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 La folie n'est jamais saine [Nott]

Effy Stonem
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MessageLun 26 Juin - 17:10

Elle était fixée. Son regard était bloqué, son corps paralysé par cette sensation. C'était terrifiant. Et de plus en plus régulier. Cette sensation qui possédait son corps, qui coupait sa respiration. Elle avait l'impression de se battre, contre un fantôme. Contre un ennemi, qu'elle ne pouvait voir. Elle aurait dû avoir l'habitude, à force. Mais ce n'était pas le cas. C'était quelque chose, qui, peu importe la personne, terrorisait, au plus profond de son être. Et, entre les quatre murs de sa chambre, elle suffoquait. Et bien sur, Kayliana n'était pas là. Personne n'était jamais là, quand il faut. Elle aurait dû retenir la leçon. Ces parents, n'avaient jamais été là, pour l'aider, pourquoi une tierce personne, peu importe leur point commun, l'aurait aidé ? Même là-bas, dans cet hôpital spécialisé, où on l'avait envoyé, plusieurs mois, ils n'avaient pas su l'aider. Elle repensait toujours à Freddie, dans ces moments là. L'unique personne, qui avait essayé de lui venir en aide. L'unique personne qui avait essayé de trouver une solution. Etait-il perdu, à cause d'elle ? C'était une solution qu'elle ne laissait jamais de côté. Le monde entier, lui voulait du mal, alors cela ne l'aurait même pas étonné.

Combien de fois, sauter par la fenêtre, lui avait paru être une bonne idée ? Avant qu'elle ne décide de dévaler l'escalier, quatre à quatre. Par miracle, malgré ces idées noires, elle était arrivée en bas, en un seul morceau, pour découvrir que cette étrange impression se rapprochait d'elle, se refermait autour d'elle. Des regards la surveillaient, elle en était sur. Elle ne pouvait pas rester là, mais sortir serait-il une bonne idée ? Pour aller où ? Elle se retrouva à courir dehors, sous la pluie, avant même de trouver une réponse à cette solution. Elle les sentait courir derrière elle. Et pourtant, lorsqu'elle se retournait, elle ne voyait rien. Rien d'autre que le flou, causé par ces yeux embué de larmes. Ce n'était pas de la tristesse, juste de la rage, face à son impuissance. Et de la peur. Une peur, qui la terrorisait. Et qui la poussait, à courir, toujours plus vite. Jusqu'à ce qu'elle entre dans un immeuble, qu'elle grimpe les escaliers, jusqu'à un appartement précis, et qu'elle frappe de toutes ces forces, contre cette porte. La respiration hachée, le cœur palpitant, elle sentait les murs se refermaient autour d'elle, se rapprochaient, encore, et encore, jusqu'à l'étouffer. « Non.. » Elle redoubla d'effort, pour taper contre la porte. Ouvre toi, par pitié, furent ces seules pensées, avant que la poignée s'abaisse, et que le battant de la porte s'ouvre sur un visage déboussolé. « Laisse-moi entrée, je t'en pris.. Ils sont là, pas loin, ils en ont après moi » Pourquoi cette porte ? Pourquoi lui ? Elle ne comprenait pas elle-même. Il la prenait déjà pour une folle. Mais ils la prenaient tous, pour une folle. Et pourtant, il existait quelque chose de différent, chez lui. Voilà pourquoi lui. « Ils se rapprochent » Elle avait prononcé ces mots, dans un chuchotement, à bout de souffle, terrorisée.
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Theodore Nott
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MessageMer 28 Juin - 22:06

Assis sur le canapé, légèrement penché en avant et la bouche un peu entr’ouverte, Theodore essayait de comprendre le fonctionnement de la télévision. Les images, telles de photographies, se succédaient dans ce cube étrange mais, à la manière d’un portrait, du son en sortait. Le Serpentard en avait d’abord déduit qu’il s’agissait d’un portrait comme celui ornant l’entrée aux dortoirs à Poudlard. A ceci près que le fond pouvait parfois changer et que plusieurs personnes se succédaient dans le tableau. Et, Theodore l’avait vérifié, ceux qui disparaissaient du champ de vision n’apparaissaient nulle part ailleurs. Un mystère pour le jeune sorcier qui, sourcils froncés, ne comprenait pas ce qu’il se déroulait dans le cube. Ni même pourquoi personne ne semblait l’entendre quand il les interpelait pour les questionner directement. Ses colocataires étaient absents – il croyait se souvenait avoir entendu Wanda parler de quelque chose comme d’une tour vengeresse ou quelque chose du même acabit – et Theodore, ainsi libre dans l’appartement, en avait profité. Il savait qu’il pouvait changer les images, il avait vu Pietro le faire à plus d’une reprise, mais ne savait pas comment. Ses yeux tombèrent sur la table basse, se posant sur des boîtiers remplis de touches. Quelque chose, l’instinct, lui murmurait que ça avait un rapport avec ces machines-là. Il tendit la main pour en attraper une et, la porta à hauteur de ses yeux, l’observa longuement. Il ne comprenait pas à quoi servaient tous ces boutons. Menu. Avait-ce un lien avec le repas ? Il appuya dessus mais rien ne se fit entendre. Non, ce ne devait pas être ça. Il appuya alors sur Vol. +, et, petit à petit, il lui sembla que le bruit provenant de la télévision augmentait. Jusqu’à devenir beaucoup trop puissant et il s’empressa d’appuyer sur tous les autres boutons pour les faire taire. S’il ne lui vint pas à l’esprit de frénétiquement enfoncer le bouton Vol. -, il s’empressa de sortir sa baguette et de lancer un sortilège pour rendre la télévision muette. Satisfait, il s’autorisa un soupir.

