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 - fantastic beats (newt)

Theodore Nott
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MessageDim 4 Juin - 14:16


✩ ✩ ✩ ✩ ✩  
was thinking to myself this could be heaven or this could be hell


Penché par-dessus la cage, les yeux plissés, Theodore tentait de comprendre la fascination des moldus pour le petit animal. Mais ce dernier, tremblant, se contentait de le fixer avec des yeux ronds. De temps en temps, il remuait son petit museau, les moustaches frémissant. Mais c’était tout. Le sorcier ne comprenait pas. Sur la fiche, il était écrit lapin bélier, mais outre le fait qu’il soit plus gros que les autres, l’animal n’avait rien d’offensif comme son nom pouvait le laisser entendre. A côté de lui, une enfant moldue s’extasiait devant une autre cage, celle d’un lapin angora lut-il, et suppliait sa mère de le lui acheter. L’ancien Serpentard secoua la tête, retenant un frisson de dégoût avant de reposer son regard sur l’animal à poils. Il avait bien essayé d’éveiller une réaction en plongeant un doigt dans la cage, mais l’animal n’avait fait qu’aller se blottir à l’autre bout et la patience de Theodore arrivait à terme. Les animaux moldus, à l’instar de leurs maîtres, étaient particulièrement ennuyeux et sans intérêt. Il se détourna finalement de la cage, le pied traînant jusqu’à rejoindre un grand aquarium. Les amphibies étaient un peu plus étranges, un peu plus dignes d’intérêt – mais si peu, en réalité. Pas de banshee, pas de strangulot. De simples poissons aux nagoires qui ne sont pas sans lui rappeler le film d’animation que Effy avait tenu à lui montrer quelques jours plus tôt – une histoire obscur de poisson nain qui se perdait dans l’océan et qui était recherché par son père. Il continua son chemin avant de s’arrêter, devant la cage d’un chien. La bête lui jetait un regard qu’il aurait pu prendre pour de la pitié mais Theodore ne regardait plus ; son attention avait été attirée par un cage plus haute où gigotait un animal. Il se hissa sur la pointe des pieds pour y découvrir un furet vivace et, visiblement, furibond d’être tenu enfermé de la sorte. L’idée d’en faire l’acquisition lui traversa l’esprit une brève seconde avant qu’il ne se rappelle de ses colocataires – il leur en toucherait deux mots la prochaine fois qu’il les verrait. Il eut un petit sourire. Le patronus de sa mère avait été un furet, d’après ce qu’on lui avait raconté. Il ne l’avait jamais vu de ses propres yeux mais avait suffisamment de bons souvenirs de la femme qui l’avait mis au monde pour le croire. Un cri strident, de l’enfant moldue, lui fit tourner la tête brusquement. La gamine immonde avait obtenu gain de cause auprès de sa mère et tenait, fermement serré contre elle, le lapin angora. Il resta quelques secondes à observer le manège avant de pousser un soupir. Il fallait qu’il quitte cet endroit. Mais, alors qu’il se dirigeait vers la sortie et que ses yeux furetaient dans la vaste pièce, il crut reconnaître un profil. Il s’arrêta, stupéfait. C’était impossible. Newt Scamander, le Newt Scamander à l’origine du bestiaire qu’il avait tellement étudié qu’il avait été obligé de l’acheter à trois reprises, était là. Que pouvait faire un tel homme dans un endroit bondé de moldus était obscur, mais le voir se prendre d’intérêt pour les bêtes moldues n’était pas très surprenant. D’un pas long et nonchalant, Theodore vint se placer à ses côtés. « Si vous souhaitez les étudier, vous allez être déçu. Ils n’ont vraiment rien à voir avec un Jobarbille et sont à peu près aussi intelligents que les Chartiers. » De nouveau, il laissa une moue de mépris se peindre sur son visage en posant les yeux sur l’animal qui semblait intéresser l’expert en créatures magiques. « Enchanté, Monsieur Scamander. J’ai lu votre livre. Vraiment très intéressant et très complet. » Il lui adressa un sourire, sans doute le premier depuis qu’il s’était retrouvé à Neverland.
