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 i know you (the madman)

Clara Oswald
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MessageJeu 13 Juil - 15:24



Aucun battement. Le vide. Une impression de néant, son pouce caressait lentement son épiderme, ces stries bleutées qui se dessinaient avec légèreté sous ce dernier. Elle poussait un soupir, contemplant pendant quelques secondes son poignet au pouls manquant. Elle était une anomalie, un point dérangeant, une absurdité. Elle qui marchait, parlait, ressentait, mais dont le coeur était vide, n'alimentant plus ce flux sanguin si vitale à l'être humain. Elle aurait presque pu croire qu'elle était un zombie, l'envie de cerveaux en moins. Clara soupirait à nouveau, ses doigts glissaient dans sa chevelure sombre, ébouriffant quelques mèches, mirant la salle de console vidée de toute présence. Elle ignorait où se trouvait celle qui se faisait le plus couramment appelée Me, celle qui voyageait à ses côtés, qui était devenue une amie proche malgré certains différents qui continuaient de les opposer, mais une certaine entente s'était créée entre elles aux fils de leurs nombreuses péripéties. Mais il y avait ce vide, l'absence du Docteur persistait, sachant qu'il ne pouvait plus savoir qui elle était. Il l'avait oubliée, elle n'était qu'une silhouette parmi tant d'autres, n'étant guère exceptionnelle. Une simple humaine à la condition plus que précaire. Levant les yeux au ciel, elle observait durant quelques secondes ce faisceau lumineux qui trônait au milieu de la console. Tout était si blanc, différent de ces couleurs bleutées et verdâtres à l'intérieur du Tardis de l'homme qui avait changé son existence d'une façon inattendue. Et ce vide. Ce vide qui résonnait au plus profond d'elle-même. « Il faut que je le retrouve. » souffla t'-elle à elle-même, doigts qui tapotaient vaguement sur la surface de la console. « Mais tu as décidée de ne pas m'aider on dirait. » soupira t'-elle en levant un regard accusateur vers le Tardis. Elle ne pouvait plus quitter la Terre, condamnée à rester sur cette dernière à cause d'un phénomène qu'elle n'arrivait à expliquer. Elle n'avait les connaissances du Docteur, malgré qu'elle se basait souvent sur son savoir acquis durant leurs nombreuses aventures, mais aucune ne pouvait expliquer ce qui la retenait contre son gré. Elle devait reprendre sa recherche pour retrouver Gallifrey, pour enfin avoir une fin de vie descente, replacée au moment de sa mort, succombant dans les affres de ténèbres qui lui seraient éternels. Une boule se formait au fond de sa gorge rien qu'à cette pensée, mais elle n'avait le choix, ne pouvant continuer à vivre ainsi, prisonnière entre le monde des vivants et celui de l'au-delà. Elle voulait être en paix, elle avait fait ce choix au moment de s'avancer vers ce corbeau, elle avait pris sa décision, aussi dur fut-elle, elle ne pouvait plus revenir en arrière. « Il n'y a donc aucun mode d'emploi pour savoir comment te faire fonctionner dans ce genre de situation ? » pesta t'-elle à l'adresse de la machinerie qui restait étonnement silencieuse, refusant de se mouver malgré qu'elle abaissait certaines manettes et appuyait sur certains boutons. « J'ai compris, tu n'en fais qu'à ta tête, encore une fois. » Mais son instinct lui murmurait autre chose, un problème tout autre que l'entêtement habituel du Tardis. Ses ivoires raclaient son inférieure, pensive, cherchant une solution sans pour autant trouver un moyen de renverser la situation à son avantage. « Et je suppose que tu ne vas pas me donner un indice sur comment te redémarrer ? » Seul le silence lui répondit, lui faisant lever les bras en l'air pour ensuite les laisser retomber le long de son corps. « C'est bien ce que je pensais. » marmonna Clara tout en se dirigeant vers les portes du vaisseau qu'elle poussait, se retrouvant à l'extérieur, levant son visage vers ce ciel azuré. Pourquoi avait-elle cette étrange sensation que quelque chose clochait ? Elle glissait une main le long de son visage, prenant le temps de la réflexion. Si seulement le Docteur...Une idée futile, ce dernier ayant oublié la moindre parcelle de son existence. Un nouveau soupir, décidant de se mettre en route. Il ne lui restait plus qu'à trouver un moyen de faire repartir son vaisseau et ce seule. Un mécanisme, outil spécifique qui lui permettrait de repérer ce qui pouvait l'aider à réparer sa console, si cette dernière était endommagée, du moins l'espérait-elle. Elle se souvenait de certains faits et gestes du Seigneur du Temps, de certaines paroles qui allaient ainsi l'aiguiller sur la marche à suivre. Ses pas la guidaient, traversant ces rues désertes, regard rivé sur cet écran façonné de ses propres mains, un léger bip régulier s'en échappait, l'amenant ainsi vers un espèce d'immeuble désaffecté. Sans une once d'hésitation, elle pénétrait les lieux, laissant la lumière fluorescente éclairée l'espace. De longues minutes s'écoulaient telles des grains de sable dans ce sablier représentant le temps, des minutes au goût d'éternité. Jusqu'à un bruit sourd. Elle se stoppait, glissant ses doigts dans la poche de sa veste, tournevis sonique qu'elle avait bricolé et qui n'était réellement d'un grand secours, pas aussi perfectionné que ne pouvait l'être celui du Docteur. Le silence avant qu'à nouveau elle ne percevait des bruits de pas, lointains. Elle s'avançait avec lenteur en direction du bruit singulier, empruntant un couloir parsemé de déchets qu'elle enjambait jusqu'à une porte métallisée, jetant un coup d'oeil par cette dernière, légèrement entrouverte, assez pour dessiner une silhouette masculine. Elle arquait un sourcil, poussant un peu plus la porte et ce sans bruits, pour mirer avec plus de détails l'inconnu qui était à une distance infime d'elle. Son visage fut éclairé par la faible lumière de la pièce, un visage qui lui était étrangement familier, fouillant dans ses souvenirs avant de se raidir. Lui. Elle savait qui il était, souvenirs qui se ranimaient dans sa mémoire. Cette guerre du temps qu'elle avait entrevue avec le onzième docteur et sa précédente incarnation, ce visage qui l'avait terrifié, souvenir qui parfois revenait la hanter. Son coeur fit un bond dans sa poitrine, du moins était-ce la sensation qu'elle avait, se reculant de quelques pas, mais dans sa précipitation à se volatiliser, elle fit craqué le plancher, attirant l'attention de l'homme sur elle. Elle était figée, prunelles qui accrochaient les siennes, serrant en son poing le tournevis sonique qu'elle avait bricolé de façon fastidieuse. « Ne m'approchez pas ! Restez où vous êtes sinon... » Sinon quoi ? Elle n'avait que comme arme son tournevis qui n'était aussi efficace que celui du Docteur. Elle cherchait rapidement un objet contondant du regard tout en se reculant d'un pas pour maintenir une certaine distance entre lui et elle.
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The Madman
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MessageJeu 13 Juil - 17:22



Ses doigts tapotaient lentement la console de Miss, son TARDIS. Assit sur un des nombreux fauteuils rouges, la vieille Cadillac semblait avoir quelques soucis. Bien qu'il était conscient que depuis son arrivée, il ne pouvait pas décoller, il y avait autres choses. Sa plus fidèle compagne semblait malade, se murant lentement dans le silence en attendant un remède. Ses doigts avaient glissé dans sa nuque, venant frotter le dernier vestige de son enfance et de sa planète dans son cœur. Il ne savait pas quoi faire pour l'aider. Mais, il devait l'aider. Il devait la réparer. C'est ce qui les liait. Ce vaisseau était sa création, la première d'une nombreuse lignée tel un enfant que l'on souhaite voir grandir. Récemment, on lui a demandé s'il avait des enfants sur Gallifrey. Il n'a pas répondu. Oui, il avait eu un enfant. Un fils alors qu'il commençait tout juste à s'en remettre et refaire sa vie comme tout Seigneur du temps qui se respecte. Il a eu une épouse également, une sœur, un père, une famille. Et tout ses efforts se sont écroulés le jour de la guerre. Miss était là. Et elle a toujours été là quand il avait besoin d'elle. On dit que les TARDIS sont spéciaux. Que ces vaisseaux sont la vie et qu'ils ont une âme. C'est vrai. Elle avait une âme et une voix qui habituellement lui rappelait ses promesses, ses devoirs, ses retards. Telle une mère qu'il n'a jamais eu le temps de connaître. Mais là, plus un mot. Elle demeurait silencieuse et de nouveau, le sentiment de solitude l'accablait à le rendre sceptique. Pourquoi elle s'est tue ? Et pourquoi depuis ce signal ? Un signal de détresse ne fait pas taire celui qui le reçoit dans le but de l'aider. A moins que ça ne soit pour l'atteindre lui. Le torturer psychologiquement comme ils adorent tous faire ! Il déteste l'humanité et toutes les autres espèces autant qu'il les aiment. Il y a un goût amer de frustration. Le fou dans sa boite avait fini par se lever de son fauteuil, caressant la commande tactile de celui-ci. Elle était si belle, son précieux TARDIS à l'intérieur aux couleurs des milles et une nuit. D'un rouge et or brillants donnant une ambiance à la fois royale et épicée. Le sablier géant qui trônait au milieu de la commande centrales, ses fauteuils en cuirs rouges face à une bibliothèque et divers instruments de mesure plus ou moins sophistiqués. Mais sa plus grande fierté était lorsqu'il relevait la tête. Les étoiles, plug lumineux lui permettant de maintenir la connexion psychique avec toutes ses rencontres. Un espèce de tableau pour photo-souvenir camouflé en faux-ciel étoilé tout droit sortit du livre de J.K Rolling. Une étoile plus grosse que les autres, telle l'étoile du Berger, avait surgi depuis qu'il a retrouvé son sauver. Ce grand-frère spirituel qui ravivait en lui douleur et bonté. Faut-il vraiment souffrir pour se montrer généreux ? Parce que cela était si dur … Malheureusement, dans la galaxie de ses liens, la présence du Doctor n'avait pas suffi pour combler le vide. Un vide interstellaire, un trou noir qui aspirait tout sur son passage et dont la lumière reflétait le prénom de la disparue : Ruby. Il dévorait tout, ce chagrin glouton. Alors, il avait rebaissé la tête, cherchant du réconfort auprès de son vaisseau malade. Très bien, il allait faire une exception, encore une. Il allait sortir pour résoudre ce problème. D'un pas décidé, il avait saisi sa veste sur le chemin, l'enfilant tout en sortant de son vaisseau. Le coffre était décidément une idée bien étrange, mais au moins il avait sa dose de sports quotidienne. Il avait téléchargé le signal muet sur son sonique, sa plume crissant d'un son à la fois doux et aiguë. Il l'avait suivi, contraint de retourner ainsi en ville. Il se faisait  tard, il n'y avait pas un chat dans les rues. « Un immeuble désaffecté. J'adore les immeubles désaffectés. Il n'y a rien de plus suspect qu'un immeuble désaffecté. Quel manque de goût et de discrétion, franchement... ». Un commentaire hasardeux, à la fois enthousiaste et blasé. Oh oui, les deux sont possibles en une seule phrase avec lui. Le signal émanait du sous-sol de ce même bâtiment et même son sonique commençait à se taire. Il le frappa doucement dans la paume de sa main, comme si cela allait l'aider à le maintenir éveillé. Pourquoi pas. Le vaisseau d'un Seigneur du Temps a une âme, tout comme une arme interdite peut en avoir une, alors pourquoi pas son outillage. Il cherchait une issue à défaut de pouvoir passer par la porte. Un immeuble abandonné à laquelle on avait condamné les accès, ce n'était pas illogique. Pas grave, il allait le faire à l'ancienne. Rangeant sa plume sonique dans la poche interne de sa veste, le brun avait haussé légèrement la tête, ses pas le faisaient reculés au fur-et-à-mesure que son cerveau estimé la hauteur. Il avait besoin d'élan. Et puis, il avait fini par courir, prenant appuie sur le mur pour attraper le rebord de la fenêtre visée avec souplesse telle une panthère. L'avantage de n'avoir que cinq siècles et le gabarit d'une allumette. Avec prudence, il regardait autour de lui, cherchant le moindre pic d'étrangeté dans ses lieux. Rien, le calme plat. Du moins, avant qu'il ne descende de sa fenêtre et qu'il percute un extincteur. Un petit merde de frustration étouffé et il avait finalement repris sa route. Ce n'était jamais bon de rester sur place, surtout après avoir fais du bruit. Sortant de nouveau sa plume maintenant qu'il n'avait plus autres choses à faire de ses mains, il s'en servait comme d'une lampe torche. Avançant prudemment. Il avait un sale pressentiment. Un pressentiment accru lorsque ses converses avaient fais craquer le sable de pierre au pas suivant. Il gardait son sang-froid, bifurquant pour entrer dans un des nombreux appartements abandonnés. Oh ! Un cadavre. Et ce n'est même pas lui la cause. S'agenouillant, cela faisait bien une semaine que ce mort attendait qu'on le trouve. Une nuque brisée, mort rapide. Son meurtrier avait au moins la bonté de ne pas l'avoir fais attendre. Ses sens étaient en alertes et le plancher craquant ne provenait pas de ses pieds. Alors, il s'était redressé directement, éclairant l'intrus. Ou du moins, l'intruse. Il était intrigué. Il ne la connaissait pas. Et pourtant, sa voix était familière. Il y avait quelque chose de familier chez elle ... « Sinon quoi ? Vous allez m'enfermer dans une boite à chaussure géante ? Baissez ça. ». Le même ton lasse, une voix sereine et autoritaire. Il s'approchait d'elle, pour mieux la distinguer avec la lumière, mais elle se reculait à chacun de ses pas. Cela devenait ridicule. « Vous avez peur de moi ? ». Il est vrai que pour du coup, des trois espèces présentes dans cet immeuble, il était le plus dangereux. Mais, il était aussi celui qui se montrait le moins agressif. Ah oui, et pourquoi trois ? Et bien, à première vue une humaine avec un Seigneur du temps, la troisième devait sans doute être celle à l'origine du macchabée.
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MessageSam 29 Juil - 23:22