Ce fut à ce moment-là que des coups cognèrent à la porte. Il tourna la tête. Il était à peu près certain que les amis de Wanda et Pietro devaient savoir que les jumeaux n’étaient pas à l’appartement. Qui était-ce, dans ce cas ? Il resta un instant sur le sofa avant de finalement se lever, comme les coups reprenaient, plus forts. Il ouvrit la porte et évita un poing in extremis. Les yeux écarquillés, il les posa sur une Effy visiblement bouleversée. Et terrifiée. Elle jetait de fréquents coup d’œil derrière elle. Par mimétisme, Theodore s’avança pour regarder par-dessus son épaule. Mais il ne voyait rien. « Je ne vois personne, » répondit-il, laconique. Vraiment très étrange, ces moldus. Elle se mit à chuchoter et il dut tendre l’oreille pour l’entendre. Ils se rapprochaient. Ah. Mais qui, ils ? Il sortit sur le palier d’un pas, observa dans le couloir. « Qui ça, ils ? » Comprenant qu’il n’aurait probablement pas de réponse tout de suite, il écarta le bras pour la laisser entrer. Il était hors de question qu’il la touche – c’était une moldue, tout de même – même pour la guider. Il passa donc le premier, refermant la porte derrière lui et l’invitant à le suivre dans le salon où la télé, toujours allumée mais silencieuse, continuait de faire défiler ses images incompréhensibles. Il indiqua à la jeune femme qu’elle pouvait s’asseoir. Lui resta debout. « Je ne comprends pas de quoi tu me parles, Effy. » Mais ce n’était pas tout à fait surprenant. A vrai dire, ce n’était pas, non plus, la première fois qu’il ne la comprenait pas. Il avait remarqué sa tendance à divaguer dès qu’elle pouvait un peu trop de ce qu’elle appelait vodeca. « Est-ce que tu as encore abusé de la vodeca ? Ou de ces pilules que tu prends parfois, en soirée ? » De ça aussi, il s’en méfiait. Il n’y avait pas réellement d’équivalent dans le monde des sorciers – tout du moins, aucun équivalent légal qu’il ait essayé – mais pour avoir vu les effets sur les moldus, Theodore était certain de ne pas vouloir les utiliser.
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Effy Stonem
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MessageMer 5 Juil - 22:25

Comment était-elle arrivée jusqu'ici ? Elle n'en avait aucune idée. Comment connaissait-elle l'adresse ? Elle n'en avait plus aucun souvenir. Elle n'avait même pas réfléchi au pourquoi. Elle s'était dirigée ici, de manière naturelle. Comme si elle était certaine qu'il allait pouvoir la protéger du danger. C'était une assurance, au plus profond d'elle-même. Elle avait l'impression d'être folle. Ou peut-être l'était-elle ? C'était un avis unanime de la population. Elle savait, que Nott aussi, doutait de sa sainteté d'esprit.. Mais, chez lui, quelque chose était étrange. Il avait une manière différente de se comporter. Qui laissait croire, qu'un jour, peut-être, il pourrait comprendre. Qu'il pourrait la comprendre. C'était la raison pour laquelle, elle était en train de bombarder sa porte à lui, plutôt que courir, sans savoir où, et finir au fond d'un ravin. L'anxiété monta d'un cran, lorsqu'elle dû attendre bien cinq minute, avant qu'il ne se décide à ouvrir. L'anxiété, et la peur. Une peur dévorante. Elle aurait aimé se précipiter à l'intérieur, claquer la porte derrière elle, pour être sûre d'être en sécurité. Mais il lui barrait la route. Et même s'il n'était pas aussi costaud qu'une armoire à glace, elle ne l'emporterait pas contre lui. « Est-ce que tu es fou ? Ne sors pas ! Ils vont t'avoir, comme lui, comme Freddie » Elle avait presque hurler ces mots, dans un hoquet de surprise. Du moins, ça avait été son intention, mais sa voix se bloqua dans sa gorge, paralysé par la peur, et ce ne fut, encore une fois, qu'un chuchotement, alors qu'elle s'apprêtait à le pousser à l'intérieur, mais il s'était déjà décalé pour la laisser passer.

Même une fois la porte fermée derrière eux, son coeur continua à palpiter dans sa cage thoracique. Elle s'avança dans son salon, s'installa, ces gestes, tel un robot. Elle était là, mais à des kilomètres aussi. Perdue dans ces pensées, le regard vague, sur l'écran, qui faisait défilé des scènes. Perdue, à tel point, qu'elle ne prit même pas conscience que le son n'était plus. Elle entendit une voix, au loin, mais elle n'en comprit pas les paroles, pas le sens. Elle revoyait des images lointaines. Cook, Freddie, son frère.. L'élastique claqua dans sa tête, à un instant indéterminé, pour lui faire reprendre conscience de la réalité. A temps, pour qu'elle capte les derniers paroles de Nott. « Oui.. Attends, non.. Je sais plus, c'est pas la question » Est-ce que ça changeait quelque chose, qu'elle est prit ces pilules, de toute façon ? C'était pas ces pilules, qui la poursuivaient, mais des gens qui lui voulaient du mal. Elle se redressa de son siège, pour l'attraper par les épaules, et le secouer, tel un prunier. « Tu ne comprends pas, ils n'abandonneront pas, tant qu'ils ne m'auront pas eu.. Mon frère, Freddie, ce n'est que des dommages collatéraux » Certes, son frère était toujours en vie. Mais cela n'était que de justesse. Parce qu'il avait survécu à son accident, recouvrer la mémoire.. mais il aurait dû mourir. Et elle savait que ce n'était plus qu'une question de temps, avant que elle, meurt. Une réalité la frappa alors. « Tu es le prochain » Forcément, ils les éliminaient tous. Tous ceux à qui elle tenait. A qui elle s'était un peu attaché. Il était le prochain. Ils n'arrivaient pas à l'avoir, alors ils allaient continué, jusqu'à ce qu'elle arrête de se battre. « Je n'aurais pas du venir. Désolée.. Je suis désolée » Elle se tapa les pommes de mains, contre son crane, énervé par elle-même, par sa stupidité. « C'est moi qu'ils veulent, il faut que j'en finisse » Elle ne savait pas elle-même, ce qu'elle entendait par là.
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Theodore Nott
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MessageMer 12 Juil - 21:36

