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 Write what should not be forgotten + ft. Tenth

The Madman
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MessageMar 25 Avr - 14:07

Write what should not be forgottenTenth Doctor & The MadmanThese are the few ways we can practice humility: To speak as little as possible of one's self. To mind one's own business. Not to want to manage other people's affairs. To avoid curiosity. To accept contradictions and correction cheerfully. To pass over the mistakes of others. To accept insults and injuries. To accept being slighted, forgotten and disliked. To be kind and gentle even under provocation. Never to stand on one's dignity. To choose always the hardest. (Theophany → Time's End)Au grès du vent, ses pensées semblaient partir ailleurs. Aucune idée de l’heure, tout juste une montre autour du poignet pour surveiller les aiguilles. Trente minutes, c’était le temps qu’il s’était accordé pour sortir de sa Cadillac. Passer ce laps de temps, il retournera sans doute à ses petites affaires. Quelles petites affaires d’ailleurs ? Il s’ennuyait. Stagner semblait le rendre fou. Ou du moins, grignoter le peu de raison qu’il possède encore. Il les entend, le tic-tac incessant des aiguilles. Un tic-tac inexistant lorsqu’il est à bord de son vaisseau puisque c’est un puissant gong et la voix de Miss qui lui parle. Ce bruit était une pure horreur. C’était le seul qu’il semblait vouloir entendre distinctement puisque c’était celui qui s’imposait. Du calme, il n’y avait pas de raisons de s’énerver. C’est sûrement ce qu’elle aurait dit aussi. Pourquoi était-il dehors déjà ? A déambuler dans les rues comme un malpropre ? Une soudaine envie de manger des sushis l’avait pris comme une envie d’aller aux toilettes. Il se souvenait qu’il lisait un manga au page petit à petit vide. Elles se vidaient au fur et à mesure que les personnages disparaissaient. Cela avait peut-être un rapport avec les récents événements ? C’est un constat effarant et qui ne touche pas que la littérature. Les films et le théâtre ont aussi le droit à cette perte de vie. Il voulait parler de tout ça mais, comment faire avec personne à ses côtés ? Il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’il parle seul avec sa console puisqu’elle, au moins, lui répondait.
Cela restait une machine. Il avait beau s’entourer de bizarrerie bricolée, cela restait des robots. Des choses qu’il a lui-même programmé pour palier à la solitude. S’ils se cassent ? Le fou s’en fiche, il les remplacera par d’autres. Il perdra son temps sur d’autres inventions et d’autres automates. Une philosophie de vie qu’il n’a pas réussi à s’inculquer concernant les êtres vivants. Ce n’était pas la même chose quand quelque chose avait un cœur. Dans son cas deux mais, l’un semblait s’effritait au grès de ses sentiments opposaient qui se rencontraient. Il ne savait pas quoi penser. S’il devait être heureux d’être à nouveau tout seul et profiter de la liberté ou bien malheureux à l’idée de devoir parler seul. Que personne ne soit là pour le brider.

La marche s’était écoulée de manière lente et rapide à la fois. Il voyait les rues changées sans réagir à ce phénomène et pourtant, il avait le sentiment que le temps s’était écoulé à une vitesse folle. Quel petit farceur. Mais au moins, il était arrivé à destination. Là encore, le temps avait été rapide. Il était ressortit avec sa barquette de sushi, un déjà fourré dans sa bouche. De temps en temps, il peut se le permettre. Ce n’était pas mauvais, il s’attendait à pire après tout. Il s’était installé sur un muré plus loin, les jambes croisés. A croire qu’il n’avait pas perdu quelques habitudes féminines. C’est aussi parce que c’est plus pratique pour poser quelque chose sur ses genoux. Il fallait y voir un avantage rentable également. Cette perte dans son regard semblait figé, il n’avait aucune idée de combien de temps encore il allait être bloqué ici et cette perspective le mettait profondément mal à l’aise. Il avait besoin de voir les étoiles. La terre pouvait se montrer aussi exotique que palpitante, elle n’était rien face au nuancier colorimétrique d’une nébuleuse. De la tristesse en quelque sorte d’être détaché du ciel et de l’immensité de l’espace. On lui avait privé de son terrain de jeu. Le même sentiment de faute que dans ce laboratoire dès lors qu’il ouvrait la bouche. Une hantise.

Le deuxième sushi à peine attaqué qu’un gang était venu l’accosté. Quel manque de goûts vestimentaire, ça en été à vomir. Ils ressemblaient à des pachydermes avec leur jogging trop grand et des maillots qui leur arrivé au niveau des genoux. Le fou, ainsi l’appelaient-ils sans se rendre compte que c’était le bon nominatif. Fou de ne pas réagir aux menaces et de rester impassible telle une coquille vide. Ils voulaient de l’argent ? Il aurait pu leur en donner s’ils avaient demandé poliment. Faire cracher quelques billets verts d’une tirette était un jeu d’enfant pour lui. Mais non, à la place, ils ont cherché à s’affirmer avec un comportement de molosse. Les yeux du petit brun assis sur le muré demeuraient grand ouvert. Aucun clignement d’œil, près à guetter l’occasion. Le temps d’un clignement d’œil … C’est ce qui leur avait coûté un état déplorable. Le tout s’était déroulé pendant l’espace d’une milliseconde. Personne n’avait rien vu puisqu’il était sur son muret à manger mais, à ses pieds, se trouver les quatre à terre. L’un avec les genoux brisés, deux avec un amas de griffures et le dernier inconscient mais dans un état correct par rapport aux restes de ses amis. Cela lui avait coupé l’appétit. Le fou referma la boite où était contenu son repas. Il s’excusait, toujours aussi impassible. Il y avait tout de même une pointe de tristesse à leur égard. Sa montre avait fini par sonner la fin de la demi-heure, il était temps de rentrer.
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MessageMer 26 Avr - 21:51



Plonger dans l’immensité du T.A.R.D.I.S à la recherche du moindre élément pouvant m’aider à le faire décoller ou trouver le moyen de remettre les choses en place. Mais je ne trouvais pas, en tout cas pour l’instant rien ne m’avait permis de trouver une once de solution. Je frictionnais mes cheveux avec hargne comme j’en avais l’habitude lorsque je réfléchissais réfléchis, réfléchis, réfléchis. Mais même ce mantra ne fonctionnai pas, je n’avais pas la moindre trace d’idée pour réparer mon erreur. J’avais échoué et ils avaient gagné. L’univers était en train de s’écrouler autour de moi et je ne pouvais rien y faire. Je poussais un cri de frustration, sautant sur mes pieds, laissant la mâle dans laquelle je fouillais se refermer d’elle même en un grand bruit sourd. Montant les escaliers pour rejoindre la salle de contrôle, attraper ma veste poser sur une poutre et sorti de T.A.R.D.I.S plus frustré que jamais.

Je marchais dans les rues de Neverland, un nom assez stupide si vous voulez mon avis, comme si on était au pays imaginaire. Je n’avais pas encore croisé Peter Pan et le Capitaine Crochet, et d’un côté heureusement, sinon j’aurai certainement fini par exploser. Le temps n’avait plus de chronologie, il se perdait lui même, cherchant à protéger les personnes vivantes…et mortes. Toutes se retrouvaient au même endroit en même temps. Des femmes rencontraient les petits enfants de leur propre petits enfants alors qu’elle n’avait même pas encore eux d’enfant et elles pouvaient boire le thé avec la mère de leur arrière-grand-mère. Tout ça devenait très perturbant. Le pire sans doute, était de n’avoir encore pas eu le chance de croiser une seule personne de connaissance ici. Aucun visage familier, aucun ancien compagnons mais par chance, aucune autre incarnation de moi-même, ça aurait été de trop.

C’est après avoir donner un coup de pied dans une canette par terre puis l’avoir ramasser pour la mettre dans une poubelle que j’ai aperçu cet homme, assit sur un muré et le groupe qui c’est approché de lui. D’aussi loin, je ne pouvais pas entendre ce qu’ils se disaient, mais je pus rapidement voir que le brun avait prit le dessus, laissant les autres sur le carreaux à attendre que la douleur passe. Je regardais le type s’éloigner, réalisant soudain que j’avais déjà vu son visage quelque part, sans être pour autant capable de mettre un nom dessus. Alors ni une ni deux, je sautais sur mes pieds pour le rejoindre, arrivant à sa hauteur je lançais avec un grand sourire- qui pouvait paraitre stupide- Bonsoir, je suis le Doctor, et vous ? On ne c’est pas déjà vu quelque part ? J’étais certain de l’avoir déjà vu maintenant que j’étais face à lui, mais il semblait ne pas avoir envie de faire la discussion puisqu’il continuait à avancer. Soudain, un fait me parut évident, ce rythme, ce double rythme… Vous êtes un Seigneur du Temps. Mais comment est-ce possible ? Un Seigneur du Temps, devant mes yeux, alors qu’ils étaient tous mort ! J’étais certain de ne plus jamais en recroiser, Le Maitre mort, j’étais seul, complètement seul et voilà que lui apparaissait devant moi, comme par magie. J’ai du mal à croire que vous soyez réel. Je devais avoir les yeux aussi grands que des soucoupes.
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MessageJeu 27 Avr - 17:40

Write what should not be forgottenTenth Doctor & The MadmanThese are the few ways we can practice humility: To speak as little as possible of one's self. To mind one's own business. Not to want to manage other people's affairs. To avoid curiosity. To accept contradictions and correction cheerfully. To pass over the mistakes of others. To accept insults and injuries. To accept being slighted, forgotten and disliked. To be kind and gentle even under provocation. Never to stand on one's dignity. To choose always the hardest. (Theophany → Time's End)Oui, stupide, c’est ainsi qu’il le voyait. Ce sourire cachait tellement de choses que ça lui sautait aux yeux. Un masque ridicule pour cacher une profonde douleur. A moins que cela soit autre chose ? Il n’en savait rien et il n’était pas sûr de vouloir savoir. Le fou n’avait eu qu’un léger mouvement de recul pour éviter de donner un coup de boule à cet inconnu. Peut-être pas si inconnu que ça finalement. Le Docteur… Rien que ce nom lui avait donné un léger frisson. Un frisson qu’il masquait en haussant les épaules et en cachant le bas de son visage dans le col de sa veste. Mitigé, à lui en donner mal à la tête. Il ne savait plus. Gérer ces émotions contraires demandait beaucoup d’efforts pour que cela ne finisse pas en catastrophe. Est-ce qu’il devait être heureux de voir un Docteur ? Les docteurs sont des monstres. Non, Le Docteur, ce n’était pas comme les autres du laboratoire. Ou bien devait-il le haïr ? Pour une planète sans aucunes morales qu’il a fait sauter, leurs familles respectives avec. Le fait qu’il détestait sa propre planète d’origine pourrait transformer sa haine en soulagement. Mais, il avait espoir de rentrer chez lui un jour. Or, quand ledit chez-soi n’est plus, difficile d’être appelé pour rentrer. Le mieux était donc de continuer, de ne pas prêter attention et de ne pas se laisser avoir. Il ne savait pas. Et de ce fait, il n’allait pas répondre des futilités qui ne serviront à rien.
Le mieux était de continuer même s’il aurait aimé en savoir plus. Il se souvient d’un autre Docteur. D’une voix très lointaine qui lui disait que tout allait bien. Mais, impossible de mettre la main sur le visage et le nom de cette voix. Ce n’était qu’une image noire. Une bande son qui repassait dans son esprit lors de ses moments remplis de déboire. Continuer d’avancer. Ironique lorsque l’on sait qu’il est coincé dans une ville sans aucun sens.

La question suivante lui laissa un gout légèrement amer dans la bouche mais, elle demeurait fermée. Toujours aucunes réponses, juste des pas qui résonnent pour rentrer au T.A.R.D.I.S. Il avait son repas à terminer et il ne voulait pas que la police arrive et lui demande ce qui s’était passé avec les quatre autres. Là encore, tout se bousculait pour qu’il puisse donner une réponse correcte et explicite. Et ce Docteur qui continuait à poser ses questions. Le fou avait fini par s’arrêter soudainement, agacé et nauséeux. Trop de questions en l’espace de quelques secondes. C’est beaucoup plus difficile de réfléchir quand un autre vient mêler ses interrogations aux siens. « Vous n’êtes pas le premier à me faire cette remarque. Moi-même, ça m’étonne encore. » fit-il, laissant cette voix vidée de vie traverser enfin sa bouche. Le regard de l’hybride avait fini par se relever pour venir se planter dans celui du Docteur.  « Je n’aime pas les Docteurs. Ils sont cruels. Bonsoir. C’est … ça manque d’organisation comme réponse mais, vous posez beaucoup de questions. Hum, votre visage ne me dit rien. C’est possible. »

Il s’en rendait compte. Ce désordre dans sa réponse. Il n’était plus vraiment habitué à parler à vive-voix. Autrefois, il y avait bien cette femme qui le reprenait et qui l’aidait à faire de l’ordre dans ses paroles. Des paroles qui semblaient avoir besoin de sortir. Cela se voyait par sa bavardise après un aussi long silence. Il avait beau être maladroit et repousser qui que ce soit, ça semblait lui faire plaisir au fond de susciter autant de surprise. Bonne ou mauvaise, il ne savait pas trop. Les Haut-Conseillers auraient sûrement dit mauvaise en voyant le fou en liberté mais lui. Ce Docteur dont il avait entendu parler durant la Grande Guerre et qui avait détruit Gallifrey, aurait-il un autre jugement ? Il voulait le savoir. « Oui, je suis un Seigneur du Temps de la planète Gallifrey, mon nom est The Madman. Est-ce que je dois disparaitre aussi ? ». De l’homme froid et distant, son ton s’est transformé petit à petit en celui d’un enfant apeuré qui aurait fait une bêtise. La tête de nouveau baissée, il avait repris sa marche. Celle-ci était moins cadencée, moins pressée. En retard pour en retard, il n’était plus à quelques minutes près maintenant.  
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MessageVen 12 Mai - 15:02



Je n’étais donc pas seul, il y en avait d’autres. Du moins il y en avait un autre, et il était là, devant moi, en chaire et en os. Mes yeux me trompaient-ils ? Je ne pense pas, il était bel et bien là. Je ne connaissais pas son visage, ou j’avais fini par l’oublier avec le temps. Nous seigneur du temps avons la fâcheuse manie de ne jamais avoir la même tête lorsque nous nous croisons à travers le temps. Mais aujourd’hui, je n’aurai pas dû être en mesure d’en revoir un. Je pensais bien qu’ils avaient tous disparu, que je les avais moi-même fais disparaitre à jamais. Et pourtant, celui-ci était bel et bien là. C’était Noël avant l’heure. C’était l’apparition d’un espoir infime, d’un rêve éveillé. J’avais pensé un instant avoir retrouver mon vieil ami et ennemi, le Maitre il y a de ça quelques années, puis ce rêve avait été évanoui, pour finir par revenir et disparaître à nouveau. Il était malheureusement sans doute mort à l’heure qu’il était, à moins que… Mais ce Seigneur du Temps là, était différent, la cruauté et la folie du maitre ne perçait pas à travers ses yeux. C’était un homme que je ne connaissais pas, un membre inconnu venu tout droit de ma propre planète pour me redonner espoir. Je n’étais pas seul !

Souriais-je bêtement ? Sans aucun doute. Avais-je l’air d’un crétin ? Je le crains fort, Rose, Martha et Donna avait toujours su me retenir quand je me conduisais comme un parfait imbécile, mais aujourd’hui, aucune d’elle n’était là pour me retenir. Je n’avais plus que moi pour m’empêcher de perdre la raison. J’avais perdu mes boussoles morales de façon totalement définitive. Les trois, toutes d’un coup, me laissant tout seul pour affronter un monde et des contacts humains que j’avais parfois du mal à comprendre sans eux. J’aimais les humains, mais les avoir avec moi m’avais fait les aimer plus encore, les comprendre plus facilement. Aujourd’hui, sans elles, j’oubliais doucement la notion des sentiments et des attitudes humaines, ne sachant pas forcément comment agir. Mais avec un Seigneur du Temps, n’aurais-je pas dû pouvoir être totalement moi ? Peut-être…peut-être pas. Je ne le savais pas, j’étais face à quelque chose que je ne pouvais pas savoir. Étais-je un crétin ? Oui !