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Newt Scamander
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MessageVen 9 Juin - 16:55


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Newt était … une sorte de boulimique en matière d'animaux. Il craquait, un peu trop souvent. Depuis peu, il s'était mit en tête de collectionner aussi les bestioles moldues, leur ayant adressé un compartiment bien spécifique dans sa valise pour ne pas risquer de les blesser avec les animaux magiques. Après tout, de ce qu'il avait pu voir dans son cabinet, ceux-ci étaient bien plus fragiles que les robustes Occamy ou bien les Eruptif. D'ailleurs, la femelle de ce dernier cas de figures était toujours en quête d'un partenaire. Il fallait vraiment qu'il trouve un moyen d'obtenir un second, pour qu'elle cesse de se sauver à la moindre occasion. C'est qu'elle n'était pas très discrète quand elle s'échappait. En plus de tout faire exploser sur son passage. Newt était là, au beau milieu de cette animalerie à se donner envie. Soigner des chats, des chiens, des lapins, cela lui donnait envie d'avoir aussi un petit animal de ce genre. Même des poissons et des lions, il voulait avoir le plus d'animaux moldus possibles et, le début de sa conquête se trouvait ici. Il en avait profitait pour prendre de quoi nourrir ses animaux. Ils avaient beau être magique, la nourriture qu'ils lui demandaient rester globalement celle qu'il pouvait trouver en magasin. Pour les herbivores du moins. Les granulés d'herbes étaient très pratiques, mais pour les carnivores, c'était une tout autre paire de manche. Il lui fallait de quoi rapprovisionner et, cela commençait par les lapins. Oui, c'est triste à dire, mais il vient les acheter ici pour les donner en pâture. Il n'y avait pas de quoi s’alarmer, cela faisait partit du cycle de la vie. D'où le fait qu'il essayait de repérer les plus malades ou ceux en fin de vie. Car, il connaissait bien ce genre de boutique et, on ne va pas se mentir : le lapin angora de l'enfant qui venait de crier n'allait pas tenir plus d'une semaine pour que maman revienne en chercher un et donc, donner de l'argent à la boutique. Les rongeurs ne vivent pas très longtemps. De plus, les conditions spartiates de leur captivité les rendait vite dépressif. Le bruit en surplus aux alentours, une petite cage dont ils ont très vite fais le tour. Tout ceci n'aidait pas ces pauvres lapins à se sentir heureux alors, ils se laissaient dépérir. Triste vérité, il ne fallait pas se leurrer. Pourtant, il avait fais un petit détour du côté des reptiles et des serpents. L'un d'entre eux, aux écailles noires parés d'anneaux blanc et rouges vifs lui donnait envie. Il avait l'impression que ce serpent était un bijou à lui tout seul. Il s'était dirigé du côté de la caisse, sa valise toujours cramponnait à sa main pour poser quelques questions avec une attitude très calme et très poli. « Bonjour... Je voulais savoir à combien était le serpent noir et rouge en vitrine là-bas ? Et si … Vous aviez des lapins morts ainsi que des souries dans le même état. ». Le vendeur semblait légèrement gêné par la demande de Newt, mais il ne pouvait pas l'envoyer promener. Son patron -ou sa patronne- allait sûrement être ravis de se débarrasser de quelques cadavres d'animaux pour en nourrir d'autre. Le magasinier l'avait mis en attente, le temps d'aller vérifier et, peu de temps après l'avoir laisser seul, un jeune homme était venu à sa rencontre. « Oh, les animaux sont tous intéressants. C'est justement la variété de leurs différences qui les rendent fascinants. Et c'est aussi valable pour un Micruroides euryxanthus, un des nombreux serpent corail. » fit Newt dans un calme légendaire. C'était assez embarrassant et confus pour lui. Comment ce jeune homme pouvait avoir lu son livre alors qu'il ne l'avait ni terminé, ni publié encore. Pourtant, le sorcier anglais n'allait pas repousser sa présence. « Et bien, merci. Je dois vous avouez que ça me surprend un peu, je ne l'ai pas encore fini. Seriez-vous membres de l’éditorial à laquelle j'ai présenté le projet dernièrement ? ». Il ne voyait que cette solution. Hormis son éditeur et son équipe, personne n'avait encore eu un extrait de son manuscrit. D'ailleurs, celui-ci semblait grimacer, appréciant peu sa plume ou bien son contenu. Il faut dire que mettre en évidence l'utilité des créatures magiques plutôt que de les blâmer, ce n'était pas encore dans les mœurs de son époque et que Grindelwald n'arrangeait en rien ses affaires.
