minutes s'égrainaient, s'écoulaient dans l'espace temps, mais elles furent infimes. A vrai dire, la brune n'avait songé attendre un quelconque retour de son étreinte, aussi fut-elle surprise en sentant les mains de l'homme l'étreindre à son tour, la pressant un peu plus contre son corps et ce avec une certaine douceur. Des paroles qui l'aidaient à l'apaiser, un apaisement qu'elle n'avait plus ressentie depuis ce qui semblait être des siècles. A son tour, elle s'était reculée d'un pas alors qu'il la relâchait avec lenteur, leurs regards se croisaient, elle se perdant dans cet océan émeraude et abyssale quand un sourire venait étiré le recoin des lèvres du Timelord. Oui elle souriait, elle retrouvait ce sourire qui n'avait plus été, qui n'avait eu cesse d'être fausser et jouer depuis ce calvaire imposé. Elle reprenait enfin espoir, petit à petit. « Le sourire vous va bien aussi. » dit-elle en lui coulant un léger clin d'oeil amusé, finissant par s'éloigner de lui pour effectuer quelques pas dans son Tardis qu'elle admirait, différent du sien, différent de l'homme avec lequel elle avait tant voyager, tant vécue d'aventures. Il résidait un vide dans son être qu'elle n'arrivait à combler, lié à ce passé décousu...Il ne se souvenait plus d'elle. Et elle était seule...Du moins était-ce peut-être le cas avant sa rencontre avec Madman. Elle se tournait à nouveau vers celui-ci, croisant les bras contre son buste. « Alors...Vous avez une idée de comment procéder ? » C'était une simple question, bien qu'elle était impatiente de savoir la réponse. A nouveau, elle balayait les lieux du regard, à la recherche d'une autre question qu'elle se posait. « Vous voyagez seul ? » C'était un murmure prudent malgré cette curiosité qui la taraudait. Est-ce que tout les Timelords étaient aussi solitaires, blessés par la perte d'autrui ? Elle l'ignorait mais regrettait déjà d'avoir poser cette question, cela ne la regardait nullement. Elle se mordait la lèvre mais n'exprimait aucune autre parole pour ne pas un peu plus s'enfoncer dans ce malaise qu'elle venait de créer par ses paroles avec cette étrange impression de s'être aventurer sur un sujet sensible.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
The Madman
alien
avatar
alien


∞ âge : 520 ans et des poussières, il va finir par arrêter de compter
∞ job : voyageur temporel, musicien et tout ça en temps complets
∞ race : timelord ou peut-être autre chose ? tu t'y perd dans le flot des hybridations. parlerais-tu à toi-même ?
∞ univers : doctor who
∞ messages : 643
∞ avatar : b.j. armstrong
∞ pseudo/prénom : shirosaki, c'est tout ce que vous serrez.

MessageMer 13 Sep - 19:03



Le faux-plafond d’étoiles et de voies lactées était magique. Il était semblable à ces pierres qui changeaient de couleurs en fonction de l’humeur, une petite feinte chimique se basant sur la chaleur corporelle plus ou moins basse. Un tour de passe-passe qui était telle une touche finale sur une toile : simple, mais belle. Cette pierre qui décorait l’espace au-dessus de leurs têtes agissait en fonction de la musique de son âme. Tristesse, mélancolie, joie, gêne, compassion, poésie, tout ceci s’affichait sans qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, son TARDIS l’aidant ainsi à se retrouver dans ce torrent qui dévorait son âme et qui le rendait à la fois si fort et si fragile. Ses yeux semblaient perdus. Perdus dans le néant des interrogations en chaines. Perdus dans l’envie d’en faire toujours plus, de pouvoir se démarquer et exister. Il les avait clôturés un instant, tentant ainsi de mettre son esprit en veille pour faire le tri. Les priorités, là ? Maintenant ? Faire vivre Clara. Lui redonnait des secondes pour battre le pouls ancré dans ses veines. Lui donnait ce temps qu’on lui avait pris. Il ne connaissait pas l’histoire, mais avait-il vraiment besoin de la connaître ? Il l’entendait, il entendait cette injustice crier au secours, ces