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 - fantastic beats (newt)

Theodore Nott
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MessageDim 4 Juin - 14:16


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Penché par-dessus la cage, les yeux plissés, Theodore tentait de comprendre la fascination des moldus pour le petit animal. Mais ce dernier, tremblant, se contentait de le fixer avec des yeux ronds. De temps en temps, il remuait son petit museau, les moustaches frémissant. Mais c’était tout. Le sorcier ne comprenait pas. Sur la fiche, il était écrit lapin bélier, mais outre le fait qu’il soit plus gros que les autres, l’animal n’avait rien d’offensif comme son nom pouvait le laisser entendre. A côté de lui, une enfant moldue s’extasiait devant une autre cage, celle d’un lapin angora lut-il, et suppliait sa mère de le lui acheter. L’ancien Serpentard secoua la tête, retenant un frisson de dégoût avant de reposer son regard sur l’animal à poils. Il avait bien essayé d’éveiller une réaction en plongeant un doigt dans la cage, mais l’animal n’avait fait qu’aller se blottir à l’autre bout et la patience de Theodore arrivait à terme. Les animaux moldus, à l’instar de leurs maîtres, étaient particulièrement ennuyeux et sans intérêt. Il se détourna finalement de la cage, le pied traînant jusqu’à rejoindre un grand aquarium. Les amphibies étaient un peu plus étranges, un peu plus dignes d’intérêt – mais si peu, en réalité. Pas de banshee, pas de strangulot. De simples poissons aux nagoires qui ne sont pas sans lui rappeler le film d’animation que Effy avait tenu à lui montrer quelques jours plus tôt – une histoire obscur de poisson nain qui se perdait dans l’océan et qui était recherché par son père. Il continua son chemin avant de s’arrêter, devant la cage d’un chien. La bête lui jetait un regard qu’il aurait pu prendre pour de la pitié mais Theodore ne regardait plus ; son attention avait été attirée par un cage plus haute où gigotait un animal. Il se hissa sur la pointe des pieds pour y découvrir un furet vivace et, visiblement, furibond d’être tenu enfermé de la sorte. L’idée d’en faire l’acquisition lui traversa l’esprit une brève seconde avant qu’il ne se rappelle de ses colocataires – il leur en toucherait deux mots la prochaine fois qu’il les verrait. Il eut un petit sourire. Le patronus de sa mère avait été un furet, d’après ce qu’on lui avait raconté. Il ne l’avait jamais vu de ses propres yeux mais avait suffisamment de bons souvenirs de la femme qui l’avait mis au monde pour le croire. Un cri strident, de l’enfant moldue, lui fit tourner la tête brusquement. La gamine immonde avait obtenu gain de cause auprès de sa mère et tenait, fermement serré contre elle, le lapin angora. Il resta quelques secondes à observer le manège avant de pousser un soupir. Il fallait qu’il quitte cet endroit. Mais, alors qu’il se dirigeait vers la sortie et que ses yeux furetaient dans la vaste pièce, il crut reconnaître un profil. Il s’arrêta, stupéfait. C’était impossible. Newt Scamander, le Newt Scamander à l’origine du bestiaire qu’il avait tellement étudié qu’il avait été obligé de l’acheter à trois reprises, était là. Que pouvait faire un tel homme dans un endroit bondé de moldus était obscur, mais le voir se prendre d’intérêt pour les bêtes moldues n’était pas très surprenant. D’un pas long et nonchalant, Theodore vint se placer à ses côtés. « Si vous souhaitez les étudier, vous allez être déçu. Ils n’ont vraiment rien à voir avec un Jobarbille et sont à peu près aussi intelligents que les Chartiers. » De nouveau, il laissa une moue de mépris se peindre sur son visage en posant les yeux sur l’animal qui semblait intéresser l’expert en créatures magiques. « Enchanté, Monsieur Scamander. J’ai lu votre livre. Vraiment très intéressant et très complet. » Il lui adressa un sourire, sans doute le premier depuis qu’il s’était retrouvé à Neverland.
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Newt Scamander
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MessageVen 9 Juin - 16:55


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Newt était … une sorte de boulimique en matière d'animaux. Il craquait, un peu trop souvent. Depuis peu, il s'était mit en tête de collectionner aussi les bestioles moldues, leur ayant adressé un compartiment bien spécifique dans sa valise pour ne pas risquer de les blesser avec les animaux magiques. Après tout, de ce qu'il avait pu voir dans son cabinet, ceux-ci étaient bien plus fragiles que les robustes Occamy ou bien les Eruptif. D'ailleurs, la femelle de ce dernier cas de figures était toujours en quête d'un partenaire. Il fallait vraiment qu'il trouve un moyen d'obtenir un second, pour qu'elle cesse de se sauver à la moindre occasion. C'est qu'elle n'était pas très discrète quand elle s'échappait. En plus de tout faire exploser sur son passage. Newt était là, au beau milieu de cette animalerie à se donner envie. Soigner des chats, des chiens, des lapins, cela lui donnait envie d'avoir aussi un petit animal de ce genre. Même des poissons et des lions, il voulait avoir le plus d'animaux moldus possibles et, le début de sa conquête se trouvait ici. Il en avait profitait pour prendre de quoi nourrir ses animaux. Ils avaient beau être magique, la nourriture qu'ils lui demandaient rester globalement celle qu'il pouvait trouver en magasin. Pour les herbivores du moins. Les granulés d'herbes étaient très pratiques, mais pour les carnivores, c'était une tout autre paire de manche. Il lui fallait de quoi rapprovisionner et, cela commençait par les lapins. Oui, c'est triste à dire, mais il vient les acheter ici pour les donner en pâture. Il n'y avait pas de quoi s’alarmer, cela faisait partit du cycle de la vie. D'où le fait qu'il essayait de repérer les plus malades ou ceux en fin de vie. Car, il connaissait bien ce genre de boutique et, on ne va pas se mentir : le lapin angora de l'enfant qui venait de crier n'allait pas tenir plus d'une semaine pour que maman revienne en chercher un et donc, donner de l'argent à la boutique. Les rongeurs ne vivent pas très longtemps. De plus, les conditions spartiates de leur captivité les rendait vite dépressif. Le bruit en surplus aux alentours, une petite cage dont ils ont très vite fais le tour. Tout ceci n'aidait pas ces pauvres lapins à se sentir heureux alors, ils se laissaient dépérir. Triste vérité, il ne fallait pas se leurrer. Pourtant, il avait fais un petit détour du côté des reptiles et des serpents. L'un d'entre eux, aux écailles noires parés d'anneaux blanc et rouges vifs lui donnait envie. Il avait l'impression que ce serpent était un bijou à lui tout seul. Il s'était dirigé du côté de la caisse, sa valise toujours cramponnait à sa main pour poser quelques questions avec une attitude très calme et très poli. « Bonjour... Je voulais savoir à combien était le serpent noir et rouge en vitrine là-bas ? Et si … Vous aviez des lapins morts ainsi que des souries dans le même état. ». Le vendeur semblait légèrement gêné par la demande de Newt, mais il ne pouvait pas l'envoyer promener. Son patron -ou sa patronne- allait sûrement être ravis de se débarrasser de quelques cadavres d'animaux pour en nourrir d'autre. Le magasinier l'avait mis en attente, le temps d'aller vérifier et, peu de temps après l'avoir laisser seul, un jeune homme était venu à sa rencontre. « Oh, les animaux sont tous intéressants. C'est justement la variété de leurs différences qui les rendent fascinants. Et c'est aussi valable pour un Micruroides euryxanthus, un des nombreux serpent corail. » fit Newt dans un calme légendaire. C'était assez embarrassant et confus pour lui. Comment ce jeune homme pouvait avoir lu son livre alors qu'il ne l'avait ni terminé, ni publié encore. Pourtant, le sorcier anglais n'allait pas repousser sa présence. « Et bien, merci. Je dois vous avouez que ça me surprend un peu, je ne l'ai pas encore fini. Seriez-vous membres de l’éditorial à laquelle j'ai présenté le projet dernièrement ? ». Il ne voyait que cette solution. Hormis son éditeur et son équipe, personne n'avait encore eu un extrait de son manuscrit. D'ailleurs, celui-ci semblait grimacer, appréciant peu sa plume ou bien son contenu. Il faut dire que mettre en évidence l'utilité des créatures magiques plutôt que de les blâmer, ce n'était pas encore dans les mœurs de son époque et que Grindelwald n'arrangeait en rien ses affaires.
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Theodore Nott
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MessageLun 19 Juin - 10:22