J’ai rencontré tellement de monde dans ma vie, que je ne me souviens pas de tout les visages, et puis il est possible que vous en ayez changé depuis la dernière fois ?  Après tout, si j’avais moi-même changé plusieurs fois de visage, pourquoi pas lui ? Le temps avait dû passé autant pour lui que pour moi ? Si ce n’est plus, ou moins, tout dépendait…avait-il un T.A.R.D.I.S ? Mon T.A.R.D.I.S n’était-il plus le dernier T.A.R.D.I.S de tout l’univers ? Je ne suis pas un docteur, je suis le Doctor. C’est mon nom, c’est celui que j’ai choisi ! Je ne suis pas Docteur, enfin d’une manière si, mais pas comme vous l’entendez...je… Vous devriez comprendre ce que je veux dire.  Posais-je vraiment beaucoup de questions ? Sans doute, j’avais toujours été comme ça. Les questions fusaient avant même que je n’ai eu le temps de les formuler dans ma propre tête. Les interrogations en moi étaient toujours trop importante pour que je puisse toutes les contrôler.  Elles allaient plus vite que moi, elles étaient plus forte que moi. Elles étaient l’essence même de moi. J’en avais toujours plus, je voulais toujours en savoir plus. Je ne pouvais pas passer une journée sans poser, ou me poser des centaines de questions.

Ses mots…je ne les comprenais pas. Pourquoi devrait-il disparaître aussi ? Savait-il que j’étais celui qui avait appuyé sur le bouton ? Me détestait-il pour ça ? Je ne pourrai pas le lui en vouloir. Je me haïssais moi-même pour avoir faire ça, mais avais-je eu le choix ? Non. Je ne l’avais jamais eu, j’avais dû faire ce que personne n’avait osé faire pour sauver le reste de l’univers. Pourquoi devriez vous disparaître ? Vous êtes la réponse à tout mes espoirs. Pendant des années je me suis cru seul au monde. Je pensais être le dernier Seigneur du Temps encore en vie et vous voilà devant moi. Votre existence est un véritable rêve éveillé.  Je cherchais dans ses yeux la haine qu’il pouvait éprouver pour moi. Qu’il me déteste serait normal, j’étais celui avait réduit sa planète et son espèce à néant. 
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MessageLun 15 Mai - 23:15

Write what should not be forgottenTenth Doctor & The MadmanThese are the few ways we can practice humility: To speak as little as possible of one's self. To mind one's own business. Not to want to manage other people's affairs. To avoid curiosity. To accept contradictions and correction cheerfully. To pass over the mistakes of others. To accept insults and injuries. To accept being slighted, forgotten and disliked. To be kind and gentle even under provocation. Never to stand on one's dignity. To choose always the hardest. (Theophany → Time's End)Une situation étrange, non ? S'il était aussi perdu dans les réactions à prendre, c'est peut-être parce que lui même se poser trop de questions à son sujet. Aller aux choses simples et de manières directes, en quoi était-ce si compliqué à faire ? Elle aurait pu l'aider. Elle aurait pu lui dire de ne pas faire trop tourner ses méninges. Que la réponse était là, juste devant son nez. Mais non, rien de tout ça. Il avait quitté sa planète comme une coquille vide, il était normal qu'il se comporte comme tel. À toujours vouloir combler ce vide qui se creusait un peu plus chaque jours. Pourtant, le fou était la meilleure personne que le Docteur aurait pu souhaiter pour le comprendre. Comprendre sa solitude, son chagrin à l'idée même d'être seul et séparer de ceux qu'on aime. D'être le « dernier » bien que cette appellation ne soit plus vraiment d'actualité. C'est comme s'il refoulait sans arrêt le côté positif. Oui, l'optimisme n'était pas une vertu de The Madman, c'est accordé. Mais non, il restait impassible et silencieux. Cette lueur qu'avait ce grand gaillard mal coiffé devant lui d'émerveillement et de curiosité était éteinte depuis bien longtemps maintenant. Fût un temps où il l'avait. Qu'il encourageait les autres, en particulier sa petite-soeur bien trop timide pour découvrir le monde extérieur. L'enthousiasme d'un fils de fermier près à botter les fesses de toutes personnes voulant s'opposer à ses rêves de voyage. Il ne pouvait qu'imaginer et parler pour encourager, clouer dans son lit. Il l'avait eu, ce même sourire idiot, presque forcé. D'où le fait qu'il est réussi aussi facilement à percer la coquille du faux dans ce visage.
Quoi que, il y a vérité et mensonge. Et là, ce débordement de joie et de surprise était tout sauf falsifié. Le brun en était d'ailleurs presque gêné de voir quelqu'un aussi enthousiaste de le voir. Mon dieu, il était tellement lent, le réflexion prenant tout le temps nécessaire aux réactions spontanées. Ce docteur faisait déjà preuve de patience avec lui sans s'en apercevoir. À sa question, il n'avait rien répondu dans l'immédiat. Un instant, juste un petit instant. Il devait sans souvenir, ses régénérations ne devaient pas être aussi nombreuses que les siennes. Elles étaient remplies de douleurs indescriptible si bien qu'il avait du mal à se faire à l'idée de la déclencher.

Il avait fini par sortir la main de sa poche, cherchant un repère dans ce décompte pourtant court qui tenait sur ses doigts. D'où le fait qu'il les pliait et les dépliait dès qu'une rectification avait besoin d'être faite. « Deux fois. Je crois. J'ai que …. 400, non. 500 peut-être. 520 ? C'est ça, 520 ans. C'est le troisième que je porte. Le précédent était une femme et, celui encore avant, je suis mort à l'adolescence mais, c'était l'original. Si je puis dire. ». A la fin de son décompte, le fou avait remis sa main dans sa poche dans un calme forcé. Presque mortuaire finalement. Compter l'avait détendu et occupé son esprit sur une seule chose suffisamment longtemps pour qu'il ne daigne plus à s'affoler. Pourtant, il restait tout de même en marche. Le simple fait de rester immobile sur place l'agacer, c'était une personne qui avait besoin de bouger après tout. Il avait bien vu cependant que sa remarque sur les docteurs avait faite mouche. Si bien qu'il regardait du coin de l’œil cet homme se justifier. Il savait bien des choses, la faute au schisme métamorphique et au petit bout de Carrionite qui se promenait dans le plus profond de sa chair. Il n'avait pas eu besoin d'être là et, c'est sous ce vent de suspicion qu'il n'avait rien relevé. Hormis hocher positivement la tête pour faire comprendre que oui, il savait où il voulait en venir. Il l'avait aussi entendu, ce jour-là, la raison pour laquelle il avait pris ce nom. « Jamais de cruauté, jamais de lâcheté. Jamais abandonné, jamais se rendre.... », il récitait à l'exactitude des mots qui n'étaient pas les siens. Des mots qu'il avait entendu il y a longtemps et qu'il a suivi à la lettre jusqu'à en être épuisé et arrivé à cet état.

Ainsi, c'est la seule réponse qu'il avait donné à la question du Docteur, sa propre promesse. Qui se souviendrait d'un rat de laboratoire après tout. Mais, ce même homme dont on lui répétait autrefois d'en rester éloigné était aussi perdu que lui. De l'excitation et de la perte, drôle de cocktail. Il ne pouvait pas le laisser ainsi, il ne voulait pas. « Je sais ce que vous allez me demander mais, je ne veux pas vous donner de faux-espoir, Docteur. Gallifrey est … Ce qui devait être ma maison mais, je la déteste autant que je l'aime. Je voulais la voir brûler autant que je voulais la sauver. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue, je ne suis qu'un paria, un exilé. Je les entendais tous, ils criaient alors que j'étais à des milliards d'années lumière d'eux, sans pouvoir intervenir car je n'avais pas le droit. Et puis, je vous ai vu et je vous ai entendu. Je vous avais déjà vu quand ils m'ont forcé à rester devant le schisme. Je vous ai vu appuyé sur ce bouton rouge...Et maintenant, c'est votre solitude que j'entend.». Et aucune haine. Rien qui ne montrait que le fou détestait ce docteur qui se trouvait en face de lui. Parce qu'il ne savait pas s'il devait le détester ou non. « C'est pour ça que je vous le demande, est-ce que je dois disparaître aussi ? ». Il avait fini par réitérer sa question maintenant que la raison de son interrogation devait être plus claire. 
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MessageJeu 25 Mai - 16:00



L’inespéré avait fini par arriver. Perdu ici, dans ce monde à la fin de sa vie, j’avais retrouver ce que je ne pensais jamais revoir. Un seigneur du temps, ici, devant moi, en chaire en os, comme le rêve éveillé de toute une vie. De plusieurs vies même. J’en avais eu tellement, j’en était déjà à la dixième, vécu tant d’aventure, me demandant chaque jour quand celle-ci s’arrêterai. J’avais commis de nombreuses erreurs, et l’une d’elle m’avait conduite ici, aujourd’hui, devant lui. Peut-être était-ce finalement le destin ? Tout devait peut-être se dérouler ainsi ? Une récompense ? Une dur récompense. Voir ma planète préféré mourir à petit feu. Bientôt, tout craquerai, et plus rien ne vivra. C’était égoïste, et pas ce que je recherchai au plus profond de moi. Il était un miracle, un miracle que je ne savais pas connaitre.

520 ans d’existence, et seulement trois visage ? Ma vie était plus dangereuse et périlleuse que je ne croyais semble-t-il. Il avait su passer à travers les faille du filet plus facilement que moi. Je m’étais déjà régénérer facilement une bonne demi douzaine de fois à cet âge là. Je faisais partie de c’eux qui ont vécu longtemps, mais dont le chemin prendrait bien fin un jour, et ce jour était plus proche que jamais. Une régénération et tout serait terminé. Je n’avais jamais connu le fais de devenir une femme. Aimerais-je cela ? Serais-ce étrange ? J’en étais persuadé, j’étais un homme au plus profond de moi, je ne pourrais pas être autre, je ne pensais pas pouvoir l’être. Mais chaque fois est-tellement différente. Ma vie d’avant, mes anciennes personnalités, alors pourquoi pas ? Avec le temps, même si je trouvais ça particulièrement étrange.

Ils vous ont ressuscité ?   Je ne connaissais qu’un seul autre Seigneur du Temps à avoir subit cela, Le Maitre, avait été ramené à la vie pour mener la guerre du temps, ils l’avaient délibérément rendu fou avec le son d’un tambour. Un tambour dont il avait toujours été le seul à entendre, j’avais pourtant bien essayé, j’avais voulu tout faire pour le sauver, mais j’avais échoué, lamentablement échoué. Il était mort, sans espoir de retour, mon plus vieil ennemi, mais aussi mon plus vieil ami,  belle ironie du sort.

Devais-je me justifier ? Devais-je montrer qui j’étais ? C’était ce que j’essayais de faire, affirmant ne pas être un Docteur conventionnel, mais le Doctor, ceci étant mon nom, ma raison d’être, la fondement même de ma personnalité. Je compris alors qu’il savait parfaitement qui j’étais, qu’il me connaissais, lorsqu’il prononça mon propre serment. Jamais de cruauté. Jamais de lâcheté. Jamais abandonner. Jamais se rendre. C’était tout ce qui faisait ce que j’étais, ce que j’avais toujours été, peu importe la personnalité, ou l’apparence, j’étais le Doctor.  Oui.. c’est ça… vous me connaissez donc ?   Je me revoyais le jour où j’avais porté serment, sur Gallifrey, entourer des membres du haut conseil, le Seigneur Président et les autres. Ma famille aussi… Ma famille il y a si longtemps perdu.

Je repensais soudain à Susan, son visage s’imposant à moi. Nos aventures ensemble, comment nous nous étions quitté. Elle me manquait, ils me manquait tous, ma famille, mes amis…des êtres que je ne reverrai plus, des êtres que j’avais moi-même réduis au silence pour toujours. Parfois, je me demande si je suis toujours cet homme   Je ne l’avais pas été ce jour là, je n’avais pas été le Doctor le jour où j’avais appuyer sur le bouton, loin de là. J’avais été celui qui les avaient tous tué, et aujourd’hui, j’étais seul avec mes regrets. Les enfants du temps étaient nombreux, mais pas un seul était avec moi en cet instant. Rose, Martha, Donna, Jack, Mickey, Sarah Jane, et même Jackie, ils étaient tous partie.

 Il n’y avait pas d’autre solution   c’était comme si je cherchais encore à m’en convaincre. Ni avait-il vraiment pas d’autre solution ? N’aurais-je pas pus simplement tous les sauver ? J’étais le Doctor, je faisais ça à longueur de temps, sauver des mondes, alors pourquoi pas le mien ?  Je ne pouvais tout simplement pas les sauver. La guerre les avaient transformé.   Ils n’étaient plus la grande et fière nation de jadis. Ils étaient devenus aussi barbare que les Daleks dans leur combat. Mettant en périls tout le reste de l’univers. Qu’est-ce que des milliards de vie face à l’univers tout entier ? Pas grand chose dirait certain, pour moi, c’était toute mon espèce.

Ne disparaissez pas, vivez ! Pour eux, en leur nom, tout c’eux qui auraient mériter un plus long voyage. Ayez une vie extraordinaire. Faisons en sorte que les Seigneurs du Temps reste à jamais dans l’histoire. Ensemble. 
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The Madman
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MessageVen 26 Mai - 21:01

Write what should not be forgottenTenth Doctor & The MadmanThese are the few ways we can practice humility: To speak as little as possible of one's self. To mind one's own business. Not to want to manage other people's affairs. To avoid curiosity. To accept contradictions and correction cheerfully. To pass over the mistakes of others. To accept insults and injuries. To accept being slighted, forgotten and disliked. To be kind and gentle even under provocation. Never to stand on one's dignity. To choose always the hardest. (Theophany → Time's End)L'inespéré ? Le fou ne comprenait pas. C'était bien quelque chose qui le dépassait totalement. Qu'on attende son retour comme s'il était un ami, un membre de la grande famille. Ce n'était pas ça. On lui avait inculqué qu'il n'était pas comme tous. Qu'il n'était ni Seigneur du temps, ni Ange Pleureur, ni Dalek. Qu'il n'était rien d'autre qu'une arme. Comment avoir de bons souvenirs d'une planète sur laquelle on a grandi quand ce sont des monstruosités nourrissant une haine étouffée qui reviennent en mémoire ? Il fut un temps, lui aussi croyait en la grandeur de Gallifrey. Lui aussi croyait que leurs espèces étaient indestructibles. Quelle était puissante, grandiose, aussi remplie de merveilles que l'univers dans lequel il avait grandi. C'est ainsi du moins qu'il se souvenait de la description de son père à son chevet. Quand il était cloué au lit pour l'énième fois et qu'il n'avait que ses histoires pour nourrir son imagination. Avant qu'ils ne viennent le chercher, avec leurs mensonges et leurs faux-espoirs. C'était le dernier jour où il avait vu son père. Les suivants, il était désespéré de ne pas retrouver son fils, les médecins faisant croire à sa mort pour se débarrasser du fermier épuisé. Comment était-il mort ? S'était-il laissé mourir ? Cela semble irréalisable, mais il a tendance à oublier que son espèce et lui-même n'est pas invincible et que lorsque vient le jour du repos éternel, personne ne s'en échappe. Qu'une fois les douze chances écoulées, on ne peut pas revenir en arrière. Ils ne sont pas immortels. Il n'est pas immortel, il en a tout à fait conscience. Son si peu de régénération est due à sa propre volonté. À se battre pour survivre et non pas se jeter dans la gueule du loup, assuré qu'il en ressortira vivant grâce à ses régénérations.
Parce que ce qu'il avait ressenti durant les deux qui s'étaient enclenchés, c'était la mort. Il mourrait et se réincarnait comme les croyances hindoues de la planète terre. Mais concrètement, ce n'était pas lui. C'était un homme qui remplaçait la vie d'un autre, en quoi est-ce une vie de mourir en perdant sa personnalité ? Et puis, il y avait lui, ce monstre pour lequel il ne voulait pas risquer de se régénérer de peur que ça soit lui qui le remplace. De cette arme qui a servi à défendre Gallifrey mais aussi, qui servira à la détruire comme une explosion d'un trop-plein de haine accumulé.

