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Samantha Carter
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MessageLun 8 Mai - 13:10

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(jack&sam)


La Porte ne fonctionnait plus. Ou plutôt, elle s’activait normalement, mais il était impossible pour quiconque de parvenir à traverser l’horizon des événements. Sans pour autant fermer le vortex, il leur avait semblé que la Porte refusait de les laisser pénétrer – ou alors les renvoyer à leur point de départ. Le Stargate Command était paniqué et l’Etat major avait demandé à l’astrophysicienne de bien vouloir se pencher sur la question avant d’ordonner l’interruption immédiate de toutes les expéditions – dans un sens, comme dans l’autre. Les équipes sur le terrain avaient pour ordre de rejoindre le site Alpha où ils devaient rester joignable pour leurs nombreux alliés. Dès lors qu’il avait été certain que toutes les équipes avaient eu le message, Sam avait monté une petite équipe composée de techniciens et avait commencé à essayer de comprendre la défaillance. Mais la Porte, véritable mystère des Bermudes, semblait fonctionner pour le moins normalement – du moins, en théorie. Rien n’était différent. Aucun pic d’énergie à noter, aucun dysfonctionnement technique. L’idée d’une autre porte dissimulée quelque part sur le reste de la planète avait été soulevée, mais il n’y avait eu aucun tremblement de terre noté. Ou du moins, rien qui ne pouvait être expliquer par l’activation d’une porte des étoiles. La militaire poussa un soupire avant de se pincer le nez. Rien. Elle n’arrivait à rien. Tous ses calculs menaient droit dans le mur et c’était sans compter la présence des autres techniciens qui n’y parvenaient pas davantage et, pire encore, ils semblaient attendre qu’elle trouve la solution. Elle lança un regard à sa montre avant d’effacer le tableau blanc dans un geste rageur avant de déposer son front contre l’objet froid. Elle devait reporter au Général mais ne se sentait pas la force d’aller dans son bureau pour admettre qu’elle était largement dépassée par ce caprice de la porte. Elle entendit un toussotement et elle fit volte-face, se reprenant bien vite, avant de laisser ses épaules se relâcher. Daniel. Elle s’autorisa un petit sourire mais ne s’y trompait pas. L’archéologue avait déjà compris. « Sam, vous êtes enfermée dans votre labo depuis trois jours. Je ne pense pas que le Général vous en voudra si vous vous accordez une petite pause. Allez dormir, rien n’indique que la planète est en danger. » Elle voulut protester mais s’aperçut alors qu’elle était, effectivement, épuisée. Et sans doute en manque de caféine. Elle acquiesça. S’apprêtait à sortir au moment où Daniel l’interpellait. « Vous n’auriez pas eu de nouvelles de Jack récemment ? J’ai bien essayé de l’appeler il y a deux jours mais il n’a pas décroché… Et on ne peut pas dire qu’il ait réellement donné beaucoup de nouvelles. » Elle ferma les yeux, secoua la tête. Ils avaient convenu, Daniel, Teal’c et elle, d’essayer de prendre des nouvelles de l’ancien leader de SG1 à tour de rôle. Mais tous trois avaient noté comme un éloignement, ces derniers temps. Une attitude qu’ils n’expliquaient pas. Alors, le message sous-jacent, elle l’avait compris. « Je vais le prévenir de l’état de la Porte. » Daniel n’eut pas besoin de la remercier. Elle se faufila jusqu’aux vestiaires pour se défaire de l’uniforme. Elle troqua le treillis pour une jupe, le t-shirt ample contre un débardeur et une veste fine. Elle souffla avant de quitter le complexe militaire.

La voiture était garée devant la maison mais Sam ne l’avait toujours pas quittée. Ses yeux bleus étaient rivés sur la porte d’entrée. Il n’y avait pas l’air d’y avoir la moindre activité à l’intérieur. Comme à chaque fois qu’elle se rendait chez son supérieur, l’astrophysicienne ressentait cette boule d’angoisse venir se loger. La dernière fois qu’elle avait débarqué chez lui, à l’improviste, elle avait été prête à se mettre à nue. Elle avait été sur le point de dévoiler des sentiments qu’elle s’était efforcée de taire pendant des années, elle avait été sur le point d’admettre être prête à annuler les fiançailles avec Pete si Jack le lui demandait. A la place, elle avait fait la rencontre de Kerri Johnson et elle s’était sentie ridicule. Le reste avait été bouleversé par l’état inquiétant de son père. Depuis, bien qu’elle avait tout de même rompu avec Pete, elle n’avait plus été réellement seule avec le militaire.
Elle ferma les yeux et quitta finalement l’habitacle de son véhicule. A pas rapides, elle se dirigea vers la porte d’entrée où elle frappa. Sans obtenir la moindre réponse. Loin de se laisser abattre – tout en restant consciente que son comportement pouvait frôler l’insubordination – elle se dirigea vers la fenêtre la plus proche pour essayer de lancer un coup d’œil à l’intérieur. Rien. Pas âme qui vive. Elle se mordit la lèvre, prête à déjà faire demi-tour. Jusqu’à ce qu’elle se rappelle du parc qui se trouvait de l’autre côté de l’avenue et où se trouvait un lieu convoité par le militaire. Le lac. Celui-ci gorgé de poissons. Sam n’hésita qu’un quart de seconde avant de prendre le chemin qui menait au parc. Il avait fait partie des débuts du programme, l’avenir de celui-ci devait toujours l’intéresser.

Elle était en arrière. Et lui, il se tenait là. Assis sur une chaise, avec une canne à pêche dans les mains. Sa silhouette n’avait pas tant changé que ça, malgré le temps qui avait passé depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu. Elle esquissa un sourire avant de s’approcher de quelques pas. Sans s’annoncer, sans se faire connaître. Juste le silence et eux. Comme si souvent, depuis qu’ils se connaissaient. Elle se doutait qu’il devait savoir qu’elle se trouvait ici. Il était militaire, il avait dû l’entendre. Elle croisa les bras. « Vous savez qu’il y a de vrais poissons dans ce lac, n’est-ce pas ? » Une entrée en matière un peu directe. Loin des habituelles formules de politesse. Plus eux.



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Jack O'Neill
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MessageVen 12 Mai - 11:34


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Sam & Jack



La pêche, un passe temps lent et silencieux, de quoi se détendre en dehors de l'armée. Plus de tir, plus de mouvement synchronisé, plus d'explications scientifiques incompréhensibles pour moi. Juste le silence, une canne et un lac. La pêche mon évasion au monde de brute dans lequel je vis, dans lequel je suis une brute. La tranquillité du chant des oiseaux. J'aimais mon métier, mais pour pouvoir continuer à l'apprécier je devais décrocher le plus souvent possible. Et par chance aujourd'hui ça mordait plutôt bien. Appréciant l’horizon, et la solitude que je m’étais accordé depuis quelques jours. Après tout, n’étais-je pas au chômage avec cette porte des étoiles qui ne marchait plus ? Et ce n’était pas moi qui allait trouver la solution à nos problèmes. La tête pensante ce n’était pas moi. J’étais les muscles et la stratégie uniquement, rien d’autre. Un bon militaire. Et ça me convenais.

La douce solitude du jour, tranquille devant ma canne à pêche… Oui bon c’est vrai, après plusieurs jours sans action je commençais sérieusement à m’ennuyer sec. À tel point que je dandinais ma canne à pêche, me doutant bien que je n’aurai aucun poisson ainsi. Je sifflais même pour passer le temps, regardant le ciel en espérant voir un vaisseau, même un vaisseau Goa'uld m’aurait fait plaisir.. quoique…enfin si, mettre une raclé à une bande de Jaffa et me foutre d’un maitre goa'uld serait distrayant, plus que cette grande étendu d’eau. Cela faisait bien trop longtemps que je n’étais pas aller sur une autre planète pour pouvoir apprécier cette tranquillité. J’aurai donné cher pour une invasion à repousser, ça aurait démontré que nous n’étions pas prisonniers de cet endroit auquel je ne comprenais rien. Je n’avais jamais vraiment compris grand chose à tout ses trucs, ses explications spatio-temporelle, mais j’étais encore plus largué que d’habitude. Je poussais un soupire et tentais de me reconcentrer sur ma pêche. Me laissant divagué dans mes souvenirs de mission.