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Theodore Nott
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MessageLun 19 Juin - 10:22

L’espace d’un instant, un air indéchiffrable s’était emparé des traits de Theodore. C’est qu’il n’arrivait vraiment pas à comprendre que quiconque puisse s’intéresser, de près comme de loin, aux moldus et à tout ce qui les concernait. Leurs animaux, encore moins. Ils étaient d’un ennui quasi-mortel et c’était bien là leur seule aptitude. Du reste, ils étaient plats et inutiles – tellement, inutiles. Il ne comprenait pas davantage que les moldus puissent en vouloir tant ils ne servaient à rien ; même leurs animaux à plumes et volatiles n’étaient pas utilisés pour la distribution du courrier, quel était donc l’intérêt de posséder l’un de ces perroquets ? Aussi, lorsque Newt Scamander eut la voix vibrante d’intérêt et de passion, Theodore fronça-t-il les sourcils. Et ne dissimula pas une mine de dégoût. La variété de leurs différences, hm. Certes, il reconnaissait qu’il y avait tout un tas d’espèces et certains n’avaient rien de différent sur le plan physique à leurs congénères – quelle était la différence entre un alligator et un crocodile – mais de là à les juger intéressants, il y avait tout un univers. « Fascinants ne serait pas le mot que j’aurai employé. Ces animaux-là ne servent à rien. Pas de distribution de courrier pour les volatiles et guère davantage pour les autres. Et il ne faut même pas parler de leurs chiens qu’ils sont obligés de sortir et de traîner avec une laisse. » Les animaux moldus étaient à l’image de leurs propriétaires ; des êtres dénués de sens pratique et d’intelligence. Souvent, il avait croisé des personnes promenant avec un sourire niais et aberrant un de leur chien. Il ne comprenait vraiment pas. Quel était l’intérêt à prendre un animal de compagnie si c’était pour s’en occuper constamment ? Et ça, c’était sans compter sur ceux qui étaient tout bonnement incapables d’obéir aux ordres de leurs maîtres. Il levait les yeux au ciel avant de les reposer sur son comparse sorcier. Comment ça, pas encore terminé ? « Si par pas encore terminé vous parlez de la possibilité d’écrire un volume deux, j’en serai enchanté. J’ai réellement beaucoup appris grâce à votre ouvrage et c’est un regret qu’il n’ait pas été étudié à Poudlard. » Mais, à en juger par le regard de Scamander, ce n’était pas de ça dont il s’agissait. Alors quoi ? Theodore était certain d’avoir eu un ouvrage terminé entre les mains et, pour sûr, il y avait même eu les remerciements à la fin. « Votre livre Vie et habitat des animaux fantastiques est sorti en 1927. Je n’ai pas d’exemplaires sur moi, hélas, mais je peux vous assurer que c’est le cas. » Et tous ses exemplaires étaient restés à Londres. Il faudrait qu’il pense à demander à Granger si elle en aurait pas un qui traînerait, à tout hasard, dans sa librairie. Même si l’idée seule de devoir demander quoique ce soit à cette sang-de-bourbe suffisait à lui donner la nausée.