pensées secrètes allant dans un même et unique sens. Il venait de tisser un nouveau lien. Un fil doré et fragile qui rejoignait les étoiles de son tableau aux milles couleurs au-dessus de sa tête. Un lien puissant qui gagnera sans doute encore en force avec le temps. Il avait rouvert les yeux, maintenant sûr de lui. Il ne pouvait pas se permettre de se plaindre, c’était son espèce qui était à l’origine de son état. La brunette était venue l’enlacée dans une attaque de câlin surprise, prenant ainsi de court le fou qui s’était figé. Figé dans le mal être, figé dans l’interrogation. En quoi un câlin était mauvais ? Hormis pour cacher un visage triste ? Il l’acceptait finalement, cette étreinte qui avait quelque chose de réconfortant et de doux à la fois. Ce n’était pas comme avec son grand-frère qui l’avait pris de court pour le faire décompresser. Là, il s’agissait de remerciements sincères, chose qu’il n’avait pas eue depuis bien des années maintenant. A son tour, le maître des lieux avait resserré l’étreinte qu’exercer la fille impossible, sa modestie parlant pour lui. C’était grâce à elle si son sauveur l’avait détaché de ses chaînes plutôt que de le laisser mourir avec les deux milliards quatre-cents soixante-dix millions d’enfants de la planète dorée. Quatre-cents soixante-neuf pour être exact. Le quatre-cents soixante-dixième étant présent devant elle. Il était là, la regardant avec un fin sourire sur ses lèvres. Est-ce qu’il en était conscient ? Aucunes idées. Son objectif était clair, mais ses idées virevoltaient sans pouvoir se fixer sur l’une d’entre elle. Une concentration d’oisillon, toujours à penser et à réfléchir. Etait-il seulement capable de s’arrêter ? Le seigneur du temps avait repris ses distances, retournant roder autour du sablier géant de la commande centrale. Il semblait pensif, évasif, mais suivant avec une concordance certaine les pas de Clara qui s’était remise à son tour en mouvement. Il la surveillait ? En quelque sorte. « Votre organisme n’est pas atteint, seulement à l’arrêt donc de ce fait, il n’y aura rien à changer ou bien à remplacer. Ce n’est pas une blessure physique, donc toutes solutions médicales sont à écarter. Quelle est la source même de la vie ? ». Petite malin qu’il est, il avait détourné la remarque sur son esquisse si rare et pourtant, si présente. Un témoin de sa joie en ébullition à l’intérieur. Mais, Clara avait été bien claire tout à l’heure : il n’était plus tout seul. Il n’était pas obligé de partir dans des flots de phrases, il pouvait aussi la faire participer. Ainsi, il pouvait réfléchir sur une solution et elle, l’aidait à trouver son chemin dans ses pensées trop remuantes. Ses doigts caressaient les plateaux bleus nuits et, si tôt il les avait retirés, les hologrammes firent leurs apparitions dans les airs. Ses écrans mobiles car non-physiques, seulement brillant d’une fine lumière bleutée pouvait l’aider à consulter les archives de son TARDIS sans avoir à rester en place. Il était revenu aux côtés de Clara, jetant cette lumière entre ses doigts en avant. L’hologramme cessé de prendre la forme d’un écran, grossissant de manière exponentielle si bien que les deux, uniques en leur genre, se retrouvèrent au milieu d’atomes et de circuit d’électrons, le tout formant une infime partit d’ADN contenu dans une cellule. « Regardez Clara ». Le fou était une scientifique avant d’être magicien. Mais, il se plaisait à dire que la magie était une science inexpliquée, d’où la raison pour laquelle les deux notions se confondaient. Alors que l’une de ses mains s’était déposée sur l’épaule de la jeune femme, la deuxième était occupée à tracer les liaisons entre les différents atomes qui formaient cette bulle lumineuse autour deux, écartant ses deux doigts pour zoomer comme on le ferait sur un écran de portable. « Quand on connait la constitution même de la matière, les différents protons peuvent être liés et ainsi