Me revenais en tête cette boucle temporelle que Teal’c et moi avions vécu il y a plusieurs années maintenant. Coincé pendant trois mois à revivre la même journée et être les seuls à s’en souvenirs. Nous avions fini par en profiter par faire des choses stupides. Du golf à travers la porte des étoiles, démissionner, embrasser Carter (sans aucun doute l’un des meilleurs souvenirs de cette boucle), baisser dont elle ne se souvenait pas. Trois mois de bêtises constantes jusqu’à trouver le moyen de tout arrêter. Combattre les répliquateurs ensuite, apprendre des Asgards…enfin pas moi évidemment, mais les autres. Mon petit pote Thor commençait à me manquer avec son sens de l’humour infaillible. Une époque que nous ne revivrons sans doute jamais, surtout pour moi, qui avait déjà raccroché les voyages à travers la porte. Trop vieux, j’avais fini par commander tout ce petit monde. Mon rang de Colonel me manquait chaque jour un peu plus. Et la façon de Carter de dire « Mon Colonel », avec une telle possessivité dans la voix. De lointains et précieux souvenirs de nos aventures avec SG-1. Je me promettais que si on réglais tout ses problèmes à jour, je refranchirai la porte pour explorer une nouvelle planète, me prendre la tête Daniel, ne rien comprendre aux explications de Carter et bien me marrer avec Teal’c.

Perdu dans mes pensés, je n’aurai pas fait attention au bruit de pas s’approchant si je n’avais pas eu ces réflexes de vieux militaire parfaitement ancré en moi. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres en entendant la voix si douce de Carter, quand on pense à la tentation, voilà qu’elle apparaît « C’est l’idée Carter, c’est l’idée. » Je me retenais de la regarder, tendant le bras vers le sol pour prendre un autre siège pliable pour lui proposer de s’asseoir à côté de moi « Dîtes moi que vous avez réussi à faire démarrer la porte et qu’on peut aller faire un tour ailleurs que dans ce trou ? » Je la regardais avec plein d’espoir dans les yeux. J’avais besoin d’action, j’avais besoin de SG-1, et de passer du temps avec elle. Une hérésie quand on connaissait le règlement des militaires. C’est en pensant à tout ça, que me revenais en tête nos rencontre avec des univers parallèles. Dans combien avions-nous découvert que nous avions fini par nous marier ? Frustrant n’était même pas assez fort pour décrire tout ce que cela pouvait inspirer en moi.
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Samantha Carter
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MessageDim 14 Mai - 21:30

La tête fut baissée et un sourire étira ses lèvres. Il n’y avait pourtant rien d’amusant. Mais c’était l’effet qu’il avait toujours eu sur elle. Sauf, peut-être, le premier jour – à l’époque, elle s’était persuadée qu’il allait être de ces militaires incapables de reconnaître une femme dans l’armée – mais depuis, il suffisait qu’il ouvre la bouche pour que ses lèvres s’étirent. C’était une réaction automatique, presque chimique. Dû à quoi ? C’était encore ce qu’elle essayait de déterminer avec son esprit scientifique. Ça lui avait manqué, elle s’en rendait compte à présent. La façon qu’il avait de lui mettre du baume au cœur, sa voix, sa silhouette – même de dos, même à moitié dissimulée par la chaise sur laquelle il était. Il lui avait manqué était une pensée qu’elle osait mais qu’elle s’interdirait d’avoir à nouveau, à l’avenir. Leurs regards se croisèrent et Sam, après s’être mordu l’intérieur de la lèvre, prit le temps de s’installer sur la chaise qui venait d’être dépliée à son intention. « Désolée monsieur. » Elle retint sa respiration un instant, plus par habitude que par réelle crainte de la réaction de son supérieur. Elle savait qu’il ne lui en tiendrait pas rigueur – il ne l’avait jamais fait, même quand elle s’était mise à douter d’elle-même. C’était d’ailleurs cette foi qui semblait inébranlable qui, souvent, l’avait poussé à toujours faire mieux. A se surpasser. Comme un désire de ne pas le décevoir – jamais. « Techniquement, il ne s’agit même pas d’une panne. Selon tous les diagnostics qu’on a effectué sur la porte, il n’y a aucun problème avec celle-ci. Ni surcharge, ni surtension, ni manque d’énergie, ni fluctuation d’énergie, ni présence d’une irruption, ni… » Elle laissa sa voix se briser, consciente que la liste pouvait s’étaler sur le long terme. Elle détestait sonner aussi défaitiste, mais elle s’avouait vaincu. « J’ignore ce qui ne va pas. C’est comme si… Comme si la porte elle-même nous refusait l’accès. » Du jamais vu jusqu’à présent et ce n’était pas peu dire quand, comme la militaire, on savait depuis quand la Porte avait été découverte. Elle avait du mal à croire que toute cette histoire, que le programme porte des étoiles, pouvait se terminer ainsi. Dans le silence et sans même que les guerres contre les Goa’Uld, ou les Oris, ne soient entièrement conclues. Ça lui laissait un goût d’abandon, d’inachevé. Et ça lui faisait horreur.

Sam tourna la tête pour observer le profil de son supérieur. Un geste qu’elle avait beaucoup effectué, durant les missions. A l’époque où SG1 était à ses débuts. Elle s’était habituée à Mitchell et Vala – elle les adorait, même – mais l’ancienne équipe lui manquait. Les commentaires sarcastiques de Jack, les joutes verbales entre l’autre militaire et l’archéologue. Les gestes qu’ils se permettaient sur d’autres planètes parce qu’ils ne pouvaient les avoir sur Terre. Elle baissa les yeux et détourna le regard, refusant de s’engager sur ce cheminement de pensées. « Daniel m’a dit qu’il avait essayé de vous joindre, l’autre jour ? » Son ton était détaché, sans aucun reproche. Ni blessure. Contrairement à ce qu’avait sous-entendu l’archéologue, peut-être que le Général avait été occupé. Elle se l’était répété tout au long de la route, prête à appeler Daniel pour le rassurer – non, leur ami ne les ignorait pas délibérément, il était pris par d’autres problèmes. Administratifs, sans doute. « J’ai vu que le cinéma organisait une soirée spécial Star Wars dans une semaine. Comme c’est bientôt l’anniversaire de Teal’c, je me suis dit qu’on pourrait peut-être… » Elle ne termina pas sa phrase. Ce genre d’initiatives ne lui ressemblait pas. D’ordinaire, l’idée serait venue de l’un des hommes de l’équipe et elle se serait contenté de suivre, oubliant pour une soirée ses artéfacts extra-terrestres. Mais là, elle avait vraiment besoin de ne plus penser à la porte et à son dysfonctionnement – qui n’en était pas réellement pas, au final. Elle se savait prête à devenir chèvre si elle continuait à s’acharner de la sorte. « Ailleurs que dans ce trou, » répéta-t-elle finalement. Elle resta un instant silencieuse avant de se tourner vers le militaire. « Mon Général, vous avez peut-être mis le doigt sur quelque chose. » Elle ne savait pas encore avec précision quoi, mais elle sentait les idées lui venir à l’esprit petit à petit. « Vous avez probablement remarqué que Neverland est comme… Coincée dans l’espace-temps. Comme si elle était dans un dôme ? Et si la Porte réagissait à ce confinement ? Qu’elle interdisait des voyages spatio-temporels parce que la ville ne nous le permet pas ? » Elle ne savait pas comment c’était possible – pas encore du moins, il faudrait qu’elle se penche sur la question ultérieurement – mais ça ne lui paraissait pas totalement dépourvu de sens.



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Jack O'Neill
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MessageLun 29 Mai - 19:52


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Sam & Jack



J’adore quand vous vous la jouez super intelligente Carter, mais les choses n'ont pas changé, je ne comprend toujours rien à ce que vous me raconté. Je souriais, voilà ce qui me manquait de la grande époque SG-1, la science de Carter, l'obstination de Daniel et le calme à tout épreuves de Teal’c. J'étais sans aucun doute trop vieux pour ce genre de voyage, mais Homer ne suffisait pas entièrement à combler ce vide. Alors, si je comprend bien, la porte nous boude ? C'est une première ça, on est pourtant gentils avec elle, non ?