« Oh non-non, pas du tout. Je dirais même qu'ils m'ont détruit » fit-il d'un air vide, comme s'il était tout à fait normal de ruiner la vie d'une personne. Il marchait, écoutait et restait attentif contre lui aux paroles de cet homme. Quelque part, la présence du destructeur le rassurait. Il n'était plus tout seul. ILS n'étaient plus tout seul. Il n'était pas le Maitre non plus, il avait le pardon facile. La patience à toute épreuve. Ce manque d'émotion jouait en quelques sortes en sa faveur et lui permettait de rester solide face aux situations. De ne pas agir sur le coup de la joie, de la colère, de la haine. Seulement par vengeance si celle-ci rend justice. Or, dans le cas du Doctor, en quoi son acte devait être jugé ? Qui ? Qui d'autre aurait appuyé sur ce foutu bouton ? Personne. Les Haut-Conseillers tenaient bien de trop à leurs sièges pour se salir les mains. La populace avait bien trop peur pour oser. Il n'y avait que lui pour avoir des idées aussi tordues que meurtrières. « En quelques sortes. » Répondu-t-il simplement pour faire du clair dans ses idées et être plus explicite. « Je ne suis pas sûr sur une rencontre précédente, mais, je vous connais plus ou moins oui Je vous ai entendu. J'entends beaucoup de choses dont des rumeurs. Mais, elles ne sont pas clarifiées. Par exemple, dans cette vision que j'ai vu dans le schisme, vous n'étiez pas clairement là, juste une vague silhouette. Il n'y avait que votre nom qui retentissait et ce sermon. Je pense que c'était une mise en garde ce jour-là, mais je n'en suis pas sûr. Moi, je l'ai compris comme un message d'encouragement parce que je ne savais plus à quoi me raccrocher. Mais bon ... » Il avait haussé les épaules d'un air lasses à la fin de ses explications. « Je suis le fou de son roi, personne n'écoute ce que je dis. ». Son attitude semblait se détendre au fur et à mesure qu'il voyait cette détresse dans ce regard si enjoué. Comment il faisait bon sang pour être aussi joyeux avec des milliers de morts sur la conscience ?! Cela dépassait totalement The Madman et pourtant, il ne cherchait pas à le fuir. Puis, l'interrogation était en suspens. Il l'écoutait et l'entendait, ce petit bout de lamentation derrière ce sourire idiot. Il ne l'avait plus d'ailleurs, ce sourire. Peut-être avait-il compris qu'aucun masque ne lui serait utile face à l'exiler. Mais, dans un reflex, il leva son regard vers le ciel. Ce ciel qu'il ne pouvait plus rejoindre et se frotta l'arrière du crâne. Il réfléchit, l'explication de ses cheveux noirs en bataille venait du tic qu'il venait de faire durant ses songes. « Y a pas de raisons qu'il ait disparu. Quand le mal est fait avec de mauvaises intentions, il faut le combattre. Mais s'il est fait avec de bonnes intentions, il faut savoir pardonner. C'est ma philosophie en tout cas. »

Un instant de pause. Il voulait rassurer le Doctor quant à ses actes, sa vision des choses et le fait qu'il est incapable de le haïr quand il prend du recul. Puis, il continua. « Vous savez, deux docteurs ont marqué ma vie. Le premier l'a détruit en m'emmenant loin de ma famille dans ce laboratoire en me promettant des voyages et en m'apportant qu'une prison. Le second, quant à lui, est celui qui m'en a sorti. Mais je ne me souviens pas de son visage. Je n'avais pas mes yeux, ils venaient d'être opérés. Je me souviens juste de sa voix qui me disait de ne pas m'en faire et il m'a emmené loin de cette cellule. C'était mon premier voyage et je n'ai rien vu. ». De nouveau, il avait haussé les épaules. Il ne savait pas pourquoi, mais son instinct lui avait dicté de dire cette anecdote. Ce qui sonnait comme une anecdote était en fait le plus important souvenir de sa vie. Il continua sa marche, encore et encore sans avoir une réelle destination. « Ce n'est pas vrai. Il n'y avait pas que cette solution. Mais, elle les a transformées oui. Je me dis que ce n'est qu'une suite logique des choses. Si aucune guerre n'avait été déclarée, nous n'en serions pas là. Hors ça a été le cas, c'est tout. C'est que cela devait arriver. ». Il s'était fait une raison depuis le temps alors qu'il attendait son heure. Sa réponse, s'il devait continuer à voyager dans l'univers maintenant qu'il en avait la possibilité ou bien, s'il devait cesser cette existence solitaire. Non, erreur, il n'était pas seul. Il n'était plus tout seul. Ce Doctor était là, devant lui. Aussi enjoué qu'un enfant à Noël qui voulait l'emmener avec lui. C'était… Étrange, comme l'écho d'une voix très lointaine. Un coup de poignard dans ses cœurs. Vraiment ? Il avait le droit ? Après ce qui s'était passé ? Les larmes montaient petit à petit dans les yeux du plus jeune des deux, sans rien de plus. Il ne savait pas quoi répondre à ça, il venait de lui clouer le bec et, cela semblait l'amuser au plus haut point. Cette touche de malices était revenue dans le regard du fou, d'où l'air amusé.  
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MessageMar 13 Juin - 12:43



Le haut conseil avait toujours su faire en sorte d’être la voix qui porte, d’être c’eux qui commande. Comment étaient-ils arrive à monter sur ses sièges ? L’histoire le disait, j’avais fini par l’oublier, ou alors je ne m’en étais jamais préoccupé. À mon sens, le conseil n’avait jamais été compétent, ils ne méritaient pas un tel rang. On leur avait donné les pleins pouvoirs et ils faisaient tout le contraire de ce qu’il fait avec lui. Pouvait-on disposer de la vie d’autrui ainsi ? Décider qui doit vivre, et qui doit mourir ? Ou pire, qui doit revenir à la vie pour leurs intérêts personnels ? Je m’étais pris pour dieu une fois, j’avais vu le résultat..la pire erreur de ma vie, si on oublie le fait que je suis celui qui a appuyer sur le bouton qui fit disparaitre mon peuple à jamais.

 Le conseil à détruit bien des vies…  je soupirais, cette constatation était écrasante. Je voyais cet homme devant moi, détruit, anéanti par le haut conseil. Un haut conseil que j’aurai peut-être du faire sauter plutôt… ou pas..je n’étais pas dieu, je n’étais pas destiné à commander qui doit vivre et qui doit mourrir, et heureusement. Je ne veux plus jamais avoir à être celui qui prend la décision que personne ne peut prendre, je ne veux plus jamais être l’homme qui extermine toute une espèce en appuyant sur un simple bouton. Je ne veux plus jamais être celui qui détruit sa propre espèce pour le bien du reste de l’univers. C’est le genre de décision que personne ne devrait avoir à prendre, et j’essaye de faire en sorte que personne n’ai à la prendre aujourd’hui. Il n’y aurait plus jamais de génocide au profit du reste de l’univers, tout s’arrangerai autour d’une table, le monde discuterai et trouverai des solutions pacifiste, c’était mon but. Ne plus voir d’espèce entière être anéanti en appuyant sur un simple et stupide bouton rouge. Je le regardais, pris d’une culpabilité plus grande encore que d’habitude. J’étais rongés de l’intérieur. Sa famille était sans aucun doute morte ce jour là, ses parents, peut-être son épouse, même des enfants. J’avais tout détruis. J’avais détruis sa vie autant que le haut conseil, j’étais celui avait en sorte qu’il ne puisse plus jamais rentré chez lui. Combien de vie avaient été perdu ce jour là ? J’avais compté les enfants… mais il y en avait beaucoup d’autre. Je vous écoute. Je vous entends. Ce serment, c’est aussi ça, aider les autres, parfois simplement en les écoutant. Vous êtes là, je ne peux vous ignorez, vous êtes mon miracle vivant. Que pourrais-je faire si ce n’est vous écouter ?  L’écouter, entendre sa voix, ses dires, c’était tout ce qui comptais en cet instant. Une voix, une autre voix de Gallifrey, une voix innocente qui n’était pas morte par ma faute dans une guerre sans plus aucune raison à la fin.

Exterminer, Exterminer, Exterminer… Deviens nous simplement blâmé les Daleks pour tout ça ? Non, c’était dans leur nature, mais au fond c’était aussi dans celle des Seigneurs du Temps. Ils étaient devenu aussi mauvais qu’eux, dans les derniers jours de la guerre, nous ne pouvions plus distinguer l’un de l’autre. La haine se lissait autant dans le coeur des maitres du temps que dans celui, bien qu’inexistant, des Daleks. J’avais vu de nombreuse chose dans ma vie, mais aucune ne m’avais plus terrifier que ce haut conseil de Gallifrey dans la guerre. Sans option, aucune option pour se sauver, juste le combat, utilisant toutes les armes possible, ne se préoccupant pas du sort de reste de l’univers. Des vies perdues en plus des leurs, non.. alors il avait fallait y mettre un terme, et c’était ce que j’avais fais.  Le pardon… ce n’est pas ce que je recherche, je cherche à me racheter chaque jour en empêchant que ce qui nous est arrivé arrive à d’autre. Mais le pardon n’est pas pour moi, on ne peut pardonner à un homme d’avoir anéanti son peuple, d’avoir anéanti n’importe quel peuple. Si je croyais en dieu, je dirai que je serai condamner à l’enfer et ses châtiments éternels. 

Y avait-il une puissance supérieur au dessus de nous ? Ya avait-il un dieu tout puissant qui aurai créer l’univers ? Pourquoi aurait-il fait ça ? Pour nous laisser nous entre tuer. Il n’y a pas que les humains qui ont la fois. Cette croyance se retrouve sur bien des planètes, à bien époques. Toutes sortes de religions qui semble converger sur un seul et même fait. Qu’une sorte de particules, appelé Dieu, qui lorsqu’il s’ennuyai aurait créer l’univers… il avait au moins du se trouver un bon divertissement, mieux que la télé. Nos vis était peut-être pour lui une épopée fantasque dignes d’une série télé ? Qu’était la vie de cet homme pour lui ? Dont des docteurs avaient détruits la vie…ou du moins pas tous. Comme semblait le suggérer ses mots, cette phrase qui ne me laissa pas indifférent comme titillant un élément de ma mémoire, quelque chose que j’aurai fini par occulter peut-être ? « Le second, quant à lui, est celui qui m'en a sorti. Mais je ne me souviens pas de son visage. Je n'avais pas mes yeux, ils venaient d'être opérés. Je me souviens juste de sa voix qui me disait de ne pas m'en faire et il m'a emmené loin de cette cellule. C'était mon premier voyage et je n'ai rien vu. » C’était bien mon genre de faire un truc comme ça non ? Ne l’avais pas fais d’ailleurs ? Je fronçais les sourcils, réfléchissant, sans plus vraiment me préoccuper du fait qu’il était là, à me regarder…  Un docteur, ou Le Doctor ?… Là était toute la nuance… Un souvenir, ou simplement mon imagination ? Je ne savais pas quoi en penser. Je me laissais doucement aspirer par ses mots, jusqu’à ce que la suite soit comme une claque. Oui, ce n’était pas la seule solution, il y en avait certainement une autre et pourtant…je ne l’avais pas trouvé. Je n’avais pas été un doctor. Peut-être ne l’étais-je tout simplement plus depuis ce jour là.  Vous avez raison..il y a toujours une autre solution. J’aurai dû la trouver… 
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The Madman
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MessageDim 18 Juin - 18:35





Le Haut-Conseil était le responsable. Aussi loin pouvait pousser le fou dan sa réflexion, il n'y avait que des doigts pointés vers eux. Des irresponsables. Des pseudos érudits. Le Haut-Conseil lui avait mentit, toute sa vie. Il l'avait même ruiné pour pousser le vice jusqu'au bout. Il ne savait pas. Le fou ne savait pas s'il devait haïr en parfaite équité le Haut-Conseil de Gallifrey ou bien les Daleks. Il les détestait autant l'un que l'autre. Il les haïssait. De la haine qui le poussait à les exterminer tous jusqu'aux derniers. Une haine grimpante, il la sentait traverser ses veines. Ce sang devenu noir, le sang d'un monstre. La créature de Frankeistein bouillonnait de haine et de colère à l'intérieur, encourager par les dire du Doctor. Oui, c'est vrai, il n'y avait pas que la sienne qui avait été ruinée. La vie de ce congénère aussi d'une certaine manière. De toute une planète conduite à sa perte par des arrogants prétentieux. Le blanc de ses globes oculaire se couvrait d'un voile noire à cause de cette haine et de cette colère qui bouillonnaient à l'unisson. Stop ! Il devait se ressaisir. Oublier ne sera pas possible, il ne fallait pas lui en demander trop. Mais, se calmer, il pouvait le faire. Seul ! Il devait le faire seul, elle n'était plus là pour l'aider. Fermant les yeux, la nuque du plus jeune avait craqué dans un bruit macabre. Remise à zéro des émotions, il fallait penser, réfléchir et être attentif. Il venait de lui dire, il voulait l'écouter. Il voulait comprendre et savoir. Le fou ne savait pas comment réagir face à autant de compassion. Il en avait mal à ses deux cœurs pour lui. Il avait mal d'une certaine manière, serait-ce cette empathie accrue ? Alors pour commençait, c'est lui qu'il devait écouter.
Le noir avait tendu l'oreille, ne comprenant pas. Il venait de lui donner son pardon. Certes, ce n'était pas une créature divine bien que ses pseudo-sauveurs avaient ce but en faisant de lui un cocktail explosif sur patte, son pardon ne valait-il rien ? Il n'avait rien relevé, ne voulait pas le blesser plus qu'il ne semblait l'être. Pitoyable. Même quand le fou voulait faire du bien aux autres, les rassurer, il n'en était même pas capable. Sous cette constatation, il détourna le regard. Trop d'opposé, trop de sens contraire qui s'entrechoquaient dans son esprit.

Il continuait de l'écouter, cette sensation était accrue dans sa poitrine. Le mal être, comme s'il était lié à sa douleur. Comment lui en vouloir avec autant de sincérité dans sa voix. Le brun continuait de se taire, de ne rien dire et de le laisser finir. Il avait évoqué ce souvenir, cette anecdote pour se faire comprendre. Mais ses mots étaient tellement confus, ses souvenirs, ses sons... Il n'y arrivait pas. Il ne serait pas comment lui dire clairement. Pire encore quand ce dernier lui donna raison. Non ! Non, il n'avait jamais raison. Ses paroles étaient dénuées de sens et de but. Et quand il voyait ce que ses quelques mots avaient eu pour effet sur le Doctor, alors il osait encore moins dire quoi que ce soit. Peut-être qu'en montrant ? Oui, cela pouvait être une bonne idée. « Cela serait peut-être plus clair si je vous montre. Mais je vous en pris, ne m'en voulez pas... ». Pourquoi ? Lui-même ne savait pas. Encore ses mots démentielles. Chut, silence ! Il ne devait pas dire un mot de plus. Le fou avait approché ses mains tremblantes des tempes du destructeur. Non, pas destructeur, Doctor. Il ne devait pas commencer à penser ainsi sinon, cela n'allait pas marcher. Un fin filet dorée était apparu entre ses doigts. Une lumière douce, preuve que le fou connectait ses souvenirs et ce qu'il avait vu à l'esprit de chaussure de plage. Il lui montra sa vision dans le schisme comme s'il était à sa place sur le moment, ce vortex violet où le sermon avait émané comme un comptine. Il montrait ses souvenirs à travers ses yeux. La ferme où il avait grandi, des souvenirs qui semblaient heureux. Le visage de sa petite-soeur et de son père, grand gaillard usé par le travail. Il était dans un lit le plus souvent, avec un livre dans les mains et cette petite tête blonde qui venait lui demander une histoire.
Et puis, plus rien. Les images étaient coupées, seul le son pouvait parvenir à ses oreilles. La période où il a été privée de sa vue, normal qu'aucune image n'apparaisse. Du son et, énormément de douleur. Une douleur, sentant encore les diverses aiguilles plongées dans son squelette, le lançant à chaque mouvement fait et une crainte qui le faisait trembler, brouillant cette piste sonore. Le fou avait besoin de se concentrer de nouveau. D'ignorer. Il devait lui faire entendre ce qu'il avait entendu. Mais qu'ont-ils fais ? une voix à la fois rauque et bienveillante. Je suis le Doctor, le Docteur. C'était un nom qui le hantait tellement à cette époque, un nom bafoué par ce qu'il avait vu dans les laboratoires. Pas étonnant que maintenant, il n'arrivait plus à les différencier.