modelés pour donner l’ADN, la cellule puis enfin le corps. La motricité se met en place, le système nerveux, la pompe qu’est le cœur, tout votre organisme. Mais, il faut voir le corps comme une machine. Sans essence, il ne peut pas fonctionner. Vous êtes -ne le prenez pas mal surtout- une erreur parce que votre essence est là, quelque part, bloquée. Ce qu’il vous faudrait, c’est lui donnait une impulsion, un nouveau tempo à suivre. Une nouvelle temporalité, de nouvelles secondes. La vie et la mort sont deux choses qui ont un opposé commun : le temps. Le temps donne la vie, mais il finit par la reprendre. Le vôtre est en pause, ainsi fonctionne l’extraction chez les Seigneur du Temps. On vous retire de votre ligne temporelle, ainsi cette dernière est semblable à une image suspendue. Le temps est aussi un long fleuve tranquille. Jetez-y une pierre, il sera perturbé pendant quelques secondes, et il reprendra aussitôt son cours comme si de rien était. Le Docteur n’était pas si la mauvaise voix quand il vous a emmené loin de Gallifrey. Il s’est précipité alors que la solution était sur place. Il n’a pas laissé au temps les secondes nécessaires pour cicatriser votre extraction et effacer ses souvenirs à votre sujet pour vous offrir un nouveau futur n’était pas non plus la solution puisqu’il faisait déjà partit de votre histoire au moment même où votre mort est survenue ». Des explications posées, schématisées par cette hologramme qui les cernait tous deux. Le professeur n’était pas tout à fait rouillé visiblement. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas eu d’élèves et à user de son TARDIS pour illustrer ses propos de la sorte. Au cours de ses explications, son sourire s’agrandissait. Il n’avait aucune prétention de lui inculquer une leçon, de lui apprendre quelque chose. Cependant, il espérait qu’elle devine d’elle-même où il voulait en venir. Jusqu’à ce que, innocemment, elle pose cette question. Son sourire restait, figé, mais ses yeux semblaient avoir perdu de cette lueur soudainement. Vous voyagez seul ? Un silence s’était installé, ne sachant quoi lui répondre. Le fou semblait être en pause, figé comme de la pierre. Pierre ? Son regards s’était tourné vers le trou noir rougeâtre au plafond, elle le surveillait encore. Il n’avait pas le droit à l’erreur, l’éclat de folie finissant par prendre des teintes malsaines dans ses yeux verts. Une teinte créait d’un traumatisme. Il continuait de sourire. Il fallait sourire ? Avait-il le droit de sourire ? Lui autorisait-elle ? « Oui, je voyage seul ». Mentir ne servirait à rien, mais le TARDIS avait réagis à son état de peur, plongeant les deux erreurs dans le noir pendant quelques secondes dans un grognement terrifiant. Vérité ou Mensonge ? Ou bien seulement un homme refusant d’admettre une mort ? Son TARDIS était lui et il était le TARDIS, ainsi liés depuis qu’il l’avait construit de ses mains. Un premier compagnon, tel un ami imaginaire. Mais dans ce genre de phase où le fou était confronté à ses propres démons, la Cadillac se synchronisait avec lui. Des secondes qui paraissaient être une éternité pour le fou « Rallumes ! S’il te plait, rallume ! Arrête ! ». Tel un ange honteux, ses mains étaient venues se plaquer devant ses yeux, refusant de la voir. Clara ? Ou… Ruby ? Il était désolé, pour les deux. Ce noir était terrifiant, bien plus encore quand on pouvait discerner derrière lui une femme cadavérique, une hantise matérialisée par son fidèle compagnon sur ses propres peurs. Une Corpse Bride qui n’avait dans son regard que de la haine et des reproches. Les grognements du TARDIS s’adoucissaient au fur et à mesure que la voiture noire remettait les pendules à l’heure et la lumière. Cette femme meurtrie était retournée à sa juste place à savoir le trou noir du plafond tandis que le fou s’était laissé tomber en arrière. S’il n’y avait pas eu le dossier d’un des fauteuils, il serait sûrement tombé. Il