L’espace d’un instant, un air indéchiffrable s’était emparé des traits de Theodore. C’est qu’il n’arrivait vraiment pas à comprendre que quiconque puisse s’intéresser, de près comme de loin, aux moldus et à tout ce qui les concernait. Leurs animaux, encore moins. Ils étaient d’un ennui quasi-mortel et c’était bien là leur seule aptitude. Du reste, ils étaient plats et inutiles – tellement, inutiles. Il ne comprenait pas davantage que les moldus puissent en vouloir tant ils ne servaient à rien ; même leurs animaux à plumes et volatiles n’étaient pas utilisés pour la distribution du courrier, quel était donc l’intérêt de posséder l’un de ces perroquets ? Aussi, lorsque Newt Scamander eut la voix vibrante d’intérêt et de passion, Theodore fronça-t-il les sourcils. Et ne dissimula pas une mine de dégoût. La variété de leurs différences, hm. Certes, il reconnaissait qu’il y avait tout un tas d’espèces et certains n’avaient rien de différent sur le plan physique à leurs congénères – quelle était la différence entre un alligator et un crocodile – mais de là à les juger intéressants, il y avait tout un univers. « Fascinants ne serait pas le mot que j’aurai employé. Ces animaux-là ne servent à rien. Pas de distribution de courrier pour les volatiles et guère davantage pour les autres. Et il ne faut même pas parler de leurs chiens qu’ils sont obligés de sortir et de traîner avec une laisse. » Les animaux moldus étaient à l’image de leurs propriétaires ; des êtres dénués de sens pratique et d’intelligence. Souvent, il avait croisé des personnes promenant avec un sourire niais et aberrant un de leur chien. Il ne comprenait vraiment pas. Quel était l’intérêt à prendre un animal de compagnie si c’était pour s’en occuper constamment ? Et ça, c’était sans compter sur ceux qui étaient tout bonnement incapables d’obéir aux ordres de leurs maîtres. Il levait les yeux au ciel avant de les reposer sur son comparse sorcier. Comment ça, pas encore terminé ? « Si par pas encore terminé vous parlez de la possibilité d’écrire un volume deux, j’en serai enchanté. J’ai réellement beaucoup appris grâce à votre ouvrage et c’est un regret qu’il n’ait pas été étudié à Poudlard. » Mais, à en juger par le regard de Scamander, ce n’était pas de ça dont il s’agissait. Alors quoi ? Theodore était certain d’avoir eu un ouvrage terminé entre les mains et, pour sûr, il y avait même eu les remerciements à la fin. « Votre livre Vie et habitat des animaux fantastiques est sorti en 1927. Je n’ai pas d’exemplaires sur moi, hélas, mais je peux vous assurer que c’est le cas. » Et tous ses exemplaires étaient restés à Londres. Il faudrait qu’il pense à demander à Granger si elle en aurait pas un qui traînerait, à tout hasard, dans sa librairie. Même si l’idée seule de devoir demander quoique ce soit à cette sang-de-bourbe suffisait à lui donner la nausée.
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Newt Scamander
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MessageLun 19 Juin - 12:26