La voix, qui était montée d’un ton, l’avait alarmé. Theodore s’était figé dans son geste, paralysé non pas par un sortilège mais par la peur qu’il décelait parfaitement dans la voix d’Effy. Il lui lança un regard indéchiffrable, toujours sans comprendre. Pourtant, elle avait terminé sa phrase sur un murmure et il avait été forcé de tendre l’oreille pour l’entendre. Les mots avaient fait sens dans son esprit, mais pas la globalité de la phrase. Freddie ? C’était qui ? Et puis, il ne parvenait toujours pas à comprendre à qui Effy se référait à travers ces ils si terrifiants. Les sorciers ? Celui-Dont-Il-Ne-Faut-Pas-Prononcer-Le-Nom ? Non, c’était impossible. Le Mage Noir avait été anéanti, par Potter et sa clique de rouge et or. Il s’y était trouvé, durant la grande bataille de Poudlard, il avait vu. Il ne pouvait donc pas douter de la mort du Mage Noir. Hélas, ça n’expliquait toujours pas ces ils. « Effy, de qui tu me parles ? » Mais il lui semblait que c’était peine perdue. Elle semblait délirer, seule avec ses démons et il ne savait absolument pas quel comportement adopter dans de telles circonstances. Il s’écarta d’un pas, l’invitant à entrer dans l’appartement, osant peut-être un coup d’œil dans le couloir avant de refermer la porte. Non, personne.

Il l’observa prendre place sur son divan et il retint une grimace. Certes, Wanda et Pietro s’y installaient aussi, parfois, mais c’était encore différent – du moins, il lui semblait. Il la voyait, les yeux perdus quelque part, dans un monde qui lui était inaccessible. Malgré lui, il se retourna mais n’aperçut toujours rien. Il tenta alors de la ramener sur Terre, lui posant des questions. Les réponses, il les attendit. Une minute. Puis deux. Puis cinq. Enfin, Effy lui répondit, mais ses propos étaient désordonnés – comme ses pensées, visiblement. Comme elle, surtout. Elle se releva avant qu’il n’ait le temps de l’anticiper. Pire encore, elle l’attrapa sans qu’il n’ait pu bouger. Et le voilà qui était prisonnier de ses mains de moldue malade – ou folle, il n’avait pas encore décidé. « Ah ça non, je ne comprends pas. Je ne sais pas toujours pas de qui tu parles, Effy. Je ne sais pas qui ils sont. Et pourquoi ils voudraient s’en prendre à une moldue comme toi ? » C’était dénué de sens. Elle n’était qu’une moldue, la version non magique de Malfoy, peut-être. Et encore. Encore ce Freddie. Bon. Mettant les morceaux bout à bout, Nott comprenait qu’il lui était arrivé quelque chose. De grave. Suffisamment pour qu’elle s’inquiète, suffisamment pour qu’elle pète les plombs. Et puis, la sentence tomba. Theodore arqua un sourcil. « Pourquoi est-ce qu’ils s’en prendraient à moi ? » De la part de moldu, ce serait stupide. Il se défendrait, ils mourraient. Fin de l’histoire. Ils, peu importe qui ils étaient, pouvaient toujours essayer. « Tu sais, je suis pas comme vous. Je sais me défendre, moi. » Hautain et arrogant. Typiquement Serpentard. Mais il n’eut pas le loisir d’en rajouter qu’elle le lâchait, enfin, pour se cogner violemment la tête. Pris par un réflexe, il lui attrapa les poignets, les tenant serré pour l’empêcher de réitérer son geste. « Hey ! Arrête ! Non mais ça va pas ? » Sans doute que non, vu son état. Il n’en avait peut-être rien à faire des moldus, n’éprouvait à leur égard que du mépris, mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il avait l’intention d’en laisser une se brutaliser devant lui ! Il n’était pas son père – et c’était bien une chance. « Comment ça, en finir ? » Le souvenir de sa mère le frappa. Il se souvint de l’avoir retrouvée, dans sa chambre. Il se souvint de son agitation l’instant d’avant. Il serra les mâchoires. Il savait que le décès de sa mère n’avait rien d’accidentel – ou d’un acte qu’elle s’était auto-infligée, mais les paroles d’Effy venait de se répercuter en lui. Brusquement, il la relâcha et s’éloigna d’un pas. Parce que les souvenirs étaient là, brûlants sous une surface qu’il avait mis des années à bâtir. Pour ne plus y penser. « Tu vas surtout commencer par te calmer. Installe-toi, je vais te préparer une po… Tisane. » Les moldus nerveux y étaient totalement addict. Pour ce qu’il en avait croisé, en tout cas. Et puis, il l’avait lu dans un de leurs livres. Il attendit d’être assuré qu’elle resterait assise avant de tourner les talons. Mais il ne bougea pas. Il ignorait s’il pouvait lui faire confiance. Alors finalement, il lui fit face de nouveau, agacé, lèvres pincées. « Viens avec moi. Mais tu ne touches à rien ! » Il tendit le bras, plia le poignet pour l’inviter à passer la première dans la cuisine. Là s’y trouvait le matériel pour des potions, dissimulés par un sortilège pour que Wanda et Pietro ne se posent pas de questions. Et il commença, surveillant du coin de l’œil la jeune fille. Juste de quoi la calmer. Et espérer que ses propos aient davantage de sens, après.
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Effy Stonem
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MessageJeu 20 Juil - 22:25