Je lui proposais de s'installer vers moi, attendant qu'elle poursuive. Elle n'était pas venu jusqu'ici pour me parler des dysfonctionnement de la porte des étoiles. Elle demanda alors pourquoi je n'avais pas répondu à Daniel. Glissant une main dans ma poche de short j'en sortais mon téléphone portable tout grillé et le balançais à Carter il est tombé dans mon barbecue. Moi maladroit avec la technologie ? Pas le moins du monde J'ai pas encore été en racheter un et je suis pas repassé à la maison depuis plusieurs jours, je profite du coin et de la tranquillité. En gros Carter, j'attends que la terre soit attaqué pour m'occuper. Pas d'invasion en vu? Pas de Goa’uld à ridiculiser ? Même pas un petit ?

Je soupirais, ce coin était mortel, j'allais finir par m'y enracinée à force. J’avais besoin d'action, je voulais redevenir le Colonel Jack O’Neill à la tête de SG-1. Mais un grand sourire fendit mes lèvres quand elle parla de Teal’c tiens...j’ai justement quatre places pour ça, ça vous intéresse ? je ris doucement, Carter qui proposait d’aller voir un film, comme quoi, tout peut arriver.

J'avais besoin de sortir de ce troue, aller ailleurs que sur ce petit lopin de terre. Son Mon général m'irrite sans que je ne sache vraiment pourquoi Carter, laissée tomber avec les Mon Général vous voulez bien? Appelez moi Jack. et elle continua le flot de ses paroles, charmant mais incompréhensible pour le commun des mortel. Vous parlez exactement comme le type que j'ai croisé l’autre jour. Vous deviendrez de grands copains si on vous présente. Je ne comprend rien de rien à ce que vous me raconter.
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Samantha Carter
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MessageLun 5 Juin - 13:30

Un sourire étira ses lèvres alors qu’elle baissait légèrement la tête. Le compliment lui avait teinté les joues de rouge tandis qu’un sentiment de profonde nostalgique lui serrait le cœur. Elle le connaissait ; elle savait qu’il était, en réalité, bien plus malin qu’il n’aimait le prétendre. Il était capable de donner le nom, et d’expliquer, plusieurs éléments d’astronomie qui n’étaient pas toujours à la portée de tous. Il était surprenant et elle s’y était habituée. Elle aurait pu le contredire, n’en fit rien. Jamais, elle ne le contredisait. Pas sur ce sujet, en tout cas. Elle releva la tête pour acquiescer, sans rien perdre de son sourire, le rouge quittant peu à peu ses joues. « On peut dire ça, oui. » Du moins, le supposait-elle. C’était un résumé grossier de la situation, mais pas trop loin de la réalité non plus. « Il faut croire qu’elle a décidé de prendre des vacances. » Ou que vous lui manquiez, à elle aussi. Elle ne l’ajouta pas, enfouissant cette pensée interdite au plus profond d’elle-même. Sam détourna le regard, survolant l’immensité du lac pour s’y perdre. Garder le contrôle, ne pas succomber.

Elle reprit, mentionnant d’un ton neutre l’appel de Daniel. Lorsque le téléphone dans un piteux état entra dans son champ de vision, elle ouvrit la bouche. Mais ne dit rien. Un rire lui échappa avant qu’elle ne s’empare de l’appareil. Et si ses doigts frôlèrent la peau du Général, ce ne fut que par coïncidence. Elle tourna et retourna le téléphone dans ses mains, l’ouvrant délicatement pour en retirer la batterie. Elle était, sans trop de surprise, foutue et c’était sans parler de la carte SIM. « Est-ce que n’est pas le téléphone que Daniel vous a offert il y a trois ans ? » Elle imaginait déjà l’expression sur le visage de l’archéologue lorsqu’elle lui expliquerait la raison du silence radio du Général – et elle savait qu’il allait encore soupirer de frustration. « J’ai bien peur que les Goa’Ulds ne soient plus une menace pour nous, monsieur. » Et il ne fallait pas compter sur les Oris qu’ils avaient définitivement anéantis quelques mois plus tôt. « Et même si c’était le cas, nous ne pouvons plus nous déplacer, » rappela-t-elle avec une pointe d’amertume dans la voix. Elle allait pourtant devoir se faire à l’idée qu’elle ne visiterait plus d’autres mondes. Qu’elle ne voyagerait plus à travers la galaxie avec son équipe. « Mais je suppose que vous pouvez toujours vous adonner à un combat redoutable contre une truite. » Elle retint la grimace in extremis, conscience de ne pas savoir si un lac pouvait, ou non, héberger des truites. Elle était incollable en mathématique, en physique théorique et quantique, mais ignorait tous des amphibies et de leur habitat naturel. Il y aurait de quoi en rire, si ça ne la frustrait pas – ne serait-ce qu’un peu – de savoir combien elle était lacunaire en matière de poissons. « Voyez le bon côté des choses… Au moins, vous n’avez plus à risquer votre vie quotidiennement. » Et si elle avait esquissé un fin sourire, ça n’avait pas empêcher sa voix de s’étreindre faiblement. Elle, elle n’avait plus à le voir risquer sa vie quotidiennement. Lorsqu’il avait accepté le poste de Général, elle avait été déchirée. Une partie d’elle refusait d’imaginer SG-1 sans lui, celui qui avait été à la base de tout, et une autre avait été profondément soulagée de savoir qu’il serait toujours en sécurité à la base. Elle s’était toujours efforcée d’être professionnelle, de ne jamais laissé ses émotions prendre le contrôle de ses pensées quand ils étaient sur le terrain, mais elle était forcée d’admettre qu’à chaque fois qu’il avait été blessé ou porté disparu, elle avait eu ce sentiment de creux et d’absence qui s’était logé en elle. La première fois, elle avait mis ça sur le fait qu’il était un très bon soldat et qu’elle détestait l’idée de laisser quelqu’un derrière – le mojo de l’armée. Et, petit à petit, elle s’était aperçu de ses mains tremblantes lorsqu’elle ignorait tout de son état de santé, de cette boule de larmes qui venait se loger automatiquement dans sa gorge, de son cœur qui se serrait à l’idée de le retrouver trop tard. Le pire avait été lorsqu’il était resté coincé sur Edora – mais elle préférait ne pas y penser et elle ferma les yeux pour chasser ces images de son crâne.

Elle sourit, plus franchement cette fois-ci. Décidément, il restait le même, malgré les années. Le seul Général Brigadier de l’armée capable d’acheter des places pour aller voir l’intégrale de Star Wars dans un petit cinéma de quartier. Le seul, aussi, à accepter un tel rôle en faisant un listing des pour et contre. « Ce serait bien. » Parce que ça faisait longtemps qu’ils n’étaient pas sortis, tous les quatre. Et qu’il s’agissait d’un indémodable en matière de cinéma de science-fiction – même si Sam leur préférait les Star Trek et les vulcains. « Comment avez-vous fait pour obtenir quatre places si rapidement ? » La question avait quitté ses lèvres avant de s’être entièrement formulée dans son esprit. Cela faisait partie des mystères de Jack O’Neill. De nouveau, une vague rosée lui monte aux joues. Ce n’était pas la première fois qu’il lui demandait, ordonnait presque, de l’appeler par son prénom mais ces petits moments rares étaient, pour elle, plus précieux encore. Elle ne se permettait jamais de le faire d’elle-même – sauf peut-être cette fois, en Antarctique, où elle avait bien cru qu’ils allaient mourir de froid et cette autre fois où elle avait voulu le convaincre d’accepter le symbiote Tok’ra pour qu’il ait la vie sauve ; toujours attendait-elle sa permission. Son aval. Et, pourtant, à chaque fois qu’elle l’osait, ça lui paraissait étonnamment naturel. « Très bien, Jack. » L’utilisation des prénoms était le début de quelque chose. Une proximité qui défiait le règlement de l’armée. Sam fronça les sourcils. « Quel type ? » Sa curiosité était touchée. S’il y avait quelqu’un capable de l’aider à comprendre le mystère entourant le dysfonctionnement de la porte, elle devait le rencontrer. Elle n’était pas du genre à abandonner facilement ; tant qu’il y aurait un espoir, même infime, de réussir à refaire fonctionner la porte, elle se lancerait cœur et âme dans le défi.