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Qu'avait-il dit de si grotesque ? Selon lui, il n'était pas dans le tord. Les créatures moldues étaient tout aussi fascinante que les créatures magiques. Newt semblait gêné par les propos de ce jeune homme. Un peu dépassé par la situation et l'incongruité de celle-ci. Cependant, le zoologue était bien trop poli pour lui en faire part. Il se contentait seulement de baisser le regard d'un air désolé. Une expression qui n'était pas visible aux premiers abords. Il demeurait sans autre, il attendait ses souries et ses lapins morts ainsi que son nouveau serpent à collier. Cela était étrange comme sentiment.  Il sentait chez ce jeune homme un intérêt tout particulier pour les créatures, mais également qu'il reniait l'originalité de celles des humains. Après tout, ils avaient besoin de compagnons, tout comme les sorciers, pour pouvoir palier à leur solitude. Quelque part, Newt était pareil. Il était très attaché à ses créatures, affreusement seul depuis des années et il ne trouvait du réconfort que parmi elle. Alors quelque part, ce jeune homme l'insultait aussi. De manière subjonctive, bien sûr. Il ne lui en voulait pas, beaucoup de sorciers ne comprenait pas et c'est pour ça qu'il vivait reclus et à l'écart de tous. Newt cramponnait sa valise de ses deux mains, ne sachant quoi lui dire. Il commençait une phrase dans son esprit et puis, il ravalait très vite ses mots en les trouvant inapproprié. L'anglais était alors venu à la conclusion qu'il ne pouvait pas rester silencieux à ces propos. Que le zoologue passionné criait injustice et qu'il fallait remédier à ceux-ci. « Ils ne sont pas inutiles, ils accomplissent la fonction primaire de ce qu'on attend d'eux. À savoir, tenir compagnie à ceux qui se sentent seuls. Mettez-vous à leurs places, est-ce que vous aimeriez qu'on vous traite comme un moins que rien juste parce que vous avez le défaut de ne pas apporter le courrier ou bien de pister ? ». Il ne serait pas étonnant qu'un jour, il développe un animagus avec de telles pensées. Il n'y avait aucuns signes d'agressivités dans le timbre de sa voix, ni de colère. Juste un calme à toute épreuve. Alors, quand le jeune homme lui avait parlé de son livre déjà publié, Net semblait contrarié. Les yeux toujours aussi ronds d'émerveillement, mais contrarié tout de même. De quoi parlait-il ? Il n'avait même pas fini son premier tome. Et pourquoi l'appelait-il Vie et Habitats des Animaux Fantastiques ? Il avait décidé récemment de raccourcir le nom à juste les Animaux Fantastiques. Newt bafouillait, peu assuré de ce qu'il allait répondre. « Et bien euh … N-non, pas vraiment. Je n'ai même pas fini de l'écrire en faites. Le premier tome. Je suis à mon premier livre, je … ». Il devait être flatter d'apprendre que quelqu'un avait lu son livre, mais il trouvait que c'était impossible. Comment quelqu'un pouvait l'avoir lu alors qu'il ne l'avait pas terminé ? « Je ne peux que vous croire, je ne vous traitais pas de menteur. Mais, euh … Comment vous dire. La dernière fois que j'ai posé les yeux sur un calendrier, nous étions le 16 Décembre 1926. ». Avec un repère chronologique, cela sera sans doute plus clair. Autant pour Newt que pour … Comment s'appelait-il d'ailleurs ? Il ne se souvenait pas de son nom, lui avait-il donné ? « Je n'ai donc pas de raisons de me présenter vu que vous semblez me connaître. Newton Artemis Mido Scamander, mais je préfère Newt, enchanté. Et vous ? ».
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Theodore Nott
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MessageMer 21 Juin - 10:38

Il y avait un fossé entre les deux hommes et Theodore commençait à s’en apercevoir. Il avait pensé qu’un sorcier de renom tel que Scamander le comprendrait – après tout, il avait un intérêt particulier pour les animaux – mais ce n’était pas le cas. De toute évidence, il s’était fait une fausse idée du magizoologiste. Et, même s’il ne l’aurait jamais admis à voix haute, Theodore s’en trouvait déçu. Il avait toujours eu dans les mains le livre de l’homme qui se trouvait en face de lui et depuis quasiment autant de temps, il avait souhaité pouvoir le rencontrer un jour et converser avec lui, persuadé qu’ils s’entendraient bien et que Scamander aurait plein de choses à lui apprendre. Si c’était, sans nul doute, le cas, leur divergence d’opinion et la tolérance que le magizoologiste semblait éprouver à l’encontre des moldus ou de leurs créatures refroidissait nettement le serpentard. Il plissa les yeux et fronça les sourcils. Ça faisait sens, oui. Mais il ne voyait pas pourquoi quelqu’un se tournerait vers un animal plutôt que vers un autre être humain en cas de solitude. Il pencha la tête légèrement sur le côté. « La solitude n’est pas un problème et ne devrait l’être pour personne. Et quand bien même quelqu’un se sentirait seul, pourquoi ne pas se tourner vers un autre être humain ? Au moins, il y aurait un peu de conversation. » Lui, le solitaire. Et pourtant, il ne s’était jamais vraiment senti seul – sauf peut-être après le décès de sa mère. Il avait choisi la solitude et continuait de l’apprécier à sa juste valeur. Qu’on puisse vouloir y remédier était une idée abstraite, dans son esprit. La solitude permettait de prendre du recul par rapport à tout ce qui vous entourait mais aussi de réfléchir ou de se concentrer. Il appréciait la compagnie des animaux – les rats ne l’avaient jamais dérangé, pas plus que les hiboux – même s’il n’avait jamais ressenti le besoin d’en faire l’acquisition d’un seul. Les bêtes, il les aimait lorsqu’elles étaient aussi libres que lui-même ; l’importance du milieu naturel et de la liberté des animaux lui avait sauté aux yeux à la lecture de livres comme celui de Scamander. « La question de l’utilité ne se pose pas quand il s’agit de personnes. Nous n’apportons pas le courrier ou ne pistons pas, mais nous sommes doués de parole, nous avons la capacité de réfléchir par nous-mêmes pour prendre des décisions et agir. Les animaux moldus attendent qu’on leur donne des ordres. » Il avait entendu, une fois, l’un de ces moldus lancer une balle ridicule et minuscule et ordonner à son chien de la lui rapporter. Theodore était resté devant ce spectacle sans en comprendre le sens. Il s’était peut-être montré un peu arrogant, en affirmant que le livre de sieur Scamander était une pure merveille. Non pas qu’il eût menti, il avait vraiment ressenti le livre comme tel, mais à en juger par le regard que lui lançait l’autre, quelque chose n’allait pas. L’ancien serpentard perdit un peu de sa contenance. Le trouble se lisait sur son visage tandis qu’il secouait la tête. Il était certain qu’il s’agissait bien d’un livre rédigé par Newt Scamander. « Comment ? Mais… Je… » Il ne termina pas sa phrase. Il ne savait pas quoi dire, si ce n’était affirmé que si, le livre avait bel et bien été publié. Et puis il se figea. 1926 ? C’était pourtant loin de leur date – enfin, de sa date à lui car il n’avait jamais pris le temps de demander quel était l’année depuis qu’il était arrivé à Neverland. « Oh non, » murmura-t-il enfin, prenant conscience que cette ville de malheur était encore plus détraquée qu’il ne l’avait pensé. « Nous ne sommes pas en 1926. Enfin, ici, je n’en sais rien, mais à Londres, nous sommes en 1999. » Il s’insulta mentalement de ne pas y avoir pensé plus tôt. Comment Scamander aurait-il pu avoir l’air aussi jeune alors qu’il avait probablement cet âge-là quand il avait publié son livre ? Il ferma les yeux en portant une main à son nez qu’il pinça. Mais quel idiot il avait put être. Il soulevait les paupières lorsque l’autre se présenta. Theodore esquissa un sourire. Non, en effet, il n’avait pas besoin de le faire. « Theodore Nott, plus qu’enchanté, même si, visiblement, il y a un soucis quelque part au niveau du temps. » Voilà qui confirmait donc ses soupçons à propos de cette ville folle. « Sans vouloir être indiscret, comment êtes-vous arrivé à Neverland ? » Il savait que Granger et lui étaient arrivés par hasard, se réveillant quelque part dans la ville un beau matin. Peut-être que Newt, lui, était délibérément venu ?
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Newt Scamander
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MessageMer 21 Juin - 17:05