La folie. Était-ce une maladie ? Un problème ? La jeune femme avait, depuis longtemps, dépassée ce stade, où elle se demandait encore, si c’était possible qu’elle puisse être folle. Elle l’était. Elle niait pas cela. Elle avait été interné, pour cela. On avait essayé de la soigner. Et malgré cela, c’était pire, depuis son retour. Cela avait semblait aller mieux, lorsqu’elle était loin de Neverland. A l’université. Mais depuis son retour ici, sa santé c’était à nouveau dégradée. Et elle ne parlait pas de sa santé physique. Mais bien de son intellect. Sa santé mental. Ce merdier avait commencé, lorsque ces parents avaient commencé à se disputer. Elle détestait ces parents. Au plus profond d'elle. Oui. Oui, elle était folle. Mais c’était bien au-delà. Elle se sentait menacer. Elle ne pouvait dire par quoi. Elle ne savait même pas de quoi elle aurait dû se méfier. Mais elle sentait la menace. Se rapprocher toujours un peu plus d'elle. Cette menace qui semblait vouloir lui prendre toutes ces personnes, qui lui étaient chères. Toutes ces personnes qu’elles avaient le malheur d’approcher. Et elle se rendait compte, que à venir ici, elle avait peut-être condamner Nott. C’était même sur. Mais où aurait-elle pu aller d’autre ?  C’était de ces connaissances, l’unique personne, qui ne la prenait pas pour une folle. Où du moins, qui ne la chassant pas, juste pour cela. Même si elle n’irait pas jusqu’à dire qu’il l’acceptait. Mais c’était mieux que rien. Mieux que ce qu’on avait pu lui offre depuis Freddie. Il ne s’intéressait pas à elle, parce qu’elle était la folle à voir, l’attraction. Il ne s’intéressait pas non plus à elle, parce que c’était une fille facile. Qui acceptait de passer dans a peu près, n’importe quel drap, pourvu que le chanceux puisse être un minimum douée et lui faire penser à autre chose, quelques heures. En faite, Il ne s’intéressait pas à elle. Et c’est ce qui lui plaisait. Oui, folle, c’est ce qui la catégorisait au mieux.

Elle ne comprenait pas toujours ce qu’il disait. Ces termes lui étaient parfois étranger. Mais elle ne prenait pas la peine de questionner le jeune homme. À quoi bon ? Elle aurait oublié, dès le lendemain. Elle continuait à le secouer. Elle avait besoin qu’il comprenne. Et elle se disait que peut-être ainsi, il comprendrait plus vite. Saisirait l’étendu de la chose. « Je l’ignore. Je n’ai jamais compris pourquoi moi. J’aurais dû rester là-bas. Au moins quand j’étais enfermé là-bas, ils n’étaient pas là » Le pire à dire, c’est que toutes les interrogations du jeune homme, Effy possédait les mêmes. Et n’avait aucune réponse. Aussi perdu que lui. Et ceux depuis des années. Mais elle était sur d’une chose. En passant la porte, en frappant ici, elle avait mis sa vie en danger. « Parce qu’ils font toujours ça ! Ils m’éloignent, que je ne sois pas une problème, et ils s’en prennent à vous » À toutes les personnes envers qui, elle avait un minimum de confiance. Si ce n’était pas le cas, elle ne se serait pas arrêter ici. Elle aurait continuer jusqu’à chez Cook. « Pourquoi serais-tu différent des autres ? » Son regard croisa, celui bleu foncé, de Nott. « Lui aussi, disait ça. Ne pas être comme les autres. Savoir se défendre. Mais il n’est plus là. Ils me l’ont pris » Son crâne la faisait souffrir, surcharger par toutes ces réflexions. Et les coups qu’elle se martela, elle-même, n'arrangèrent rien à cela. Bien qu’il l’arrêta avant qu’elle puisse réellement se faire mal. « Non, rien ne va ! Je vous mets tous en danger ! Pourquoi est-ce que personne ne veut comprendre ça ? » Elle était dangereux. Sans doute plus que ces personnes, qui en avaient après elle. Ce n’était pas eux, le danger. C’était elle. Elle. À cause d’elle, qu’ils s’en étaient pris à Freddie. À cause d’elle qui s’en prendrait à Nott. « En finir » Elle se contenta de répéter ces mots. Les yeux perdu dans le vide. C’était la solution. La seule. Celle qu’elle avait déjà tenté de mettre en route. Mais que l’on avait arrêtée. Aujourd’hui, Freddie ne serait plus là, pour l’arrêter.