Il avait rompu le contact, retirant ses mains pour les remettre dans ses poches en rouvrant les yeux. Il avait chaud, une montée de fièvre sans doute causé par ces souvenirs qu'il s'efforçait d'oublier pour justement ne pas trembler. Quoi dire maintenant ? Il était encore plus confus. Insister oui ! Il devait insister. Ses yeux toujours humidifiés par les larmes montantes, celles-ci avaient fini par couler. Il ne pouvait plus les retenir, c'était trop. Ça faisait de trop. Sans doute parce qu'il venait de réaliser peut-être. Ce n'était pas la même voix... C'était la même aura rassurante. Celle à qui il pourrait accorder sa confiance sans problème. « Comment pourrait-je vous en vouloir et ne pas vous pardonner ? Je vous l'ai dis, je n'aime pas suffisamment Gallifrey pour vous reprochez quoi que ce soit. Alors, recommencez à sourire. J'essaye de vous imitez. ». Il essaye, d'une certaine manière. Certes, il trouvait ce sourire idiot il y a quelque minute. Mais maintenant, il essayait de faire de même. Il avait compris que cela donnait une assurance aux personnes touchées par ce sourire. Alors, si lui souriait, est-ce que le Doctor cesserait d'être triste ? Parce que c'est ce qu'il faisait. Il souriait pour lui. Pour ne pas qu'il se sente coupable. Pour qu'il comprenne qu'à ses yeux, son acte était pardonné. Un sourire gaché par les larmes, mais encore une fois, il ne pourrait rien faire contre cette contradiction naturellement empoisonnante chez lui.

HRP:
 


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MessageSam 24 Juin - 19:15



Pendant de nombreuses années, si ce n’est siècle, je m’étais demandé s’il était possible que e ne sois pas seul dans l’univers. Qu’il y en ai d’autre qui ai survécut. Après tout, d’autre auraient pu être ailleurs que sur Gallifrey ce jour là, je n’étais pas le seul à avoir fuit ? N’importe lequel aurait pu se trouver sur une autre planète à attendre que la guerre se termine, en menant son propre combat de son côté. J’avais longtemps espéré que ce jour arrive, celui où j’en croiserai un autre. C’était arrivé en la personne du Maitre, mais je l’avais lui aussi perdu, perdu dans sa folie et dans sa vie. J’aurai aimé pouvoir le sauver, mais je n’en avais pas eu la possibilité. Après ça, il avait semblé évident que j’étais seul dans l’univers. Le dernier de mon espèce, le dernier Seigneur du temps encore en vie, le seul représentant d’une espèce si longtemps adulé. Il n’y avait plus eu personne. Jusqu’à aujourd’hui.

Malgré les minutes qui s’écoulaient, je n’arrivais toujours pas à croire en ce miracle, ce seigneur du temps en chair et en os devant moi. Ainsi je n’étais plus seul dans l’univers, nous étions deux, deux était un chiffre tellement plus grand que un. Tout mon monde se redéfinissait, en un instant, un instant infime dans la vie d’un seigneur temps, tout avait changé. Solitude ne serait plus mon fardeau, même si nous ne restions pas ensemble, je saurai, au fond de mon coeur, que je n’était plus seul, et cette perspective en ouvrait tellement. Peut-être y en avait-il d’autre à travers l’univers qui attendaient simplement d’être retrouvé par moi ? Quel est votre nom ? Comment n’avais-je pas pus demander avant ? Son nom serait peut-être ce qu’il me fallait pour savoir entièrement qui il était. Un nom est une définition chez nous, pas un simple nom donné à la naissance, qui reste un secret pour le reste de l’univers, non je voulais connaitre le nom qu’il c’était choisit, à l’instar du mien, Le Doctor, le nom qu’il avait choisi correspondait à qui il était. Je n’en revenais pas de ne pas lui avoir demander avant. Mais son histoire semblait si charger, si étroite à la mienne, alors que je ne me souvenais pas de lui, j’avais vu tellement de visage dans ma vie que je ne savais plus. J’avais parfois recrois des gens sans savoir que je les avais connu par le passé, et ayant changé de visage ils n’avait pas été en mesure de me reconnaitre. Un instant, je m’arrêtais à repenser au grand nom de ma vie, Susan pour commencer, une douce et délicate jeune fille, était-elle là quelque part ? Elle que j’avais laissé sur terre dans le futur ? Sans oublier l’inoubliable Sarah Jane, ou encore Jo, Grâce et plus récemment Rose, Martha, Jack, Mickey et ma très cher Donna… Je savais qu’une partie d’entre eux était dans un autre monde, un monde s’écoulant sans doute correctement, mais les autres…peut-être était-il là…et Donna ? Cela serait-il pour elle avant le Doctor Donna, ou après ? Pourrions nous encore êtres amis ? Pourrais-je retrouver ma meilleure amie ici dans ce monde ? Pour me soutenir et me faire par de ses brillantes idées ? La solitude pour les personnes comme moi n’a rien de bon, alors retrouver l’un de mes congénères, même si je ne l’avais jamais connu avant été une aubaine, un véritable miracle sur terre.

À plus je le regardais, à plus j’étais fasciner. Par lui, son visage, ses cheveux, il était en vie, et j'avais envie de sauter de joie, mais évoque la guerre, évoquer les morts, toutes ses personnes que j’avais tué, c’était un véritable poignard enfoncés dans mes deux coeurs. Ils battaient à tout rompre, sur le point de suffoquer, le sang ne circulait pas assez vite et la crise cardiaque menaçait… Les seigneurs du temps pouvaient-ils faire des crises cardiaques ? Voilà encore une chose que je ne pourrai jamais savoir à moins d’en faire moi-même une un jour. J’osais à peine imaginer ce qu’il avait dû endurer, et se mots embrouillait mon esprit. Étais-je le fameux Docteur qui l’avait sorti de là ?  Ce qu’il expliquait évoquait quelque chose en moi sans que je ne sache vraiment quoi, alors je posais simplement la question, pour avoir une réponse directement dans ma tête…  Son histoire apparut dans ma tête, sa vie d’enfant, sa vie d’homme, de père.. puis de rat de labos… et enfin, cette voix… des évènement vu d’un autre point de vu, celui d’un aveugle avec seulement son ouïe pour savoir… Mes coeurs firent un arrêt, je me reculais, frapper par cette vision, mais maintenant du point de vu de mes propres yeux, le souvenir remontant à la surface. Oui, c’était moi, j’étais le docteur qui l’avait sorti de cet enfer. Je m’en souvenais parfaitement maintenant, une boule monta dans ma gorge alors que je revoyais la scène… Je n’aurai pas pus vous laisser là bas… C’était la constatation que j’avais fais à l’époque, que je faisais encore aujourd’hui. Je n’aurai pas mérité le nom de Doctor si je l’avais laissé dans cet enfer. Tout ses fils, ses machines et ses bips, un laboratoire d’expérience. Je savais ce qu’ils avaient fait, je savais ce qu’il était. Peut-être aurais-je dû avoir peur ? Me méfier de ce que je savais à présent, mais je ne pouvais décidément pas avoir peur du dernier membres de mon espèces encore vivant, même à moitié. N’avais-je pas pardonné le Maitre après tout ?

Sourire.. Pouvais-je encore sourire ? Je crois que oui, en le regardant, en voyant ce que mon intervention avait permis. Il était en vie, bel et bien en vie, ici même, devant moi. Respirant, marchant, vivant tout simplement. Un sourire, bien que petit, s’étira doucement sur mes lèvres, puis il s’agrandit quand e réalisais ses simples mots, plus comme un rêve mais comme une réalité : Je ne suis pas seul ! Vous êtes là, bel et bien là ! Je ne rêve pas, vous êtes en vie ! Je ne suis pas seul ! Et j’éclatais de rire, un rire heureux, ponctué de larmes de bonheur, des larmes qui n’avait pas coulé depuis bien des années. Sans réfléchir, je le pris dans mes bras, le serrant fortement contre moi, bien que je réalisais qu’il n’appréciait pas réellement ce contact, je continuais à le serrer contre moi.
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MessageSam 24 Juin - 23:06





Une question … Rhétorique ! Une inlassable question qui tourne en boucle depuis des années, que dis-je, des siècles dans son esprit ! Est-ce qu'il était seul ? Dans son cas, sûrement. Un cas unique dont le pseudonyme en disait long. Un pseudonyme car ceci n'avait rien d'un nom. Il n'y avait que les demeurés pour ce nommé fou. En quoi cela devrait être une fierté d'être marginal, une forme de rébellion ? Stupide, tout comme ses propos qui se mélangeaient dans son esprit. Il perdait le file de la conversation, il avait peur de la perdre. Non-non, ce n'était qu'une impression, il n'avait rien perdu du tout. C'était les émotions. Ses innombrables états émotionnels qui s'entremêlaient entre eux sans qu'il ne soit capable de trouver la bonne. Il devait se fixer sur l'une d'entre elle, faire un effort. La demi-heure de sortie était largement dépassé, peut-être était-ce la raison ? La solution à cette forme d’absentéisme qui se dessinait sur son regard. Il ne fallait pas se méprendre, il était toujours attentif. Il entrait seulement dans une phase de veille que le chagrin nourrissait. Une phase qui lui avait fais stoppé sa marche sans même qu'il s'en rende compte. Il avait mal, terriblement mal pour lui. Le chagrin commençait à le ronger, ce n'était jamais bons signes. Il ne pouvait pas se montrer honnête ou bien droit dans ses décisions. Il était en perpétuelle équilibre sur la balance de l'émotivité à essayer de trouver la réaction juste. Là, il n'y avait qu'une forme de tristesse très prononcé, autant chez l'un que chez l'autre. Ce qui les mettait sur un pied d'égalité. Jamais, il ne se permettrait de le juger. Qui était-il pour juger quoi que ce soit ? Un garçon de ferme devait … La fermer, pour le jeu de mot noir. Noir comme lui, noir comme son esprit. Le noir, le néant, le Black Hole de son cœur depuis la perte de Ruby aspirait tout en lui, même ses réactions et sa sociabilité.

Mais pour Le Doctor, il était prêt à faire un effort et sourire.

Ses deux cœurs battaient de nouveau, l'espoir renaissait dans son regard. Il n'avait jamais réellement chercher qui, ce jour-là, avait eu l'idée brillante de ne pas le laisser crever dans ce laboratoire. Vider comme une pile, trifouiller comme une simple sourire de laboratoire. Gallifrey était resplendissante n'est-ce pas ? À la surface, leur ombre et leur sous-sol cachaient des horreurs tout aussi égal que la création des Daleks. Ils soignaient seulement leur apparence, un masque royal tout comme le nom de leur espèce. Mais derrière, il y avait des hommes et des femmes tout aussi variés qu'un autre peuple de l'univers. Avec des motivations plus ou moins noires. Il fallait qu'il lui fasse comprendre. La machination de ses mots et de sa personnalité ne lui permettaient pas de se faire comprendre comme il se doit alors, il lui montrait. Il écoutait sa question : quel est son nom ? Même celui-ci, on ne lui avait pas donné le choix. D'abord mauvaise blague devenue identité, c'est le seul nom qu'il pouvait donné. Il ne rompait pas le contact, partagé les images de ses souvenirs, les plus douloureux n'étant que des bribes noires avec une bande son. Pas de yeux pour voir, pas encore. Il a fallu attendre quelque années pour les retrouver. Mais, il y a des choses qu'il ne voulait pas montrer. Parce qu'il était quelque part le monstre que ces laborantins avaient souhaité. « Je l'ai dis tout à l'heure, je suis le Fou de son roi. The Madman ». Le fou de son roi, folie dévorante, une haine tapie qui un jour, explosera et détruira les origines de ce trop plein de haines tel un Némésis. Est-ce qu'il en avait conscience ? Il luttait quelque part pour que cela n'arrive pas. Est-ce que les prophéties pouvaient être contrer ?
Il l'avait senti chez lui, le déclic durant les millisecondes avant que l'intercommunication des esprits soit rompue. Le pas de recul du Doctor confirma cette hypothèse : il se souvenait lui aussi. Son mouvement de recul l'avait mis sur pause un instant. Le plus jeune semblait troublé. Inquiet peut-être. Que se passait-il ? Jamais il n'aurait pu le laisser là-bas ? C'était bien un docteur pas comme les autres. Chose qui fit penché un peu la tête du fou sur le côté brièvement. Un signe de tête qui témoignait d'une certaine déconnexion. Il était retourné dans ses songes, subitement fasciné par l'homme qui se trouvait devant lui. Un Docteur qui ne pouvait pas abandonné. Le sermon lui revenait en tête : Jamais de cruauté, jamais de lâcheté. Jamais abandonné, jamais se rendre....  Il comprenait mieux l'importance et l'impact de ces mots. C'était une philosophie de vie comme l'appelait les humains. Une façon de décider du courant de leurs existences. La bouche du brun s'était ouverte, prenant une inspiration plus grande comme s'il s'apprêtait à dire quelque chose et puis, finalement, rien. Rien du tout. Il ne pourra jamais rivaliser avec une telle façon de penser. Jamais. Il pouvait juste se taire et sourire. L'imiter comme il avait si bien dit. Il souriait en voyant celui du Doctor s’agrandir. Une fine esquisse sans exagération. De la satisfaction qu'en cinq cent ans, il est réussi à apporter de l'espoir à au moins une personne. Et pas n'importe laquelle. Cet élan de joie venant du Doctor l'avait emporté dans une étreinte. Oh non, pas les câlins. Le fou se montrait gêné, il ne savait jamais quoi faire durant une étreinte. Il se figeait tout simplement. Quelque part, il avait le refouler, ce n'était pas désagréable. C'était gênant, mais pas déplaisant. Il était contraint de l'admettre sur ce coup-là. « Oui Doctor, vous n'êtes pas seul. Vous n'êtes plus seul maintenant. » fit-il en se cachant contre le Trench-coat du Doctor. Il était largement plus petit que lui, incapable de d'atteindre son épaule. Il faisait facilement une tête de moins. La régénération s'était un peu moquée de lui sur ce visage avec son pauvre un mètre soixante-neuf. Ses mains crispées dans le dos du grand Seigneur du Temps se détendaient petit à petit, venant participer à l'étreinte avec doutes. Personne ne le jugerait pour une petite accolade réconfortante, n'est-ce pas ? Il espérait en tout cas que personne ne voit ça parce que c'était réellement embarrassant pour lui.