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Quelque part, la présence de ce jeune homme le dérangeait. Il la trouvait troublante, peut-être un brin dérangeant et pourtant, il n'avait pas bougé d'un pouce. Il trouvait ça terriblement impolie rien que l'idée de se dérober et de lui faire faux-bonds juste par gêne. Newt avait toujours respecté les autres et leurs opinions. Il était tout à fait conscience que tous ne pouvait pas comprendre sa philosophie de vie pacifiste, autant envers les humains, les sorciers que les animaux magiques ou non. Quelque part, il avait l'impression d'entendre le parfait inverse du ministère américain. Le sujet était le même, à quelque point près. On lui avait confisqué sa valise et si tôt, Newt s'était montré dépourvu de ses moyens, malheureux et triste. Voir même un peu nerveux. Là, c'était le même ressentit. À peu de choses près, il s'agissait de la même chose. Cependant, il ne pouvait pas non plus le contredire. Il avait raison, aussi déplacés soient ses paroles, les animaux moldus étaient un peu long à la détente. Tout comme la compagnie d'un être humain était plus causante que celles des animaux. « Je crois que la question est bien trop complexes, tout est relatif. Mais avec un animal, si le silence fait partit des bonnes compagnies, il a l'avantage de ne rien dire justement. ». Il ne savait pas s'il était vraiment clair dans ses propos. S'il avait été suffisamment clair du moins. Après tout, il l'avait toujours vu ainsi. Depuis le coup de Leta Lestrange, Newt avait beaucoup de mal à faire confiances aux autres. Alors, il préférait se réfugier aux côtés de ses animaux. Regardez-le, observez-le de loin. Vous verrez qu'il se montre beaucoup plus enjoué et causant dans sa valise plutôt que mêlé à la foule. Puis, vient le sujet de son livre et de ce méli-mélo spatio-temporel. Newt continuait d'affirmer qu'il ne voyait pas de quoi ce jeune homme parlait. Avant qu'il ne finisse par donner un indicateur. Quelque chose pour y voir plus clair. La moue déconfite du garçon prouva en quelque sorte qu'il avait compris où l'anglais voulait en venir. Newt fermait les yeux sur son air déçu. Il n'avait jamais été un fervent admirateur des idéaux de Grindelwald, mais cela ne voulait pas dire qu'il apposait une étiquette sur les sorciers de sang-pur. Il donnait sa chance à tout le monde lorsqu'il s'agissait de faire ses preuves et il ne pouvait pas tourner le dos à un jeune homme curieux et poli. Newt souriait nerveusement et brièvement, comprenant le malaise de ce garçon. Il ne savait pas comment s'y prendre avec lui. Commençons par des présentations officielles dans ce cas. Lâchant sa valise pour libérer une de ses mains, il était venu lui offrir une poigne pour ponctuer ses présentations. « Il semblerait en effet, c'est un peu … Cacophonique. Je … Il y a beaucoup de choses qui me font sentir dépayser. Et, il faut y aller pour réussir, avec tous les paysages que j'ai pu voir jusqu'ici. ». Newt avait pris une pause, remettant sa main sur la poignet de sa valise avant de reprendre, le regard baissé. « 1999 vous dites ? Enfin à Londres. Je vois, c'est en effet plus tard. Malheureusement, je ne sais pas quoi vous répondre. J'étais sur le bateau pour rentrer à Londres justement pour y publier mon livre et... il y a un orage en pleine mer. Et je ne me souviens de rien, juste des flashs violacés et de la houle. Il me semble que je suis tombé à l'eau... Et vous, comment êtes-vous venus jusqu'ici ? » fit-il timidement en guise de retour de politesse.
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MessageMer 28 Juin - 19:26

Les sourcils froncés, Theodore essayait de faire comprendre à l’auteur que les moldus n’avaient rien d’extraordinaires et leurs animaux idiots, encore moins. Il sentait, toutefois, que c’était une cause perdue et, il devait le reconnaître, il était quelque peu déçu de s’apercevoir que l’un de ses auteurs préférés avait une certaine sympathie à l’encontre de ceux de bas sang. Les arguments sur la solitude étaient donc, pour lui, irrecevables. En revanche, ce que venait d’ajouter le magizooliste n’était pas dénué de sens. Il pouvait s’entendre sur le fait que, pour quelqu’un qui appréciait le silence, un animal était de meilleure compagnie que n’importe quel autre être humain. Mais il n’allait certainement pas reconnaître que cela changeait quelque chose sur le très bas niveau d’intelligence des animaux moldus – passait encore qu’on s’achète une chouette pour avoir un peu de compagnie, mais des lapins ou des serpents, comme celui que regardait Scamander quelques minutes plus tôt, c’était ridicule. « Autant faire pousser une plante, dans ce cas. » Des mandragores ou, mieux, un snargalouf, afin d’éviter d’être constamment embêté par d’autres personnes. Ce n’était pourtant pas que Nott ait eu plus d’intérêt dans les plantes que dans les animaux – l’un comme l’autre n’était que des distractions, de son point de vue et quitte à passer le temps, il préférait encore jouer au Quidditch – mais il appréciait avoir le dernier mot. Retenant un soupir, il désigna le serpent dans son vivarium. « Que pensez-vous faire de ce serpent, par exemple ? » Car les serpents n’étaient pas réputés pour être particulièrement câlins – alors leur demander de tenir compagnie à un humain… ça semblait dérisoire, pour Theodore.