Une tisane ? Est-ce qu’il la prenait pour une vielle mamie ? Elle aurait préféré un bon verre de vodka. Ça passerait bien mieux. Et surtout, il ne comprenait pas. Il ne prenait pas cela au sérieux. Une tisane ne changerait pas ça. Ces ennemis seraient toujours là. Elle n’aurait vraiment pas du venir là. Peut-être ferait-elle de partir. Maintenant. Mais il ne la quittait pas des yeux. Et elle avait comme l’impression qu’elle ne serait pas assez rapide pour atteindre la porte avant lui. Alors elle le suivi jusqu’à là cuisine, sous sa demande. Il se fichait d’elle. C’est ce qu’elle avait toujours apprécier. Pourquoi voulait-il soudain prendre soin d’elle ? « Tu n’as pas besoin de te donner ce mal. Personne n'a jamais pris soin de moi, pas besoin de commencer aujourd’hui. Je ferais mieux de partir. » Oui, mais elle était déjà partie dans son monde. S’il voulait vraiment lui offrir une réponse, il allait falloir qu’il repêche son attention. Pas une mission simple. Elle naviguait dans la cuisine. Ouvrait les tiroirs Sans véritable but. « Pourquoi écoutes-tu une télé sans son ? » Ça lui était revenu comme ça. Ou peut-être était-ce une diversion, parce qu’elle avait trouvé le placards des couteaux, Ou elle laissait traîner ces doigts. C’était une question de point de vue.
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Theodore Nott
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MessageLun 24 Juil - 15:14

Les propos de la moldue n’avaient pas de sens. Ne faisaient pas sens. Et plus Nott essayait de comprendre la logique de la jeune femme, moins elle était cohérente. Moins ses mots avaient de sens. Tous ces ils, tous ces là-bas, toutes ces mots qui désignaient quelque chose, qui renvoyaient à un lieu ou à des personnes qui Theodore ne connaissait pas. Et l’aveu d’Effy n’était pas pour le faire se sentir plus serein. Elle l’ignorait. Il avait du mal à y croire mais le regard de la jeune femme parlait pour elle. Il fronça les sourcils, secouant la tête. « Comment tu peux ne pas savoir ? » Il y avait eu l’ombre d’un sourire moqueur sur les lèvres mais il s’effaça rapidement. C’était une moldue. Être bizarre et incompréhensible faisait partie de ses gênes – c’était juste encore plus parlant avec elle qu’avec n’importe quel autre non-sorcier. « C’est où, là-bas ? » Parce qu’il pouvait l’y renvoyer. Il suffirait qu’il transplane si elle lui disait où ce là-bas était. Il la laisserait sur place, seule avec ses pensées tordues et ses propos sans queue ni tête. L’idée était alléchante – mais, se rappela-t-il, hélas impossible à réaliser. Avec le dôme, il lui était impossible de transplaner en dehors de la ville. Pour peu que ce là-bas soit à l’extérieur du dôme, ça rendait sa délivrance impossible. Elle éludait les questions qu’il lui posait. Ne répondait qu’à moitié. Plus vague encore que la fois d’avant. Le sorcier inspira, un rictus sur les lèvres. Elle n’avait pas encore compris qu’il n’avait rien à voir avec eux ? « Parce que je suis pas un moldu, moi. » Il n’avait pas besoin d’en ajouter plus, ça lui suffisait. Ça devrait suffire. Et la voilà qui le comparait, lui, à un autre de ces moldus. Son sourire s’effaça pour laisser place à un visage contenu et dédaigneux. « Je ne sais pas de qui tu parles, mais si ton il était un moldu alors ce n’est pas étonnant. Je suis un Sang Pur, Effy, pas un vulgaire non-sorcier. » Il n’aimait pas la comparaison. N’aimait l’idée qu’il ait pu être associé à l’un de ces êtres inférieurs qu’il méprisait tant. Pour l’affront, il aurait pu la laisser se frapper, se mutiler. Après tout, sa vie n’était pas grand-chose, à ses yeux. Elle n’était qu’une moldue, elle aussi. Mais son sens de l’honneur le poussa à l’empêcher – l’honneur et puis, il n’avait pas envie de devoir nettoyer son sang impur une fois qu’elle serait partie. « Parce que tu dis n’a aucun sens. » Il lui lança un regard hautain, après lui avoir lâché les mains. Et il savait, que c’était ce qu’il avait pensé de sa mère, la fois où elle était venue le voir. Mais sa peur était contrôlée par la peur – elle savait que le Mage Noir allait la faire tuer. Elle savait que son propre époux n’aurait pas hésité à le faire lui-même. Elle savait qu’ils essaieraient de l’enrôler, lui, parmi eux. Effy ? C’était un mystère.