Elle n'était guère effrayée ou peut-être que si, légèrement. Elle avait pu le mirer, avait vu le bourreau qu'il était vis à vis des Daleks, avait vu l'animal se déchaîner jusqu'à les réduire en pièce. Une vision qui restait ancrée dans son esprit, qui ne s'était effacée et ce malgré les années. Elle ignorait que l'homme face à elle était celui qu'elle avait libéré, car il était jeune, car elle avait oubliée, car les souvenirs du Docteur restaient vagues dans son esprit, des clichés, des photographies qui parfois lui revenaient en mémoire au vu de sa ligne temporelle si complexe et si allongée. Elle avait vu ses différentes incarnations, ses différents compagnons, certaines créatures qu'il avait combattu. C'était beaucoup trop pour son esprit qui avait fini par faire le tri, par ne plus se souvenir, ne plus se rappeler, délaissant certains détails qui pourtant lui revenait en mémoire dans des moments opportuns. Ainsi, il ne lui était familier que dans ce sinistre souvenir, cette vision qu'elle avait entrevue quelques secondes au milieu des deux Docteurs, un chaos qui avait alimenté l'effroi en elle, un chaos qu'elle n'oublierait jamais. Étrange ironie que de le retrouver ici, dans cette masure, dans un silence presque étouffant, le tournevis sonique bidouillé tendu vers lui, qui n'était fonctionnel, qui ne marchait comme elle le souhaitait et ce malgré ces longues années passées aux côtés du Docteur. Elle le tenait en joue, sachant que ses options étaient limitées. Allait-il la tuer ou du moins tenter, de la même manière qu'il avait anéanti les Daleks ? Un frisson d'horreur parcourait son échine, la lumière éclairant sa silhouette, la dévoilant ainsi aux yeux de l'homme à seulement quelques pas d'elle, son expression dissimulée dans la noirceur de la pièce. Elle se pinçait fortement les lèvres, n'ayant encore remarqué le cadavre, ses prunelles sombres rivées sur le visage de l'homme face à elle qui répondit à sa menace voilée. Une voix sereine qui ne montait dans l'agressivité, l'autorité s'esquissant dans chacune des lettres qu'il lui lançait, ses doigts raffermissant sa prise sur l'objet bricolé qui était sa seule arme et au combien inutile face à ce qu'il était. « Non. » répondit-elle plus fermement, reculant à chaque fois qu'il faisait un pas en sa direction, lui échappant ainsi subtilement, gagnant quelques minutes avant l'inévitable. Elle ne pouvait peut-être pas mourir, mais elle pouvait aisément ressentir la souffrance, une douleur qu'elle ne souhaitait subir en cet instant. Et il laissait échappé cette interrogation, la seule plausible qui pouvait expliqué son comportement de fuite constante, de ce jeu qui tournait au ridicule, s'immobilisant, malgré la distance infime qui à présent les séparait. « Je... » commença t'-elle pour ne jamais terminer ce qu'elle s'apprêtait à dire, son regard accrochait cette silhouette au sol, visage qui blêmissait, tension qui naissait dans chacun de ses membres. Elle le contournait, éclairant ainsi le cadavre étouffant un cri de stupeur et d'horreur contre la paume de sa main. Le froid la piquait, un froid hivernal qui n'était qu'une sensation créée par cette scène effroyable.Venait-il de... Son souffle devenait presque inexistant, se tournant lentement vers le brun qui était resté silencieux, la méfiance se lisait aisément sur ses traits, ainsi qu'une légère angoisse. « Vous l'avez tuer ? Et après vous vous étonnez que je ne veuille pas que vous puissiez m'approcher ? » cingla t'-elle en serrant son poing. Mais elle était prisonnière, ne sachant comment se tirer de cette situation macabre. Allait-elle être la suivante ? Sans aucun doute. Il y avait peu d'espoir qu'elle puisse sortir indemne de cette mascarade, même si la mort n'était une option au vu de son état.  « Je sais qui vous êtes. » finit-elle par laisser tomber après quelques secondes d'hésitation, se mordant l'intérieure de sa joue plus fortement. Si elle avait pu entendre les battements de son coeur, sans aucun doute que ces derniers résonneraient sourdement à ses oreilles et battraient  à toute allure. « Je sais de quoi vous êtes capable. » Ses jointures devenaient blanches à force de serrer le tournevis sonique dans sa main. La tension empoisonnait l'air, un regard qui ne se défaisait de ces deux émeraudes qu'elle se complaisait à mirer avec une certaine intensité, essayant de dissimuler cette peur qui broyait ses entrailles et qui était du à ce souvenir qu'elle avait gardé de lui. Mais avant même qu'elle ne puisse dévoiler le pourquoi du comment, un bruit attira son attention, un effleurement à même le sol, une sensation glacée s'insinuait en elle en ayant l'impression d'être observer, même pire, quelque chose marchait dans ce qui semblait être la pièce d'à côté, ou était-ce près d'eux ? Elle levait légèrement sa lumière pour essayer de percevoir quelque chose, mais rien. « ...Vous avez entendu ? » Il n'y avait plus de rancoeur, ni d'animosité, seulement un murmure en sa direction, levant un peu plus sa lumière, peu rassurée par cette soudaine présence indésirée, ignorant encore de quoi il en retournait, un léger grésillement provenant de son tournevis, de même que de la lampe du brun à quelques pas d'elle.
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MessageDim 30 Juil - 13:03