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MessageLun 19 Juin - 12:26


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Qu'avait-il dit de si grotesque ? Selon lui, il n'était pas dans le tord. Les créatures moldues étaient tout aussi fascinante que les créatures magiques. Newt semblait gêné par les propos de ce jeune homme. Un peu dépassé par la situation et l'incongruité de celle-ci. Cependant, le zoologue était bien trop poli pour lui en faire part. Il se contentait seulement de baisser le regard d'un air désolé. Une expression qui n'était pas visible aux premiers abords. Il demeurait sans autre, il attendait ses souries et ses lapins morts ainsi que son nouveau serpent à collier. Cela était étrange comme sentiment.  Il sentait chez ce jeune homme un intérêt tout particulier pour les créatures, mais également qu'il reniait l'originalité de celles des humains. Après tout, ils avaient besoin de compagnons, tout comme les sorciers, pour pouvoir palier à leur solitude. Quelque part, Newt était pareil. Il était très attaché à ses créatures, affreusement seul depuis des années et il ne trouvait du réconfort que parmi elle. Alors quelque part, ce jeune homme l'insultait aussi. De manière subjonctive, bien sûr. Il ne lui en voulait pas, beaucoup de sorciers ne comprenait pas et c'est pour ça qu'il vivait reclus et à l'écart de tous. Newt cramponnait sa valise de ses deux mains, ne sachant quoi lui dire. Il commençait une phrase dans son esprit et puis, il ravalait très vite ses mots en les trouvant inapproprié. L'anglais était alors venu à la conclusion qu'il ne pouvait pas rester silencieux à ces propos. Que le zoologue passionné criait injustice et qu'il fallait remédier à ceux-ci. « Ils ne sont pas inutiles, ils accomplissent la fonction primaire de ce qu'on attend d'eux. À savoir, tenir compagnie à ceux qui se sentent seuls. Mettez-vous à leurs places, est-ce que vous aimeriez qu'on vous traite comme un moins que rien juste parce que vous avez le défaut de ne pas apporter le courrier ou bien de pister ? ». Il ne serait pas étonnant qu'un jour, il développe un animagus avec de telles pensées. Il n'y avait aucuns signes d'agressivités dans le timbre de sa voix, ni de colère. Juste un calme à toute épreuve. Alors, quand le jeune homme lui avait parlé de son livre déjà publié, Net semblait contrarié. Les yeux toujours aussi ronds d'émerveillement, mais contrarié tout de même. De quoi parlait-il ? Il n'avait même pas fini son premier tome. Et pourquoi l'appelait-il Vie et Habitats des Animaux Fantastiques ? Il avait décidé récemment de raccourcir le nom à juste les Animaux Fantastiques. Newt bafouillait, peu assuré de ce qu'il allait répondre. « Et bien euh … N-non, pas vraiment. Je n'ai même pas fini de l'écrire en faites. Le premier tome. Je suis à mon premier livre, je … ». Il devait être flatter d'apprendre que quelqu'un avait lu son livre, mais il trouvait que c'était impossible. Comment quelqu'un pouvait l'avoir lu alors qu'il ne l'avait pas terminé ? « Je ne peux que vous croire, je ne vous traitais pas de menteur. Mais, euh … Comment vous dire. La dernière fois que j'ai posé les yeux sur un calendrier, nous étions le 16 Décembre 1926. ». Avec un repère chronologique, cela sera sans doute plus clair. Autant pour Newt que pour … Comment s'appelait-il d'ailleurs ? Il ne se souvenait pas de son nom, lui avait-il donné ? « Je n'ai donc pas de raisons de me présenter vu que vous semblez me connaître. Newton Artemis Mido Scamander, mais je préfère Newt, enchanté. Et vous ? ».