Il l’entraîna dans la cuisine, surveillant qu’elle le suive bien. De son placard, il tira les herbes dont il avait besoin pour sa potion. Des arômes fruités pour qu’elle ne vienne pas cracher dessus. Il s’affairait, passant d’un placard à un autre, s’efforçant de ne pas user de la magie afin de ne pas être repéré par le Ministère de la Magie. Elle reprit la parole. Il voulait ne pas écouter. Mais il entendit quand même. Dans le silence de la cuisine, il n’y avait que la voix d’Effy. Ses mots qui résonnaient. Personne. Partir. Il serra la mâchoire, les lèvres pincées. Il lâchait quelques herbes de mandragore dans la potion, mélangeait le résultat avant de le porter sur le feu de la cuisinière. Il ne voulait pas lui répondre. Il avait compris que c’était inutile. Qu’elle n’était pas – ou qu’elle était incapable de le faire, il ne savait pas trop. Il souffla et ferma les yeux, lui tournant le dos. La potion était presque terminée. Il allait devoir ajouter quelques herbes et laisse mijoter. Il entendait les tiroirs s’ouvrir, la question d’Effy. Il se passait une main sur le visage, haussa les épaules. « Parce qu’ils ne me répondaient pas. » Qu’il n’avait pas compris, ni même chercher à les rendre silencieux, en vérité. Parce qu’il ne comprenait pas l’intérêt. « Tu peux partir si tu veux. Mais ils seront là, à t’attendre, dehors. Et je présume que si t’es venu ici, c’est parce que tu ne veux pas les affronter, eux. » Il se redressa, toujours dos à elle. « Tu me rappelles quelqu’un. » Un murmure. Un regret. Une mère absente, trop tôt. Un vide creusé, trop vite. Il avait refusé le titre de Mangemort, pour elle. Il ne méprisait pas les autres sorciers, même s’ils n’étaient pas élèves à Serpentard, pour elle. Il se retourna enfin, l’émotion qui avait pu se peindre sur ses traits ayant quitté son visage. Ses yeux se posèrent sur les couteaux, la main d’Effy sur ceux-ci. « Ne fais pas ça. » Mais il n’allait pas faire un geste pour l’en empêcher. Pourquoi est-ce qu’il sauverait une moldue ? Elle s’entendrait très bien avec Lovegood. Peut-être qu’elles étaient aparentées.
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Effy Stonem
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MessageLun 18 Sep - 11:13

Pourquoi ne comprenait-il pas ? Pourquoi lui posait-il toutes ces questions, auxquelles elle n'avait pas la moindre réponse. Un jour, elle trouverait ces réponses. Mais ce jour-là, elle n'aurait plus à fuir, plus à ce cacher. Plus à débarquer, à l'improviste, chez quelqu'un, pour sauver ces fesses. Si elle était encore là, à ne pas être capable de s'en sortir seule, c'est bien que ces réponses lui échappaient. Alors pourquoi continuait-il à la torturer avec toutes ces questions ? Il n'avait pas besoin de connaitre les réponses. Cela ne le mettrait qu'un peu plus en danger, de toute façon. « N'est-ce pas une réponse évidente ? Lorsque tu connais ton ennemi, tu peux t'en débarrasser, lorsque tu l'ignores, tu ne peux que fuir » Ils n'allaient pas se montrer un beau jour, pour leur expliquer, ce qu'ils lui voulaient, et repartir, tranquille. S'ils lui mettaient la main dessus, elle était foutu. Alors elle n'avait pas le temps de s'inquiéter de leur identité. Elle devait juste fuir. « Là-bas, à l'hôpital psychiatrique, où on enferme tous les fous » C'était une évidence pour elle. On l'avait déjà enfermé là-bas une fois. Elle n'aimait pas l'endroit. Le médecin qui s'était occupé d'elle, non plus. C'était même pire, une fois qu'elle avait été là-bas, mais au moins, ils avaient arrêté de s'en prendre à elle, a ces proches. Fronçant les sourcils, elle le bouscula. De toutes ces forces. C'est à dire, pas grand chose. « Ne me regarde pas comme ça, je ne suis pas folle » Ou peut-être que si. Non. Non, elle ne devait pas laisser quelqu'un la convaincre. Ce ne serait que pire. Elle finirait encore là-bas. Ca irait bien, les premiers jours, plus ils prendraient le contrôle, la priverait du monde extérieur. Non, elle ne pouvait pas se laisser avoir une seconde fois. Elle ne comprenait rien. Elle n'arrivait jamais à comprendre, lorsqu'il évoquait ces termes étranges, de moldus, et autres. Et il le faisait toujours, à chaque fois qu'ils se voyaient, venait toujours un moment où un tel terme était employé par Nott. Elle ne s'en était jamais soucié. Parce qu'elle s'en fichait Effy. Mais aujourd'hui, elle avait besoin de comprendre. « Qu'est-ce que tu racontes ? Ca n'a aucun sens, nous sommes tous pareil » A peu de chose près. Pourquoi lui, s'en tirerait mieux que Freddie, ou qu'elle ? Que son frère ? Il était comme n'importe qui. Comme elle. Lorsque le danger viendrait frapper à sa porte, il ne pourrait que courir. Du moins, c'est ce qu'elle croyait. Et il osait dire, que ce qu'elle était en train de dire n'avait pas de sens ? Alors que c'était lui, qui utilisait des mots, qu'elle ne connaissait pas. Qui n'était sans doute même pas dans le dictionnaire. Il ne comprenait pas. Comment pourrait-il comprendre ? Ses parents n'avaient jamais compris. Son frère n'avait jamais compris. Seul Freddie, avait quelque peu compris son mal être, et cela n'avait pas suffit.