Il voyait sa crainte. Il n’y avait pas besoin d’être aveugle pour le comprendre. Sa respiration la trahissait, tout comme ses gestes et ses réflexes. Il aimerait comprendre, cela le dépassait totalement. Il avait beau fouiller dans sa mémoire poussiéreuse, dans les bribes qui lui restaient à dispositions, il ne reconnaissait pas ce visage qui se dressait face à lui, avec un sonique bricolé. Une amatrice, ou bien une exception. Une erreur tout comme lui quelque part. Il avait abandonné son sujet d’étude, sa clé pour comprendre ce qui se tramait dans cet immeuble pour s’approcher d’elle. Un pas lent, tranquille et sans aucunes onces d’agressivités à son égard. Cela coûtait cher lorsque sa colère était mise en route. Et puis, le calme lui permettait aussi de ne pas avoir trop mal à la poitrine. Quand deux palpitants s’agitent, cela lui donne toujours des maux de ventres ou bien des hauts-de-cœurs, c’est insupportable. Ses yeux verts se figeaient sur elle, sur ses menaces et sur sa méfiance. Cela dit, il pouvait la féliciter. Elle était bien la première à enfin comprendre qu’il fallait se méfier de lui. Quoi que non, ce n’était pas une bonne chose. Cela voulait dire qu’elle en savait plus. Ou bien qu’elle était entrée dans son TARDIS sans autorisation. Il avançait, elle reculait. Un spectacle ridicule qui lui avait fait lever les yeux au ciel. Si elle semblait si brave, si déterminée, à quoi jouait-elle ? Ses mains demeuraient dans ses poches, et ses épaules relâchées prouvaient qu’il ne comptait pas en sortir une arme ou bien quelque chose qui pourrait la tuer. Ses mots avaient enfin traversé sa bouche. Une première remarque, remplit d’une pseudo-autorité. Depuis quand les soniques étaient des armes. Ce sont des outils, pas des pistolets à eau. Il ressentait déjà un épuisement en hausse. Elle l’épuisait. Elle épuisait sa patience. Elle épuisait ses chances de s’en sortir aussi. « Comment ça, non ? ». Il semblait quelque peu offusqué. Est-ce qu’elle savait ce qu’elle tenait dans ses mains ou pas du tout. Ou bien, était-ce un non pour confirmer qu’elle n’avait pas peur de lui. Ça le faisait sourire intérieurement. Car extérieurement, il y avait toujours cet air dénué d’émotion, un air las et presque macabre. Il venait de voir un mort, il tâchait de ne pas paniquer ou bien de pas céder à la peur. Et le mieux est de ne rien laisser paraître. Les émotions étaient une mauvaise chose. Elles conduisaient à des erreurs, des jugements précipités. Il tâchait de ne pas céder à cette tentation, de ne pas laisser les émotions dicter son jugement. D’ailleurs : qu’est-ce qui dicter son jugement sur particulier alors ? Rien. Il était le noir, il était le blanc. Il était le bien et le mal à la fois. Il était la justice vengeresse, un paradoxe à lui tout seul qui s’efforçait de prendre toutes les possibilités en ligne de compte pour que la balance penche d’un côté, ou d’un autre. Il était tout ouïe, prêt à l’écouter. Jusqu’à ce qu’elle remarque enfin le mort derrière lui. Qu’elle éclaire toute sa splendeur de sa décomposition. Il avait profité d’une seconde d’inattention de cette personne qui semblait l’avoir déjà vu pour se pincer la lèvre inférieur entre ses dents. Il aurait dû venir plus tôt. Ou pas, il ne savait pas. Ce n’était pas son travail, ce n’était pas sa mission. Ce n’était pas ce pour quoi il avait été créé. C’était le rôle du Doctor, pas le sien. Il ne sauve personne, cela avait été stupide de croire pendant un instant qu’il le pouvait. Une milliseconde de malaise, effaçant très vite le visage de l’enfant culpabilisant pour regarder de nouveau la demoiselle. Elle avait le doigt accusateur pointé en sa direction, l’accusant sans ayant pris en compte où il se trouvait, comment il avait été tué et la méthode d’exécution. Mais d’un autre côté, il n’avait pas l’air décidé à se défendre. Car, cela était vrai. En quelque sorte. Il l’avait tué parce qu’il n’était pas venu plus tôt. Il l’avait laissé se faire tuer, c’est comme s’il l’avait fait de ses propres mains à ses yeux. Il ne vacillait pas, ne sachant pas quoi répondre pour ne pas qu’elle fasse fausses routes. Il avait fini par se mouvoir de nouveau, s’éloignant d’elle pour retourner aux côtés de la défunte victime. Il avait posé ses doigts sur sa nuque pour juger la température, ne disant rien. Elle savait qui il était ? Vraiment ? « Ils disent tout ça. » fit-il simplement, sans ajouter rien de plus à ses propos. Puis, il avait rompu le contact avec le mort, lui fermant les yeux tout de même. Soit ! Il n’était pas l’assassin, mais il avait plus de respect pour celui qui l’avait exécuté. Il avait pris une poignée du sable de pierre dans sa main qui se trouvait près du corps, retournant face à la demoiselle en quelque pas. Il était déterminé à la remettre sur le droit chemin. « Bien ! Nous allons vous remettre sur la bonne voie. Vous avez choisi la facilité. Premièrement, non. Vous ne savez pas. Personne ne sait ! Tout le monde croit savoir, sans savoir. C’est le souci à vous autre, les humains, vous jugez trop vite. Test : si vous savez vraiment qui je suis, est-ce que briser des nuques fais partit de mes procédés ? Surtout sur des créatures aussi … fragiles. Secondement, est-ce vous savez ce que c’est ? ». Il avait laissé glisser la poudre de pierre de ses mains, celle-ci ne déviant pas de sa trajectoire vers le sol, preuve qu’il n’y avait aucuns courants d’air et une gravité correcte. Pas de réponses de sa part, la terreur devait sans doute la réduire au silence, alors il avait enchainé. « De la pierre broyée, cet homme s’est défendu contre son agresseur avant qu’il ne lui brise la nuque. Il y a un fusil à côté de lui, je vous conseille de le prendre. Vous risquez d’en avoir besoin. Je l’ai tué, parce que personne n’est venu pour l’aider et parce que je ne suis pas intervenu plus tôt. Autre chose ? ». Il n’y avait rien de spécial dans son ton. Pas de remords, pas de colère, pas de moqueries. Juste des réponses et une volonté de se défendre face à une accusation trop rapide. Il se tût de nouveau, regardant autour d’eux. La pièce était vide, rien de bien extravagant. Il avait repris ses distances, elle ne voulait pas qu’un meurtrier s’approche d’elle après tout, n’est-ce pas ? Cela tombait plutôt bien, il aimait lorsque les distances étaient tenues. Cela lui permettait de mieux réfléchir. Il regardait le cadavre, se frottant l’arrière du crâne. Qu’allait-il pouvoir en faire ? Il ne pouvait pas l’évacuer, et il n’était sûrement pas le seul dans son cas. Il avait entendu ces bruits, tout comme elle. Des pas qui courent, comme des enfants. Il avait fait volte-face, ne répondant pas tout de suite. Il ne voulait pas sombrer dans le jugement hâtif à son tour. Il avait ressortis sa plume sonique de sa poche, scannant les alentours avant de le porter à son oreille. « J’ai horreur des enfants, surtout quand ce sont des anges tueurs et qu’ils s’amusent à faire monter la tension… ». Une réponse qui méritait d’être clair. Cela était la première fois qu’il était confronté à ce genre de créature, mais il savait quelque petite chose sur eux. Comme par exemple, leur vitesse, leur incapacité de se mouvoir quand ils étaient vus et leurs constitutions de pierre. Quand on est un cocktail d’espèce sur patte, il est normal de se renseigner sur les ingrédients. La vitesse … « On doit partir avant qu’ils nous attrapent » fit-il simplement en saisissant le fameux fusil dont il parlait un peu plus tôt pour le mettre dans les mains de cette femme. « Vous me connaissez peut-être, mais pas moi. Alors, présentez-vous, que je puisse savoir le nom à apposer sur votre tombe aux cas où si vous mourrez ici ». Pas très encourageant pour la suite, mais c’était une suite de circonstance. Les créatures qu’ils allaient devoir fuir étaient loin d’être tendres. Moins tendres que lui encore. Il y a bien des monstres dans l’univers, il pouvait être le pire comme le moins horrible.
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MessageLun 31 Juil - 21:09



Il était indifférent, détaché, ne songeant à lui demander des explications sur la connaissance de son identité, murmurant une simple phrase qui ressemblait étrangement à celles que le Docteur pouvait exprimer. Son Docteur. Il lui manquait terriblement, un peu plus chaque jour. Pourtant elle savait que même si elle le retrouvait, rien ne changerait. Il continuerait d'ignorer la place qu'elle avait eu dans son existence, celle qui sans aucun doute le connaissait mieux que quiconque, ayant plongée dans sa ligne temporelle, captée chaque détail de sa longue existence de Seigneur du Temps, comme par exemple des nombreuses créatures qu'il avait combattu, des silhouettes floues qui parfois se répercutaient dans son esprit au moment où elle s'y attendait le moins. Quant à l'homme devant elle, il était un souvenir, entrevu seulement quelques minutes mais assez pour alimenter la peur en elle, cette peur de se retrouver face à ce qu'il était. Pourtant, le courage était là, le courage de lui faire face ou peut être était-ce de la stupidité, munie d'un simple tournevis sonique délabré qui ne lui serait d'aucune utilité et qui n'était en soi une arme. Il avait détourné son attention sur le cadavre, se concentrant sur ce dernier, doigts qui glissaient avec une certaine lenteur sur l'épiderme pâle, cadavérique, jusqu'à clore ses paupières, un geste décent, presque surprenant, l'était-ce réellement ? Un silence de quelques instants, un silence déchiré et piétiné par le brun qui s'avançait vers elle, prenant la parole, sans lui laisser l'occasion de dire le moindre mot. Elle arquait un sourcil, dubitative, désappointée, mais ne songeait à l'interrompre ou n'en avait véritablement l'occasion. Elle n'avait vu qu'une scène horrible, une scène de bataille, ces Daleks qui étaient tombés un par un comme un grotesque jeu de domino. Elle ignorait ses capacités, elle n'avait que l'appui de cette vision, celle qui était sa référence, qui ne cessait de la hanter encore et encore. Une question, poudre qu'il fit glissé devant elle, la questionnant sur sa provenance, sur ce que cela pouvait être en réalité, plus qu'un jeu d'apparence, un moyen sans doute de révéler la nature de l'agresseur qui ne semblait être lui. « Hum... » dit-elle simplement en suivant des yeux la trajectoire de la poudre qui glissait sans bruit jusqu'au sol, en un simple effleurement, entrouvrant les lèvres sans pour autant qu'une réponse ne vint s'extirper de ces dernières. Il continua donc son monologue, finissant à nouveau par une question. Il n'était donc à l'origine de ce meurtre, il aurait pu lui mentir bien entendu, mais elle semblait le croire, du moins en partie, restant tout de même méfiante, sur ses gardes, toujours à une distance infime de l'inconnu dont elle ignorait toujours le nom ou même le titre. Mais elle n'eut l'occasion de s'épancher, d'effectuer le moindre geste, immobilisée par le bruit de ces pas qui résonnaient en un écho assourdissant. Il n'y avait plus aucun doute, quelqu'un d'autre se trouvait également dans l'immeuble, quelqu'un ou quelque chose. Même plusieurs au vu des pas précipités qui semblaient se diriger vers la pièce où ils se trouvaient. Il restait silencieux à sa question, scrutant les alentours, cherchant tout comme elle, une présence, un signe, une silhouette dans la pénombre, faiblement éclairée par leurs lampes torches. Il scannait les alentours à l'aide de ce qui ressemblait à une plume mais qui n'en était une, reconnaissant ce bruit familier d'un tournevis sonique qu'elle ne songeait à utiliser et qui de toute façon, marchait à moitié. Et puis il murmurait quelque chose, son sang ne fit qu'un tour, son souffle devenant plus court à cette simple mention. « Des anges tueurs ? » répéta t'-elle en fouillant dans sa mémoire. Cette description faisait résonné une certaine familiarité en elle, avant de blêmir devant une image de quelques secondes qui se dessinait dans son esprit, celle d'une statue de pierre qui représentait un ange au visage camouflé entre ses paumes. Une interruption d'une seconde avant que le visage ne s'était redressé, figé, fixe, semblant l'observer dans l'antre de son esprit. « Oh mon dieu. » souffla t'-elle devant la vision imaginaire de cette créature qu'elle n'avait vu que dans la ligne temporelle du Docteur, n'ayant jamais eu l'occasion d'en combattre face à face, ainsi elle ne les connaissait que de vu, sans savoir exactement de quoi ils étaient capables, si ce n'est qu'ils se mouvaient une fois que le regard n'était plus porté sur leurs silhouettes et qu'ils étaient des créatures dangereuses, des assassins silencieux. Elle ignorait ce qu'ils pourraient lui faire au vu de sa condition, mais elle ne souhaitait le découvrir, malgré sa curiosité titillé, à vouloir en savoir plus sur un monstre qu'elle n'avait eu l'occasion de croiser durant ces nombreux voyages dans l'espace temps. Son animosité envers le brun s'était calmée, sans doute car il était peut-être le plus amène à trouver une solution pour les sortir de ce piège qui semblait lentement se refermer autour d'eux. « Je suis pour cette option. » glissa t'-elle alors  qu'il se penchait, attrapant le fusil qu'il vint placé dans ses mains, prunelles qui s'écarquillaient, soupesant l'arme, connaissant son mécanisme car ce n'était le premier fusil qu'elle utilisait, seulement en cas d'extrême nécessité. Elle haussait un sourcil en lui coulant un long regard, glissant le tournevis inutilisable dans la poche de sa veste tout en gardant le fusil contre elle, prête à l'utiliser aux moindres mouvements suspects. « L'optimisme n'est pas dans vos cordes on dirait. » ironisa t'-elle en s'avançant de quelques pas, éclairée par le faisceau lumineux qui provenait de la lampe torche du brun. « Clara. Et vous ? » Elle ne connaissait son nom après tout, seulement son visage entraperçu et qui à présent éveillait une familiarité plus accrue en elle, autre que ce souvenir, un visage qu'elle observait longuement pour ensuite se détourner, sursautant en remarquant la statue qui se trouvait dans l'encadrement de la porte, le visage camouflé par ses mains, en une parfaite illusion. D'un geste rapide, Clara pointait le fusil en direction de la créature immobile, sans la quitter du regard, prête à tirer si nécessaire.
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The Madman
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MessageMer 2 Aoû - 18:22