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Theodore Nott
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MessageMer 21 Juin - 10:38

Il y avait un fossé entre les deux hommes et Theodore commençait à s’en apercevoir. Il avait pensé qu’un sorcier de renom tel que Scamander le comprendrait – après tout, il avait un intérêt particulier pour les animaux – mais ce n’était pas le cas. De toute évidence, il s’était fait une fausse idée du magizoologiste. Et, même s’il ne l’aurait jamais admis à voix haute, Theodore s’en trouvait déçu. Il avait toujours eu dans les mains le livre de l’homme qui se trouvait en face de lui et depuis quasiment autant de temps, il avait souhaité pouvoir le rencontrer un jour et converser avec lui, persuadé qu’ils s’entendraient bien et que Scamander aurait plein de choses à lui apprendre. Si c’était, sans nul doute, le cas, leur divergence d’opinion et la tolérance que le magizoologiste semblait éprouver à l’encontre des moldus ou de leurs créatures refroidissait nettement le serpentard. Il plissa les yeux et fronça les sourcils. Ça faisait sens, oui. Mais il ne voyait pas pourquoi quelqu’un se tournerait vers un animal plutôt que vers un autre être humain en cas de solitude. Il pencha la tête légèrement sur le côté. « La solitude n’est pas un problème et ne devrait l’être pour personne. Et quand bien même quelqu’un se sentirait seul, pourquoi ne pas se tourner vers un autre être humain ? Au moins, il y aurait un peu de conversation. » Lui, le solitaire. Et pourtant, il ne s’était jamais vraiment senti seul – sauf peut-être après le décès de sa mère. Il avait choisi la solitude et continuait de l’apprécier à sa juste valeur. Qu’on puisse vouloir y remédier était une idée abstraite, dans son esprit. La solitude permettait de prendre du recul par rapport à tout ce qui vous entourait mais aussi de réfléchir ou de se concentrer. Il appréciait la compagnie des animaux – les rats ne l’avaient jamais dérangé, pas plus que les hiboux – même s’il n’avait jamais ressenti le besoin d’en faire l’acquisition d’un seul. Les bêtes, il les aimait lorsqu’elles étaient aussi libres que lui-même ; l’importance du milieu naturel et de la liberté des animaux lui avait sauté aux yeux à la lecture de livres comme celui de Scamander. « La question de l’utilité ne se pose pas quand il s’agit de personnes. Nous n’apportons pas le courrier ou ne pistons pas, mais nous sommes doués de parole, nous avons la capacité de réfléchir par nous-mêmes pour prendre des décisions et agir. Les animaux moldus attendent qu’on leur donne des ordres. » Il avait entendu, une fois, l’un de ces moldus lancer une balle ridicule et minuscule et ordonner à son chien de la lui rapporter. Theodore était resté devant ce spectacle sans en comprendre le sens. Il s’était peut-être montré un peu arrogant, en affirmant que le livre de sieur Scamander était une pure merveille. Non pas qu’il eût menti, il avait vraiment ressenti le livre comme tel, mais à en juger par le regard que lui lançait l’autre, quelque chose n’allait pas. L’ancien serpentard perdit un peu de sa contenance. Le trouble se lisait sur son visage tandis qu’il secouait la tête. Il était certain qu’il s’agissait bien d’un livre rédigé par Newt Scamander. « Comment ? Mais… Je… » Il ne termina pas sa phrase. Il ne savait pas quoi dire, si ce n’était affirmé que si, le livre avait bel et bien été publié. Et puis il se figea. 1926 ? C’était pourtant loin de leur date – enfin, de sa date à lui car il n’avait jamais pris le temps de demander quel était l’année depuis qu’il était arrivé à Neverland. « Oh non, » murmura-t-il enfin, prenant conscience que cette ville de malheur était encore plus détraquée qu’il ne l’avait pensé. « Nous ne sommes pas en 1926. Enfin, ici, je n’en sais rien, mais à Londres, nous sommes en 1999. » Il s’insulta mentalement de ne pas y avoir pensé plus tôt. Comment Scamander aurait-il pu avoir l’air aussi jeune alors qu’il avait probablement cet âge-là quand il avait publié son livre ? Il ferma les yeux en portant une main à son nez qu’il pinça. Mais quel idiot il avait put être. Il soulevait les paupières lorsque l’autre se présenta. Theodore esquissa un sourire. Non, en effet, il n’avait pas besoin de le faire. « Theodore Nott, plus qu’enchanté, même si, visiblement, il y a un soucis quelque part au niveau du temps. » Voilà qui confirmait donc ses soupçons à propos de cette ville folle. « Sans vouloir être indiscret, comment êtes-vous arrivé à Neverland ? » Il savait que Granger et lui étaient arrivés par hasard, se réveillant quelque part dans la ville un beau matin. Peut-être que Newt, lui, était délibérément venu ?