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Eleventh Doctor
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MessageMer 28 Juin - 23:19



Le cœur devient impatient quand l'espoir commence à être fondé. Soudain les mots de Mirabeau prenne un sens nouveau pour moi. J’avais longtemps cherché à comprendre ce qu’il pouvait signifier, et je venais enfin de les saisir. L’espoir qui naissait au plus profond de mes coeurs était si grand, que j’en voulais déjà plus. Imaginant d’autres seigneurs du temps survivant, comme si c’était possible d’imaginer qu’il y en ai d’autre ailleurs, attendant simplement qu’on les retrouvent à leur tour. Madman, tel était son nom -un nom bien étrange- avait raviver en moi des sentiments que je pensais perdu pour toujours. Un sentiment de fraternité, un nantissement de solitude que je n’avais pas ressentis depuis le jour où Martha avait dit c’est mot « C’est la même montre.. » Je me souviens ne pas y avoir cru, puis avoir espérer, et puis, j’avais compris qu’il agissait du maitre. La vie de Martha avait été détruite, anéanti par le simple fait de m’avoir rencontré. Mais rien ne serait pareil cette fois, Mad n’était pas le Maitre, il était un tout autre Seigneur du temps, un Seigneur du temps que je ne connaissais pas. Que j’avais déjà croisé, et sauvé la vie, mais que je ne connaissais pas. J’avais encore tout à apprendre de lui, les images qu’il m’avait montré n’était pas encore suffisante à mon gout, j’en voulais plus. Après tout, il était le seul, le dernier avec moi, ce qui, à mes yeux, faisait de lui, mon frère. Le dernier avec qui je pourrai parler de la splendeur de Gallifrey et de la corruption de ses politiciens. Et ce qui était merveilleux ? Il ne me détestait pas pour le fait d’être celui qui avait appuyé sur le bouton. J’avais détruit ma propre planète, et le seul autre survivant ne m’en tenait pas rigueur. C’était comme un matin de Noël où on découvrait ses cadeaux aux pieds du sapin. Merveilleux. Absolument merveilleux, le rêve de toute une vie, mon rêve à moi qui se réalisait enfin.

J’avais tellement de questions à poser, tellement de choses à dire que tout s’embrouillait dans ma tête. Et lorsque e réalisais que je n’étais plus seul, toutes ses questions laissaient place à une grande émotion de bonheur complet, des larmes de joie coulant sur mon visage je le pris dans mes bras. Je pouvais sentir sa gêne face à se contact, mais je ne le rompis pas pour autant, trop submerger par mes propres émotions. C’était Noël avant l’heure pour moi, un Noël pour une fois heureux et sans invasion extraterrestre à chasser ni la planète à sauver. Non juste le matin de Noël où je pouvais déballer mes cadeaux comme tout enfants de la planète terre. Et malgré ce bonheur, je repensais à ses mots « les gens dindes ». Un petit rire s’échappa de mes lèvres, la naïveté de ce guide, l’espoir dans ses yeux, la neige devant ses yeux lorsqu’il avait compris qu’il allait pouvoir vivre sur terre tout le reste de sa vie, c’était un peu le même genre de bonheur pour moi. J’avais envie d’exécuter sa petite danse et de dire merci à l’univers. Une fois n’est pas coutume, c’était comme si il m’avait récompensé.

Je fini tout d même par le relâcher, le laissant respirer l’air frai, sans doute bien plus agréable que mon manteau. Je séchais les larmes sur mes joues, les faisant disparaitre pour ne laisser apparaitre que le sourire de franche satisfaction sur mon visage. Et je ne serai plus jamais seul dans l’univers. Merci, merci d’être en vie. C’était tout ce que e pouvais dire pour l’instant. Mon corps tout entier était encore secouer de spasmes dû à se trop plein d’émotions, il n’était plus habitué à un tel bonheur, quand bien même l’avait-il déjà ressentie. J’avais tant fauté ses dernières années, que je n’aurai jamais pu imaginer tel récompense. Je ne pouvais plus imaginer ma vie sans lui à présent, il était fait irréfutable que les Seigneurs du temps restait une espèce forte. J’avais sauvé sa vie il y a des siècles de cela pour moi, dans une vie que je ne voulais pas me rappeler, mais voilà la preuve qu’il avait lui aussi été le Doctor pendant un instant, sauvant une vie avant d’en détruire des milliards. J’étais l’auteur du génocide de ma propre espèce, terme qui n’avait plus vraiment lieu d’être lorsque e le voyais devant moi. Il en restait encore un, qui pourrait perpétuer l’espèce s’il le voulait. Un homme qui pourrait trouver l’amour, fonder une famille, récompense après toutes les épreuves qu’il avait traversées. Il y a tellement de questions qui se bouscule dans ma tête, tellement de chose que e voudrai savoir. Je veux tout savoir de vous Madman. Absolument tout. Qu’avez vous fait ? Comment avez vous fuis ? Comment êtes vous arrivé sur terre ? ….Êtes vous seul ? Trop, beaucoup de choses, des questions et encore des questions, je devais lutter pour rester concentrer sans trop en poser d’un coup, j’avais vu sa réaction tout à l’heure, je devais être plus calme plus concentré. Plus déterminé sur le choix de celles à poser, ne pas me laisser distraire par des choses inutiles.  
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MessageVen 30 Juin - 14:33





Personne ne lui avait semer cet espoir dans son esprit. Il n'en parlait jamais, de cette planète qu'il détestait tant. Même elle n'avait eu que très peu d'information à propos de la planète dorée. Seulement les basiques, celles qu'il répétait sans arrêt. Comme par exemple, qu'ils étaient des anges monstrueux. Que la splendeur de cette planète cachait des tréfonds bien plus obscures que le cœur des Daleks. Et, lorsque l'on sait que ces créatures n'en ont pas, c'est pour dire que la comparaison était poussée. Une métaphore. Il aimait les métaphores. C'est ce qui lui permettait de rendre son chagrin supportable. Un équilibre, ni blanc, ni noir, ainsi était sa folie. À toujours le trouver en se posant des milliards de questions. Là, il n'y en avait aucunes à se poser. Il n'y avait aucunes raisons de s'inquiéter et de laisser le doute s'installer. Là, ils étaient deux Seigneur du Temps qui se retrouvaient. Est-ce que le fou avait cherché ? Non, il n'était pas suffisamment censé pour ça. Il pensait que c'était une perte de temps. Une perte de temps … Venant d'une personne qui peut le plier à sa guise, c'est assez cocasse comme raisonnement. Les secondes, les minutes, les heures, il comptait tout parce que l'ennui était pesant et qu'un tic-tac donnait un peu de tempo à la mélodie de ses cœurs. Il ne s'attendait pas vraiment à ça, à se faire enlacer ainsi, sans prévenir. Il trouvait ça terriblement dérangeant. Ou bien effrayant ? Un peu des deux. Parce que c'est justement parce que cela était terrifiant qu'il était dans un malaise profond. Et puis, une question stupide lui traversa l'esprit : pourquoi s'en faire ? Ce n'était pas n'importe qui qu'il enlaçait. Pour relativiser, disons que s'il lui explosait à la figure, il aurait plus de chances de s'en remettre qu'une humaine.
Alors il l'acceptait, cette accolade née dans le flot de la joie. Il souriait, il se cachait dans le Trench-Coat. Il est possible que le Doctor trouve la trace de quelques larmes fuyardes. Le plus jeune ressemblait... à un enfant perdu. Maintenant, il comprenait mieux pour ce bon vieux Barrie avait attribué ce nom aux protéger de Pan. Parce que son Peter Pan à lui était un enfant perdu dans le temps et l'espace. Un seigneur du Temps qui avait cessé de vieillir dans son esprit pour récupérer une enfance volée, en quoi est-ce mal ? Les gens ne comprenaient pas, ses rencontres ne comprenaient pas. Ruby, sa Wendy, avait compris elle.

Il pouvait de nouveau respirer, lâchant la ceinture du Doctor qu'il avait accroché avec ses doigts, cramponné comme s'il avait peur que finalement, il ne s'envole de nouveau. Comme lors d'un réveil où l'on voit l'onirique s'envolait au loin. Un chaton qui refusait de quitter son confort. Ironique pour une personne qui n'aime pas les câlins, n'est-ce pas ? Alors, The Madman avait relevé la tête vers cette étincelle, son sauveur. C'était son sauveur. Des milliards de vie détruites, sauf lui. L'exception quelque part qui confirmait la règle. Lui ne savait quoi dire. Il ne voulait pas gâcher son moral ni même cette joie qui illuminait son visage. Alors il se taisait et il souriait. Un Seigneur du Temps heureux de le voir en vie, c'était tellement … Tellement. Il n'avait pas d'autres mots. Il n'y avait que ses épaules qui s'étaient haussées, ses bras se levant pour finalement, se rabaisser. Les gestes parlaient plus par moment que les mots en eux-même. « Et bien...Je ne sais pas quoi dire, c'est … Beaucoup de choses ! ». Le brun avait étiré un rire, réalisant qu'il devait avoir l'air stupide. Il était là, le Doctor était là, désireux de savoir sans doute des choses, d'apprendre, de renouer des liens avec un membre de sa propre espèce. Ce n'était pas commun pour le solitaire endurci que le fou était. Il avait penché sa tête comme si celle-ci avait un poids sur la nuque, regardant sa montre à sa ceinture. Oh la la, la demi-heure comptait double maintenant, il était sortit une heure, c'était bien de trop … Et pourtant, aucunes catastrophes. Bien au contraire ! Ce n'était pas normal, si ?
« C'est beaucoup de questions en effet. Ou de réponses, je confonds souvent les deux. Je... Je ne sais pas par où commencer et j'ai … Dépasser mon temps de sortit, largement même. ». Ses paroles étaient douteuses, mais saupoudrées de joie qu'il tentait tant bien que mal de contenir pour ne pas s’esclaffer de rire à en être effrayant. « Venez avec moi ! ». Il avait attrapé le Doctor par sa manche, s'il voulait tout savoir de lui alors, autant qu'il  l'invite chez-lui pour en discuter. Ainsi, il aura la conscience tranquille quand à son timer et le Doctor aura ses réponses.

Sans le lâcher, il l'avait emmené jusqu'à sa Cadillac. Elle ne semblait pas très coopérative d'ailleurs. Elle grinçait dans un ronronnement mécontent, son à laquelle le fou ne prêta pas attention. « En faites, il y a bien trop de choses que j'oublie alors, je rassemble tout et j'enregistre dans mon TARDIS pour garder une trace. Il y a des questions à laquelle je ne peux plus vous répondre maintenant, mais dans les archives, vous devriez trouver vos réponses. Ah ! Ce sont des archives papiers, j'aime beaucoup écrire. Ça me détend. J'espère juste qu'elle ne va pas me... faire ça. ». Tout en se lançant dans les explications qu'il n'avait pas fourni en l'emmenant avec lui, la fin de sa phrase fût coupée par un caprice de la plus fidèle de ses alliées. À savoir, Miss, son TARDIS. La Cadillac noire ne semblait pas approuver ce nouveau venu, si bien qu'il avait beau vouloir ouvrir le coffre, celui-ci restait bloquée. « Ah non, hein ?! Tu ne vas pas me faire ça ! Petite … Ga- ! » -rce. Pour la fin du mot, bien qu'il se soit manger la porte du coffre dans la figure. Capricieuse serait le mot exact. Mais avant qu'elle ne le referme, il l'avait bloqué d'une main pour que le Doctor puisse rentrer, l'autre servant à masser sa mâchoire. « Après vous, attention à la marche.... Allez ». C'est qu'elle forçait après tout et il n'avait pas envie de forcer pour casser la porte. Il avait fini par pousser aux fesses son nouvel ami, le plus fidèle et le plus marquant des alliées de sa vie. Son TARDIS avait de la force après tout, mais une fois qu'il sera à l'intérieur et qu'elle aura perdu, elle ne cherchera plus à se montrer pénible.


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MessageMer 5 Juil - 10:55



Deux. Ce chiffre était maintenant, et ce sans aucun doute, mon préféré. Ce chiffre venait de redéfinir ma vie. Deux seigneurs du temps encore en vie, voilà ce que nous étions et ce que représentaient ce deux. Le deux était symbole d’avenir et d’espoir. D’un renouveau tant espéré. Soudain à mes yeux, il était devenu le chiffre de l’univers. Un plus un égal deux, une simple addition qui venait de changer totalement ma vie pour le reste de mon existence. Je n’étais qu’excitation et bonne humeur, croyant encore avec difficulté, mais de plus en plus quand même que c’était réel. Puis à lieu la révélation, l’existence réelle de ce chiffre, un chiffre qui prend contenance. Un poids qui s’accumule et qui vous tombe dessus comme un bonheur nouveau. J’étais une petite boule de bonheur qui voulait rouler dans tout les sens et crier au monde à quel point elle pouvait être heureuse cette petite boule. Je le pris dans mes bras, si fort, le sentir contre moi, sentir son odeur, je retrouvais un membre de mon espèce, aujourd’hui nous étions les deux derniers et nous étions frères à présent.

Je voulais le connaitre, je voulais la connaissance, tout savoir sur lui, n’en manquer aucune miette. J’affirmais ma demande, et il trouvait que ça faisait beaucoup, c’était vrai, et je m’en fichai. Nous avions tout le temps - si je puis dire- pour apprendre à nous connaitre. Mais ce qui me surpris le plus et me poussa à me gratter la tête fut le fait qu’il dise avoir dépasser son horaire de sortie, je n’étais pas bien sur de tout comprendre. Il attrapa mon bras m’invitant à le suivre et je me laissais volontiers faire.

Nous parcourions quelques rues jusqu’à nous trouver proche d’une magnifique Cadillac. Je regardais tout autour, me demandant bien où il voulait m’emmener. Peut-être avait-il un TARDIS ? Quelle apparence celui-ci pouvait-il avoir ? Je réalisais soudain que la chose était évidente, il agissait de la Cadillac, c’était comme si elle ronronnait, un son que je connaissais parfaitement, le même que celui de mon TARDIS. J’attendais qu’il ouvre la porte pendant qu’il parlait. JE devais bien avouer être surpris que cela se fasse par le coffre. Une portière aurait mieux adapté non ? M’enfin, j’imaginais qu’il avait un TARDIS tout à fait inventif   Votre système de Camelionisage est cassé également ? Petit question en passant pour savoir si tout les TARDIS avait le même problème à travers l’univers. Son TARDIS n’était semble t-il pas d’humeur à coopérer, peut-être ma tête ne lui revenait-elle pas ? Si il était comme le mien, il avait ses têtes. Finalement The Madman parvenu à ouvrir le coffre et m’invita à entrer. Je me doutais que ce TARDIS possédait sa propre gravité et que je ne tomberai pas dans un trou, mais je ne pue m’empêcher de glisser un oeil dedans. Puis, je « sautais » pour me retrouver instantanément sur mes pieds.

Je ne m’étais certainement pas attendu à cela, plutôt qu’une salle de contrôle de TARDIS classique, j’avais à faire à un salon plutôt confortable, la colonne centrale représentait un gigantesque sablier. Ses commandes étaient visiblement tactiles, mais le plus impressionnant était sans aucun doute le plafond. Une constellation, une magnifique constellation. Je restais de longues minutes à la contempler, incapable d’en détourner les yeux, jusqu’à ce que Madman me tire de ma rêverie en appuyant sur un bouton qui fut suivit d’un petit bruit Ce TARDIS est vraiment impressionnant je dois dire. Et c’était bien peu dire, ce TARDIS était plus qu’impressionnant, je n’avais jamais rien vu de telle. Soudain le mien faisait bien pâle figure à coté de celui-ci. Je m’autorisais à en faire le tour, du moins de la salle principale pour en voir tout les côté, il était tout simplement magnifique. Je fini par m’installer sur un des fauteuils après avoir retirer ma veste. C’était comme rendre visite à un ami.  Maintenant, racontez moi tout.
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MessageMer 5 Juil - 14:46





Il n'avait sans doute pas encore conscience, ou bien la plaie de sa blessure était encore trop ouverte. Deux. Deux étaient un chiffre qui le hantait pour sa part. Il n'est jamais seul. Il a beau fuir, il ne sera jamais seul dès lors qu'il fermera les yeux. Il ne courrait pas non plus après la solitude. Pour preuve, avoir un autre Seigneur du temps, un frère, présent à ses côtés lui réchauffait ses cœurs. Il semblait figé dans le doute, cherchant ce qu'il n'y avait pas besoin de chercher. Pour autant, il se laissait faire. Il ne pourra rien lui refuser, pas après ce dont il venait de se souvenir. Cette anecdote qui lui paraissait fluette aux premiers abords. Il avait toujours l'impression d'avoir fais quelque chose de mal ce jour-là. Quelque chose... A laquelle il aurait dû dire non. Il avait tant à lui raconter, tout son temps pour le faire et pourtant, il voulait rentrer. Il avait dépassé son temps de sortie. Quelque part, elle avait marqué le fou avec ses paroles. Elle avait eu une grande influence sur lui. Si grande qu'il avait changé ses habitudes. Pas de son vivant, oh non. En poussant son dernier souffle. Il sentait ce soulagement après cette étreinte. Il était bien réel, ce n'était pas une tromperie. Il était bien heureux de le voir, son sourire et sa joie débordaient dans son regard. Intérieurement, le plus jeune trépignait d'impatience. Il y avait tellement de choses qu'il voulait lui raconter. Certains sujets à éviter, mais il comptait tenir sa langue. Il avait dépassé son timer. Très bien, il allait filer. Mais pas sans lui. Plus jamais sans lui.
Il l'avait entraîné sur le lieu où était garé son TARDIS, se prenant de têtes avec lui. Ou du moins, elle. Ne dit-on pas ''la vie'' au féminin après tout ? Il avait mal, elle lui avait fais mal. Il pourrait s'énerver, mais c'était devenu habituel. Ils agissaient tous deux comme des gosses capricieux. Alors en se démenant, il lui avait tout de même répondu, étonné par sa question. « Cassé ? Je dirais plutôt … Bloqué ? Je n'ai pas été assez rapide, c'est un TARDIS retapé après tout. Les portes, c'est surfait de toutes manières ». Il avait commencé dans l'hésitation avant de finir sur la résignation. Les portes étaient bien là, mais ce n'était que de la décoration. Une fois le Doctor à l'intérieur, le fou l'avait talonné pour entrer, relâchant son emprise. Le coffre s'était fermé dans un fracas mécontent, la machine ronronnant légèrement avant de bouder en silence.