Devant la main tendue de Newt, Theodore n’hésita pas longtemps. Une empoignade brève et il se présentait à son tour. Ainsi donc, Neverland n’était pas seulement une ville qui attirait sans aucune raison, il y avait comme un dérèglement temporal encore en plus. Tout ce dont il avait besoin. « Et encore, je pense que ce n’est qu’une partie de l’iceberg. » Theodore ne retint pas un soupir, cette fois, ni même un air entre embêtement et agacement. Il détestait pas ne comprendre. Neverland n’avait rien de commun à toutes les autres villes que le jeune sorcier avait pu visiter – il était pourtant aller en Ukraine, une fois, afin d’assister à un match de Quidditch. De nouveau, la curiosité se peignit sur son visage et il fronça les sourcils. Un orage ? Se pouvait-il que l’orage fût la cause de tout ce remue-ménage ? « Un orage dîtes-vous ? Etait-il… Etrange ? » Il prenait note de faire des recherches sur des orages qui auraient pu aider à transplaner, à l’occasion. Plongé dans ses réflexions et perdu dans tous ces liens qu’il essayait de tisser entre les causes et les effets, il faillit ne pas entendre que la question lui était retournée. Il stoppa mentalement ses pensées et se gratta la tempe avant d’hausser les épaules. Autant être honnête. « Je me suis réveillé un matin ici. Je ne peux guère en dire davantage si ce n’est que je ne suis pas le seul dans cette position. » Il réfléchit un court instant avant de décider qu’il pouvait bien mentionner l’existence de Granger, aussi ennuyante fût-elle. « Une… Elève de Poudlard est également ici et d’après ce qu’elle m’a dit, elle aussi, s’est simplement réveillé ici un beau matin. » Il n’estimait pas important de préciser qu’elle était une Sang-de-Bourbe. Pas tout de suite, du moins. « Nous essayons de comprendre les mystères de cette ville. Si d’aventure vous apprenez quelque chose, toute information serait la bienvenue. Elle travaille à la librairie et c’est aussi généralement là-bas que vous pourrez me trouver. » A défaut d’avoir d’autres lieux conviviales, hormis la bibliothèque.
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MessageVen 30 Juin - 13:57


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Une cause perdu dont il était tout à fait conscient. Avec du recule, Newt découvrait un personnage quelque peu désagréable qui aurait sûrement adhéré à la cause de Grinderwald si celui-ci n'avait pas été renvoyé en prison. Mais bon, à son époque, ce sorcier devait être déjà mort depuis bien longtemps. Oui, il y avait eu un avant Voldemort. Il était peut-être préférable pour Newt de ne pas découvrir ni savoir que son arrestation n'avait rien empêché. Que le monde avait subis un déclin et que sa chère Angleterre tout comme son école en avait fais les frais. Une plante ? Sérieusement. Quoi que, ce n'était pas idiot, mais en repensant aux sons affreux des Mandragores lorsqu'elles sont dépotées, on ne peut pas dire que la notion de silence soit respectée. Il ne savait pas si c'était réellement nécessaire de relever ce point. Tout comme il se rendait compte que continuer sur ce débat ne menait à rien en vue de son opinion fixé sur la question. Newt soupirait intérieurement, mais extérieurement, il affichait toujours cette mine à la fois étonné et pas du tout. « Oh, il va rejoindre ma valise, j'ai installé un compartiment exprès pour les animaux non-magiques. J'évite de les mélanger, je ne sais pas ce que pourrait être leurs réactions face ». Avec l'allure d'un professionnel, Newt savait ce qu'il faisait. Il ne devait pas se laisser déstabiliser par cette personne. La preuve en était qu'il était venu serrer la main à Théodore. L'attitude pacifiste du magizoologiste n'avait donc aucunes limites. Pas même face à une langue de serpent comme la sienne. Et encore, il s'était retenu de lui faire le commentaire. Il n'était pas son professeur après tout, encore moins son tuteur. Il ne se voyait pas professeur. Il aimait bien trop voyager et bouger pour rester dans une salle toutes la journée. Newt souriait, heureux malgré tout de faire une connaissance sorcière dans cette ville. Bien sûr, il ne se doutait pas encore que les sorciers étaient plus nombreux qu'ils en avaient l'air et que la communauté allait s'agrandir. Chaque chose en son temps. Le temps était déjà suffisamment chambouler comme ça, il n'était pas utile d'en rajouter. Il ne pensait pas discuter de la cause de sa venue ici, mais maintenant qu'il pouvait en parler avec quelqu'un, il en était très heureux. Être ici, avec moins de la trentaine, face à un garçon aussi jeune que lui alors que vous êtes censés être l'auteur de son livre d'aventure et, peut-être, son professeur avec cinquante ans de plus … il y avait quelque chose de troublant dont Newt s'efforçait d'ignorer pour ne pas paraître impolie. Il avait relâché la poigne brève de cette nouvelle connaissance, reprenant assez rapidement. « Oui, j'en suis bien conscient. Si j'ai pu parvenir jusqu'ici, cela veut dire que votre futur est également en danger. Il n'y a plus de temps dans le sens où son impact a disparu. Cet orage était … Particulièrement violent oui. Il était violacé, la mer semblait terrorisée par sa présence. L'ambiance était très lourde, très pesante. ». Il racontait ceci comme si c'était hier. Le souvenir était encore bien ancré dans sa mémoire de cette orage. Le seul qui semblait perturber et incapable d'être remit dans sa mémoire, c'était les pas foulant le sol de cette nouvelle ville. Il n'y avait rien entre sa noyade dans l'Atlantique et son réveil à l'hôtel de Neverland. Un peu comme cette personne finalement qui racontait qu'il n'était pas seul et qu'une autre sorcière avait subi le même sort. « Un possible sort d'Obliette, ou … Autre chose. » Newt semblait soudainement partit dans une réflexion. Trois personnes a avoir perdu leur souvenir en même temps à l'arriver de cette ville, ils auraient très bien pu avoir subi un sort permettant d'effacer la mémoire. « Bien sûr, j'accepte volontiers de vous prêter mon aide. La librairie, vous aimez lire ? ». Ou alors, c'est cette sorcière qui le motivait à venir en quête d'ouvrage et d'instruction peut-être ? Un petit sourire malicieux s'était dessiné sur le visage de l'anglais, témoignant ainsi de cette potentielle hypothèse.
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Theodore Nott
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MessageMer 12 Juil - 19:30