Elle suivi, dans la cuisine, comme un pantin, mais ces pensées n'étaient toujours pas là. Elles étaient perdues, dans un flot incohérent de question, sans réponse. D'interrogation. De mensonges. Parce que c'était aussi ça, qui l'avait mené jusque là. Les mensonges de ces parents. Les tentatives de lui faire voir la vie en rose, alors que plus rien n'allait. Elle essayait de s'intéresser à autre chose, Effy, mais ces pensées ne cessaient de partir à la dérive. Elle s'était bien retourné vers Nott, quelques secondes, son incompréhension, visible sur son visage. Elle ne savait pas, si elle était folle. Mais si elle était considéré comme telle, lui aussi, en tenait une sacré couche. « Ils ne risquent pas de te répondre, c'est un film préenregistré, ils ne peuvent pas t'entendre » En temps normal, cela l'aurait fais rire, et elle se serait réellement demandé, d'où ce type pouvait bien sortir, pour parler à sa télé, et attendre une réponse, mais aujourd'hui, elle était déjà reparti dans ces incohérences, à ouvrir, placard après placard, lui faisant bien remarquer qu'il n'avait pas à se sentir obligé de prendre soin d'elle. Qu'il pouvait aussi bien la mettre à la porte, ce ne serait pas le premier. Elle ne lui en tiendrait pas rigueur, elle avait l'habitude. Du fond de ces divagations, elle entendit sa voix, tenta d'émerger à nouveau. Elle n'en comprit pas grand chose, débarqué au beau milieu de sa phrase. Mais de toute façon, partir n'était plus sa priorité. Sa terreur, elle était toujours là, au fond d'elle. Incapable de disparaître. Mais elle commençait à s'apaiser. Parce qu'il venait de lui offrir une information, un sujet, pour la détourner de sa paranoïa. « Qui ? » Elle voulait savoir. Elle n'avait pas l'habitude qu'on la compare à quelqu'un. En temps normal, elle était juste la folle, que personne ne voulait voir. L'intrus. La rejetée. Alors là, elle avait besoin de comprendre. De savoir pourquoi, elle lui rappelait cette personne. Sa voix était plus distinct, lorsqu'il reprit la parole, et elle devina sans mal, que c'était parce qu'il lui accordait de nouveau son attention. Elle ferma les yeux, quelques secondes. Pour faire le vide. Pour réfléchir à ces quelques mots, qu'il venait de prononcer. Quand était-ce la dernière fois, qu'on lui avait demandé une telle chose. Loin. Freddie. Encore une fois. Parce qu'il avait été le seul, à se préoccuper d'elle. Les autres, ils s'en fichaient. Ils préféraient fermé les yeux, se convaincre que ce qu'il avait sous les yeux, n'était pas ce à quoi ils pensaient. C'était plus facile, de ne pas avoir une telle chose sur la conscience. Elle se retourna vers lui, couteau en main. « Pourquoi ? Tu t'en fiches, comme tous les autres » C'était cruel, alors qu'il n'essayait que de l'aider. D'autant plus cruel, qu'elle savait qu'il avait raison. Elle ne devait pas replonger. Elle ne pouvait pas. Pour lui. Pour Freddie. Elle devait se battre, ou tous ces sacrifices n'auront servi à rien. Ces doigts se détendent, lâchant la lame, qui retombe au sol, dans un bruit sourd, plusieurs rebonds, et elle se laisse glisser au sol, contre les placards de la cuisine. Elle sent, les larmes monter, la submerger, face à toutes ces émotions, mais elle les retient. Ca ne l'aidera pas à garder son calme. A ne pas avoir ce geste désespérer. « Je suis désolée » La tête entre les mains, elle ne peut que lui offrir des excuses. Elle relève à peine la tête, pour l'observer, croiser son regard, sous ces cheveux emmêlés, et le détourner, aussitôt. Elle comprend, que tous ces changements d'humeur, ne sont sans doute pas des plus simple à suivre, pour lui. « Pardon, je débarque comme une folle, je fous le bordel, j'ai sans doute l'air d'une hystérique.. Excuse-moi, Theo » Theodore, la longueur de son nom l'épuise, elle préfère abrégé. Parler l'épuiser, après toutes ces émotions.
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Theodore Nott
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MessageVen 6 Oct - 14:13