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Newt Scamander
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MessageMer 21 Juin - 17:05


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Quelque part, la présence de ce jeune homme le dérangeait. Il la trouvait troublante, peut-être un brin dérangeant et pourtant, il n'avait pas bougé d'un pouce. Il trouvait ça terriblement impolie rien que l'idée de se dérober et de lui faire faux-bonds juste par gêne. Newt avait toujours respecté les autres et leurs opinions. Il était tout à fait conscience que tous ne pouvait pas comprendre sa philosophie de vie pacifiste, autant envers les humains, les sorciers que les animaux magiques ou non. Quelque part, il avait l'impression d'entendre le parfait inverse du ministère américain. Le sujet était le même, à quelque point près. On lui avait confisqué sa valise et si tôt, Newt s'était montré dépourvu de ses moyens, malheureux et triste. Voir même un peu nerveux. Là, c'était le même ressentit. À peu de choses près, il s'agissait de la même chose. Cependant, il ne pouvait pas non plus le contredire. Il avait raison, aussi déplacés soient ses paroles, les animaux moldus étaient un peu long à la détente. Tout comme la compagnie d'un être humain était plus causante que celles des animaux. « Je crois que la question est bien trop complexes, tout est relatif. Mais avec un animal, si le silence fait partit des bonnes compagnies, il a l'avantage de ne rien dire justement. ». Il ne savait pas s'il était vraiment clair dans ses propos. S'il avait été suffisamment clair du moins. Après tout, il l'avait toujours vu ainsi. Depuis le coup de Leta Lestrange, Newt avait beaucoup de mal à faire confiances aux autres. Alors, il préférait se réfugier aux côtés de ses animaux. Regardez-le, observez-le de loin. Vous verrez qu'il se montre beaucoup plus enjoué et causant dans sa valise plutôt que mêlé à la foule. Puis, vient le sujet de son livre et de ce méli-mélo spatio-temporel. Newt continuait d'affirmer qu'il ne voyait pas de quoi ce jeune homme parlait. Avant qu'il ne finisse par donner un indicateur. Quelque chose pour y voir plus clair. La moue déconfite du garçon prouva en quelque sorte qu'il avait compris où l'anglais voulait en venir. Newt fermait les yeux sur son air déçu. Il n'avait jamais été un fervent admirateur des idéaux de Grindelwald, mais cela ne voulait pas dire qu'il apposait une étiquette sur les sorciers de sang-pur. Il donnait sa chance à tout le monde lorsqu'il s'agissait de faire ses preuves et il ne pouvait pas tourner le dos à un jeune homme curieux et poli. Newt souriait nerveusement et brièvement, comprenant le malaise de ce garçon. Il ne savait pas comment s'y prendre avec lui. Commençons par des présentations officielles dans ce cas. Lâchant sa valise pour libérer une de ses mains, il était venu lui offrir une poigne pour ponctuer ses présentations. « Il semblerait en effet, c'est un peu … Cacophonique. Je … Il y a beaucoup de choses qui me font sentir dépayser. Et, il faut y aller pour réussir, avec tous les paysages que j'ai pu voir jusqu'ici. ». Newt avait pris une pause, remettant sa main sur la poignet de sa valise avant de reprendre, le regard baissé. « 1999 vous dites ? Enfin à Londres. Je vois, c'est en effet plus tard. Malheureusement, je ne sais pas quoi vous répondre. J'étais sur le bateau pour rentrer à Londres justement pour y publier mon livre et... il y a un orage en pleine mer. Et je ne me souviens de rien, juste des flashs violacés et de la houle. Il me semble que je suis tombé à l'eau... Et vous, comment êtes-vous venus jusqu'ici ? » fit-il timidement en guise de retour de politesse.
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