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Jack O'Neill
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MessageMar 27 Juin - 19:51


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Une porte des étoiles hors service, c’était une première. Aucun de nos grands ingénieurs ne parvenait à trouver la moindre explication à cela. Même Carter, ce qui me surprenait grandement, il fallait bien l’admettre. Elle avait toujours fini par trouver réponse à tout, peut-être lui faillait-il simplement un peu plus de temps que d’habitude ? S’il y avait bien une personne en qui je croyais, c’était bien elle. Personne ne lui arrivait à la cheville, la plus intelligente, c’était elle. « Une porte en vacance donc.. bah elle en a peut-être besoin autant que nous hein ? Qui sait, je sais pas comment pense une porte…elles pensent les portes des étoiles ? » Je souris en coin, à question stupide viendrait réponse stupide. « Rah…je ne m’inquiète pas, si quelqu’un peut trouver une solution, c’est bien vous. »

Je lui lançais le téléphone sans vie que je possédais, en tout cas, depuis qu’il avait cessé de fonctionner, je n’avais jamais été aussi tranquille. J’avais horreur de ses engins, sa crépitais, il fallait appuyer sur une multitude de toutes petites touches, c’était très loin d’être fais pour moi. Je me penchais sur le côté pour ouvrir la glacière qui m’accompagnais et en sortie deux bière, j’en tendis une à Carter : « Je crois que si… j’ai essayé d’en prendre soin, je vous le promet. » À dire vrai, il c’était prit énormément de coups pendant sa carrière et je m’étais souvent demandé comment il avait fait pour survivre aussi longtemps, bien entendu il avait bel et bien fini par me lâcher de façon définitive. Une grande perte pour l’humanité, une infime pour moi, j’étais bien mieux sans lui. « Ce bon vieux Apophis me manque, combien de fois avons nous sauvé la terre de es attaques ? Il faudrait que je demande à Teal’c c’est lui qui tient les comptes. » Une bonne vielle cours poursuite dans un vaisseau mère seulement armé d’un zat, ça c’était de l’aventure, de la bonne vielle aventure qui commençait terriblement à me manquer. « Alors les truites Carter, c’est dans les petits courant… Une carpe peut-être. » Je souris en coin, s’il y avait bien un domaine où j’étais certain d’être meilleur qu’elle, c’était bien celui là, alors autant en profiter un peu. D’ailleurs, ça ne mordait pas trop aujourd’hui et je commençais sérieusement à en avoir marre. Trop de pêche tue la pêche… dire qu’il y a quelques années je galérai pour trouver un après-midi pour le faire.

Je levais un sourcil quand elle parle de ne pas risquer sa vie « où est le plaisir dans la tranquillité Carter ? Le seul avantage c’est que j’ai moins mal au dos et ça je ne m’en plein pas. J’ai toujours l’air d’un jeune homme, mais je ne suis plus tout jeune malheureusement. » Et c’était bien vrai, mon corps me le rappelait chaque matin, me narguant sur mon passé, les coups prit aux fils des années qui finissent par se ressentir quand la vieillesse nous rattrape. Et elle arrive plutôt qu’on ne le croit. Je regardais un instant Carter, elle par contre n’avait pas changé d’un pouce, toujours aussi belle et impressionnante, mieux valait pour moi ne pas la contempler trop longtemps. La faiblesse de l’homme face à la force du soldat obéissant, parfois j’aimerai n’être qu’un homme en sa présence et plus son supérieur. L’armée et ma dévotion m’avait sans aucun doute privé de quelque chose d’unique.

Un Star Wars avec le bon vieux SG-1, voilà qui promettait de faire remonter de nombreux souvenirs. Lorsque j’avais appris la nouvelle, j’en avais presque sauté de joie. Mon équipe était bien trop loin de moi et me manquait de plus en plus, la solitude me pesant avec force. Je ris lorsqu’elle me demanda comment j’avais pus faire pour avoir des place aussi rapidement «  Carter, c’est un secret.. » Je souris en coin, me penchant comme pour lui dire un secret « Je joue au poker avec le patron une fois par semaine. » Secret révélé. Un de plus, un de ceux que seul Carter connaît, bien que celui là ne soit pas bien énorme. Et cette fois, j’ajoutais qu’elle n’avait pas besoin d’utiliser mon rang entre nous. Ne pourrions nous pas passer à nos prénoms ? Après tout ce temps ? Je voulais pouvoir changer au moins ça dans ce monde détraqué.

« Un type que j’ai croisé l’autre jour, avec un trench-coat plus en forme que celui de Columbo, des chaussures de plage, et aussi maigre qu’un cure dent. Il est sortie d’une cabine de police bleu, et à commencé à délirer sur le temps avec une machine qui faisait ding. Quand il m’est rentré dedans j’ai commencé à lui parler et des mots comme physique quantique, relativité, temps, et autres trucs que je ne comprends pas sont sortie de sa bouche. » Je bus une gorgée de ma bière « il vous aurait plus c’est certain. »
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MessageVen 30 Juin - 10:47

Un sourire vint trahir son amusement, effaçant momentanément la frustration résultant de l’absence de résultat à propos de la porte. Elle était habituée aux mystères, aux casse-têtes impossibles à résoudre, c’était même précisément ce genre de défi qui l’avaient poussé à devenir scientifique et ce qui la rendait si accro au travail. A ceci près que, jusqu’à présent, elle était toujours parvenue à résoudre les problèmes qui se dressaient sur son chemin. C’était des sciences, une succession de calculs et de suites logiques. Il suffisait de réfléchir deux minutes pour trouver la solution. Certes, depuis l’existence du programme stargate, tout s’était montré plus difficile ; c’était moins aisé. Parfois, il lui avait fallu élaborer des théories que les autres astrophysiciens auraient rejeté en bloc. Parfois, elle était allée au-delà de ses connaissances pour s’en remettre à des peuples plus aptes à utiliser des technologies trop avancées pour elle. Mais aujourd’hui, elle était seule. Il n’y avait pas de Tok’Ra pour l’aider à voir le problème sous un angle différent. Pas d’Asgard pour lui souffler la réponse. « Ce ne serait pas la chose la plus incongrue que nous aurions vu, » répondit-elle avec un sourire. Toutes les merveilles dont elle avait été témoin lui rappelaient sans cesse que rien n’était impossible – ou presque. Mais son esprit scientifique restait trop cohérent pour qu’elle puisse soulever cette idée sérieusement. La porte n’était pas dotée d’une conscience propre. Son dysfonctionnement était matériel. Comme à chaque fois. Elle secoua légèrement la porte, détournant la tête pour porter son regard sur le lac devant eux. « Je ne suis pas certaine qu’il y ait réellement une solution, monsieur. » Et l’admettre était un déchirement pour elle. C’était au-delà de ses compétences, au-delà même de sa compréhension.

Elle récupéra le téléphone, ce qu’il en restait, amusée. Elle n’allait même pas essayer de le réparer, elle savait d’avance qu’elle n’y parviendrait pas. Il ne resterait plus qu’à faire passer à Jack une radio pour qu’ils puissent continuer à communiquer. Comme au bon vieux temps, lors des missions. Elle releva la tête au moment où la bière lui était tendue et elle l’accepta avec plaisir. De nouveau, un large sourire sur ses lèvres. Nul besoin de répondre à ça. Peu importait les promesses que pourrait lui faire son supérieur, Sam savait que ça ne suffirait pas à convaincre Daniel. Elle portait la bouteille à ses lèvres après l’avoir décapsulée, haussant les épaules. Elle n’allait pas se plaindre de l’anéantissement définitif d’Apophis. Ou d’Hathor, ou de Ba’al, ou d’Anubis. Elle n’avait aucune intention de se plaindre d’aucun Goa’Uld qu’ils avaient réussi à anéantir, en réalité. « Si vraiment vous vous ennuyez, vous pourrez toujours rejoindre Atlantis. » L’expédition menée dans la galaxie de Pégase devait se battre contre les Wraiths. Plus intelligents, tout aussi sournois et avec la même capacité à se régénérer quand on essayait de les tuer. Elle-même aurait dû rejoindre l’expédition. Si la porte avait fonctionné. La proposition lui avait été soumise ; diriger la Cité des Anciens en remplacement du Docteur Weir. Elle n’avait pas répondu et, avec le problème de la porte, avait repoussé la discussion. L’idée que le général assis à ses côtés puisse être courant de cette promotion lui traversa l’esprit. Mais c’était loin, et elle préféra ne plus y penser. Elle se mordit la lèvre. Elle se jura de se rendre à la librairie de la ville dès le lendemain pour se renseigner sur les poissons des lacs.