Un intérieur qui penchait plutôt pour l'intérieur d'une maison que pour un intérieur de transport. Cela aussi était volontaire. C'était sa maison, autant la rendre confortable. Il courrait partout dans la pièce centrale, laissant son docteur visiter et contempler l'infime partie de son monde. Il y avait plus d'une pièce dans ce TARDIS après tout. Plus grand à l'intérieur. Il avait coupé la voix de Miss avant qu'elle ne dise quoi que ce soit, d'où le bruit de bouton. Il ne faudrait pas qu'elle gâche ce moment unique. Le premier échange, la première discussion entre Timelord qu'il n'a pas eu depuis facilement quatre siècles. Et pour lui ? Depuis combien de temps n'avait-il pas vu un autre TARDIS que le sien ? Où était-il allé ? Qu'avait-il vu ? Combien d'étoiles ? Il était tout aussi avide de connaissance sur son sujet que le Doctor était avide d'en savoir sur le sien. Le fou était de l'autre côté de la grande colonne, son visage à moitié caché par le sablier géant qui trônait dans la pièce. Il fixait chaussure de plage avec cette étincelle d'émerveillement dans le regard. Il avait encore tant à lui montrer pour maintenir ce sourire sur son visage. « Il vous plaît ? C'est bien plus qu'un simple hologramme en trois dimension. L'idée met venue après avoir lu les livres de J.K Rollings. Un plafond avec un faux-ciel étoilé en guise de veilleuse. Parce que le regard se dirige automatiquement vers le ciel lorsque l'on se sent seul. Mais, contre les maux-de-tête avec les surplus de connexions, les fils qui relient chaque être vivants, je n'ai rien. Alors, chaque étoile que vous voyez au-dessus de votre tête n'est pas réellement une étoile. Ce sont … Des plugs en quelque sorte. Je garde ainsi un œil sur toutes mes rencontres de près ou de loin en me connectant à ceux-ci. Un peu comme des photos souvenirs vivantes. Je peux les supprimer pour certaine, chose que je fais régulièrement pour éviter les migraines et elles sont envoyées aux archives. Mais il me sert surtout de veilleuse. Regardez de nouveau. » fit-il en pointant du doigt le plafond. Une nouvelle étoile était apparue. Bien plus grosse, bien plus lumineuse et bien plus brillante que les autres. L'âge du Doctor qui devait jouer sur celle-ci sans doute. « Elle vous a fais une petite place »

Un instant d'explication, repartant à la chasse aux réponses. Le brun avait bondi habilement sous la commande pour aller chercher ce que le Doctor voulait : des réponses. Et ses mémoires étaient la meilleure source de réponse que celui-ci pouvait souhaiter. Quelle était la première question déjà ? Qu'avait-il fait ? Non, ce n'était pas la première. Du moins, la première a se poser pour avoir le début de l'histoire. Il fallait d'abord se demander : comment avait-il fuis ? Un ordre logique, à défaut d'avoir une ligne temporelle claire et simple. Il entendait les pas de son invité au-dessus de sa tête, sûrement en train de faire le tour. Cela lui faisait étiré un sourire. Alors, où devait-il chercher déjà, avant ses cent-un ans. Des livres poussiéreux pour la plus part, mais voilà une bonne occasion de les relire. Il était remonté bien rapidement, le pas pressé en bondissant tel une panthère pour revenir à la commande centrale. Le Doctor s'était installé, il avait bien raison. C'était fait pour ça. Le premier tome. Le premier qu'il a écris du moins. Les précédents souvenirs sont bien trop marquants pour réussir à les oublier donc, il ne les avait pas retracé. Il l'avait dépoussiéré rapidement en soufflant dessus, étirant une belle grimace avec la poussière qui lui piquait le nez. Ne pas éternuer, ne pas éternuer... Il s'était pincé le nez. C'était passé. Puis, il avait attrapé ses lunettes de vues carrées et noires qui étaient restées près du bureau pour pouvoir lire.
« C'est écrit ici que je me suis exilé de mon propre chef de Gallifrey. Je vous avouerais que c'est la première fois que je me relis en faites, je sais pas si je dois être inquiet ou excité, j'avais encore mon premier visage et c'était … Un sacré cas. » Le fou souriait. Il semblait inquiet et pourtant, dans sa démarche, il ne tenait pas en place. Alors, pour réussir à lire, il avait fini par s'asseoir par terre. Plus d'une dizaine de fauteuils dans une pièce et non, monsieur s'assoit par terre parce que cela le prend d'un coup, comme une envie d'aller aux toilettes. Il suivait les lignes avec ses doigts, commençant alors à lire en prenant une voix d'avantage posée. Un ton trop vieux pour l'âge qu'il avait en ce moment. « Je ne veux plus être un soldat. Je ne veux plus être l'arme qu'on me demande d'être. Rassilon a tapé du poing sur la table, le dernier jour. Le jour où la guerre du temps sera terminée. Il nous a mis en garde et le Seigneur Président était furieux contre lui. Il refusait de voir la planète sombrer ainsi. Trop d'orgueil en un seul homme. Lequel des deux avait raison ? Je me tenais là, un fantassin trop haut-gradé à qui la responsabilité de prendre les commandes de nos forces armées avait été donnée. Je voulais me battre, mes cœurs battaient le son des tambours de guerre. Je sentais cette colère monter en moi et me donner la force nécessaire. De tous les soldats de Gallirey, j'étais le plus fort. Le plus combatif, le moins tendre et le moins hésitant. J'ignore combien de Dalek j'ai exterminé ce jour-là. Mais, je ne savais pas vers qui cette colère était dirigée. Je pensais, pendant un instant, qu'elle était destinée aux forces tout droit venu de Skaro. Cependant la voix de notre président me révulsait tout autant que celle des Daleks. Il avait senti cette tension, et j'avais vu l'espace d'un instant un sourire. Pendant quelque seconde, son masque s'est fissuré devant le reste de l'assembler en me regardant. Il m'a dit ''Libères Némésis'' et je n'avais pas compris ce qu'il me demandait. Il avait attendu que nous ne soyons plus que deux dans la salle du Conseil. Les autres haut-gradés étaient partis à pas pressés accomplir leurs tâches et renforcer le champs de forces pour protéger le Haut-Conseil des tirs Daleks. Il m'avait répété de le libérer, mais je ne savais pas de quoi il parlait. J'avais peur, je n'arrivais pas à réfléchir. Rassilon était le seul qui pouvait me terroriser, la guerre l'avait transformé en monstre. Il m'avait donné un premier coup dans les côtes, mais je restais debout. Personne, pas même notre Seigneur Président, ne réussira à me mettre à genoux. Je me le promet. Je détestais cet homme. Il ne m'a jamais regarder comme l'un des siens. Encore moins traité tel quel. J'avais envie de l'exterminer. C'est ce qu'il voulait. Une autre idée m'est venue alors à l'esprit. J'allais leur confisquer leur meilleur arme et les affaiblir. Je suis retourné à la ferme de mon père, là où Miss reposait. Elle n'était pas terminée, je n'avais pas fini de réparer les injecteurs de temporalités. Je savais que ce saut hors de ma planète allait me conduire dans des temps inconnus. Je m'en fichais, rien n'était pire que Gallifrey. Hormis peut-être le réfectoire de l'académie. Certains diront que je suis un lâche d'avoir déserté. Mais à ceux-ci, je leur répondrais que je préfère me monter lâche plutôt que de participer à un massacre. J'ai suffisamment de sang sur mes mains. Les deux camps ont à perdre, cette guerre ne finira jamais. J'avais soif, soif de victoire et de haine. J'ai affreusement faim, faim de combat. Donnez-moi une guerre, une autre guerre. Je sens de la douleur, celle d'être inutile dans cet univers. J'ai atterris en plein milieu de la constellation d'Andromède, à des années lumières de chez-moi. L’atterrissage était violent. Si violent que je suis sortit de mon TARDIS. Je me suis alors accroché à la carlingue de cette Cadillac, refusant de la lâcher. Il y avait le système d’atterrissage d'urgence qui s'était activé. C'était déjà un miracle qu'elle soit arrivée jusqu'à cette constellation. La première planète que j'ai foulé en dehors de Gallifrey se nommait Almac. Une double-planète très belle. L'une était orange, l'autre bleue. Je m'étais installé sur la sœur orange, le temps de remettre en état Miss. J'ai fermé les yeux : pas de cris, pas de pleurs, pas d'ordres, pas de coups. Le silence et le calme. » The Madman semblait … incroyablement calme durant sa lecture. Ses yeux pétillaient d'une curiosité en redécouvrant la plus vieille partie de son voyage. Le début. Comment pouvait-on oublier le début d'un voyage pareil ?

Parce que les années s'écoulaient et que la teinte du voyage prenait une toute autre tournure. Une erreur. Il était partit en pensant pouvoir un jour revenir chez-lui. Ce n'est pas encore le cas. Le brun relevait la tête, se rendant compte que le temps passé bien plus vite d'un coup. Le sablier géant de la commande centrale avait ralenti. Son TARDIS avait ralenti le cours du temps pour que le Doctor puisse écouter ce bout d'histoire. Qu'il se détende. Il était étonné, clignant plusieurs fois des yeux avant de finalement laisser le livre de côté. Il y avait quoi, une bonne dizaine de pages lues. Puis d'un coup, il s'était relevé d'un bond, posant le vieux bouquin sur la table. « J'ai faim. » fit-il tout simplement. Un indice pour dire : je ne peux pas continuer tant que je n'ai rien dans l'estomac. Il était repartit en trottinant pour aller chercher de quoi faire à manger. L'avantage d'être coincé en ville, c'est que tout est a porté. Il était revenu avec de la salade, du saumon cru, de la vinaigrette et … Une arme Dalek. Pauvre d'eux, il était suffisamment inventif pour recycler celle-ci comme fouet de cuisine. Et cela avait l'air tout à fait normal pour lui de faire sa vinaigrette avec l'une des armes la plus meurtrières de l'univers. « Vous en voulez ? » fit-il, incrédule avant de revenir s'asseoir et bel et bien sur un de ses fauteuils cette fois-ci en grignotant sa salade. il était là, en face du Doctor, les jambes rabattues sur lui. Il était tellement souple qu'il arrivait à se caler en boule dans le fauteuil. The Madman avait le même regard qu'un chat curieux. Le même état figé.


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Eleventh Doctor
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MessageLun 17 Juil - 16:52


Suivre The Madman c’était suivre l’espoir d’une nouvelle vie, une vie où il ne serrait plus seul, où il aurait toujours quelqu’un à qui parler, à qui se confier. Parfois Tenth avait besoin d’une oreille pour l’écouter, une simple oreille pour entendre ses remords, comprendre sa culpabilité. Qui de mieux qu’un Seigneur du Temps ? Un Seigneur du temps n’ayant rien contre lui et prêt à pardonner le plus abominable des actes. Madman était peut-être bel et bien un fou après tout. Accepter, pardonner des faits aussi cruel et dur que c’eux que le Doctor avait perpétuer à leur propre espèce. Madman portait finalement extrêmement bien son nom. Le Doctor le prenait bel et bien pour un fou, mais malgré tout il ne pourrait plus jamais se défaire de ce fou, il lui faudrait le suivre, jusqu’à l’autre bout de l’univers, le jour où celui-ci serait à nouveau en accès libre à leur TARDIS. L’univers était devenu bien moins grand aujourd’hui, s’effondrant tout autour de cette bulle qui protégeait les habitants de cette ville que le Doctor aurait put qualifier de magique si il ne savait pas tout ce qu’il savait. La magie n’a rien avoir là dedans, la vérité était qu’il avait échoué, pour la première fois de sa longue existence le Doctor avait perdu face aux Daleks et l’univers entier en payait le prix.

C’était le remord et la culpabilité qui définissait le mieux le Doctor aujourd’hui, la joie l’avait peu à peu quitter et la positive attitude dont il faisait toujours preuve s’envolait elle aussi à son tour. Jusqu’à lui,  jusqu’à Madman, jusqu’à ce que l’espoir soit à nouveau né en lui. Suivre le fou n’était pas difficile, c’était même facile, aussi bien pour son corps que pour son esprit, le quitter ne lui serait pas venu à l’idée. Maintenant qu’il l’avait trouvé il ne le lâcherait plus jamais. C’était une famille qu’il pouvait former aujourd’hui, deux frères courant ensemble dans les rues pour rejoindre le refuge du plus jeune.

Ils entrèrent tout deux dans la Cadillac noire qui se révéla être un magnifique TARDIS, l’un des plus beau que Tenth ai jamais vu, il faut dire aussi que ses derniers siècles il n’avait eu droit qu’à la vision du sien, son propre refuge. Sa maison. Parfois certains de ses compagnons de voyage lui demandaient où il allait pour se sentir à la maison. Tenth n’avait besoin que d’une chose dans ses cas là, passer les portes de la boite de police bleu et il était à la maison. Le bruit des moteurs, le ronronnement du TARDIS, c’était ça sa maison. On lui demandait alors où il dormait, et il laissait planer le mystère. Dormait-il ? Bien entendu, il avait sa propre chambre dans le TARDIS, un refuge que lui seul connaissait, personne n’e avait jamais franchit les portes. Hormis peut-être Susan, au tout début de leur voyage, elle était celle qui venait parfois le réveiller le matin avec un baiser tendre sur le front et « un grand père » délicat.

En découvrant le TARDIS de The Madman, le Doctor fut stupéfait par son plafond. Toutes ses étoiles haut dans le ciel, une magie qu’il connaissait, quelque chose qui évoquait une mémoire enfoui dans son subconscient, jusqu’à ce que Mad révèle son inspiration. Tenth se revit alors lisant les Harry Potter avec de l’avance sur tout le monde, ou encore Martha utilisant les sortilèges des romans contre les carionites aux côtés de Shakespeare sur la scène de Peine d’Amour gagné. Rappelant à nouveau au Doctor à quel point il était seul à présent. C’est un soupire discret et insonore qu’il poussa avant de se tourner vers son ami avec un nouveau sourire, peut-être bien de façade celui-ci.  Il est magnifique en tout cas. Et Madman expliqua sa fonctionnalité au Doctor qui écouta avec attention, souriant même un peu plus franchement en découvrant que cette nouvelle et belle étoile le représentait lui.  C’est une carte de l’amitié ?! C’était à la fois une question et une affirmation, c’est ainsi que le Doctor voyait se ciel étoilé, imaginant faire défiler chaque étoiles pour prendre des nouvelles de chaque personnes qu’il avait pu rencontrer lors de ses voyages. Il se dit alors que ce le ciel de Madman n’avait pas assez d’étoiles pour abriter ses rencontres à lui.