Il ne comprenait plus rien, Theodore. D’abord, ce beau discours, quoique peut-être un peu naïf et débordant d’un amour que le Serpentard n’approuvait guère à l’encontre du monde moldu, sur l’utilité et l’importance des animaux et maintenant, ça. Ça étant probablement la dernière chose à laquelle il se serait attendu ; un serpent dans une valise. Non seulement l’annonce heurtait sa fierté de Serpentard – son animal, son blason, enfermé dans une valise, il y avait de quoi se vexer – mais en plus, il trouvait le geste en désaccord avec le discours d’un peu plus tôt. Les sourcils froncés, il secoua la tête. Il essayait de comprendre, vraiment, la suite logique de pensée qui avait pu mener à une telle conclusion mais, visiblement, ça lui échappait. « Est-ce ainsi que ces animaux vous… Tiennent compagnie ? Vous les laissez vivre dans votre valise et… C’est tout ? » Il avait réellement du mal avec ce concept. Dresser un serpent devait s’avérer difficile – quoique, ça ne pouvait être plus compliqué que de dresser un dragon – mais il ne comprenait pas en quoi la présence d’un serpent pouvait être d’un quelconque réconfort. « Et vous ne les faites jamais se rencontrer ? Les créatures magiques et les autres ? » Au contraire de l’homme qui se tenait en face de lui, Theodore était curieux d’observer une telle rencontre. Il allait même jusqu’à se demander si les animaux moldus pouvaient sentir ou voir la magie – auquel cas, pourrait leur accorderait-il un peu plus d’intérêt qu’à leurs maîtres, ces ignares inconscients. Il était certain qu’il serait possible d’en apprendre beaucoup. A condition, bien sûr, qu’ils puissent réellement sentir la magie et ne pas simplement passer au travers d’elle. C’était une question intéressante et il se promit intérieurement de se documenter sur la chose – peut-être quelqu’un s’y était-il essayé sans qu’il ne le sache. Après tout, il n’avait jamais cherché à se documenter sur le monde animal des moldus. Mais après toutes ces divergences d’opinion, les deux hommes semblèrent enfin trouver un terrain d’entente. Theodore, l’air grave, hocha la tête. Oui, son époque à lui devait être bouleversée. Voire modifiée. L’effet papillon avait sans doute déjà eu lieu et le cours même de son existence pouvait en être touchée. Le plus perturbant restait que si tel était le cas, il n’en aurait sans doute pas conscience, les changements devant s’opérer sur lui de façon instantanée, ou presque. Mais le sujet de l’orage occulta son intérêt pour les changements temporels et une lueur sincèrement intéressée traversa son regard. « Pensez-vous qu’il soit possible que l’orage ait été la cause de votre… Arrivée ici ? » Autant poser la question sans autre forme de détour. Si le sorcier plus âgé, ou du moins que Theodore prenait pour plus expérimenté le pensait, ils avaient alors une piste à explorer. Ce qui était bien davantage que tout ce qu’ils avaient pu avoir jusqu’à présent. Il releva les yeux vers lui, un air vaguement dédaigneux peint sur le visage. « Généralement, on va dans une librairie pour amour de la lecture. » La réponse était tellement évidente qu’il ne put s’empêcher de se demander si Newt était en possession de toutes ses capacités mentales. Pourquoi quelle autre raison se rendrait-il aussi souvent à la librairie, si ce n’était pour y dénicher toujours davantage d’ouvrages poussiéreux et passionnant. « Les moldus ont une conception… Intéressante, du monde magique. » Et plus encore des sorciers. Souvent, ils étaient perçus comme des êtres maléfiques – principalement les sorcières, souvent associées à un physique disgracieux. Décidément, Theodore ne comprendrait jamais les moldus. « J’en avertirai Granger, dans ce cas. » Elle allait sans doute être ravie – et plus encore puisque Newt ne semblait guère ressentir le mépris de Nott à l’encontre des moldus. Sûr qu’elle arriverait à l’embobiner dans sa lutte contre la maltraitance des Elfes de maison – Theodore en était las d’avance et regrettait déjà sa proposition.

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Newt Scamander
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MessageMar 18 Juil - 18:28


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Newt pensait que son confrère sorcier comprendrait la spécialité de cette valise. Mais visiblement non, pas du tout même. C'était tout un autre monde qu'il y avait dans cette valise, il se pourrait que l'anglais est très mal expliqué. Ou alors, qu'il soit allé trop vite en besogne. Newton continuait d'afficher cette moue détachée, celle qui avait bien du mal à comprendre le problème de la situation actuelle. Car, concrètement, il n'y avait pas de problème, non ? Au fond, tout le monde était enfermé dans une boite géante avec du recul. Le monde est une boite, il y a toujours moyen de tricher un peu pour visiter d'autre boite, mais le concept simplifié donnait ce résultat le plus souvent. Alors, quand Théodore avait relevé l'anomalie de sa valise, le sorcier s'était empressé de le corriger. « Hum ? Non, je descend aussi de temps en temps dedans. Quand je suis sur que ma valise est en sécurité le plus souvent. » Hormis lui montrait, il ne savait pas comment il pourrait faire pour se montrer plus clair. Cela dit, ça n'avait pas empêché la conversation de se dérouler tout de même. « Je ne prends pas le risque pour l'instant. Un jour peut-être, avec les moins agressifs ». Newt avait souris doucement à sa réponse, un sourire intimidé qui témoignait de son manque flagrant d'assurance. Mais, cela serait l'objet d'une bonne expérience tout de même. D'autant plus qu'il ne savait pas si les animaux moldus ressentaient la magie. Ou bien même, s'il y avait des animaux nés-moldus capable de la ressentir et de s'en servir comme une créature magique. Cela serait absolument fantastique. Il mourrait d'envie de faire par de cette ineptie à son nouvel ami, mais en vu de son point de vue sur les non-mages, il préférait ne pas prendre de risque. À la place, il avait continuait sur un sujet bien plus sérieux : son arrivée dans ce monde. Car il est certain que c'était tout sauf normal. Le temps était suffisamment cassé pour qu'il se retrouve ici, à parler avec une personne qui parle de son futur comme s'il connaissait déjà tout de lui. Il faisait de son mieux pour ne rien paraître. Pour ne pas que son malaise soit gênant pour son interlocuteur. Quoi que, des deux, cela semblait être Newt qui avait le plus de difficulté en matière de loquacité. Discuter théorie quant à leurs arrivés respective ici, c'était bien plus intéressant que se chamailler sur la nature des animaux, non ? « C'est tout à fait possible en effet. Ou du moins, une des ''portes'' je pense. La mienne a été l'inconscience et la noyade, la votre le sommeil. Ce sont des états où l'esprit se repose. Parfois, je me demande même si nous ne sommes pas tous en train de vivre un rêve éveillé. » exposa finalement Newt avec un suite logique bien qu'il n'était pas réellement sûr de son coup. Il faut dire que cela relevait d'une certaine incohérence de base. Alors, de là à parler d'état léthargique éveillé, c'était un peu gros. Le plus vieux ne fit aucuns commentaires quand à l'amour de la lecture, approuvant simplement par une moue à la fois malicieuse et ailleurs. Il préférait se concentrer sur le point suivant. « Que voulez-vous dire par là ? » demanda-t-il, curieux de savoir. Jusqu'ici, on ne peut pas dire que les moldus se soient montrés récalcitrants envers la magie. Il pouvait remercier le ciel et l'état actuel de la situation pour ça. Jusqu'à ce que finalement, l'amour de la lecture soit remit en cause avec la mention d'une demoiselle. Donc oui, il y avait bien de l'intérêt autre que la lecture et le flirt. Une bonne raison en soit. « Granger ?  C'est un sorcier ? ». Si seulement elle l'entendait... Théodore avait employé son nom de famille pour la nommer et de ce fait, Newt était en train d'imaginer un garçon érudit, gardien des livres tel un bibliothécaire. Bien entendu, il ne savait pas qu'il se trompait sur toute la ligne quant à cet connaissance bientôt mutuelle.
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Theodore Nott
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MessageLun 24 Juil - 14:13