Elle prit son temps avant de répondre. Pour ne pas laisser des réponses indésirables lui échapper. Comme sa pensée sur le fait qu’il restait bel homme, qu’il l’avait toujours été. Elle choisit, pour son bien et aussi pour s’éviter une cour martiale, de se focaliser sur la première partie de la réponse. Le fait de risquer leur vie plus que sur le physique de son supérieur – un physique auquel elle n’était pas supposée penser de cette façon. « Vous n’avez plus à vous sacrifier. » Ce n’était qu’un murmure, branlant mais vibrant d’émotions. Elle releva les yeux pour les planter dans ceux de son supérieur, le suppliant silencieusement de comprendre où elle voulait en venir. Il lui manquait, oui. Chaque jour un peu davantage et elle s’en voulait de ressentir une telle douleur à chaque fois qu’elle passait la porte avec sa nouvelle équipe. Mais elle se souvenait aussi de ses difficultés à rester calme et professionnelle à chaque fois qu’il était blessé. La dernière fois, elle n’avait pas réussi à se dissimuler derrière son masque impassible. Elle avait cru le perdre, sur le terrain. Elle l’avait vu tomber au sol et elle s’était précipité à ses côtés, sans réfléchir. Personne n’avait rien dit, mais elle avait su, à la seconde où elle se laissait tomber aux côtés de son supérieur, qu’elle n’aurait pas dû le faire. Elle avait eu peur que ce soit la fin. Le temps de retourner au SGC et elle n’avait pas été capable de retenir ses larmes. Pour la première fois depuis qu’elle avait intégré l’armée, elle avait dévoilé la femme derrière le soldat en pleurant tandis qu’elle traversait les couloirs. Elle se souvenait du soupir qu’elle avait eu, malgré elle, en apprenant que le Colonel qu’il était alors s’en était sortie. Elle se souvenait avoir oublié, pendant l’espace d’une seconde, que ça n’avait pas été le cas de Janet. Elle avait agi sans réfléchir en allant le retrouver dans les quartiers qui lui avaient été attribué. Parce qu’elle avait terrifiée à l’idée de devoir continuer, sans lui. Parce qu’elle avait eu besoin de s’assurer qu’il allait bien, pour de vrai. Parce qu’il s’en était fallu de peu pour qu’elle perde à la fois sa meilleure amie et l’homme qu’elle admirait le plus. « Vous avez toujours réclamé votre retraite, » rappela-t-elle finalement en fermant les yeux pour occulter tous les souvenirs qui l’assaillaient. Même si ce n’était pas vraiment la retraite.

Elle se serait attendu à tout, mais pas à ça. L’air de conspirateur qu’il avait pris, sa façon de se pencher qu’elle avait, sans le vouloir, imiter. Elle laissa un gloussement lui échapper. Etait-elle réellement surprise par cette révélation ? Pas vraiment. « Oh. » Un autre sourire vint la trahir. De ceux que lui seul était capable de lui tirer. « Vous avez donc droit à des places de cinéma gratuites régulièrement ? » Non pas qu’elle soit réellement intéressée, en réalité, juste curieuse. Mais le cinéma ne fut plus au centre de sa curiosité lorsque Jack évoqua un homme mystérieux capable d’en savoir davantage sur le temps. Ou les difficultés de l’espace-temps, en tout cas. Elle leva sa bière pour la porter à ses lèvres, pensive. Si ce que le général disait, et il n’y avait aucune raison pour que ce ne soit pas le cas, cela signifiait qu’elle n’était pas la seule à se poser des questions. Et peut-être que l’autre homme serait en mesure de l’aider. Elle pencha la tête sur le côté. « Et, hm, à tout hasard, vous ne sauriez pas de qui il s’agit ? Il pourrait sûrement m’aider à en apprendre davantage sur le problème autour de la porte des étoiles ou ce qui arrive à cette ville ? » Un autre esprit scientifique ne pouvait lui faire le moindre mal. Et si Jack pouvait l’aider à mettre la main dessus, peut-être serait-elle en mesure de trouver une véritable question, et donc, solution, au dysfonctionnement de la porte.



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Jack O'Neill
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MessageSam 5 Aoû - 3:50


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Aux yeux du général O’Neill si Carter n’était pas en mesure de trouver une solution au problème de la porte des étoiles, alors personne en monde n’en serait capable. À ses yeux, Carter était la femme la plus intelligente qu’il connaisse, dès le premier jour elle l’avait impressionné, il se souvenait encore de sa première phrase « Elle, débarque du Pentagone. » Ce jour avait, sans nul doute changé la vie du Colonel O’Neill de l’époque. Il avait fait partie de ses hommes qui pensaient à tord que les femmes devraient plutôt éviter les mission, du moins certaines, surtout les intelligente comme elle.  Puis Carter avait montré de quoi elle était capable et à quel point elle était indispensable à SG-1. Aux yeux de Jack, la meilleure équipe qui l’avait eu de toute sa vie de militaire, ce fut sans nul doutes ses trois joyeux drilles qui l’accompagnais. Un Daniel à la tête de fouine chercheuse, une Sam qui parlait comme un savant et l’humour impayable de ce Jaffa de Teal’c. C’était le bon temps, la belle vie du Général, une époque qui lui semblait bien révolu aujourd’hui, à son plus grand malheurs. « Colonel, ne perdez pas espoir, si j’ai confiance en quelqu’un, c’est bien en vous et vos compétences admirables. Vous n’avez sans doute besoin que d’un tout petit coup de pouce pour comprendre, un indice pour vous mettre sur la voix. Une fois lancée Carter, personne ne peut plus vous arrêter. » Murmurer lui une base de solution, une idée stupide et Carter transformait cela en hors. Si une femme au monde pouvait sauver le reste de la population, O’Neill était certain d’une chose, elle était assise à côté de lui une bière à la main et ça la rendait plus merveilleuse encore à ses yeux. « Carter, faite moi plaisir, continué d’y croire. »

Un grand sourire amusé se dessina soudain sur les lèvres du Général alors qu’il regardait Carter avec les vestiges de son ancien téléphone « Vous savez, je suis de la vielle école, une vielle branche, pour me contacter une boite de conserve et un fil serait plus efficace, une bonne solution à la McGyver c’est plus mon genre. »  Ce qui n’était pas faux, bricoler n’était pas vraiment un secret pour lui, un talkie walkie était bien plus dans ses cordes qu’un téléphone avec des touches. O’Neill regardait finalement très peu la télévision même, hormis pour Homer, dont il ne loupait jamais aucun épisode. La technologie avancé et lui, n’avait jamais fait très bon ménage. Ils n’étaient tout simplement pas fais pour s’entendre. « Atlantis ? Bien trop de tête penseuse pour moi. Et puis leur Wraiths là, ils sont franchement une sale tête, au moins les Goa’Uld avaient des têtes bien de chez nous, si on oublie les copains de Daniel les Unas. J’ai jamais bien compris comment il faisait pour communiquer avec quand même. Pour moi ça ressemblait plus à une danse tribale qu’à une langue. Mais bon, un jour je vous ai bien demandé qu’elle était la langue étrange que vous lisiez et vous m’avez répondu que c’était des math, c’est tout simplement pas mon truc. » Il la regarda un instant, évitant pour le moment un certain sujet « rahh…en faite me payer une tranche de Wraiths, ça m’occuperai un peu, ils ont l’air coriace, mais ils résisterai pas à notre bon vieux C4, non ? » Jack termina sa bière, la posa sur le sol à côté de lui et laissa quelque peu le silence s’installer, réfléchissant à comment abordé le sujet. Puis finalement, sa mordit, pas comme chez lui. Il prit son temps pour ramener le poisson, le détacher, le mettre dans un seau puis replonger son hameçon dans l’eau. Puis finalement, il se lança « D’ailleurs Carter, j’ai proposé votre nom pour diriger cette expédition, je sais à quel point vous aviez envie d’y aller faire un tour… pourquoi avoir dis non ? » Il tourna la tête vers elle pour la regarder plus franchement cette fois. Il devait l’admettre, il était curieux de savoir pourquoi elle avait dit non à la chance de sa vie, bien qu’une part de lui avait hurlée de joie lorsqu’il avait su.