Puis viens le moment de parler du passé, de ses souvenirs et de ce que Mad avait fait tout ce temps passé loin de Gallifrey. Le Doctor bien installer commença à écouter le récit de son ami. Repensant lui même à la guerre du temps et à tout ce qui c’était passé lors de ce laps de temps. Il revoyait les Daleks détruire Gallifrey et tuer ses habitants, quand la première ville de la planète était tombé, le Doctor avait su qu’il était pour lui d’intervenir. Plus jamais, étaient les mots qu’il avait tracer avec l’arme d’un soldat Seigneur du Temps. Un de ses hommes à qui il avait finalement prit la vie. Il avait reprit le TARDIS et c’était envoler pour voler le moment et rejoindre cette cabane où il avait grandit afin de mettre fin une bonne fois pour toute à cette guerre. Sa propre planète avait disparut, toutes les personnes qu’ils avaient connu, parfois même aimé, ou bien détester. C’était un génocide qu’il avait perpétué, sur sa propre espèce. Gallifrey avait disparut et le cœur du Doctor par la même occasion. Une part de lui c’était éteint ce jour là en la voyant bruler. Rassilion, le Seigneur Prédisent et tout les habitants avaient péri sous les yeux du Doctor.

Le récit de Madman s’acheva alors, et une larme coula sur la joue du Doctor, il la sécha d’un simple coup de main. Respirant un grand coup en repoussant ses souvenirs douloureux de ses pensées. Finalement, il accueillit le changement de sujet de Madman avec plaisir, hochant positivement la tête à sa proposition  volontiers, j’ai moi aussi un petit creux. Il sourit, bien plus sincèrement cette fois en regardant son ami, il venait de trouver quelqu’un qui comprenait enfin ce qu’il ressentait et pourquoi il avait dû faire ça. Ses deux cœurs battaient le renouveau de la vie.
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MessageMar 18 Juil - 18:52





Il état prêt à devenir cette oreille attentive. Il était prêt à le suivre où il voulait. The Madman était fou, fou de penser qu'il n'y avait pas que du mauvais dans chacun. C'est ce qui lui permettait de supporter tout le monde. En se disant qu'ils avaient un minimum d'intelligence pour ne pas mettre la bête en colère. Cela dit, depuis la dernière, il lui était difficile de positiver de nouveau. De danser, de chanter et de faire comme si tout allait bien. Comment faire quand il n'y a plus de partenaire pour être entraîner au rythme de la musique. Il avait bien essayé avec un squelette artificiel typé pour les cours d'anatomie, mais ce n'était pas la même chose. C'était … Glauque. Il aimait danser avec les morts, mais il avait pris bien trop goût à une présence belle et bien vivante pour l'accompagner. Il n'avait pas envie d'éprouver des remords envers un autre membre de son espèce. Il n'avait pas envie de gâcher ce moment. Depuis combien d'année ? Combien d'année sans croiser un autre Seigneur du Temps ? Combien de jour seul pour sa part ? Combien de mots retenus ? Il ne voulait pas des chiffres ou bien ces quelconques inepties statistiques. Il voulait simplement profiter d'avoir de nouveau quelqu'un avec qui parler, pleurer, se consoler, rire et s'amuser pour mieux repartir dans de folles aventures. Le fou n'était pas du genre à se montrer raisonnable. Autrefois, quand il y avait du danger, il sautait à pieds joins dedans pour se battre. Pour relever un défis et montrer qu'il était le plus fort. Maintenant, ce n'était plus vraiment le cas lorsqu'il voyait, en prenant du recul, ce que cette témérité lui avait coûté. Quoi que, la petite voix soufflait dans sa tête que non. Qu'il pouvait se montrer bien pire encore avec deux cœurs meurtris. Il y avait tout intérêt à ce qu'aucun Jotuns ne se dresse sur son chemin.
Il jetait un œil sur le Doctor, sur l'exception qui confirmait sa propre règle. Il n'aimait pas les docteurs, les médecins, les infirmiers et tout autres personnes travaillant dans un corps de métier relevant du domaine scientifique. Il avait un frisson dans la nuque en entendant ces quelques mots. Une sorte de … Peur enfouit dans le lointain. Il ne voulait pas que cela se reproduise, plus jamais. Alors à la place, il préférait se concentrer sur son invité à la fois émerveiller avec cette touche de tristesse dans son regard. Il ne pourra pas effacer sa souffrance. Il n'était même pas capable d'effacer la sienne. Sinon, ce trou noir au couleur rougeâtre pour rappeler son nom ne serait pas là, au-dessus de leurs têtes, à engloutir les étoiles une par une parce qu'il oubliait, trop obnubilé par sa perte. Il gardait ce regard fixe en sa direction, un petit sourire sur le visage. « On peut résumer ça ainsi, oui ». Le rire avait fini par sortir de sa gorge, égaillant pendant quelques instants le teint pâle du plus jeune. Puis, il avait tourné sa tête à son tour en direction de la nouvelle étoile, bien plus belle et plus volumineuse que les autres. « C'est un tableau-photo et mes pensées à la fois. J'y suis relié télépathiquement, il change selon mes humeurs. À défaut de voir les étoiles en ce moment, je peux me venger sur le plafond ». Il avait de nouveau poussé un rictus, fier de sa propre plaisanterie.

Mais, le plafond n'était pas vraiment la raison pour laquelle il avait fais entrer le Doctor chez lui. Non-non, c'était pour lui apporter les réponses qu'il souhaitait tant. Des réponses qui avaient un arrière goût d'amertume qu'il ignorait à cause de sa curiosité. Il voyageait avec son livre poussiéreux dans les mains, voyageait nerveusement avant finalement se s'asseoir par terre, soudainement fixé. Il racontait, sans prendre attention à cette montée de chagrin de son auditeur, bien trop plongé dans la lecture. Insensible ? Il se pourrait bien en effet qu'il le soit devenu. Que ses émotions soient suffisamment rouillées pour ne pas être aussi réactives que celles qui avaient donné naissance à cette perle sur la joue de son ami. Il ne fallait pas alors qu'il entende la suite. Il n'était pas prêt. La faim n'était qu'un prétexte pour refermer le livre dans un claquement décidé, se relevant pour aller chercher ce qu'il lui fallait. Il était revenu avec ce qui ressemblait plus à un pique-nique plutôt qu'à un vrai repas. À un détail prêt, il n'aime pas manger des choses trop grasses. Ce qui expliquerait peut-être son gabarit d'allumette ambulante. « Je l'ai vu. Je suis désolé. » fit-il, essayant de comprendre et de balayer ce sentiment de malaise comme il le pouvait. Ce n'était pas... vraiment une bonne idée avec du recul. Et pourtant, cela le faisait sourire. Sa propre bêtise lui faisait esquisser un fin sourire. Il ne savait pas pourquoi. Alors au lieu de compter de la tristesse, il ferait mieux de grignoter sa feuille verte vite fait et d’enchaîner sur une autre pour s'occuper la bouche.

« Servez-vous, je vous en pris. Vous voulez autre chose, j'ai plein d'autre chose. Sauf du poisson ! Les poissons, je les préfère bien vivant dans un aquarium. Ils sont au fond du couloir à gauche, ça m'a pris du temps pour rassembler les plus colorés des espèces. Je … Oh, je ne sais plus par où j'ai commencé.... Si ! Vous voulez quoi ? ». De l'excitation, celle d'avoir un invité de marque chez lui, la personne la plus proche et la plus à même de le comprendre qui acceptait de faire un dîner improviser chez-lui. Mais, il s'était perdu pendant quelques instants dans ses plus pensées plus obsolètes avant d'être de nouveau excité, bondissant même sur place pour se mettre debout sur son fauteuil. Ils en avaient vu d'autre après tout que des semelles de Converses. Il avait laissé son piédestal tombé sur le côté, attendant qu'il atteigne son poids de chute final pour poser pieds à terre et se remettre à marcher comme si de rien était. Qu'est-ce qu'il pouvait lui proposer ? Qu'est-ce que le Docteur mangeait ? Qu'est-ce qu'il aimait ? « Raaaah, trop de questions, ma tête va exploser ! » Et là, une pensée un chouya trop haute. « C'est à votre tour maintenant, racontez-moi quelque chose ? Qu'avez-vous fais ? Qu'avez-vous vu ? ». Il avait surgi de son dos, ses mains appuyés sur le dossier du fauteuil où se trouvait le Docteur, prêt à écouter l'une de ses histoires. « J'aime quand on me raconte une histoire, elle m'en racontait beaucoup pour que je puisse stimuler mon imagination et dormir. Vous avez rencontré des hommes-chats ? ». Autant tenter un point d'ancrage et de concentration.


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MessageMar 8 Aoû - 3:10


Une carte de l’amitié, c’était ainsi qu’il voyait les choses, parfaitement, et pas autrement. Chaque étoile représentait une personne importante de la vie de son nouveau compagnons de route et il voulait pouvoir les explorer une à une, découvrir ce qui avait fait la vie de son ami ses dernières années, ses derniers siècles même. Oui, il avait utiliser le terme ami, même si le terme frère représenterai sans doute plus fidèlement ce qu’il ressentait en cet instant pour The Madman qui avait transcender sa vie par sa simple existence. Et il pouvait voir que sa propre étoile prenait déjà une grande place sur cette carte, ce qui, bien qu’il ne l’avouerai sans doute pas, réchauffait le cœur du Seigneur du Temps qui c’était sentie seul si longtemps. Et entendre le rire de Madman sur l’idée d’une carte de l’amitié fit sourit Ten assez sincèrement. À dire vrai, depuis qu’il avait croiser ce drôle d’énergumène, le joie de Ten ne faisait que monter dans ses deux cœurs, et bien qu’il en culpabilisait d’une certaine manière, ses remords pour avoir détruit Gallifrey commençait à passer au second plan, du moins, pour le moment, ils reviendrait au triple galop dès qu’il aurait quitter Madman. Ne jamais laisser le Doctor seul devrait être inscrit sur le TARDIS en lettres capitale de façon à ce que plus personne ne le laisse trop longtemps. Puis ce fut au tour de Ten de rire à la blague de Madman. Au moins, il savait que son ami était capable d’humour malgré les circonstances, et cela lui plaisait.   Au moins, ce n’est pas sur moi, c’est plutôt pas mal.  Lança-t-il en réponse, mi blague mi provocation. Il était seul responsable de la disparition des étoiles, mais il n’en avait pas encore fait par à Madman. Peut-être que cette fois, le seigneur du temps en voudrait au Doctor et le mettra dehors. Ou peut-être pas. Qui pouvait réellement penser que le Doctor était responsable ? Hormis lui peut-être.

Puis, le récit de Madman fit perdre sa joie au doctor. Il écouta avec attention le récit de celui-ci. La perte de sa planète, tout cela faisait remonter bien trop de souvenirs pour qu’il puisse entièrement contenir la peine qui l’habitait. Alors il essaya de changer de sujet, ce que son ami lui apporta sur un plateau en parlant de manger un morceau. Tenth sécha sa larme le plus rapidement possible pour faire en sorte que Madman ne puisse pas voir à quel point son récit avait transpercer Ten comme la lame tranchante d’un couteau bien aiguisé. Il était malheureux. Il ne pouvait le nier, mais qui ne le serait pas après ce qu’il avait fait ? Anéantir soit même sa propre planète, ses congénères. Qui était assez fou pour ça ? Madman se disait peut-être fou, mais aux yeux du Doctor ce n’était pas lui le plus fou des deux. Il était celui qui devrait vivre pour toujours avec le poids de la culpabilité du génocide de sa propre espèce. Bien que ce mot ne fonctionnait plus vraiment au vu de la présence de Madman, bien qu’avant aussi, puisque le Doctor restait tout de même un Seigneur du temps.  Pendant longtemps il avait pensé être le dernier, mais aujourd’hui, il savait que ce n’était pas le cas. Ce ne serait plus jamais le cas, il ne serait plus jamais seul, et c’est pour ça que malgré tout un sourire se dessina sur ses lèvres lorsque Mad venu s’installer auprès de lui. « Je l'ai vu. Je suis désolé. » Oui, Tenth savait parfaitement de quoi il parlait. Cette larme humidifiait encore sa joue, et une autre menaçait de couler à son tour, mais le Doctor luttait contre elle. En cet instant il ne voulait penser qu’à une seule chose, la joie d’avoir trouver ce nouvel ami qui lui était déjà si cher à ses deux cœurs.    Ne soyez pas désolé… si quelqu’un a bien le droit de voir ses larmes, c’est vous. Le seul autre homme sur terre à pouvoir comprendre ma douleur.  Il avait eu bien des compagnons depuis la fin de la guerre du temps, mais aucun n’avait jamais vraiment comprit sa douleur. Donna s’en était approcher, mais elle n’avait su ce que c’était de perdre toute son espèce. Elle lui avait cependant été d’un si grand réconfort que penser à elle aujourd’hui était à la fois merveilleux et douloureux. Il y avait des jours ou dans le TARDIS il aurait aimé pouvoir s’asseoir et parler avec elle comme ils avaient coutumes de le faire. Parfois même, il n’avait pas besoin de parler pour qu’elle comprenne.

C’est Madman qui sortie le Doctor de cette ambiance vague à l’âme qui régnait dans sa tête. Il lui offrit même un sourire en guise de remerciement pour l’avoir ramené à la réalité et permis d’oublier un instant encore sa longue solitude et la perte de ses amis si cher. Le seigneur du temps regarda tout ce que sont ami avait à lui proposer, finalement, pour commencer il porta son dévolu sur un bol d’olives. Le Doctor aimait les olives, il ne se souvenait pas si il les avait aimé par le passé, mais il savait que aujourd’hui c’était ce dont il avait de manger.   Je vais prendre ça déjà.  Un diner entre Seigneur du temps, voilà des siècles que ce n’était pas arrivée. Ainsi installer dans un TARDIS confortable. Tenth se laisse même un instant penser à refaire la déco du sien.  Peut-être avec du bleu ? C’était beau le bleu.   Un trop pleins de questions n’est jamais bon, je parle d’expérience. Posez les, avants qu’elle ne vous rende fou.  Et le Doctor offrit un sourire amusé à son hôtes. Que pouvait-il bien lui raconter ? Il avait vu tellement de chose qu’il ne savait pas par où commencer. Mais Madman lui tendit une perche après c’être redresser pour finalement venir se placer derrière le Doctor. Il fallut moins d’une seconde au Doctor pour trouver ce qu’il allait raconter à Madman. Des hommes chats ? Parfaitement. J’ai rencontré un charmant couple sur nouvelle terre à New New York il y a de cela peut-être un siècle sur ma propre chronologie. Elle était humaine et lui était un homme chat, ils avaient eux une belle porté de chatons. Il était tout les deux sur la route. Dans des embouteillages incessant. Depuis des années, les gens étaient sur la route sans comprendre qu’ils avaient été placer ici pour leur propre sécurité. Je les ai rencontré alors que je cherchais à retrouver Martha Jones – Ahh cette bonne vielle Martha, une chic fille – elle avait été enlevé par deux personnes voulant prendre la route express, parce que voyez vous, il fallait être trois pour l’emprunter et il n’était que deux.  Ce qu’il ne savait pas c’est qu’il y avait une sorte de bête tout en bas, sur cette fameuse route express. J’ai sauvé Martha in extrémiste par téléportation. Je n’étais plus avec le couple mais avec sœur Ame, une nurse none chat, très sympathique, elle travaillait au bon soins de mon vieil ami Face de Boe que je ne savais pas encore être Jack.. Pardon, je me suis laissé emporté, vous vouliez connaître mes aventures avec les hommes-chats et pas avec les autres. Il faut que je vous raconte tous ce que j’ai appris au contact de ce couple.  Tenth fit une pause dans son récit, plongé dans ses propres souvenirs et prit un verre d’eau.
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MessageVen 11 Aoû - 15:15





Il ne pouvait que le croire, il ne savait pas ce que c’était une carte de l’amitié. Bien entendu, cela devait remplir la même fonction que son faux-plafond étoilé, mais pas aussi impressionnant pour que son bienfaiteur ait un sourire aussi large. Les yeux plongés dans une forme d’émerveillement, plus rien n’importait. Pas même le sable qui coulait dans la colonne central, petit grain de seconde qui s’écoulait plus ou moins lentement pour former une minute puis des heures et enfin des années. Il n’y avait aucune horloge dans ce TARDIS. A quoi bon ? Cela ne serait même pas nécessaire. C’était une machine à voyager dans le temps et l’espace, où était l’intérêt de compter les secondes dans un tel lieu. Surtout avec de la compagnie. Oh oui, le fou réagissait enfin, de nouveau dans son cocon, pouvant exposer sa joie sans crainte des jugements. Il ne le jugerait pas, n’est-ce pas ? Il pouvait se montrer excité, heureux, ou bien rayonnant, il n’y aurait pas de doigts accusateurs pour le pointer et pointer l’étrangeté de son comportement. Etre dans son TARDIS lui permettait une certaine liberté, celle de pouvoir être lui-même. Il était tout à fait normal que Miss ait fais une petite place au Doctor après ce souvenir qu’il lui était revenu en mémoire. Cette voix, cette vague de reconnaissance qui réchauffait ses deux cœurs devenus glacials. Il s’était même permit une petite plaisanterie, ce à quoi son ami répondu assez vite. Quelque part, il ne savait pas trop quoi penser de cette vanne, mais il ne laissait rien paraître. Il avait sûrement bien d’autres choses à lui avouer et à lui dire. Le fou était prêt, prêt à écouter le moindre de ses péchés s’il avait besoin de se confesser.
Il tournait autour de sa console tactile, ne sachant pas quoi répondre, alors il s’était contenté d’un rire. Un nouveau, remplis de doute et de nervosité cette fois-ci alors que l’éclat sur son visage montrait une certaine empathie à l’égard du Doctor. Ainsi était-il. Même son visage n’arrivait pas à se concentrer sur une émotion très précise. Mais là, ce n’était pas encore très choquant. Il jonglait avec le livre bien triste finalement à côté de ce moment de pur bonheur qui ne faisait qu’alimentait la lumière de cette nouvelle étoile dans sa vie. « Je ne vois pas pourquoi je ferais ça. Je vous l’ai dit, la rancune, ça me donne des nausées ». Et ce n’est pas peu dire.