avait baissé ses mains, perdu avec toujours ce sourire forcé sur le visage. « Non, je ne voyage pas seul pardon, elle s’était absentée. Elle devait sûrement être partie regarder les poissons à l’aquarium. Vous voudriez les voir ? Ils sont très colorés, elle aime beaucoup les poissons. Je les aime beaucoup aussi cela dit, ils ont l’air si apaisé une fois dans l’eau. Comme si aucuns cataclysme universel ne pourrait les troubler. Les poissons, les poissons… ». Parler, mais c’est comme s’il parlait à un mur invisible face à lui, le regard figé dans le vide. Il avait essayé de l’admettre. D’admettre qu’elle n’était plus là, qu’il était seul. Mais, elle lui avait rappelé que non. Il n’était pas seul, il n’était jamais seul. Quand ce n’était pas elle, c’était le monstre sous le lit, lui-même. Il avait toujours besoin l’avis d’un expert quand il réfléchissait trop après tout. Le fou était plongé dans une espèce de bulle. Il avait refermé celle-ci à double-tour, se complaisant dans cette dernière d’où cette lueur folle dans son regard alors que son sourire persisté, ne posant jamais son regard sur Clara. Elle n’était pas là. Ou bien si ? Non, c’était Ruby qui était là. Les deux. Il ne savait pas, alors il ne choisissait pas, faisant les cents pas dans son TARDIS en cherchant quelque chose parmi les bibelots. Juste un petit quelque chose pour le rassurer. Une Madeleine de Proust cachée dans un écrin, quelque chose sur lequel se concentrait pour oublier ce petit accident. « Je ne suis pas tout seul, je ne suis pas tout seul, je ne suis pas tout seul ». Au fur et à mesure de sa recherche, il répétait cette phrase avant de tomber sur une chevalière paraît d’un rubis, l’enfilant sur son doigt. Elle lui allait comme un gant, bien qu’avec son précédent corps, elle aurait été trop grande. Tiens ! T’as l’air d’aimer beaucoup le rouge. Il l’avait trouvé, sa soupape de décompression, ses doigts restant figés dessus même une fois la chevalière enfilée. Plus personne n’existait, sa bulle était complète, et il demeurait de dos, silencieux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clara Oswald
traveling in time
avatar
traveling in time


∞ âge : 29 ans, à jamais.
∞ job : voyageuse dans le temps.
∞ race : humaine...L'est-elle encore seulement ?
∞ univers : doctor who.
∞ messages : 526
∞ avatar : jenna coleman.
∞ pseudo/prénom : rain.

MessageMar 19 Sep - 23:40



Elle chérissait cet instant, celui de l'écouter, se perdre dans ves mots qu'il prononçait avec vivacité et passion. Il lui rappelait d'un certain côté son Docteur, si vif et brillant, se perdant dans des explications dont elle ne comprenait pas toujours la signification de certains mots complexes, mais elle aimait se noyer dans ses récits, l'écouter parler pendant des heures de technologiques et autre univers qu'elle ne connaissait, comme Mad lui expliquait sa condition, lui expliquait la notion du temps avec cette même vivacité et enthousiasme. Elle était amusée et fascinée, ne songeant à l’interrompre dans son monologue, voyant petit à petit l'espoir renaître de cendres froides et délaissées. Il y avait bel et bien une solution qui s'esquissait au delà des mots prononcés, une solution qui ravivait cette lueur dans son regard, celle qui s'était éteinte depuis l'oubli du Timelord à son égard, depuis cette amnésie qui avait retiré de son esprit ces années  passées à ses côtés. Elle aurait presque pu sentir son coeur se serrer à cet instant, ce n'était qu'une émotion superficielle, une sensation qu'elle aurait du ressentir si son pouls était encore là, si les battements étaient réguliers et non existants. Mais bientôt peut-être Clara redeviendrait normale, une simple humaine aux étoiles qui pétilleraient dans son regard ébène. Et après ce moment d'explication, après avoir écouter chaque phrase avec attention, elle n'avait hésité à poser cette question, sans vraiment y réfléchir et au vu de son visage, elle