Il avait laissé la poudre de pierre lui glisser entre les doigts. Bien des choses avait le même mouvement que ce sable, à commencer par la vie d’autrui. Il ne pouvait pas dire le contraire. Il ne pouvait pas dire qu’il était un bon samaritain. Il ne pouvait pas dire qu’il était un ange. Il ne pouvait pas dire qu’il était un sauveur. Parce que ce n’était pas le cas. Il était bien des choses, trop de choses même pour qu’il arrive à s’y retrouver et penser que le bon existait aussi chez-lui. Alors, si cette femme voulait fuir, cracher son venin, le détester ou bien prendre le risque de rester avec lui, il n’allait pas l’en empêcher. Le choix est une chose qu’il ne contrôle pas encore. Il laisse le plaisir du libre-arbitre aux autres et il se contente de s’adapter à celui-ci. Il ne pouvait rien contre l’effroi qui passait dans son regard. Seulement, il aimerait bien savoir pourquoi. Elle n’était dans aucuns de ses souvenirs. Sa voix était tout juste un vague son familier, quelque chose qu’il aurait entendu une fois et qu’elle obligerait le temps à le dépoussiérer pour comprendre. Sauf que le temps, c’était ses battements de cœurs. Il en était seigneur et il pouvait le plier comme bon lui semblait juste par caprice. Il pouvait se servir d’elle comme passerelle pour comprendre d’où provenait ce son familier. Mais il ne le ferait pas parce que le moment était mal choisi. Ses songes s’écoulaient au même rythme que le sable pour se dérober de ses mains, mettant fin à ceux-ci une fois qu’il n’y avait plus aucuns grains de poussières entre ses doigts. Seulement un petit tas grisâtre semblable à de la cendre à ses pieds. Elle ne disait rien. Il ignorait s’il devait être déçu ou ravis. Il se contentait de lire sur son visage pour comprendre comment interpréter ce silence. Aux premiers abords, il semblerait que la raison s’est emparée de nouveau d’elle. Une bonne chose de faites. Si seulement cela pouvait être aussi simple avec lui. Des petits pas galopant d’enfants avaient coupé court cette tension entre les deux personnes coincées entre ces murs. Le reflex fût immédiat pour le fou qui s’était mis à scanner la pièce. Il n’aimait pas trop cela, cela se voyait sur son visage. Une fine grimace s’arborait sur son visage tandis qu’il tournait sur lui-même, pointant sa plume sonique en traçant un cercle avec sa propre rotation. Elle grésillait doucement, signe qu’il y avait belle et bien quelque chose qui n’allait pas. Et lorsque la lumière commençait à faiblir, il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre que des êtres bien plus abominables que lui, dénués de tout sens de bonté, avaient envahi cet immeuble pour y élire domicile. Elle pouvait prier le bon dieu en effet, car il est fort possible qu’ils en aient besoin. Le fou comptait  tout de même sur les particularités de cette ville pour ne pas se retrouver dans une année perdue ou bien avec le cou rompu par colère. Les déplacements dans l’espace étaient encore à peu près potables. Mais si ces tueurs étaient en colère au point de vouloir tuer n’importe quels humains tombant entre leurs mains, c’est que ceux-ci devaient être faibles. La situation n’était peut-être pas si désespérée que ça finalement. « Il ne pourra rien pour vous » fit-il ne guise de commentaire à propos du dieu et de cette stupéfaction qui avait glissé entre les lèvres de la jeune femme face à ce spectacle. Il l’avait équipé, commençant à s’activer dans la pièce pour se préparer à une éventuelle visite. Il était une arme à lui tout seul, il n’avait donc pas besoin de ce fusil. Par contre, elle, en vue de cette … Chose ressemblant à un sonique qui ne fonctionnait pas, il en avait conclu que ses moyens de défenses étaient assez limités. Le pas était bien trop pressé pour s’attarder sur les politesses et la méfiance. Sa main libre était venue attraper l’un des poignets de la jeune femme, l’autre tendait le sonique devant lui pour avoir un peu de lumière. « Soyez mignonne, ne me tirait pas dessus par accident par contre ». C’était la petite notice fournie avec le fusil. Sur le coup de la précipitation, il n’avait pas trop réfléchit. Il lui avait confiait cette arme, mais en repensant à son état terrifiée avant d’entendre les bambins angéliques, elle pourrait très bien s’en servir contre lui. La méfiance pouvait aller dans les deux sens, surtout quand les actes étaient encouragés par la peur. Il ne les entendait plus, faisant montant une légère pression malgré ses efforts pour maintenir son calme. Il y avait seulement les commentaires de la brune qui traversait la pièce. Il avait du mal à se concentrer d’ailleurs en partie à cause d’elle. Sa tête lui faisait affreusement mal, la cause à son agitation, sa volonté de se défendre. Et au moment où il faisait le moins intention, trop absorber à intégrer le nom de Clara dans sa mémoire, cet ange était apparu au coin de la porte. Il avait sursauté à son tour, un reflex qui avait trahis son pseudo calme et qui témoignait de sa nervosité intérieur au plus haut. « Oh bordel d-! ». La main posée sur son torse, reprenant sa respiration, il avait lâché le poignet de la brune pour prendre appuie sur ses genoux. Cet ange, ce maudit ange. Le brun ne lâchait pas son regard dessus, prenant enfin un temps pour répondre à la remarque ainsi que la question. « L’optimisme, ça rend idiot et vulnérable. Vous faites quoi, Clara ? Il faut vous concentrez, ils ne vont pas vous laisser le temps de le faire ni même de siroter un thé tranquillement. ». Il semblait … Prit au dépourvu, une certaine détresse dans le regard en voyant le comportement assuré de la jeune femme. Quelque part, il lui enviait. C’est peut-être pour ça qu’il avait fait cette remarque, c’était une certaine forme de jalousie. Il serait le poing, se retenant de frapper contre le mur pour évacuer le surplus avant de se résigner. Si elle avait peur de lui, ce n’était peut-être pas la meilleure méthode à opter. « Et ça dit me connaître… ». Un ricanement, amusé quelque part par la question. Une preuve, une de plus qu’à ses yeux, elle ne le connaissait pas. Elle ne faisait que prétendre. Il s’était redressé, se décalant d’un pas pour laisser le champ libre sans risquer de prendre une balle. « Je suis le fou de son roi, je suis The Madman. Vous tirez ? Ils sont agressifs de nature, donc vous ne risquez pas de le mettre plus en colère qu’il ne l’est. Et puis, c’est un cas d’auto-défense donc, pas de remords à avoir ». Et cela l’arrangeait. Il les entendait, cet ange n’était pas le seul locataire de cet immeuble pas si abandonné que le ferait figurer la pancarte à l’entrée. Il y en avait d’autre. Le plafond craqué au-dessus de leurs têtes en guise de preuve. Le fou ne pouvait que fixer cette créature en face d’eux. « Tirez ! » ordonna-t-il, trouvant le temps définitivement trop long pour qu’elle appuie sur la gâchette.
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Clara Oswald
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MessageVen 4 Aoû - 21:41



Ses doigts glissaient sur l'un de ses poignets, le saisissant brusquement, une chaleur se diffusant contre son épiderme, lui donnant ainsi une remarque qui lui fit arqué un sourcil, essayant de dégager d'un geste ferme sa main de l'étreinte des doigts du brun, un contact qui tirait un frisson le long de son échine, diverses émotions s’entremêlaient en elle mais qui ne se répercutaient nullement dans l'ombre de ses prunelles. « Si je vous tire dessus, croyez-moi, ça ne sera pas par accident. » siffla t-elle à son encontre, se concentrant par la suite sur les bruits de pas qui provenaient des pièces aux alentours. L'angoisse montait en elle, enserrait sa gorge pour cette créature qu'elle n'avait jamais affrontée directement. Cela n'était qu'un souvenir qui appartenait au Docteur, un souvenir entrevu quelques secondes lors de sa onzième régénération où il se trouvait en compagnie d'une jeune femme à la chevelure flamboyante, l'une de ses nombreuses amies et compagnes de voyages. Ainsi, elle avait pu entrevoir la dangerosité particulièrement violente de ces créatures qui ressemblaient à des anges taillés dans la pierre. Une nouvelle illusion. Ce n'était qu'un camouflage pour permettre de tuer dans l'ignorance la plus absolue. Elle gardait un certain sang froid, les émotions ne se peignaient sur ses traits, mais au fond d'elle, elle aurait tout donnée pour éviter de se retrouver face à ces assassins du temps qui pouvaient se montrer impitoyables. Et ce qui devait arriver se produisit, plus rapidement qu'elle n'aurait pu l'imaginer. L'un des anges se trouvait face à eux, illuminé par la lampe torche, immobile, son visage camouflé par ses mains, une apparence qui était des plus sinistres, les battements de son coeur résonnant sourdement à ses oreilles...Du moins cela aurait été le cas si ce dernier était encore en état de marche. L'homme à ses côtés avait sursauté, la relâchant enfin, lui permettant de charger le fusil et de le pointer en direction de la créature qui restait figée devant leurs regards fixes qui ne quittaient ne serait qu'une seule seconde la silhouette devant eux. Il reprit la parole, dénigrant cet optimisme qui aurait été d'un certain secours en cet instant, émettant ensuite des critiques sur la posture qu'elle adoptait, plissant des yeux sans pour autant quitter l'ange de ces derniers, une certaine exaspération se manifestant dans le son de sa voix, lorsque les lettres s'envolaient de ses lèvres pourpres et fines. « Je tirerais lorsque le bon moment se présentera. » se crispait-elle, dents qui mordillaient son inférieure, reculant d'un pas tout en tenant en joue l'ange de pierre.  Un ricanement, une moquerie quant à une identité qu'elle prétendait connaître. Elle ne le connaissait que de vu, ignorant son véritable nom et titre, un titre qu'il lui donnait enfin, un nom qui attisait la folie, une folie qu'elle avait déjà pu constater dans son regard et sur ses traits. Et il continuait à lui dire de tirer, que de toute façon ils étaient déjà agressifs par nature, qu'il n'y avait aucun remords à avoir. Et pourtant...Il y avait un soupçon de scrupule qui l'empêchait d'appuyer sur la gâchette et ce malgré la situation précaire dans laquelle ils se trouvaient. Ce n'était pas de la stupidité, simplement une réflexion de quelques instants. Le Docteur ne lui aurait jamais ordonné de tirer sur un quelconque être vivant, aussi dangereux pouvait-il l'être. Sauf si c'était un cas d'extrême nécessité, qui étaient bien rares. Ses doigts enserraient un peu plus le fusil, hésitante, muée dans une profonde réflexion que d'autres pas au dessus d'eux interrompait. Elle se doutait que l'ange n'était seul. Il y en avait plusieurs, prêts à leur faire subir différents tourments qui entraîneraient inévitablement la mort. Une nouvelle sommation de tirer et si elle avait pu hésiter entre sa raison et son instinct, elle se basait sur les dires du fou, appuyant sur la gâchette. Le coup parti, explosant une partie du visage de l'ange, toujours camouflé entre ses doigts. Cela suffirait-il à leur permettre de passer ? « Partons d'ici ! » s'exclama t'-elle en tirant une nouvelle fois à l'encontre de l'ange, la balle se logeant cette fois ci dans le bras de ce dernier. Elle n'hésitait en profitant pour le contourner, sortant ainsi de la pièce, suivi de l'homme. Elle courait dans le couloir rapidement, consciente des pas qui se rapprochaient d'eux dans l'ombre. La lampe torche grésillait, coupant la lumière durant une poignée de secondes, cette dernière se rallumant et elle poussait un cri d'effroi, s'arrêtant net devant deux anges qui se tenaient devant eux et qui cette fois ci, dévoilaient leurs véritables visages en des mimiques qui lui glaçaient le sang, reculant d'un pas, sans quitter du regard les créatures. « Ils nous bloquent le passage... » souffla t'-elle en coulant un regard derrière elle, s'assurant que le brun à ses côtés les observait. Il n'y avait rien. Mais elle entendait des bruits de pas. Proches. Bien trop proches.
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MessageMar 8 Aoû - 1:50