Theodore essayait de visualiser le monde que pouvait contenir cette valise – car il était certain qu’un sortilège avait dû être lancé – tout en tentant de se figurer un espace suffisamment sauvage et proche de la nature pour que chaque espèce animale se sente à son aise. Le résultat était étrange et difficile à décrire. Sans oublier les températures qui devaient varier parfois d’une extrême à une autre en changeant de pièce. Il posa sur la valise un regard intrigué et dubitatif. « Et vous arrivez à recréer les conditions naturelles de chacun sans déranger les autres ? » Sa curiosité venait d’être piquée à vif et, oubliant l’amour que semblait porter l’autre sorcier aux moldus et à leurs animaux dépourvus d’intelligence, Theodore était fasciné. Ceci expliquait la nature des détails qu’il avait trouvé et noté dans le livre de Scamander – il avait pu les étudier de près et pour sûr. Il opina du chef. Une partie de lui était déçue que l’expérience n’ait pas déjà été menée, mais il comprenait la pensée du magizoologue. « Je serai curieux de connaître le résultat d’une telle expérience. Savoir si à l’instar de leurs maîtres les animaux moldus ignorent et ne voient rien de la magie. » Ce qui, en son sens, ne serait pas très surprenant mais peut-être les animaux avaient-ils un sens inné pour flairer ce que les êtres humains ne pouvaient déceler. Une question qui méritait réflexion et pensées poussées. Le sujet, toutefois, dévia sur leurs arrivées dans cette ville étrange et bien différente de Londres. Resté silencieux pour réfléchir aux multiples théories qui lui venaient à l’esprit, Theodore ne savait que penser de toutes les idées qui lui venaient – et qui, visiblement, venaient aussi à l’esprit de Scamander. « Comme si le subconscient avait soudain pris le dessus pour nous mener ici, vous voulez dire ? Pendant que notre conscient dort ou se repose – ou, dans votre cas, ait été appréhendé d’une certaine façon et contraint à lâcher prise. » C’était une théorie intéressante bien que Nott eut du mal avec l’idée qu’un quelque chose au fond de lui ai pu le mener dans ce lieu qui lui était jusqu’alors inconnu. Quant à savoir s’il était encore en train de rêver, la réponse lui venait facilement à l’esprit. Il tendit la main et pinça le bras de Newt. « Si vous avez eu mal, vous ne dormez pas. A priori, le corps ne ressent pas la douleur quand le cerveau dort. » Un fait étrange. Toute la partie qui contrôlait les rêves n’était pas en lien direct avec la partie qui était reliée à la douleur. Il n’avait pas cherché à plus loin, une fois n’était pas coutume. Il ne ressortir de ses pensées qu’avec la question du spécialiste animal. Question qu’il lui fallut quelques minutes à replacer dans son contexte pour comprendre à quoi Scamander se référait. « Eh bien, les sorciers sont très souvent mal perçus dans leurs contes. Ils nous dépeignent comme de violentes personnes qui crééent des potions à base de bave de crapaud et pattes d’araignées dans l’espoir d’obtenir tout ce que nous souhaitons. Et je ne parle pas des sorcières qui sont très souvent hideuses dans leurs descriptions – long nez crochu et verrues poilues ne sont que des exemples parmi tant d’autres. » Alors qu’ils ne s’étaient, clairement, pas observé dans un miroir, ces moldus. « Et quand les sorciers et sorcières ne sont pas là pour détruire le monde, ils sont les charmants accompagnateurs d’un prince mais plus souvent d’une princesse. » Moldue, ces membres de la royauté, ça allait de soi. Son aversion pour les moldus faisaient de plus en plus sens – même sans être dotés de magie, ils se pensaient au-dessus des autres et voulaient asservir les sorciers. Une moue haineuse tordit son visage l’espace d’une seconde. « Comme si notre rôle était de les aider à trouver un époux, leur confectionner de jolies robes et veiller à ce que leur descendance grandisse bien. » Pathétique, vraiment. La magie n’était, pour eux, que dignes des meilleurs contes pour enfants et encore. Il haussa finalement les épaules, esquissant un geste de la main pour balayer les souvenirs de ces livres idiots lus à la lueur d’une chandelle un soir d’insomnie. Theodore leva un sourcil, puis les plissa avant de secouer la tête. « Granger est une sorcière, » précisa-t-il avec un rictus. « La sorcière libraire dont je vous ai parlé ? C’est elle. Hermione Granger. » Mais il préférait l’appeler par son nom de famille – il préférait toujours appeler les autres par leurs patronymes. Ca imposait une certaine distance et puis, il n’était pas certain que Granger ait très envie qu’il écorche son prénom – tout comme il n’avait pas envie qu’elle souille le sien. En rester aux patronymes semblaient donc être une bonne idée.
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Newt Scamander
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MessageSam 29 Juil - 19:57