comprit qu'elle avait franchie une limite. Si son sourire était toujours présent sur ses lèvres, quelque chose avait changé dans son regard. La lumière n'était plus. Elle avait disparue, insinuant le doute quant à une erreur d'avoir poser cette question, par une simple curiosité mal placée. Le silence régnait, un silence étouffant, pesant. Il n'y avait plus de bruits, plus de tintements, plus de souffles. Il n'y avait qu'eux. Elle et le fou dont la folie se percevait sur ses traits, une expression qui la mettait mal à l'aise, ses ivoires effleurant avec lenteur son inférieure alors que les mots sortaient d'eux-même des lèvres de l'homme à seulement quelques pas d'elle. Il était seul, mais il y avait quelque chose de plus derrière ces mots, quelque chose qu'au fond elle ne voulait savoir. Elle avait déjà trop insister, trop titiller et elle s'apprêtait à parler pour changer de sujet...Avant le néant. « Qu'est-ce que... » Il n'y avait plus que l'obscurité qui les entourait, sa main posée sur le siège qu'elle tenait comme une bouée de secours. Et puis il y eut ce grondement terrifiant qui semblait venir des entrailles du Tardis. Elle écarquillait les prunelles, enfonçant ses doigts dans le siège, une main se glissant dans la poche de sa veste, à la recherche de ce tournevis sonique qui semblait s'être égarer. La peur s'insinuait en elle, un tintement sourd résonnait à ses oreilles, sa respiration se raréfiait dans ses poumons. Elle l'entendait s'époumoner, crier au Tardis de se rallumer, d'arrêter ce cirque morbide et effrayant. L'angoisse serrait sa gorge, figeait ses membres, l'empêchant d'avancer, d'esquisser le moindre pas en sa direction. Et l'horreur fut à son comble devant cette silhouette fantomatique et cadavérique qui se dessinait derrière la silhouette du Timelord. Une vision horrifique qui glaçait le sang dans ses veines, une vision de quelques secondes qui finissait par s'effacer, aspirée par ce plafond au dessus d'eux, la lumière revenant petit à petit dans le vaisseau, éclairant ainsi son visage terrifié. Elle poussait un léger soupir de soulagement, néanmoins mal à l'aise, coulant un regard au dessus d'-elle pour s'assurer qu'il n'y avait de visage qui les observait. Les étoiles étaient revenues, moins étincelantes qu'auparavant et lui reprit la parole, ses mots n'avaient aucun sens et son visage n'était guère rassurant. Il semblait perdu entre la réalité et sa propre folie, prisonnier des deux, sans issue, sans porte de sortie. Aucun mot ne sortait de ses lèvres, elle restait silencieuse, partagée, mitigée. Elle ne faisait que le suivre du regard, l'observant fouiller les bibelots entreposés jusqu'à attraper quelque chose qu'elle ne pouvait voir, quelque chose qu'il enfilait à son doigt, le regard baissé dessus, ses doigts crispés sur ce dernier, répétant une phrase jusqu'à ce qu'elle se fondait en murmure. Alors elle brisait le sceau de son immobilisme, avançant de quelques pas feutrés, lui restant de dos, camouflant ses émotions à son regard. « Tu n'es pas seul... » Une voix douce, un vouvoiement qu'elle laissait tombé, comme si elle parlait à un enfant apeuré. « Je suis là. » Il n'y avait que la vérité dans ses paroles. Il allait l'aider à vivre, elle allait l'aider à oublier sa solitude et le poids des souvenirs, comme elle l'avait fais jadis avec le Docteur. Elle hésitait seulement quelques secondes avant de lever une main qu'elle posait sur son épaule, précautionneusement, serrant cette dernière d'une légère pression pour signifier que la solitude ne l'étreindrait tant qu'elle serait présente et à ses côtés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
The Madman
alien
avatar
alien


∞ âge : 520 ans et des poussières, il va finir par arrêter de compter
∞ job : voyageur temporel, musicien et tout ça en temps complets
∞ race : timelord ou peut-être autre chose ? tu t'y perd dans le flot des hybridations. parlerais-tu à toi-même ?