Il n’y prenait pas garde. Ses avertissements n’étaient que purs craintes. Une crainte dont il ne serait même pas dire si elles étaient fondées ou non. Peut-être avait-il raison ? Peut-être avait-elle tort ? Le moment était très mal choisi pour ce débat. Il se contentait d’étirer rapidement une esquisse amusée à ses paroles. Vraiment ? Il ne pouvait pas lui reprocher de se montrer franche, à moins que cela soit la peur qui lui donne le courage de se montrer aussi direct. Il n’était pas blessé par ses propos. Mais il ne voulait pas soutenir ses paroles. Les accidents, c’est si vite arrivé. Quelque part, la franchise dont elle avait fait preuve lui rappeler sa Ruby quand il était arrivée à la millième réclamation de sa part et qu’elle commençait à saturer. « Vous saturez déjà ? » fit-il en échos de ses pensées, loin de se douter que c’était son geste qui l’avait mis dans un état pareil. Il avait perdu son sourire. Durant ce petit instant, il avait pris son pouls. Chaque geste du fou était calculé, minutieux et utiles. Jamais il ne se serait permit de la toucher s’il n’y avait pas un intérêt derrière. Il voulait voir l’état de sa peur, à quelle échelle il devait jauger son potentiel en matière de jugement hâtif. Mais rien, pas même un petit battement. Il posera la question plus tard, car un ange tout aussi curieux avait fini par apparaître en face d’eux. Il faisait l’innocent, son visage plongé dans ses mains. Un souvenir, lointain. Ce visage était la honte qui s’abattait sur eux, un supplice. Un Seigneur du Temps ayant défié le Seigneur Président avait le droit à ce même état de honte. L’impossibilité de regarder les autres, de se masquer des autres. Un châtiment à la fois enfantin et terriblement humiliant, dire que des enfants jouaient à se masquer le visage dans leur main pour faire mine d’être cachés. Quelque part, cela attisait un peu de compassion, ses deux cœurs reprenant un rythme plus régulier. Il ne devait pas oublier qu’il n’était pas seul. Qu’il ne devait pas se laisser prendre par le flot de ses pensées incontrôlables et de sa panique qui pourrait flouter son jugement. Pourquoi elle attendait ? Pourquoi elle ne tirait pas ? Se redressant après avoir repris son souffle, le fou fixait du regard cet ange, se décalant juste assez pour lui laisser le champ libre. Le bon moment ? Vraiment ? Il ne pouvait pas détourner son regard pour vérifier si cette annonce était véridique. Mais le ton de sa voix en disait beaucoup. Ce n’était pas un bon samaritain, encore moins un docteur attentionné. Ce n’était pas quelqu’un de tendre dans ses méthodes, car la tendresse ne lui avait rien amené hormis voir sa belle mourir. De par sa faute en plus. Que croyait-elle ? Que cela l’amusait à la pousser à tirer ? Il l’avait répété encore une fois. Ce n’était qu’un test, il était certain que ça n’allait pas être très utile, mais c’était toujours ça de gagner. Un premier coup de feu avait retenti, dévisageant cette statue. Puis un second, l’amochant toujours un peu plus, faisant sursauter le brun qui ne s’y attendait pas vraiment à avoir un écho. Les yeux commençaient à lui bruler à force de ne pas pouvoir cligner des yeux pour maintenir la statue dans la ligne de mire. « Avec plaisir ! » fit-il tout en suivant Clara dans sa course pour s’enfuir. Il ne semblait pas être décidé à lui poser la question. Pas encore du moins. La situation n’était pas des plus favorables pour converser autour d’un sujet plus que délicat. Il se méfiait néanmoins du fusil, changeant de côté en voyant qu’elle avait toujours le doigt sur la gâchette de ce dernier. Un accident était si vite arrivé, surtout quand ladite personne lui annonce un peu plus tôt qu’elle n’avait rien contre à lui tirer dessus à pleine conscience. Il tapotait doucement sur la lumière pour maintenir le faisceau en route. Des interférences, des maux de tête qu’il faisait taire, mais dont les grimaces de douleur étaient visibles comme le nez au milieu de la figure sur son visage. Il avait peur, il ne pouvait pas dire le contraire. Et c’était cette même peur qui était en train de le réveiller. Il cherchait à calmer cette douleur montante, cette résonnance, si bien qu’il était trop concentré pour prêter attention autour de lui et qu’il avait percuté la brunette stoppée nette devant lui. Un sursaut, un nouveau en l’entendant crier à l’effroi alors qu’il n’avait même pas regarder le visage des deux anges grimaçant d’horreur devant eux. Des pas se rapprochaient également, tout allait si vite. La vitesse … S’il n’avait pas le choix. Le brun fixait de nouveau les anges pour lui accorder un temps de pause. Ainsi, elle pouvait s’assurer qu’il était là, toujours derrière elle. Que ce n’était pas l’homme qu’elle croyait, mais un autre qui tenterait de l’aider à sa manière pour combler son absence. Il avait posé ses deux mains sur ses épaules en douceur, une lueur argentée –à défaut d’être dorée comme ses semblables- émanant d’entre ses doigts. « Clara, je vais vous demander quelque chose de totalement insensée. Deux pour être exact. La première : fermez les yeux. La deuxième : faites-moi confiances. ». Le blanc des yeux du fou s’était nappé de noir, le vert émeraude d’un jaune solaire. Il allait le laisser sortir. Il allait abattre ce mur tueur qui bloquait leur passage avec leurs propres armes. Il avait attendu qu’elle s’exécute, et le némésis usa de la même méthode pour les stopper. De la vitesse d’exécution. Il n’avait eu besoin que d’un battement de paupière de la part de Clara. Quelques millisecondes pour écarter et mettre hors d’état de nuire ces anges. Il n’y avait aucune fierté sur son visage, sa main se plaquant contre ses yeux pour refermer la porte. Ce n’était … Rien. La lueur argentée avait disparu comme si elle n’était jamais apparue. Les bruits de pas étaient toujours présents, preuve que ce n’était pas fini. Le brun s’était retourné face à la brunette, la main plaquée devant ses yeux. Il ne voulait pas qu’elle les voit. Ses yeux noirs et jaunes qu’elle avait déjà vu bien avant quand le guerrier blanc, le cavalier pâle de la mort, avait détruit les Daleks à lui tout seul. Il comptait s’avancer vers elle, mais un ange l’avait attrapé par le poignet béant. Il était bloqué, l’ange refusant de le lâcher avec cette fois-ci, une grimace de colère et de frustration sur son visage. L’ange semblait mécontent, suppliant à son égard et pourtant, le fou ne voulait même pas le regarder. « Passez Clara, dépêchez-vous. Sortez ! ». Il semblait apprécier lui donner des ordres, mais c’était avant tout parce qu’il n’avait pas fini son travail. Qu’il y avait toujours ces pas galopant derrière eux, s’approchant d’eux dangereusement. Elle devait s’en aller.
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MessageMer 9 Aoû - 17:09