Jack avoua alors l’une de ses faiblesses, son age qui avait commencé à lui jouer des tours sur le terrain. Il avait su qu’il était temps de se retrier de la partie. Même si cela avait été dur pour lui de laisser son équipe derrière lui. Diriger le SGC lui avait donné un an de surcit avant de partir pour d’autre horizon. Il avait entendu ses mots, elle les avait pourtant murmuré, Jack préféra faire comme s’il ne les avait pas entendu, c’était sans doute mieux pour lui. Il savait qu’elle avait en partie raison, en mission, face au danger, il se serait jeter devant les coups de feu si ça avait été une manière d’épargner sa vie à elle. Face à celle de Carter, la sienne avait toujours peu compté pour lui. Il savait, il connaissait son erreur, tout deux connaissaient leurs sentiments respectifs. Un jour, ils avaient dû l’admettre sans le faire, les détecteurs de mensonges Tok’ra avait été bien trop puissant pour qu’ils puissent passer à côté. Ils avaient dû réaliser, admettre et refouler à nouveau. Combien y avait-il de non-dit entre eux ? Combien de baiser volé ? Un souvenir lointain laissa un sourire apparaître sur les lèvres de Jack, et il se demanda si Teal’c s’en souvenait, avait-il vu ça ? Il avait fait en sorte qu’il ne le voie pas. Elle était si jeune, et si belle, mais tout deux aimaient trop le métier pour céder. Il y avait des choses à faire, et d’autre qu’il valait mieux éviter. La pèche c’était la métaphore de leur sentiments. La première fois qu’elle était venue, avait été comme un symbole, comme si ils ne se mentiraient plus et ne laisserai pas un règlement changer, et pourtant… le temps avait reprit son court, si l’ont pouvait dire. « Vous avez toujours réclamé votre retraite ». Ses mots forçaient un sourire crispé sur ses lèvres. Et soudain Jack ressentit le besoin d’en parler pour la première fois depuis très longtemps « au fond, Sam, je n’ai jamais voulu cette retraite… c’était la mort que je voulais…du moins, au tout début, le jour où j’ai rejoins le projet porte des étoiles. C’est pour cela que j’ai été choisi, parce que j’étais près à mourir, parce que je le voulais... » Il poussa un soupire « cette retraite, c’est devenu un prétexte, une façon d’expier, de démentir ce que tous le monde savait. Le mot retraite était plus un mot de code qu’autre chose… » Mais vous avez changé les choses C’est la partie qu’il ne prononça pas. Samantha Carter avait changé sa vie par bien des aspect. « Vous savez pourquoi.. » Il ne l’expliquera pas, il n’en avait jamais vraiment parlé avec elle, mais elle savait ce qui avait brisé la vie du Général.  Charlie.

Ils restèrent un moment dans le silence après les déclarations de Jack, puis finalement, le sujet se porta sur l’anniversaire de Teal’c ce qui permit au moins au cœur d’O’Neill de se détendre un peu. Il sorti même une blague ou deux, révélant son grand secret. « À dire vrai, je crois n’avoir jamais payé dans son cinéma, mais bon, je n’y vais pas vraiment, alors il ne perd pas vraiment. » Et finalement, ils en revenaient à la fichue ville dans laquelle ils étaient coincé tous les deux, et le reste du monde avec eux. O’Neill ne cherchait même pas à comprendre ce qu’elle pouvait bien lui raconter. Il préférait laisser ça au expert, comme l’homme de l’autre jour. « Il m’a dit qu’il s’appelait le Doctor, drôle de non. J’ai fais une petite recherche. Cherchez du côté des anglais, dans les dossier de UNIT, ce type là semble s’y connaître encore plus que nous en extraterrestre, puis si vous voulez m’en avis, c’est surtout parce que ça en est un. »
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Samantha Carter
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MessageJeu 17 Aoû - 21:25

Elle acceptait la défaite, amère quand même. Ce n’était pas évident et elle savait, pour se connaître un peu trop bien par moment, qu’elle reviendrait sur le sujet un jour. A tête reposée, sans doute, ou s’il lui venait subitement une illumination qui lui ferait voir le problème sous un autre angle. Mais, pour l’heure, elle lâchait les armes et abandonnait l’idée de trouver quoique ce soit qui puisse faire fonctionner la porte à nouveau. Rares étaient les fois où elle s’était sentit aussi impuissante et inutile malgré tous ses efforts – la dernière fois remontait à dix ans plus tôt, quand O’Neill et elle, étaient coincés en Antarctique. Elle capitulait à voix haute, avec un pincement au cœur. Mais la réponse de son supérieur lui fit relever la tête qu’elle avait baissé et monter le rouge aux joues. Ce n’était pas la première fois qu’il la complimentait, mais ça avait toujours le même effet. Bien sûr, elle savait qu’il avait confiance en elle, en ses capacités. Elle savait qu’il la considérait comme soldat et scientifique, les années le lui avaient prouvé. Mais ça ne changeait rien au fait qu’elle se sentait soulagée par ces paroles. Savoir que même face à son échec, il continuait d’avoir foi en elle lui faisait plaisir. Elle n’était pas certaine qu’un petit coup de pouce comme il le disait si bien pouvait suffire, cette fois. Elle était véritablement dépassée. Elle avait l’ébauche d’un sourire, entre sincère remerciement et modestie étouffée, sur les lèvres, la tête à moitié tournée vers lui. Elle pouvait faire l’effort. Alors Sam acquiesça, lentement. Capitulant, mais contre lui, cette fois-ci. Mais elle ne se trompait pas, elle savait qu’elle aurait beau faire semblant de vouloir y croire, elle n’avait pas de solution. N’en aurait probablement jamais. Aussi, elle n’ajouta rien de plus. Il croyait en elle, et, quelque part, ça lui suffisait.