∞ univers : doctor who
∞ messages : 643
∞ avatar : b.j. armstrong
∞ pseudo/prénom : shirosaki, c'est tout ce que vous serrez.

MessageJeu 21 Sep - 20:23



Si cela pouvait la rassurer, le fou se perdait aussi de temps en temps. Abandonnant le point A de ses explications pour une point Z qui n’avait rien à voir. Il s’égarait, se perdait dans l’envie de parler. Ce n’était pas pareil, il pouvait user de ses dons oratoires pour parler à quelqu’un d’autre qu’aux murs ou bien au plafond de son TARDIS. Il n’était pas tout seul, il avait du mal à l’admettre. Parce qu’il était prisonnier de quelque chose. D’une chose vicieuse qui le poussait toujours dans ses derniers retranchements. Un cercle sans fin, une boule d’infinie de la même forme que son sablier debout au beau milieu de la salle. Il avait oublié, avec le temps et l’envie, du plaisir que pouvait procurer le fait d’apprendre de nouvelles choses à quelqu’un. Il était bon professeur, quand il ne se perdait pas dans les détails. Hors, là, c’était le cas. A vouloir être toujours plus clair, toujours plus explicite pour que Clara devine d’elle-même où il voulait en venir.  Lui donner une impulsion, faire recouler le temps dans ses veines toujours en suspens comme une mise en pause trop longue. Elle n’était plus face au corbeau, elle était retirée de sa ligne temporelle. Alors, cette dernière sera effacée au bout d’un trop long moment d’absence, le temps reprenant toujours ses droits et faisant quelque conciliation sur les erreurs. Jeter une pierre dans un fleuve et il reprend son cours. La comparaison était excellente, des plus parlantes. Le Docteur n’avait pas jeté de pierre, il en avait pris une dans l’eau temporelle. Quelques perturbations, un instant de trouble dans ce cours temporel, mais cela reviendra à la normal. Miss Oswald était cette pierre que l’on avait arrachée au fleuve. Cependant, sa présence ici et surtout, le fait qu’elle parle et qu’elle marche prouver aussi qu’elle tenait sur un fragile équilibre. Que le temps l’avait délivré, mais blessé. C’était un véritable casse-tête comme le brun les aimait. Une énigme et une solution à trouver pour occuper ses longues journées d’ennuis et de solitudes. Solitude ? Peut-être pas tant que ça. La brunette avait posé la question qu’il ne fallait surtout pas chez lui. La peur l’envahissait dans ce regard perdu dans le flot de ses pensées, dans sa folie tapie. Il était effrayé, n’ayant pas peur du noir mais de ce qui pourrait en sortir. Sa vieille amie s’était coordonnée par erreur, ne souhaitant pas le plonger dans cet état de démence. Car, cela en était une. Une vision d’horreur, une femme cadavérique qui avait été la plus marquante pour lui. Il avait failli devenir humain à cause d’elle, mais c’était son choix. De se ranger, de vivre avec elle. Les parents de cette dernière avaient été sa belle-famille, il était heureux avec eux. Jusqu’à ce que plus rien. Le noir. Il ne devait pas y penser, sinon Miss ne réussirait pas à re-calibrer sur des pensées plus agréables. Des pensées agréables, cette expression le faisait rire dans cet état de terreur. Son ami James le lui conseillait, à son Peter Pan. Et elle était la Wendy qu’il emmenait dans un pays au-delà des étoiles et de l’imagination de l’homme. Pourtant, quand la lumière était revenue, aucunes larmes ne perlaient sur les joues du brun. Il n’y avait rien, il en avait déjà trop versé. Cela donnait une teinte habituelle inquiétante, sa réaction étant tout autre. Il était allé chercher quelque chose, se répétant encore et toujours qu’il n’était pas tout seul. Il n’est pas seul, à l’heure actuelle non. Mais s’en rendait-il compte ? Non plus car, il lui tournait le dos. Ce n’était pas un fantôme qui était avec elle, mais cela le deviendrait. Elle prendra