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Newt ne se rendait peut-être pas compte de ce qu’il venait de dire. Il est vrai que pour lui, c’était devenu tout à fait normal de stocker un nombre impressionnant de créature dans cette valise vu qu’il était un habitué du sortilège d’extensibilité. Il en avait d’ailleurs étonné plus d’un lorsqu’il entrait dans sa valise comme s’il descendait à la cave pour prendre des provisions. Mais, c’était bien plus complexe que ça. Cela faisait des années que cette valise le suivait et qu’il avait pu avoir plusieurs occasions pour l’améliorer. « Oui, bien sûr. Il y a plusieurs compartiments pour imiter leurs environnements naturels d’origines. J’y ai même mon laboratoire dans cette valise, elle est beaucoup plus grande qu’elle n’y parait ». Un petit sourire fier était apparu sur ses lèvres. Il était intimidant quelque part, ce garçon. Mais, tous les sorciers et tous les humains étaient intimidants pour Newt. Ça ne l’empêchait pas de se montrer impolie et de répondre aux questions qu’il lui posait. Son sourire ne se perdit pas dans le néant quand Théodore lui avoua qu’il était lui-même curieux de savoir si un animal moldus était plus intelligent ou plus stupide qu’un humain moldu en ce qui concerne la détection de la magie environnante. « Ou bien si au contraire, ils sont plus intelligents qu’eux. » avait dit timidement Newt qui n’avait pas vraiment envie de revoir son nouvel ami être dégouté. Il se demandait pendant un instant comment il l’avait imaginé pour être aussi déçu. Tout comme il se demandait d’où venait un tel dégoût de la part de Théodore. Il ne savait pas si c’était une bonne chance de poser la question. En faites, il ne voulait même pas savoir pour tout avouer. Quelque chose lui disait que ce dégout provenait du même sentiment d’injustice que Grindelwald face à la dissimulation du monde magique et à cette pseudo-haine des non-mages face à la sorcellerie. Il s’était plongé trop longtemps dans ses pensées, écoutant d’une oreille tout de même ce que le serpent lui disait à ses côtés, à propos de sa théorie. C’était le pincement qui l’avait fait sortir de ses songes avec une petite grimace de douleurs. Donc oui, il la sentait bel et bien, tout ceci n’était pas un rêve. « Et si nous n’étions pas endormis alors, mais plongés dans une phase léthargique ? Durant un coma, le corps humains conserve ses capacités de perceptions, mais l’esprit quant à lui est ailleurs, enfermé dans une boite en quelque sorte même s’il conserve une connexion avec la matière et donc le corps. Tout ceci est définitivement bien trop curieux. ». Il avait grimacé un peu, se frottant le bras le bras pour dissiper la douleur. Cela le dépassait totalement. Et puis, il n’avait pas pu s’empêcher de rire face aux propos de Théodore qui lui expliquait comment les moldus voyaient les sorciers. D’accord, vu ainsi, ils n’étaient pas très inventifs. Voir même totalement rabaissant à leur sujet. « Ils ont eu la malchance de tomber sur les moins discrets je dirais. Oh vraiment c’est une sorcière ! Désolé, vraiment, j’espère qu’elle n’aura pas vent de ce petit amalgame… ». Il faut dire aussi que Granger … ça sonnait très garçon comme patronyme.
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Theodore Nott
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MessageDim 13 Aoû - 21:30

Maintenant que Scamander lui donnait un peu plus de détails sur sa valise, Nott devenait curieux. Il n’irait sans doute pas jusqu’à demander à pouvoir s’y rendre lui-même – il avait encore quelques manières courtoises – mais l’envie était pourtant bien présente. Il était certain qu’il devait s’y trouver des espèces animales qu’il n’avait probablement encore jamais croisées, mais qu’il mourrait d’envie de rencontrer. Et si ce que disait Newt était vrai, alors ce serait comme les observer dans leur milieu naturel. « Combien d’espèces possédez-vous, pour l’heure ? » Puis il fronça les sourcils, soudain attiré par la présence d’un laboratoire. « Un laboratoire ? » Etait-ce pour étudier les animaux plus en détail, ou pour une toute autre raison ? Peut-être était-ce dans cette pièce que Newt leur prodiguait des soins, si nécessaire. « Vous les laissez parfois sortir ? » Il n’y avait aucun jugement dans sa voix, juste une curiosité pure et qu’il n’avait plus éprouvé depuis qu’il avait quitté Poudlard. Son intérêt pour les animaux n’était pourtant pas au point qu’il ait envie de travailler en leur compagnie – en vérité, Theodore n’avait jamais réellement su ce qu’il voulait faire plus tard car il s’intéressait à tout mais jamais avec l’envie de travailler dans le domaine au final – mais se retrouver devant l’un des experts sur la question, et l’une des personnes que Nott respectait probablement le plus avec certains professeurs de Poudlard, éveillait un nouvel intérêt. Tout comme les animaux moldus, maintenant qu’il a les prémices d’une nouvelle réflexion à leur sujet à analyser. Hélas, point de cobaye pour vérifier ses dires – mais peut-être que Scamander lui ferait part de ses découvertes ? Il n’en mettrait pas sa main à couper, mais il pourrait toujours essayer. Le serpentard lui accorda un regard avant de tourner la tête. « Ce ne serait pas très compliqué. » Il avait baissé d’un ton, plus pour lui-même que pour celui qui semblait être un énième amoureux des sans pouvoirs. Il n’avait pas réellement envie de relancer le débat sur ces êtres primitifs – il avait déjà suffisamment gaspillé de temps à essayer de comprendre leurs ustensiles de cuisine sans avoir encore en plus besoin de parler d’eux à chaque instant. Devoir les supporter au quotidien et les croiser un peu trop régulièrement était largement suffisant pour le sorcier. Et s’il avait très envie de quitter cet endroit, il s’avérait que ce n’était pas le célèbre sorcier qui allait pouvoir l’y aider. Les voilà qui partaient dans des théories, parfois un peu tirées par les cheveux. Il porta une main à ses tempes qu’il gratta pensivement. « Un coma ? Je suppose que c’est possible oui… Mais un coma artificiel et manipulé par quelqu’un d’autre, dans ce cas. Comment expliquer que nous soyons tous plongé dans ce même coma, sinon ? » Curieux était, effectivement, le mot. Etrange et dérangeant étaient les deux autres qui venaient à l’esprit de Nott quand il repensait à leur situation des plus inhabituelles. Cette nouvelle hypothèse renversait toutes ses connaissances et dépassait de loin ses compétences en matière de magie. Il n’avait jamais eu vent d’un sorcier suffisamment puissant pour contrôler les inconscients de tant de personnes. Même les sortilèges impardonnables lui paraissaient pour le moins peu efficaces. Comment en vinrent-ils à parler de la vision des moldus sur les sorciers ? Theodore ne s’en rappelait déjà plus, mais comme Newt riait, il fronça les sourcils sans comprendre. Il était plus qu’offusqué devant la vision diffamatoire et ridicule que se faisaient ces idiots de moldus, il ne voyait vraiment pas ce qu’il y avait d’amusant là-dedans. « Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas l’intention de dire à Granger que vous l’avez prise pour un homme. » A moins, bien sûr, que Granger ne l’agace une fois de plus et qu’il veuille lui faire fermer son bec de sang-de-bourbe. Il y eu un cri d’effroi derrière eux et Theodore fit volte-face pour découvrir que le furet avait attrapé la manche d’un enfant et jouait avec. Le moldu avait laissé le cri lui échapper sous la surprise mais la mine apeurée qu’il avait sur le visage était éloquente. Theodore se promit d’acheter le furet sitôt qu’il en aurait l’occasion – à priori, ces bêtes-là semblaient avoir les moldus en horreur, ça leur faisait au moins un point commun.
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