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 Se connaître sans se reconnaître | The Madman

Circé Bird
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∞ âge : 27 ans/ plusieurs millier réellement
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MessageLun 17 Juil - 23:43

Il était passé 13h30 lorsque ma secrétaire me jeta dehors avec une exclamation de mère qui s’inquiète pour son enfant qui a sauté un repas  sa réflexion me fit éclater de rire « Sortez nom de Dieu ! » Elle avait rougi se rappelant qu’elle s’adressait à une déesse. Cara était humaine,  étant à la fleur de l’âge elle se comportait souvent comme une mère avec moi. Cinquantenaire, ma secrétaire disait être une antiquité, dans l’histoire c’est moi l’antiquité au sens propre du terme je lui rappelais souvent en riant. J’adorais cette mamie gâteau, c’est certainement pour ça que je l’avais laissé me mettre dehors sans rien dire.

J’avais déambulé dans les rues jusqu’au moment où mon regard se stoppa sur l’enseigne du « Nagwon Coffee » dans Downtown. Il y avait un moment que je n’étais pas passé par là, pourtant ce fut le premier endroit que j’avais visité lors de mon arrivée à Neverland, j’en poussais la porte. Je m’installais à l’une des tables rondes où je fus saluée par l’habituelle serveuse avec son sourire chaleureux, elle me demanda :

« Qu’est-ce que je vous serre ? »

Comme à mon habitude, je commandais une salade grecque. La jeune femme sourit avant de faire remarqué que c’était toujours ce que je commandais, je ris légèrement lui répondant :

« D’un autre côté quoi de mieux pour une native de la Grèce ? »

Peu de monde savait que j’étais une déesse mais je n’avais jamais caché mes origines grecques. Mon regard se posa sur l’horloge du café, cet instrument ne servait plus à grand-chose Neverland subissait des changements, le temps n’était plus – La nuit était quasiment permanente  je soupirais cette ville cachait quelque chose mais quoi ? Personne n’avait vraiment de réponse, une chose était sûre, notre monde allait mal ! Il faisait noir rare étaient les moments où l’on pouvait voir le soleil.

« Par Némésis, nous allons subir la colère de Dieu sait qui ou Dieu sait quoi » murmurais-je sans me rendre compte de l’homme qui se trouvait à la table derrière moi. À cette heure il n’y avait guère grand monde dans le café.
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∞ âge : 520 ans et des poussières., il va finir par arrêter de compter
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MessageMar 18 Juil - 18:55





Un certaine enthousiasme, il y avait des connaissances, des liens qui se tissaient. Le fou retrouvait un peu d'espoir à chaque instant qui s'écoulait. Des instants figés dans le temps, cassés. Il ne pouvait pas les réparer. Il pouvait seulement tricher un peu. Il comptait les secondes, claquant ses doigts contre la paume de sa main ou bien autre chose. Il comptait dans l'espoir de trouver quelque chose, un indice. En soit, le temps était quelque chose de bien plus complexe qu'une simple trotteuse avec des aiguilles. C'était un flot impossible à arrêter. Jetez une pierre dans une rivière, il reprendra aussitôt son cours comme si de rien était. Le temps était identique à un fleuve. Seulement, ce fleuve ne passait plus dans la ville. Une bulle où aucune seconde ne s'écoulait avait enveloppé celle-ci, ce qui expliquerait pourquoi il y avait des jeunes femmes qui rencontraient leurs petits-enfants avant même d'avoir trouver un mari, des morts qui marchaient, des imprévus ou bien des indésirables. Il ne savait pas vraiment où il se trouvait. Par moment, le fou était suffisamment insensé pour se poser une question: était-il mort ? Était-il vraiment mort ? Est-ce qu'il n'était pas qu'un écho finalement d'un autre temps. Sa notion de propre existence était remise en doute depuis qu'il avait vu des personnes qui le connaissaient sans que lui ne le connaissent. Depuis qu'il avait ses douleurs à la poitrine, ce vide. Un frayeur l'envahissait alors : et si elle était là ? Et si sa Ruby était encore en vie dans cette ville ? Il ne le pardonnerait pas. Il avait mis bien trop de temps à accepter sa mort, la revoir en vie ne garantit pas qu'il réussira à garder son calme.
Un calme pesant, un calme semblable à celui présent dans ce café. Le décompte que ses doigts rythmés en tapotant sur la table lui indiquait que cela faisait approximativement une heure qu'il était ici. Une heure qu'il était plongé dans ses pensées et qu'il n'avait pas touché à ce liquide noir qui se trouvait en face de lui. Il serait peut-être temps. Sa main inactive était venue saisir la anse de sa tasse. Il était froid, tant pis. Par contre, il avait déjà engloutit le speculos qui l'accompagnait ? Il pensait qu'il s'était montré suffisamment patient pour attendre avant de le manger, mais pas du tout en faites.

Il avait appelé la serveuse, cherchant à négocier s'il ne pouvait pas avoir un deuxième. Elle lui avait demandé si elle voulait un deuxième café, il lui répondait qu'il voulait un deuxième gâteau en montrant le papier vide du premier. Mais elle insistait, il fallait un deuxième café s'il voulait un deuxième gâteau. Le fou fit une moue hésitante avant d'accepter. Il était tout à fait conscient que trop de café n'était pas bon pour lui, mais tant pis. Il voulait combler son caprice et avoir un second gâteau. Il n'y avait plus qu'à attendre. Derrière lui, une voix. Une voix qui ne semblait pas être consciente de l'importance de ce prénom qu'elle avait usé pour implorer les dieux. Le fou s'était arrêté dans ses occupations, même dans son décompte, perdant ainsi ses repères. Les secondes ne sont pas un repère fixe, ce n'était pas grave.

-C'est peut-être déjà le cas.

Oui, c'était possible. Il ne contrôlait pas sa colère. Il ne se souvenait jamais de ce qu'il avait fais hormis si ça lui sautait aux yeux. Pour autant, il ne s'était pas retourné. La serveuse était revenue avec son café. Une serveuse qu'il avait remercié en haussant la tête pour lui adresser un sourire et un regard plus tendre que ses yeux arrondis par sa surprise. Elle lui disait que ce n'était rien et que s'il en voulait un troisième, il n'avait qu'à l'appeler.


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