Les réponses qui lui étaient données étaient loin d’être satisfaisantes. Au lieu de l’éclairer davantage, elles ne faisaient que l’embrouiller un peu plus – ce que Nott détestait. Alors il observait la jeune moldue, un sourcil arqué en essayant de comprendre à quel moment ce qu’elle disait faisait sens ou preuve de logique. Finalement, sa théorie sur l’ennemi n’était pas si bancale que ça – pour une théorie moldue, il allait sans dire – mais Theodore était loin de s’en satisfaire. La tête légèrement penchée sur le côté, les sourcils plissés, il secoua la tête. « Mais si tu fuis ton ennemi… Tu n’apprendras jamais à le connaître. » Et ça, pour le Serpentard, ça paraissait être un manque de cohérence flagrant. Il pouvait comprendre que ça puisse être difficile de connaître un ennemi bien plus puissant que soit mais il était prêt à mettre sa main à couper que si Potter avait été en mesure de défaire le règne du Mage Noir c’était parce qu’il avait appris à le connaître, lui et ses faiblesses, lui et son fonctionnement. Il n’y avait pas besoin d’imiter le Gryffondor et de se mettre au-devant de la scène constamment, un peu de modestie faisait toujours le plus grand bien, mais juste d’apprendre où chercher, de temps à autre. « Oh, tu veux parler de Ste Mangouste ? » Ou du moins, de leur équivalent moldu pour l’hôpital sorcier. Il paraissait plus qu’évident aux yeux du sorcier qu’Effy y avait grandement sa place – sans doute la chambre voisine à celle des Longbottom, même s’il doutât que la folie d’Effy soit dûe à un sortilège interdit trop souvent répété. « Pourquoi tu n’y retournes pas ? » La méchanceté ne pointait pas son nez dans la question – même si Theodore était convaincu qu’elle serait sans doute plus à sa place avec d’autres comme elle ; si elle s’y sentait plus en sécurité, il lui paraissait logique de s’y rendre. Décidément, les moldus oubliaient de réfléchir un peu trop souvent à son goût. Elle le poussa. Il recula à peine. Plus dégoûté par l’idée qu’elle ait pu le toucher que par la force qu’elle y avait mis – en plus de ne pas savoir réfléchir, ils n’avaient aucune force, vraiment des bons à rien, ces moldus. « Si tu le dis, » lâcha-t-il finalement en haussant les épaules. Mais c’était sûrement ce qu’aurait affirmé un fou. « Tu es moldue. Tous les moldus sont bizarres, de toute façon. » Elle un peu plus que tous les autres mais Nott ne pouvait rien affirmer – Effy était la seule non-sorcière avec qui il passait parfois du temps. Peut-être que les autres étaient aussi atteint et qu’il ne s’en rendait pas compte parce qu’il les fuyait. Il leva les yeux au ciel et poussa un soupire. « Oh non, nous ne sommes pas tous pareils. Toi, tu es une moldue. Moi, je suis un sang pur. Et un sorcier, accessoirement mais tous les Sang Pur sont des sorciers, ce serait idiot sinon. » Et l’idiotie, Theodore ne l’aimait pas. Il lui jeta un regard à la dérobée. « Mais tu ne peux pas comprendre. Les moldus ne voient que ce qu’ils ont envie de voir, c’est-à-dire, pas grand-chose. » Il s’était redressé, prenant l’allure hautaine dont il se parait si souvent. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle accepte son explication mais il n’avait certainement pas l’intention de lui faire une démonstration de magie. Pas alors qu’elle était dans cet état.

Alors qu’il préparait la potion dans la cuisine, elle l’interrogea sur la télévision. Cette boîte carré et absurde qui n’avait aucun intérêt. Il écouta sa réponse avec intérêt, toutefois, tout en arrêtant d’effeuiller ses herbes tandis qu’il essayait de comprendre. Il fronça les sourcils bien qu’elle ne puisse pas le voir. « Et alors ? » Le fait que les films aient été monté à l’avance n’avait jamais rien empêché, pour les sorciers. Tous comme les tableaux et les photo – quoiqu’il était vrai que les photo du monde magique pouvait bouger mais pas entendre. Ça devait sans doute provenir de là. « Oh. Comme une photo en fait ? Ils tournent la même scène en boucle mais ne sont pas capables de communiquer avec nous ? J’ai compris ! » Et il en était plutôt fier, le Theodore. Même s’il ne comprenait pas pourquoi ils n’appelaient pas ces choses une photographie plutôt qu’un film, ce qui simplifierait grandement les choses et la compréhension. Il l’entendait ouvrir les tiroirs et les placards, ne lui accordant pas d’intention, occupé à mettre cette potion au point pour la calmer. Il la vit, avec le couteau dans les doigts et le souvenir brûlant mais à moitié estompé de sa mère lui vint à l’esprit. Il n’en voulait pas. Parce que se rendre compte qu’il oubliait petit à petit son visage lui serrait le cœur. Il baissa la tête alors que la moldue le forçait à s’en souvenir. Il ne voulait pas lui répondre. Il n’avait pas l’intention de le faire. Il laissa le silence s’installer. C’était préférable plutôt que de devoir évoquer cet être tendre, emportée par les tourments et la peur d’un mari sanguinaire. Il surveillait la cuisson de la potion d’un œil, avant de finalement lui faire face. Son visage avait repris son expression neutre. Pas de douleur, pas de souvenir. « Parce que ce serait à moi de nettoyer après et il est hors de question que je nettoie le sang d’une moldue. » Evidence. Dégoût. Il ne possédait pas d’elfe de maison, ici et même s’il pensait adopter un furet, il n’était pas certain que l’animal soit en mesure de nettoyer quoique ce soit. Et puis, d’un coup, Effy s’effondra. Le couteau par terre. Elle aussi. Il l’imaginait pleurer même s’il n’entendait aucun sanglot. Il marmonna un Accio pour que l’arme lui vienne et il le déposa sur le plan de travail. Il ne bougeait pas. Il ne savait même pas s’il n’était pas censé fuir, à cet instant précis. Le réconfort, ce n’était pas son truc, à lui. Il ouvrit la bouche, prêt à la reprendre sur le surnom qu’elle venait de lui donner – celui que personne n’utilisait depuis des années, en réalité. Mais, finalement, il ne fit que soupirer et secouer la tête. Il se détourna pour éteindre le feu sous la marmite, plongea une tasse dans la potion et, après une hésitation appuyée, il s’approcha pour la lui tendre. Resté debout, à une distance toute raisonnable. « Ma mère, » souffla-t-il finalement. Une fois que la tasse ne fut plus entre ses doigts, il s’éloigna d’un pas en arrière. « Le soir avant sa mort, elle… Elle est venue dans ma chambre et tenait des propos incohérents. Elle semblait très perturbée, terrifiée. Je ne l’avais jamais vue dans cet état. » Sa voix, étranglée par une émotion qu’il contenait depuis des années, se brisa finalement. Il n’y avait pourtant aucune trace de larme dans ses yeux ou de sentiment sur son visage. Il n’avait jamais prononcé ces mots à voix haute, n’avait jamais évoqué sa mère, jusqu’ici.
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La folie n'est jamais saine [Nott]

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