Ils étaient prisonniers, entourés de ces créatures démoniaques qui souhaitaient leur extraire le moindre soupçon de vie pour ainsi se nourrir des jours qu'ils auraient dû vivre, qu'ils n'auraient plus jamais l’occasion d'effleurer. Elle ignorait l'impact que ce simple fait pouvait avoir sur elle vu que logiquement, elle n'avait aucun avenir. Elle n'était qu'une erreur, qu'un point éparpillé, une anomalie du temps qu'il fallait rectifié, replacé devant ce corbeau pour subir ainsi son funeste destin, ce corbeau qui consommerait son âme. Elle ne serait ainsi plus qu'une coquille vide, un destin logique mais auquel il était dur de se résigner et pourtant, elle savait qu'elle devait réparer cette erreur, ce point fixe que le Docteur avait contourné par la sauver de la mort. Un Docteur qu'elle n'avait retrouvée et qui de toute façon ne se souviendrait des derniers événements la concernant.. L'amnésie l'avait frappé, l'effaçant de sa mémoire. Elle n'était plus qu'un visage inconnu pour lui. Elle était seule, bien trop seule. Un sentiment de solitude qui pesait en elle, une solitude qu'elle ne dévoilait et qui ne s'affichait guère en cet instant où elle se retrouvait face à ces anges aux visages déformés. Elle ne les quittait du regard, consciente que le moindre clignement les amènerait à leurs pertes. Certes, elle ressentait une certaine forme de frayeur pour le seigneur du temps à ses côtés dont elle avait vu jadis les capacités destructrices, mais il y avait cet autre sentiment, celui qui continuait à la rendre humaine et ce malgré cette incompréhension face au brun, cette peur ancrée dans ses entrailles. Ses doigts enserraient un peu plus fermement le fusil, visant le visage d'un ange, mais un seul coup suffirait à détourner son attention pour faire avancer l'autre qui n'était qu'à quelques millimètres d'eux, assez pour les toucher où les tuer froidement. Elle sursautait très légèrement à la sensation des mains du brun sur ses épaules, ne s'y étant attendu, surprise, mais elle restait figée, continuant d'observer les créatures face à eux, malgré ses paupières qui commençaient à la piquer. Son sang se glaçait à sa demander. Fermer les yeux ? Lui faire confiance ? Deux faits complètements insensés qu'elle ne pensait à appliquer. Pouvait-elle vraiment mettre sa vie entre ses mains ? Avec le Docteur, elle n'aurait eu aucune hésitation, mais lui...Elle hésitait. Simplement quelques secondes pour ensuite laisser échapper dans un murmure : « ...Très bien. » C'était de la pure folie, mais il était un seigneur du temps et elle malgré sa condition restait une humaine, des deux il était certainement celui qui était le plus amène de les sortir de là. Clara baissait lentement le fusil et avec une certaine appréhension, elle fermait les yeux. Elle sentit un souffle, des bruits étouffés puis le silence complet. Son coeur s'était arrêté, du moins était-ce la sensation qu'elle avait et n'y tenant plus, elle rouvrit les yeux. Il n'y avait plus d'anges, simplement lui, sa main plaquée devant ses yeux, dissimulant son regard. Elle arquait un sourcil, regardant autour d'elle, mais ils n'étaient plus, anéantis, réduits en poussière. « Que.. » Elle ne finissait sa phrase, ayant peur de comprendre, camouflant cette idée au fond de son esprit. Il refusait de la regarder, la main toujours plaquée devant ses yeux, effectuant un pas dans sa direction alors que d'autres résonnaient dans l'ombre. La silhouette de Madman fût stoppée, le poignet retenu prisonnier par un ange qu'elle regardait pour ainsi le figer, le souffle court, le fusil qu'elle positionnait à nouveau en direction de ce dernier. Le brun lui ordonnait de partir, lui donnant ainsi une porte de sortie. Elle aurait pu le laisser là sans encombre, à son funeste destin. N'était-il pas après tout un assassin, un monstre, une abomination ? Et pourtant, Clara ne songeait à se mouver, restant immobile, le regard toujours fixé sur l'ange. Elle entendait des bruits de pas derrière elle, qui se rapprochaient dangereusement. Se mordant la lèvre, elle n'hésitait plus, appuyant sur la gâchette, faisant explosé le visage de l'ange, un deuxième coup de feu habile pour briser son bras, sa main se réduisant en poussière alors qu'elle s'avançait d'un pas déterminé vers le brun, saisissant sa main dans la sienne. « Vite ! » s'écria t'-elle, ne lui laissant le temps de dire quoi que ce soit, se mettant à courir avec rapidité, le coeur battant, la sensation de ses doigts entourant les siens lui permettant de ne pas lâcher prise. Il fallait qu'ils sortent de là au plus vite, peu importe les questions et l'étrangeté de la situation, elle ne le laisserait derrière elle. Un nouveau couloir emprunté, relâchant la main du brun pour tirer quelques coups sur des anges qui apparaissaient de toute part. Il y en avait trop, beaucoup trop pour les observer tous à la fois. « Il faut qu'on sorte de là, qu'on trouve une sortie qu'on... » Dans sa précipitation à la recherche d'une porte de sortie, elle avait laissé son regard se détourner et s'était éloigné de Mad. Un ange en avait profité pour s'approcher et ce bien trop près, la plaquant contre un mur, l'empêchant de passer. « Non non non... » Elle n'avait plus aucune issue, ne pouvait même pas user de son fusil vu que l'ange la maintenait captive, l'empêchant de bouger. Ses paupières la brûlaient affreusement et elle n'eut d'autres choix que de céder, fermant les paupières. Elle sentait le doigt glacé s'appuyer contre sa poitrine...Et rien. Lentement, elle ouvrit les yeux, stupéfaite, découvrant le visage de l'ange face au sien, aussi surpris qu'elle, le doigt toujours posé contre son buste.
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MessageVen 11 Aoû - 15:11



À son geste, le doute était permit. Est-ce qu’il était réellement conscient de ce qu’il faisait ? Pas vraiment. Il avait étudié toutes les possibilités, toutes les issues, toutes les possibilités. Mais, de toutes évidences, il allait devoir se salir un peu les mains pour donner naissance à une porte de sortir. Et, à côté de ce qu’il avait déjà fait, la terminologie de peu était la plus exacte. Il n’était pas une exemple de bienséance. Encore moins de pacifisme. Il tente à croire qu’il en était capable, de résoudre les problèmes sans avoir à lever la main. Mais depuis quand une arme pouvait se permettre de prôner la non-violence. Malgré tous les efforts du monde, il était tout à fait conscient qu’il ne pouvait pas s’échapper d’ici sans avoir à se montrer un peu plus brutal. Ce n’était pas ce qu’il souhaitait, bien évidemment. En faites, c’était même ça le cœur de son problème. S’il voulait bien faire, ses choix le conduisaient à des comportements à risque. Et les comportements à risque mener à des situations comme celles-ci. Où il demeurait, soldat blessé voir même mourant à ses pieds, dans un calme immuable. Il était fou, fou de penser qu’il pouvait se permettre d’être comme le Doctor. Un rêve de gosse, un modèle à suivre. La fable d’un petit garçon coincé dans un laboratoire qui voulait devenir comme son héros. Sauf qu’il n’était pas un héros, il ne l’avait jamais été. Il ne voyait guère que son geste présent pouvait témoigner d’une forme d’héroïsme. Le monde n’était pas tout beau, tout rose. C’était une ineptie qui le faisait doucement rire, une pensée qui avait donné naissance à une fine esquisse sur son visage dont sa main masquait le regard noircis par la haine et la colère des Seigneur du Temps. Il était l’allégorie de ce que la guerre avait fait de pire. De ce que la guerre ferra de pire. Il demeurait debout, à donner une nouvelle fois un ordre qu’il avait jugé clair à Clara, son autre poignet coincé par la main d’un ange mitigé entre la détresse et la colère. Qui pouvait avoir pitié d’une créature dont la violence faisait battre les cœurs. Ils étaient beaux, tous deux. L’ange souhaitant l’emmener avec lui dans la mort alors que le cavalier pâle s’accrochait encore à l’idée de pouvoir sauver quelqu’un. The Madman portait si bien son titre. Il était fou de croire qu’elle allait bien vouloir lui pardonner et le croire. Son geste lui avait donné de l’espoir, lorsqu’elle avait acquiescé malgré la crainte à son égard et qu’elle avait accepté de lui faire confiance. Elle pouvait se sauver, elle pouvait partir. Il n’attendait que ça, ses phalanges plaquaient sur ses yeux. Même génome, même faiblesse. Ce n’était plus l’ange pleureur qui masquait son visage, c’était le Seigneur du temps plongé dans la honte. Mais un coup de feu avait retenti, laissant se dessiner une mine de stupeur sur le visage du brun. Que faisait-elle ? Il ne pouvait pas voir son geste, mais il pouvait le pressentir. La vue était une besoin factice quand l’ouïe était toujours active. Il avait senti son poignet se libérer, sa main être saisie par des doigts fins et délicats et il se sentait tiré hors de ce guêpier. Tout comme elle lui avait fait confiance, le fou reposait la sienne sur ses épaules. Il se laissait guider, mitigé entre le besoin de poser une question qui pourrait s’avérer être stupide et celui de maintenir le silence palpable et pourtant plus clair que toutes les paroles de l’univers. Elle avait fait le choix de l’aider et de ne pas le laisser seul. Il y avait un fin sourire heureux qui se dessinait enfin sur son visage stoïque. Un brin de censée dans une situation de crise, chose rare chez lui. « Il faut que vous repreniez votre calme. Ils se servent de votre peur et de votre angoisse » finissait-il par dire, convaincu que cette question était plus adaptée que la banale que faites-vous ?. Elle avait lâché son emprise, le brun gardant alors son calme pour trouver sur quoi se repérer. Il tâtait le vide, cherché le mur du bout de ses doigts sans se préoccuper des anges qui s’affolaient autour de lui. Jusqu’à ce que plus rien. Des non à répétition, ses cœurs tambourinant la crainte. Il lui avait dit de s’en aller, il lui avait dit de se sauver quand elle en avait encore l’occasion. Pourquoi les femmes n’en font qu’à leur tête ? « Clara ! » criait-il, la boule au ventre, la peur d’avoir encore tuer sans le vouloir. Il s’approchait, défiant les statues de pierre à l’arrêt. Elles étaient tout aussi stupéfaites sans doute, ne comprenant pas. Et il y avait de quoi. Entre un seigneur du temps capable de rivaliser avec elle en matière de défense et une femme incapable de mourir… Les anges n’étaient pas tombés sur les plus faciles à abattre. Le fou s’approchait, continuait de tâter le vide jusqu’à ce que sa main se pose sur la croupe de la brune. Il semblait intrigué, peu convaincu qu’il s’agisse du fessier d’un ange en vue de la chaleur et du tissu de coton qu’il la couvrait. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre, lorsque sa main était descendue un peu plus bas. Heureusement qu’il faisait noir et que ses pommettes rosies n’étaient pas la première chose qui pouvaient taper à l’œil. Il avait fait mine de rien, espérant n’avoir aucuns commentaires sur cet accident et retira sa main bien rapidement « Il est bien détouré celui-là ». Par contre, pour ce qui est de venir de sa part, il n’avait pas pu le retenir. Une pensée fluette, incontrôlée avant que son regard masqué se dirige vers l’ange. « Vous n’avez pas de pouls, vous n’avez pas de jours à dévorer. Ooooh… ». Un son d’intérêt, le doigt levait en l’air brièvement avant que sa main libre venait se poser sur le visage de l’ange tout prêt de Clara. Il redessinait son visage avec ses doigts, pouvant ainsi deviner l’intrigue du monstre devant eux. « Nous avons tous une question en commun, peut-être pas eux : pourquoi vous n’avez pas de pouls ? Ne me mentez pas, je sais que vous n’en avez pas. Quoi que non, ce n’est pas le meilleur endroit pour en parler, continuez de chercher la sortie, ils ne peuvent rien vous faire, tenez ! ». Il avait lui donné sa plume sonique. Elle devait sûrement savoir s’en servir pour avoir un modèle dysfonctionnant. Par contre à lui, si. Et c’est pour cette raison qu’il comptait bien les distraire. La porte n’était pas fermée, il pouvait encore donner du temps à Clara. C’était un Seigneur du Temps, cela serait idiot qu’en tant que tel, il ne puisse pas lui en fournir. Sa main avait quitté son visage, dévoilant de nouveau ses yeux noirs et jaunes qui fixaient un à un les anges. Ils semblaient jouer, faisant la course pour attraper l’hybride qui ne faisait que les distraire en les fuyants aux quatre coins de la pièce.
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MessageSam 26 Aoû - 23:14