peur, et elle s’en ira. Cela n’était pas encore arrivé, cela allait finir par arriver. L’inconvénient de pouvoir tout entendre et tout voir. Même si sa conscience était ailleurs à cramponner ses doigts sur cette chevalière comme si sa vie en dépendait, son subconscient voulait se montrer rassurer tandis que le monstre se moquait de lui. Combien était-il là-haut ? Dans le plafond et donc, dans la tête du fou ? Une seule et même personne, brisé en petit morceaux qui en donnait plusieurs. Tu n ‘es pas seul… Je suis là, sa voix résonnait comme celle de son cauchemars, mais avec une teinte plus douce et plus tranquille. Ni haine, ni rancœur ne parsemait cette dernière, refusant d’ouvrir sa bulle. Ce n’est que lorsqu’il avait sentis sa main sur son épaule que le Seigneur du Temps avait eu un léger sursaut. Un retour à la réalité, à ce sur quoi il devait se concentrer. Il était bien plus hésitant, bien plus silencieux, son sourire scotchait sur son visage était toujours aussi forcé. Il devait sourire, non ? Le sourire rassurait autrui, c’est ce qu’il avait lu dans un livre. Il avait tourné la tête en sa direction, regardant d’abord la main posée sur son épaule, puis le bras qui la dirigeait pour enfin finir sur le visage d’une Clara toujours aussi apeurée par ce qui venait de se passer. Cela pouvait se comprendre, cela se comprenait parfaitement même. « Vous… Vous avez tout à fait raison d’avoir peur de moi vous savez. Je ne peux rien faire contre, je ne pourrais pas vous aider pour ça ». Il avait cessé de sourire, se rendant compte ainsi de sa demande précédente. Elle était absurde. Il lui avait demandé à ce qu’elle ne le regarde pas comme un meurtrier ou un monstre, mais il l’était. Il ne maîtrisait rien, jamais. Toute cette énergie, toutes ces capacités, tout ce temps… L’autre en riait quelque part dans un coin de sa tête. Il avait fini par cesser de cramponner le rubis de la chevalière avec ses doigts, montrant ainsi un signe de détente. Le brun avait glissé ses doigts en direction de la main de Clara, la prenant timidement pour s’assurer que ce n’était pas celle d’un fantôme. « Elle s’appelle Ruby. Vous avez le même caractère, vous devriez bien vous entendre ». Il ne l’admettait pas. Il n’admettait pas qu’elle n’était qu’une illusion, une pure fiction sortit de son esprit. Il n’admettait pas sa mort, la condamnant ainsi à rester auprès de lui d’une certaine façon en s’accrochant à son souvenir. Il n’admettait pas qu’elle soit morte, continuant de parler d’elle au présent comme si elle se tenait toujours à côté d’eux, prête à le gronder dès qu’elle dirait quelque chose de travers. Fou parce qu’il n’admettait pas l’existence même de la mort. De toutes les étoiles de son plafond, seul le trou noir ne croisait jamais son regard, il n’existait même pas selon lui. Il avait fini par se tourner, l’air moins ailleurs et pourtant, toujours aussi absent. Il n’en dira pas plus sans doute. Pourtant, il avait gardé la main de Clara en otage, ce contact lui faisant du bien. Il ne savait pas comment il pourrait lui faire oublier cet accident jusqu’à ce qu’une idée folle lui traverse l’esprit. « Savez-vous danser ? ». Un changement de sujets comme un autre, commençant à siffloter une vieille chanson nordique en l’invitant à l’accompagner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

(madara) tell me : i'm a good man ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 1.06 All Good Things Must Come to an End
» Good Morning England - Demande de partenariat
» 07. It's a new day, a new start, and I'm feeling good!
» [Validée]Technique de Madara Uchiwa ( en cour)
» Good morning, Ireland ! (23/01/12 à 10h12)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
NEVERLAND ::  :: Forest Lawn :: Forêt :: TARDIS de The Madman-