Elle gloussa, une nouvelle fois. Oh oui, elle savait combien la technologie et Jack n’étaient pas faits pour bien s’entendre. Combien c’était son domaine, à elle, même si Daniel vivait dans l’air du temps lui aussi. Et Teal’c, eh bien il s’y essayait, de temps en temps. Mais le Général ? Ils n’étaient jamais parvenus à lui faire avoir le câble ou ne serait-ce qu’un lave-vaisselle. Sam trouvait que ça ajoutait à son charme, ce côté ours bourru, loup solitaire. Mais, encore une fois, elle préférait ne pas laisser ses pensées dériver sur de tels chemins. « Je suis sûre qu’on peut réussir à vous construire quelque chose… Et qui n’ait pas le risque de se faire couper le fil. » Elle pouvait parfaitement imaginer Jack et Daniel utiliser une méthode aussi ancienne que celle des boîtes de conserves – tout comme elle pouvait parfaitement imaginer Jack prendre une paire de ciseaux pour couper le fil sitôt que Daniel se mettrait à parler d’une nouvelle culture tout juste découverte. Etrangement, imaginer Jack en McGyver n’était pas compliqué non plus, même si elle ne s’était imaginé qu’il était homme à construire un super truc à base de pas grand-chose – sauf peut-être la fois où il avait eu le savoir des Anciens en lui. Elle se l’était toujours imaginé comme un homme bricoleur pour tout ce qui touchait à l’intérieur d’une maison – peut-être même qu’il conservait une carcasse de bateau dans son garage au Minnesota comme ce personnage dans une série sur laquelle elle était tombé, quelques jours plus tôt – mais pas spécialement davantage. Elle souleva l’idée d’aller à Atlantis. Pour lui. Mais ça ne semblait pas l’intéresser plus que ça et elle ne put empêcher un léger rire lui échapper alors qu’ils critiquaient les Wraiths. Ils n’étaient pas vraiment à la pointe de la mode, c’était une certitude. « Chaka parle pourtant un peu anglais, » remarqua-t-elle sans perdre son sourire amusé. Elle se souvenait de cette fois où il avait mélangé les maths avec un langage alien. Sur le coup, elle avait pensé qu’il avait feint de ne pas l’avoir reconnue. Aujourd’hui encore, elle pensait qu’il feignait de ne pas l’avoir su, à l’époque. Il était tellement plus malin qu’il n’en laissait paraître. « Théoriquement, ils ne peuvent pas survivre à du C4. Après, tout dépend d’où est déposé le pain de C4 et où se trouvent les Wraith au moment de l’explosion. » Elle avait haussé les épaules, répondu sur le ton de l’évidence et de la réflexion, consciente, pourtant, que la question n’en était pas vraiment une. Les chances de survie d’un Wraith face à une explosion au C4 étaient minimes. Comme Jack s’occupait de sa ligne, Sam en profita pour avaler une gorgée de bière. Longue, rafraîchissante même si elle commençait à se réchauffer à force d’être tenue entre ses mains. Et puis, son cœur rata un battement, avant de se serrer lentement. Non seulement il savait, mais il avait été celui à l’origine de cette proposition. Oui, aller sur Atlantis la tentait. Continuait de la tenter, par ailleurs. Et oui, diriger l’expédition lui semblait aussi être une évolution naturelle dans sa carrière – elle avait eu le commandement de SG1, grâce à lui, encore une fois. « Je n’ai pas encore dis non. » La tête, elle l’avait tournée en direction du lac. Jouer sur les mots, sur ce qui avait dit, ce qui avait été tu. Elle n’avait pas non plus dit oui. Elle n’avait tout simplement pas répondu, laissant en suspens la question qui lui avait été posé et se plongeant dans le travail pour que la question ne lui soit pas, à nouveau, posée. Elle se mordit la lèvre. Elle n’avait pas de réponse à lui offrir. « Daniel souhaitait s’y rendre depuis le début de l’expédition et il mériterait autant que moi, si ce n’est plus, le commandement… Et vous lui avez toujours refusé… » Elle ne savait pas pourquoi elle se cachait derrière Daniel. Ca ne lui semblait pas juste que cette chance lui soit offerte quand elle avait été retirée à Daniel. Daniel était l’expert des Anciens, de la Cité, de la mythologie qui enveloppait l’ensemble. Il serait un civil, tout comme l’expédition était censée l’être, et il était capable d’accomplir cette mission. La placer, elle, à la tête, même si c’était légitime, ça ne lui semblait pas juste, vis-à-vis de son ami. C’était vouloir faire de la Cité une expédition militaire, ce que la CIS refusait obstinément, c’était devoir partir. Et peut-être était-ce la véritable raison de son silence sur la question. Partir. Voyager n’était pas un problème. Parce que partir en mission, c’était différent – elle savait quand elle rentrerait toujours, ou qu’elle ne rentrerait jamais. Se rendre sur la Cité, c’était espacer ses visites sur Terre. Voir son frère moins souvent. Voir son équipe de façon occasionnelle. Ne plus pouvoir se rendre sur la tombe de son père. Ou sur celle de Janet. Ne plus pouvoir espérer une visite inattendue du Général assis à côté d’elle. « Et puis, je… Les Ori ont été anéantis, les Goa’Uld aussi, mais nous n’avons pas encore fini d’explorer la Voie Lactée. Il y a encore tellement de mondes à découvrir, de peuple à rencontrer. » Ou peut-être que c’était encore une excuse. Sam ne savait plus. C’était comme s’il y avait eu un mélange de toutes les raisons auxquelles elle pouvait penser, en cet instant. Que toutes avaient été la raison de son silence, sans qu’aucune ne soit pourtant la raison fondamentale. « Est-ce que vous voulez vraiment que j’y aille ? » Elle tourna la tête vers lui. Observer son profil, son visage. Ses traits. Laissa son regard survoler la pointe de ses cheveux argentés et redescendre sur ses pommettes. Ses joues. Ses lèvres, l’espace d’une seconde. Elle releva les yeux pour tenter d’accrocher le regard du Général. Elle attendait une réponse sincère. Ou peut-être qu’elle espérait qu’il serait celui qui lui donnerait la réponse qu’elle se refusait de formuler. Elle l’avait déjà fait, par le passé. S’ouvrir à lui, pleine de doutes, avec l’espoir qu’il soit celui qui l’empêcherait de faire une erreur. Il ne l’en avait pas empêchée, par le passé. Elle doutait qu’il le fasse, aujourd’hui.

Ses craintes, ses peurs, elle les formula à mi-voix. Consciente que c’était tabou, entre eux. Consciente que s’il prenait le parti de répondre, ils risquaient la Cour Martiale. Consciente qu’elle ne devrait pas laisser la femme prendre le pas sur le soldat. Pas ici, pas face à lui. Elle ferma les yeux pour siroter sa bière. Il ne répondait pas et c’était mieux ainsi. Enfermer leurs sentiments, à double tour. Elle y avait cru. Avait laissé les mots de son père l’atteindre – ne pas laisser les règles la rendre malheureuse. Forcée de s’avouer, pour la troisième fois, ce qu’elle refusait d’admettre. Forcée d’accepter que c’était la présence de Jack qui lui avait permis de tenir le choc quand son père lui avait avoué être en train de mourir. Ne pas pouvoir s’en sortir. Forcée d’admettre que si elle s’était rendue chez lui, c’était avec l’espoir qui lui confirme qu’elle faisait une erreur en épousant Pete. Que la main de Jack sur son épaule avait valu tous les réconforts du monde et que c’était ce constat qui l’avait poussée à rompre avec Pete. Se promettant de ne plus laisser les règles et les lois se mettre en travers. Mais les habitudes ne se perdaient pas aussi facilement. Accepter que dans toutes les autres réalités, il y avait une Sam heureuse avec ce même homme qu’elle n’avait pas le droit d’aimer. Au début, elle avait remis cette particularité sur le fait que les autres réalités rencontrées, la Samantha Carter était docteur et non pas militaire. Mais même celles croisées plus tard, où elle était tout autant Colonel que dans sa vraie réalité, elle avait eu le droit au bonheur – Martouf lui avait confirmé que ça n’avait pas fonctionné entre eux et s’il n’avait pas eu le temps de lui dévoiler le nom de celui qui l’avait remplacé, elle avait simplement su. Les autres Sam étaient heureuses, elle se consolait en se raccrochant à cette pensée. Elle déglutit, évoqua la retraite. Cette solution qu’ils se refusaient tous les deux. Elle repoussa cette pensée. Et les mots de Jack l’atteignirent. La glacèrent. Elle avait su. Daniel lui en avait parlé, de cette première mission. L’archéologue lui avait avoué que la mission avait été pensée suicide. Qu’ils n’étaient pas censé rentrés. Mais l’entendre de la bouche de Jack, c’était différent. Son cœur se serra douloureusement et elle sentit le sanglot venir se loger dans sa gorge. Elle ne pouvait pas imaginer – elle avait vécu des choses difficiles, mais elle ne pouvait pas les comparer avec la perte que Jack avait subi. C’était un autre sujet tabou. Les larmes étaient là, au bord de ses yeux, prêtes à couler si elle clignait les paupières. Elle les refusa. Elle aurait voulu pouvoir lui prendre la main, la serrer, la porter à ses lèvres. Elle aurait voulu pouvoir apaiser la douleur avec des baisers, tenter de l’apaiser. Elle aurait voulu pouvoir laisser tomber l’image de la militaire pour ne devenir que la femme. Le serrer contre elle, pleurer pour deux. Elle voudrait pouvoir lui dire combien elle est heureuse qu’il ne soit pas mort. Ni sur Abydos, ni avant et encore moins après. Elle voudrait pouvoir lui rappeler toutes les fois où il l’a fait sourire, rassurée. Toutes ces fois où il avait été présent, pour elle. Même sans rien dire, juste là. Mais elle n’avait pas les mots. Et son cœur lui faisait mal. Et les larmes, toujours prêtes à couler, la brûlaient. Même dire qu’elle était désolée ne paraissait pas suffisant. « Est-ce que vous lui avez parlé ? » Elle parlait de Sara. De cette ex-femme qu’elle n’avait que brièvement croisée qu’une fois, en dehors d’une ou deux photos vues chez Jack. Elle ne savait pas pourquoi elle avait posé la question. Ça ne la regardait pas. Parce qu’elle ne pouvait pas parler de Charlie, parce qu’elle n’aurait pas su quoi dire. Parce qu’elle ne pouvait pas lui demander s’il avait vivre avec cette culpabilité qui le rongeait indéfiniment.