L'incompréhension se lisait dans le regard de la brune qui observait l'ange face à elle, ange qui était tout aussi surpris qu'elle ne l'était, le doigt toujours pressé contre son buste, un geste qui aurait du la tuer, la renvoyer dans le passé, ces jours n'étant plus que cendres et poussières, mais n'était-elle pas déjà morte ? Un corps au pouls inexistant ? Ses dents glissaient sur sa lèvre, s'écartant légèrement de l'ange qui affichait une mine déconfite, stupéfaite, elle-même n'avait d'explication sur tout ceci. Les anges tout autour d'elle étaient figés, non pas qu'à cause du regard fixe qu'elle portait sur ces derniers, bien qu'il n'y avait plus de raison d'être, elle était intouchable, incapable de mourir de leurs mains. La peur se lisait sur ces visages de pierre, une angoisse qu'au fond elle partageait, une angoisse à laquelle elle avait tenté vainement de remédier en cherchant Gallifrey pour que les Seigneurs du Temps puissent mettre fin à cette anomalie qu'elle représentait, pour lui donner ainsi le repos éternel. Clara était prête à suivre cette voie, même si il n'était évident de se convaincre de se donner la mort, une énième fois. Elle fut extirpée de ses pensées macabres par une sensation, une main qui tâtait son fessier et elle n'appartenait à l'un des anges, au vu de l'hésitation et de la chaleur qui se dégageait de cette dernière. Un léger voile rougeâtre se peignait sur ses joues, la gorge sèche, n'osant cependant détourner son regard et ce malgré qu'elle ne pouvait plus rien craindre de ces créatures décrites comme cauchemardesques et vicieuses. La main avait glissé plus bas pour finir par se volatiliser, lui faisant poussé un léger soupir de soulagement devant une situation gênante et qui n'avait sa place au vu du danger tout autour d'eux. Sa remarque lui fit arqué un sourcil, un fin sourire amusé s'esquissant au coin de ses lèvres. « Ce n'est pas vraiment le moment Mad Boy. » Un surnom donné avec une certaine ironie et peut-être un peu de provocation alors que le brun s'était rapproché, sa main masquant toujours son regard, posant sa main sur le visage de l'ange toujours autant intrigué, laissant quelques paroles s'évader dans l'atmosphère. Il avait compris son état, compris que morte, elle n'était d'aucune utilité pour eux, aussi elle était la seule qui en cet instant pouvait les faire sortir de ce traquenard. Il parlait vite, un peu comme à la manière du Docteur, ne lui laissant le temps d'en placer une, lui prouvant ainsi que tout les Seigneurs du Temps étaient plus ou moins pareils, finalement. Il glissait sa plume sonique dans sa paume, lui ordonnant ainsi de chercher la sortie et ce le plus vite possible. Elle hésitait quelques secondes, coulant un regard vers le fusil qu'elle tenait toujours dans son autre main et qui leur avait permis de gagner un semblant de temps. « Mais...Et vous ? » Elle avait vu l'horreur dans la guerre du temps, avait vu l'hybride de ses propres yeux, la peur s'étant vrillé en elle mais en cet instant...Il y avait cette inquiétude, liée sans doute par ces principes, du moins était-ce la seule explication possible. Elle se mordait la lèvre, l'observant encore pendant plusieurs secondes avant de prendre sa décision, levant son fusil pour tirer sur plusieurs anges et lui donner ainsi un certain accès pour qu'il puisse la suivre, pour qu'il puisse avoir du temps devant lui. Elle courait, guidée par la plume sonique qui diffusait une lumière bleutée tout autour d'elle. Elle courait dans des couloirs qui lui semblaient être sans fin, entendant des bruits de pas précipités, des complaintes enfantines mais qui étaient beaucoup plus sombres que ce que l'on pouvait imaginé. Les anges murmuraient, se parlaient dans des sons dont elle ne pouvait percevoir le moindre mot. Un escalier descendu en toute hâte, une porte devant elle qu'elle poussait pour enfin rejoindre l'extérieur, à bout de souffle. Elle laissait tombé le fusil dans sa course, se stoppant, inspirant profondément avant de se tourner vers la maison en partie délabrée...Rien. Pas un signe de vie, pas un son qui pouvait l'aiguiller sur la suite des événements...Et surtout pas de lui. « Madman ? » Un murmure, un appel, mais rien pour lui répondre. Le doute s'insinuait en elle et elle s'avançait de quelques pas, la main tenant toujours la plume. Elle s'avançait avec plus de franchise, le coeur battant, du moins était-ce la sensation qu'elle avait, ramassant à nouveau le fusil délaissé. Elle l'appelait une nouvelle fois sans obtenir la moindre réponse, alors Clara prit sa décision, s'avançant vers la porte d'entrée laisser entrebâillée, d'une démarche rapide, bien trop rapide, car au moment où elle s'apprêtait à passer le perron, une silhouette vint la percuter brutalement, lui tirant un gémissement douloureux, la brune se reculant de quelques pas en se massant le front. Son regard se levait vers ces pupilles verdoyantes où se lisait le même choc. Le soulagement, un sentiment certes fugace et qui pourtant l'avait bel et bien étreinte en cette seconde. « Vous en avez mis du temps. » lâcha t'-elle, un soupçon de sourire se glissant sur sa bouche mutine de façon amusé.
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MessageDim 27 Aoû - 15:17



Un étonnement qui envahissait la pièce et qui avait allégé quelque part les inquiétudes. Elle était impossible, impossible à toucher pour ces créatures sans foi ni loi. Assez cocasse pour ces dernières qui prennent l’apparence d’un ange.  Ils n’avaient rien d’angélique. Ou du moins, ils étaient tout aussi angéliques que lui dans ses mauvais jours. Qu’est-ce qu’il l’aveuglait ainsi ? La noirceur de la pièce ? Non, sa propre noirceur. Son propre cauchemar. Cette chose que l’on caricaturiste souvent comme le petit démon de la conscience. Et bien chez le fou, elle était différente et bien réelle. Une double personnalité qui s’opposait constamment et dont la plus hargneuse et la moins sympathique poussait à la porte maintenant qu’il l’avait entrouverte pour venir en aide à Clara. Il avait besoin de temps, besoin de faire confiance, besoin de calme afin de renfermer cette chose dans sa cage psychique. L’ambiance ne s’y prêtait pas. Le brun pouvait seulement se repérer à en tâtonnant, cherchant la seule présence familière qui se trouvait avec lui. Oh oui Clara, il avait tant de questions à lui poser. Tant de point d’interrogation qui demandait juste réponse. Sa main s’était égarée sur les fesses de la jeune femme par mégarde, rendant le fou plus gêné que concentré. Il retenait de dire une nouvelle bêtise, décrassant simplement sa gorge à sa remarque. Mad Boy ? On ne lui avait jamais faites celle-là. Il s’était contenté d’acquiescer d’un signe de tête, changeant de sujet. Petit malin qu’il est. Il n’aime pas les sujets gênants ou fâcheux, encore moins quand il les avait commencés. Et dans ce malaise silencieux et aveugle, il avait eu l’éclair de génie. L’explication à leur soudaine paralysie. Pas de poul, pas de seconde qui s’écoule dans ses veines. Et pas de secondes, pas de temps à dévorer. Les Anges semblaient si dépourvus qu’il en regrettait presque de ne pas avoir sa vue pour les voir démunis. Il pouvait seulement la sentir, se délectait de leur incompréhension, un geste subtile venant mimer son inspiration. Son odorat voulant s’alimenter de ce parfum de stupeur. Il fallait profiter de ce moment et de leurs changements de cibles. Clara, Clara d’abord. Il refusait qu’une seconde personne meure. Son geste avait marqué l’esprit du fou. Elle l’avait délivré de cet ange au lieu de suivre ses instructions. Elle lui était venue en aide alors qu’il la terrifiait. Il savait qu’il pouvait lui faire confiance. Il lui avait confié sa plume sonique dans un geste délicat, tout comme sa main baladeuse finalement. Un parfait contraste avec ce dont il était capable en usant des poings. Il n’avait pas peur. La seule chose qui l’effrayait, aussi bête cela soit-il, c’était lui-même. Et les clowns, ces sales bêtes. Une légère esquisse s’était dessinée sur son visage à sa question. « Dans votre ombre », il sera dans son ombre. Il la suivra tout en ralentissant ses créatures tout comme il le faisait avec sa chère Ruby. Gagner du temps, lui laissait de l’avance pour lui laisser atteindre la sortie de secours et la rejoindre la dernière minute avant de fermer la porte derrière eux. Un jeu dangereux, c’est accorder. Mais quel jeu ne l’est pas quand on côtoie un Seigneur du Temps ? Il le savait quelque part. Il savait pertinemment que c’est ce qui lui avait couté la vie de sa compagne. D’où son envie de ne pas répéter les mêmes erreurs. Il ne voulait plus tuer qui que ce soit. C’était de la détermination avec les yeux du monstre. Seulement les yeux, il n’allait pas lui faire le privilège de le laisser complètement sortir. Les deux mains de nouveaux en service, les coups de fusils avaient sonné comme le top-départ d’une course dont il espérait ne pas avoir de regrets. La cible, c’était lui maintenant, n’est-ce pas ? Clara était morte, elle n’avait plus de jours à dérober, mais lui si. Sauf s’il ne se laisse pas attraper. Dans son ombre, il la suivait et loin de son regard, il s’est avéré que l’hybride était plus rapide que les anges eux-mêmes. Juste un léger retard parce qu’il s’était perdu dans les couloirs, il était temps de se calmer de reprendre ses esprits. Les nuances de ses yeux retrouvaient leurs états d’origines au même rythme que ses pas résonnaient dans le corridor. Il les avait semé, mais pour combien de temps ? Il ne voulait pas se laisser dévorer, ni par eux, ni par lui. Il les entendait, ces enfants, ces petits angelots qui surveillaient la porte d’entrée. Plus de sonique, il l’avait donné à Clara. Alors, il ne pouvait compter que sur ses jambes jusqu’à ce que la porte d’entrée soit enfin dans sa ligne de mire. Un dernier coup d’œil derrière lui, les créatures s’entassant, l’ayant rattrapé parce qu’il dépendait de nouveau d’une course normal. Un coup d’œil qui lui avait valu du rentre dedans, pas assez rapide cette fois-ci pour s’arrêter ou bien prévenir. « Aouch » fit-il en guise de simple salutation avant de reprendre assez vite. « Vous m’attendiez ? ». Le même ton de la plaisanterie, se massant doucement le front avant que ses pupilles s’arrondissent en se souvenant qu’ils n’étaient pas seuls. Le fou ferma la porte derrière lui dans la précipitation, ce regard verdoyant toujours aussi étonné alors qu’il plaquait son dos contre la porte pour les empêcher de passer ou de sortir. Si leur cage leur plaisait temps, il valait mieux qu’ils y restent, non ? « Est-ce que vous pourriez … verrouillez cette porte. Réglage 49 normalement. Sauf si j’y ai mis autre chose. Sur quel réglage j’ai mis Deezer déjà … ». Il pensait et parlait pour lui-même, ne s’attendant pas vraiment à une réponse de sa part. Alors qu’il se faisait secouer comme un prunier à cause des forcenés de l’autre côté, le fou la regardait, la dévisageait avec encore cette esquisse fascinée. Mais, il y avait une pointe de tristesse dans cette dernière malgré tout. Une tristesse qui n’arrive décidément pas à s’effacer. Après un long moment et une porte définitivement close, le brun gardait ses distances, mais il prononça tout de même avec toute l’honnêteté du monde « Clara, merci. Pour le… Enfin tout. Vous pouvez abréger pour Mad, c’est plus simple et plus passe-partout ».
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MessageMer 30 Aoû - 0:16



L'inquiétude l'avait submergée après avoir délaisser le Timelord derrière elle, non pas par choix, mais par nécessité. Mais il n'était réapparu, restant muré dans l'ombre et le silence. Alors, elle n'avait hésité une seule seconde, la plume sonique dans une main et le fusil dans l'autre, s'avançant d'un pas déterminé vers la porte, prête à en découvre et ce malgré cette peur, cette angoisse liée à un passé entrevu avec le onzième Docteur, ce Némésis qui avait foudroyé les Daleks sans aucune once de pitié. Mais il était différent de ce souvenir imprimé dans son esprit. Il y avait quelque chose de plus, d'insaisissable, de presque inédit. Une bousculade, un gémissement douloureux, Clara se massant le front en se rendant compte qu'il était là, devant elle, ses prunelles émeraudes posées sur son visage surpris. Elle avait reculé d'un pas, un sourire venant se peindre sur ses lèvres, avec de l'amusement et de la moquerie. Il répondait à sa boutade, avec tout autant de plaisanterie. « Je me suis dis que vous pourriez peut-être avoir encore besoin d'aide. » Toujours de la taquinerie, le voile de la gêne s'étant levé, effaçant ce qu'elle avait vu, ce qu'elle avait ressentie des années auparavant. Puis soudainement, le brun ferma rapidement la porte derrière lui, se plaquant contre cette dernière alors qu'elle écarquillait les yeux, ses dents mordillant son inférieure devant la fougue des anges qui souhaitaient s'évader de ce qui pourrait être leur tombeau. Elle écoutait ses instructions, observant la plume qui était différente de ce tournevis autrefois tant manier avec agilité, qu'elle avait essayée de reproduire, sans pour autant y parvenir. « Sérieusement ? » pesta t'-elle à son encontre devant son interrogation, à savoir si il avait plutôt remplacé le réglage par une playlist provenant d'un fournisseur de musique. Elle soupirait longuement, mettant l'appareil sur le réglage 49 en priant pour que ce dernier ne se mette pas à déverser un flot de musique continu. Un petit bruissement, une porte qui était scellée, empêchant ainsi les statues de s'échapper. La page d'une aventure qui était tournée. Elle posait son regard à nouveau sur le visage du Timelord, qui la dévisageait avec une certaine fascination et un autre sentiment qu'elle n'arrivait à saisir...De la tristesse. Une émotion qu'elle n'arrivait à comprendre en cet instant alors qu'il la remerciait, indiquant qu'elle pouvait abréger son titre, vu que son véritable nom semblait être un mystère comme pour le Docteur, un mystère qu'elle ne voulait s'évertuer à résoudre présentement. « Mad...Humm...J'aime mieux Mad Boy. » L'espièglerie dans son regard, s'avançant de quelques pas pour lui tendre sa plume. « Ceci vous appartient je pense. » Ses doigts effleuraient les siens, un contact presque trop éphémère, se reculant d'un pas en arrière sans se départir de son sourire. Elle n'était plus angoissée, ni même préoccupée...Du moins pas par lui. Sa condition quant à elle était toujours une source d'inquiétude et de questionnement, une condition qu'elle ne pouvait plus lui cacher vu qu'en partie, il avait deviné le mal qui pesait sur elle. « Vous avez raison...Je n'ai pas de pouls, mon coeur est inexistant. » Elle reprenait cette conversation là où ils l'avaient délaissé, par manque de temps mais surtout qu'ils étaient dans une situation qui ne prêtait à la parole. « J'étais destinée à mourir...Et on m'a extraite avant que cela ne puisse se produire. Depuis je suis entre la vie et la mort...Mon coeur ne bat plus mais je continue à ressentir comme si...J'étais vivante. » Elle soupirait doucement, croisant les bras contre son buste, un éclat de nostalgie dans le regard. « Je suis simplement une anomalie, se trouvant hors de temps, échappant sans cesse à la mort, comme là avec les anges. » Une explication terminée dans un souffle. C'était un poids pour elle, car elle n'avait plus d'avenir. Elle devait simplement attendre de mettre un terme à tout ceci, attendant son exécution, comme un condamné à mort.
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MessageMer 30 Aoû - 15:23



Ce chapitre se terminait au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient. L’air frais, l’air de l’extérieur semblait le ravir, comment pourrait-il en être autrement ? Après avoir passé une bonne heure enfermée dans un bâtiment qui empestait la mort. Il n’y avait plus personne à sauver à l’intérieur, cela était facile à deviner. Les anges avaient infesté le bâtiment, peu de chance d’y trouver des survivants. Ils avaient tous été croqué comme de vulgaire sac de temps, un garde-manger pour Ange Pleureur dorénavant vide. Dans sa précipitation, il l’avait bousculé, percuté de plein fouet. Il aurait pu s’excuser, faire preuve de bonnes manières et chercher à s’assurer que tout allait bien, mais ça n’avait pas été le cas. Parce qu’il était figé. Un instant de pause, le temps de remettre les choses en place et l’ordre des priorités dans son esprit après un tel choc. Il était du genre solide, n’ayant mal nulle part à première vue puisqu’il ne se plaignait pas. Jusqu’à ce qu’il se souvienne de leurs poursuivants communs, de ces monstres derrières eux qui allait sortir s’il les laissait faire. Il leur avait fermé la porte violemment au nez, se plaquant à celle-ci. Son air perdu accroché à son visage, il ne put retenir un sourire nerveux et amusé par la remarque de Clara. « C’est possible, voir même immédiat en faites ». La porte remuante derrière lui n’aura pas raisons de sa volonté à la demeurer fermé. Quitte à se pincer les doigts dedans, à se retrouver coller à celle-ci à jamais ou autre. Il n’avait rien répondu au commentaire quant à son gout pour la musique suffisamment prononcé pour implanter une playlist dans sa plume sonique. Chacun avait le sens des priorités. Et puis, les humains utilisent bien leurs téléphones portables comme agenda, réveille, radio, micro-ordinateur pour aller sur des sites tendancieux… Pourquoi il se priverait avec sa propre technologie pour mettre de la musique dans son TARDIS ? C’est que la musique avait un effet apaisant sur le seigneur du temps, une espèce de berceuse qui le rassurait. « Quoi ? » fit-il simplement, raccrochant soudainement la réalité quand il ne sentait plus la bousculade des Anges qui étaient dorénavant enfermés. Enfermés pour l’éternité ? Il ne savait pas. Il faudra tout de même trouver un moyen de libérer ce bâtiment. Avec la monter en flèche du nombre d’habitant de cette ville, il ne va bientôt plus avoir assez de logement pour tout le monde. Il y en avait bien un, mais légèrement trop radicale. Le fou n’avait plus besoin de s’adosser ainsi contre la porte, comme si sa vie en dépendait. Alors, il se redressait en toute légèreté, un tant soit peu surpris encore qu’il n’y ait plus d’ennuie. Puis, son attention était revenue sur elle. Sur elle uniquement lorsque ses doigts fins étaient venus lui rendre son précieux outils. Tête baissée, le brun regardait les mains de Clara, relevant la tendresse de ses gestes contrairement à leur rencontre un peu plus tôt, pouvant ainsi deviner que sa crainte n’était plus qu’un mauvais souvenir. « Mad…Boy ? » Un nouveau surnom ? Ou bien celui-ci était unique ? Il l’avait répété, plongé dans ses songes, beaucoup plus calme maintenant que le danger était écarté. C’était … Étrangement amusant. Alors, il avait resserré l’étreinte de sa main sur sa plume, relevant le regard en sa direction avec ce petit air fier « D’accord, je l’aime bien. Quoi que potentiellement un peu étrange, mais je ne suis pas le mieux placé pour juger de ce qui est normal et de ce qui ne l’est pas. Vous ne m’en voudrez pas si je reste sur Clara de mon côté ? ». Il avait un sourire légèrement fier, un peu d’éclat dans ses yeux tristes et cette air trop calme, voir même mort à l’intérieur. Il l’écoutait avec la plus grande intention, ayant enfin l’occasion de pouvoir avoir sa réponse. L’utilité de sa plume n’était plus d’actualité, d’où son geste presque automatique de le remettre dans la poche intérieur de sa veste. Ainsi donc, elle était une anomalie. Quel est donc ce sentiment étrange qui le fascinait autant qu’il le dérangeait ? Le fait qu’elle soit semblable à lui, une erreur de l’univers qu’il a tendance à enjoliver par le mot ‘’exception’’, ou bien son aura qui était naturellement rassurante pour quiconque l’approchait. Le fou avait attendu qu’elle finisse ses explications, puis il avait commencé sa marche sans un mot. Pas tout de suite, pas maintenant, il hésitait encore. « Clara… » Un écho de ses pensées. Où avait-il entendu ce prénom ? Seul mot qui s’était extirpé de sa bouche, un mot assez puissant pour illustrer tous ceux qui suivaient derrière. Ce n’était pas une bonne idée, ses doigts venant se déposer sur son front, signe d’un mal de tête imminent. Il devait rentrer. Il voulait qu’elle rentre avec elle, mais il ne savait pas pourquoi. La crainte était là aussi, le souvenir de sa défunte compagne qu’il préférait nommer ‘’petite-amie’’. L’était-il ? Il ne savait pas. Elle l’appelait comme bon lui semblait pour qu’il descende de son ciel et vienne. Il partageait les repas de Noël et de famille à ses côtés, s’en trouvant une nouvelle quelque part. Parce que son lien était plus fort qu’une simple passagère dans son monde. Si elle n’était pas rentrée … Rien ne se serait produit. Elle serait encore à Strasbourg à s’occuper de ses gosses qu’elle aimait tant. Clara était déjà morte, était-elle immunisée contre ce sort ? Il voulait en savoir plus, d’où le temps de réponses interminable, la suite de cette phrase qui ne semblait jamais arriver. « Cela m’intrigue » Dit-il finalement, percutant sur un terme qu’elle avait utilisé qui était peu communs pour désigner une mort annulée. « Vous aviez bien dis ‘’extraite’’ ? Je ne connais qu’un peu assez prodigieux capable de plier le temps à sa volonté pour extraire une personne de sa ligne temporelle et de sa propre mort. Que diriez-vous de continuer cette conversation dans un lieu moins … Propice aux oreilles perdues ? » Demandait-il avec cet air interrogé sur le visage, l’invitant ainsi à la suivre. Il n’attendait pas sa réponse, son besoin de rentrer devenait trop important pour réussir à se concentrer. Mais, quelque part, il était persuadé qu’elle le suivrait.
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