Et puis, l’instant passa. Porté par le cinéma, les confidences de Jack prononcées sur le ton de la manigance. Sam retrouvait un sourire. Elle le retrouvait tel qu’elle l’avait toujours connu. Blagueur, parfois enfantin. Enfermant sa tristesse au fond d’elle. « Peut-être que c’est pour ça qu’il vous offre des places, » laissa-t-elle échapper avec l’ombre d’un sourire. Mais elle acceptait la proposition pour la séance spéciale Star Wars, même si Teal’c devait les connaître par cœur, à force. Et puis, le déclic. Une idée, des hypothèses prononcées à voix haute et il mentionnait un homme étrange. Sam, l’attention captivée, fronça les sourcils. « Vous savez que les anglais ne peuvent pas être considérés comme des aliens, même s’ils aiment le thé ? » La taquinerie lui avait échappée, mais elle savait qu’elle ne risquait rien. Pas avec lui. Un autre supérieur aurait parlé d’insubordination, de limite à ne pas franchir. Mais avec Jack, ce n’était pas la première fois. « Je ferai mes recherches. Merci. » Il avait eu raison, au final, de lui dire de s’accrocher. De ne pas abandonner tout espoir – il venait de lui en souffler un nouveau souffle. Et même si elle n’était pas sûre que ce soit une véritable piste, elle pouvait toujours s’en assurer. Retrouvant une certaine sérénité, elle se détendit, retrouvant le dossier de la chaise et laissant un court silence survenir avant de pointer la canne à pêche d’une main. « Vous en auriez une seconde ? » Il lui restait encore un peu de temps avant de devoir retourner à la base. Et il avait toujours voulu l’emmener à la pêche – il y était parvenu, une fois, et même si le reste de l’équipe n’était pas là, ça ne pouvait pas leur faire de mal.



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Jack O'Neill
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MessageMer 1 Nov - 17:52


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Sam & Jack



Si il y avait bien une personne au monde en laquelle O’Neill croyait, c’était bien elle. Carter perdait peut-être espoir aujourd’hui, mais demain elle serait celle qui trouverai la solution. C’était aussi évident que de l’eau de roche pour lui. Carter était la solution au problème du monde entier, elle l’avait toujours été. Il ne savait pas forcément comment lui redonner confiance en elle, mais il était sans doute le mieux placé pour cela. Il saurait lui indiquer le bon chemin sans s’en rendre compte. Il dirait une bêtise, comme toujours et elle en ferait de l’or en boîte. Le plus grand génie du monde était assise à côté de lui et le monde n’en avait pas conscience. C’était parfois ce qui déplaisait le plus au Général, le manque de reconnaissance pour avoir sauver la terre un nombre incalculable de fois d’une invasion. Et parfois, c’est cette anonymat qu’il adorait, mais pas forcément pour ses hommes qui n’était pas assez reconnu à ses yeux, comme Sam qui méritait bien plus que ce qu’elle avait. Il aurait aimé être l’homme qui lui donnerait tout ce qu’elle méritait. Pourtant, c’était la magie de leur travail, rester dans l’ombre, ne jamais être découvert, éviter la panique sur terre. Carter méritait d’être plus que reconnu, elle aurait dû recevoir tous les honneurs publique possible. Il était l’homme de cro-magnon elle était celle qui apportait le feu. Comme en témoignait encore son téléphone en si piteux état. Et avec un sourire amusé il leva les bras au ciel “Dans tous les cas, je plaidrais non coupable pour avoir couper les fils.” Mais il pourrait parfaitement les couper si son interlocuteurs devenait trop barbant. Si on commençait à lui parler d'autre chose que de stratégies militaires et de pêche et O’Neill décrochait rapidement de la conversation. À son âge O’Neill ne se préoccupait plus tout à fait de tout, seul ce qui l'intéressait entrait en ligne de compte. On ne se préoccupait plus de ce qui ne nous intéressait pas à partir d'un certain temps. Bien que O’Neill ne se soit jamais vraiment intéressé à ce qui ne l'intéressait pas justement. Il avait parfois fait des efforts, mais pas toujours. “Parlons de Chaka justement. Vous avez déjà compris ce qu'il vous racontait ? Pour ma part c'en est resté aux balbutiements primitifs, comme cette fois où on avait régressé, vous vous souvenez ?” Comment oublier le jour où ils étaient redevenu des hommes des cavernes au milieu d’une mission ? Sans doute impossible, du moins du point de vue d’O’Neill, c’était le genre de truc qu’il n’avait pas oublié et qu’il n’oublierai jamais. “Je suis sûr que nous pourrions avoir une véritable conversation avec un Wraith, un Wraith de bonne humeur bien sur… c’est possible ça un Wraith de bonne humeur ?” Il avait lu beaucoup de rapport concernant ce sujet et se demandait si ses “créatures” connaissaient le sens du mot humour, pas certain. “Je.., Je n’ai pas senti Daniel prêt pour une telle expédition et puis..; le gouvernement aurait refusé, nous avons bien trop besoin dans le programme SGC pour le laisser partir ailleurs. Atlantis , bien qu’importante, n’est pas encore la priorité du programme porte des étoiles, et même si l’expédition est civil, et Daniel également...eh bien disons qu’ils préféraient le garder pour eux.” En disait-il trop ou pas assez ? C’était sans doute la question du jour. Que pouvait-il dire des discussions en haut lieu auxquels il était invité ? Sans doute pas grand chose. Et il était évident qu’après Daniel, Carter était la personne idéale, et l’expédition deviendrait alors un peu plus militaire, plus contrôlé par le gouvernement. Encore et toujours le gouvernement. “Vous avez toutes les compétences pour mener à bien cette mission.” Il n’avait pas envie d’en dire plus, il ne devait pas en dire plus, il n’en avait tout bonnement pas le droit. “Ce que je veux n’a aucune importance.” C’était sans doute déjà trop en dire, se glisser sur une pente qu’il ne devait pas prendre. O’Neill devait se ressaisir avant de dire trop de chose qu’il pourrait regretter par la suite, des choses qui les mettaient tout dans dans l'embarras et pourrait compromettre leur carrière. À quoi tenaient-ils le plus aujourd’hui ? L’un à l’autre ? Ou à leur travail ? Il n’avait pas la réponse à cette question.

Penser à son fils lui promettait de ne pas penser à tout ça, à tout ce qu’il ratait en se consacrant à sa carrière en oubliant le reste. O’Neill avait été marié et heureux, il avait eu un enfant et il avait lui-même tout gâcher. Autant se concentrer là dessus pour ne pas déraper, pour ne pas faire d’erreur. Repenser à ses pensé suicidaire était bien plus simple qu'imaginer un avenir avec la femme fantastique qui se trouvait à ses côtés. elle était plus jeune que lui après tout, elle avait bien d’autre chose à vivre et sa vie à lui commençait à pencher de l’autre côté de la barrière. Pêche et bière, voilà à quoi allait se résumer ses jours prochainement, car sa fameuse retraite, la vrai, sans arrière pensé d’idée noire, il était sur le point de la prendre définitivement. “N’oubliez pas Carter, que dans notre métier, ce que nous voulons passe en dernier.” Et il parlait de tout, de son ex-femme, son fils, leurs missions passés, leurs sentiments communs. Ce qu’ils voulaient passait après le travail, voir même ne devait jamais prendre le dessus sur quoique ce soit. Tout sentiments devraient être refoulé et oublier. Un véritable tabou, rien ne devait filtrer des lèvres du Général O’Neill, rien qui ne pourrait le compromettre lui et encore moins elle. “Sara a fini par refaire sa vie.” C'était tout ce qu’il dirait, tout ce à quoi il penserait à partir de maintenant. Elle avait réussi à dépasser ça, et pas lui.

Parler cinéma, parler de l’anniversaire de Teal’c voilà ce qu’il fallait pour oublier les mauvais côté de leur conversation. Plus de légèreté, plus de SG-1. C’est ce qui lui manquait, plus encore que les missions, l’esprit d’équipe qu’ils avaient. Au bien sur, il y avait eu des disputes mémorable, mais lorsque l’un avait besoin des autres, les autres avaient toujours été là. Alors la perspective d’une soirée avec l’équipe au grand complet le réjouissait. “Vous êtes en train de vous moquer de moi là, Sam ? Ce n’est pas très sympa de votre part vous savez.” Et un sourire en coin fendit ses lèvres, sa morosité était en train de passer, alors il voulait lui donner le peu d’info qu’il pouvait avoir pour l’aider. “Les anglais viennent littéralement d’une autre planète, j’en suis absolument certain et lui, ce type, il ne vient pas de la planète terre, j’en mettrais ma main au feu.” Et c’est un sourire encore plus sincère qui fendit ses lèvres quand elle demanda un canne “Eh bien… tout arrive.” Il posa la sienne sur le porte canne et se leva pour en sortir une autre de son sac, qu’il prépara au préalable pour elle avant de lui tendre.”Vous savez vous en servir ?”
code par slana

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