Le brun avait fini par s’installer, commençant à compter son histoire. Une histoire triste, il avait oublié à quel point celle-ci n’avait pas un gout de bonheur, mais plutôt d’amertume et de regrets. Ses émotions étaient inhibées par la découverte et la curiosité. Les souvenirs de cette sombre époque lui revenaient petit à petit. Il comprenait mieux maintenant. Il comprenait pourquoi il avait préféré qu’il sombre dans l’oubli. Il avait fermé les yeux quelques instants, claquant le livre pour le refermer. Exaspéré ? Oui, un peu. Ce n’était pas bon pour sa thérapie que de se remémorer des souvenirs remplis de haines et de colères. La même colère qui l’avait poussé à s’exiler. La même colère qui l’avait sauvé de la destruction de Gallifrey. Quelque part, il était malheureux de ne pas pouvoir rentrer chez lui. Et de l’autre côté, il était toujours aussi heureux de ne plus avoir à fouler les terres rouges de cette planète corrompue par la violence. Mon dieu, que racontait-il ? Il n’était pas le mieux placé pour parler de violence, lui l’arme ambulante, la créature qui n’avait même pas d’ordre à donner, tout juste bon à les recevoir mais que la fierté refoulée. Il ne voulait pas se montrer faible, posant la rainure du livre contre son front. Il ne voulait pas pleurer, son esprit non plus. Pas devant le Doctor. Pas pour qu’il éprouve encore plus de remords qu’il en avait déjà. Ça le rendait fou, oui. D’où sa bonne idée de changer subitement de sujets et de passer à autre chose. A table par exemple.
Il était revenu avec tout ce qu’il pouvait trouver sous ses mains. De la salade, des olives, un peu de pattes, des frites et des chips. Tout ce qui était bon pour un petit pique-nique improvisé. Il l’avait dit, il l’avait vu. Une pensée qu’il n’avait pas pu retenir. Il avait vu cette larme et il ne voulait plus en voir d’autre. Ce Seigneur du temps en face de lui avait fait ce que personne d’autre n’aurait eu le culot de faire. Ce n’était pas une bonne idée, ce n’était pas une mauvaise non plus. Alors il s’excusait. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il voulait son pardon. Il avait le droit de voir ses larmes ? La tête du brun s’était légèrement redressé, la rainure du livre quittant son front et il semblait intrigué. Non, autre chose. Peut-être coupable. « Ce n’est pas vrai. Docteur, je suis l’exterminateur, j’ai rayé de la carte d’Arcadia les Daleks qui l’avait envahie à moi tout seul. J’ai tenu tête à notre Seigneur Président, j’ai la haine qui m’anime contre notre planète, la violence fait battre mes cœurs pour prouver quelque chose que j’ignore, tout ce que je touche se retrouve détruit. Non, je n’ai pas le droit de voir vos larmes. Je n’ai aucuns droits. J’ai le droit de rien, pas même de juger. Votre serment était un conte, une fable à mes yeux. Je voulais y croire, je l’ai suivi. Et puis, j’ai abandonné, j’ai été lâche, j’ai fuis. Je comprends pourquoi j’avais congédié ces livres, j’ai oublié. Je n’ose même plus tourner les autres pages. Là encore, je suis lâche. Soyez fort, puissant, comme votre serment. Vous êtes l’espoir à mes yeux, et je suis persuadé que je ne suis pas le seul. Que nous ne sommes pas seuls.»

Une larme d’un œil, une fleur d’espoir dans l’autre, la folie de The Madman était bien au-delà de la psychopathie. C’était autre chose, bien plus profond, bien plus vieux. La folie des sentiments, l’amour qui rend aveugle, la force et le courage de vouloir protéger les autres qui l’avait dépéri et qui se voyait dorénavant sur ce visage tranchant en plusieurs parties à cause des différents états de sa psychologie sur un seul faciès. Le timbre de sa voix était resté le même, calme et posé, l’œil criant de joie et d’admiration apportant une touche de bonheur tandis que l’autre avec sa larme hurlait au secours. Et pourtant, il s’était relevé l’air de rien, souhaitant finalement manger. Le fou était brisé, cassé en petit morceau. Et pourtant, il était là, les bras levés au ciel, exclamant une joie étouffée alors qu’il voulait en savoir plus sur son nouvelle ami. Qu’il lui raconte une histoire joyeuse, une histoire qui le fasse rêver pour nourrir son imagination. Il semblait bugé quand le Doctor lui annonça avec plaisanterie qu’il allait devenir fou avec autant de questions dans la tête. Un rictus nerveux se dessina sur ses lèvres.   « Je n’ai rien à perdre alors, c’est déjà le cas. Et je m’en fiche parce que vous savez quoi ? La plupart des gens bien le sont ! ». A cette phrase, le sourire de Mad s’était élargi, son regard se tournant vers son interlocuteur. Il n’y avait plus aucunes traces, plus rien. Juste une curiosité dévorante à tel point qu’il était revenu derrière lui à une vitesse … Angélique ! Il avait un morceau de salade de nouveau coincé dans sa bouche, écoutant son récit avec fascination. A la fin de celui-ci, il avait cessé de prendre appuie derrière lui, revenant s’asseoir sur le bras de son fauteuil à terre. « J’aimerais bien en rencontrer, il paraît que j’ai des génomes d’homme-chat aussi. Ça doit être pour ça que Catwoman ne pourrait pas me battre en matière de souplesses et de réflex. J’aurais bien aimé flirter avec Hall Berry, elle est sexy. » Il avait annoncé ça avec toutes la banalité du monde, mangeant une chips avant de reprendre très vite. « Si ! Allez-y, racontez-moi. Qui est ce Face de Boe que vous appelez Jack ? Qu’est-ce qu’ils vous ont dit ce couple ? Qu’est-ce que vous avez appris d’eux ? C’est quoi une nurserie ? Et pourquoi les hommes-chats s’occupaient de votre ami ? Il était malade ? Il ne pouvait pas se soigner seul ? Qui est Martha ? Est-ce que ... ». Est-ce qu’il allait s’arrêter ? Oui, au bout d’un moment. Sa tête commençait à le lancer, il y avait trop de questions qui se chamboulaient que cela lui donnait une migraine affreuse. Il s’était stoppé dans sa dégustation, plaquant sa paume contre son front en se pliant légèrement en deux. Cela allait passer, il avait juste besoin de faire le tri et de s’arrêter à celles-ci. Ce n’était pas mal pour commencer, non ?


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MessageVen 1 Sep - 15:30




La rancœur, ce n’était pas quelque chose qui déterminait le Doctor en temps normal. Puis il y avait eu la guerre du temps. Beaucoup de chose en lui avait changé. Il était devenu rancunier, mais uniquement envers son propre peuple, peuple qu’il avait anéanti. Pouvait-il vivre avec cela ? Non. Le faisait-il ? Chaque jour. Oui chaque jour il tentait de réparer ses erreurs en évitant le drame de sa planète aux autres. Voilà pourquoi il était aussi malheureux aujourd’hui, l’univers s’écroulait et il en était l’unique responsable. Ten éprouvait une nouvelle rancœur aujourd’hui, oui, c’était certain, mais plus envers les autres, envers lui même. Il s’en voulait, se mystifiait. Il se blâmait chaque jour pour ce qui arrivait à la terre et ses habitants, sans oublier tout c’eux autour qui avait simplement, disparut comme s’ils n’avaient jamais existé. Les gens sous estimaient les lignes temporelles, pensant qu’un simple événement ne pouvait pas changer la face du monde. Ils se trompaient, et Ten était bien placé pour le savoir. Le seul avantage qu’il pouvait tirer de tout cela était le retour à la vie de certaine personne. Et pourtant, Ten n’avait croisé aucune personne qu’il aurait été heureux de retrouver. Il n’avait même pas de nouvelles de ses amis. Rose était-elle coincée dans ce monde sans queue ni tête piègé dans un âge antérieur à leur rencontre ? Jack était-il là quelque part ? Déjà sous l’apparence de cette tête énorme ? Sarah Jane et son fils arpentaient-ils les rues à la recherche d’activité extraterrestres et d’une présence quelconque ? Tenth devrait peut-être tenter d’entrer en contact avec Mr. Smith ou K-9 ? La solitude pesait sur son cœur, une solitude qui venait de trouver quelqu’un pour être combler, mais sans doute pas totalement. Ses yeux se posèrent sur Madman, son nouveau frère. L’être le plus important de son univers aujourd’hui. Il y a une heure à peine, il se pensait seul et maintenant, il était là, devant lui. L’univers n’avait pas encore totalement laissé le Doctor tomber. C’était l’espoir qui était né en lui de nouveau. Un espoir qu’il semblait perdu à jamais depuis son passage sur Mars. Le Doctor était à la dérive et personne ne semblait en mesure de le sauver, hormis peut-être The Madman ? Avait-il trouvé son garde fou ? Son ancre à la réalité ? Avait-il enfin trouvé son sauveur ? Sa boussole morale ? Non, Tenth n’aurait toujours qu’une seule boussole morale, qu’une seul meilleure amie, qu’une seule sœur en la personne de Donna. Mais il ne refuserait jamais d’avoir un frère, un autre Seigneur du Temps, le seul partageant sa peine dans l’univers. Le Doctor avait trouvé le seul être de tout l’univers pouvant le comprendre, le seul qui ne le jugeait pas, le seul qui lui pardonnait. Le seul qu’il pourrait aimer. La famille n’avait jamais été le fort du Doctor, il les avait tous perdu. Il repensait souvent à Susan avec nostalgie, ce demandant ce qu’elle était devenue depuis qu’il l’avait laissé sur terre pour être avec l’homme qu’elle aimait. Avait-elle renoncé à se régénérer une fois arrivé à un certain âge ? Avait-elle fini par mourir d’une belle mort ? Entouré de ses enfants et petits enfants, où marchait-elle dans les rues d’aujourd’hui avec un nouveau visage comme lui ? Susan, sa délicate petite Susan, sa brillante Susan, la reverrait-il un jour ?

Penser à Susan était douloureux, ses souvenirs divaguaient sur Ian et Barbara, les deux professeurs de Susan qui les avaient longtemps accompagné dans ses voyages lorsqu’il portait encore son premier visage. Des souvenirs lointain, les plus lointains qu’il puisse avoir si on oubliait sa vie sur Galliffrey,  le monde de lumière aux sept systèmes et au continent de la tentation sauvage. Le Doctor se perdit dans ses souvenirs d’Arcadia et du Capitole située entre les montagnes du soulagement et de la solitude. Il repensait à son enfance, il y a bien longtemps. Au long après midi où il pouvait jouer avec le Maitre dans les immenses pâturages d’herbes rouges posséder par le père de ce dernier. Il repensa à sa propre famille sans pouvoir le faire, les repoussant le plus possible. Il ne voulait ni penser à elle, ni a eu. Le mot « papa » avait été rayé de son vocabulaire il y a bien longtemps maintenant. Il préférait encore penser à Susan et a sa douleur lorsque celle-ci avait exprimé le souhait de ne plus voyager avec lui. Il avait dû simplement accepter, lui dire au revoir et partir. Le Doctor n’avait plus de famille de sang, il n’avait plus que ses compagnons. Il c’était attaché plus à certain qu’à d’autre. Il repensait souvent à Jo et Sarah Jane. Harry revenait souvent également, et le Brigadier Lethbridge-Stewart , et plus récemment Rose et Martha. Mais celle qui avait laissé le plus grand vide en lui était sans aucun doute Donna. Donna Noble, la femme la plus importante de l’histoire de la création. La perde avait été le plus grand des déchirements pour le Doctor qui ne s’en était toujours pas remis.

Il voulait chasser chaque idée noire de sa tête. Il ne voulait plus parler de la guerre, ni des pertes. Il voulait parler d’espoir, de vie et d’avenir. Il voulait, le temps d’un instant oublier le passé. Le temps d’un après midi, le Doctor voulait être un homme sans passé, juste avec des idées d’avenir. Il voulait faire des projets, parler de l’évolution humaine, parler du futur et oublier que le temps était coincé. Tenth demandait à l’univers de lui laisser un après-midi de reprit. Ensuite, il reprendrait ses idées noires et investigation. Il remettrait le temps dans le droit chemin, il trouverait comment faire, mais en attendant il voulait juste converser avec celui qui allait devenir son frère. Était-ce trop demandé après tout ce qu’il avait ? Il ne pensait pas, l’univers le lui devait bien non ? Il en était absolument certain, pour cette fois il allait prendre ce qu’il voulait et il s’en voudrait après. Mais il allait faire ce que bon lui semblait. Il prit une olive et la mit dans sa bouche comme le signe d’un pied de nez à l’univers, comme le gage d’un avertissement qui disait qu’il ne voulait pas être dérangé ou sinon, les conséquences serait terrible.  Oublions la guerre Madman, oublions les morts le temps d’un instant. Soyons juste nous mêmes, soyons fou et partageons ce moment comme si j’étais simplement passé chez vous sur Gallifrey pour boire le thé. Oublions tout ce qui fait réellement notre vie, et faisons, pour une fois, comme si nous étions heureux et que rien ne viendrait nous interrompre. Parlons de nos belles aventures comme si nous prenions des nouvelles d’un frère trop longtemps parti en voyage à travers l’univers. Faisons comme si la destruction n’était pas.  Faisons en sorte de ne plus être des Seigneurs du Temps, mais deux hommes partageant.  Deux frères autour d’un thé. C’est ce que Tenth voulait être aujourd’hui. Il avait toujours voulut être le frère de quelqu’un. Plus jeune, il avait pensé être celui du Maitre, et il c’était amèrement trompé.  Je veux avoir un frère, je veux que vous soyez mon frère dans ce monde. Je demande à avoir une famille. Je ne veux plus être seul. Je ne suis plus seul ! Vous êtes là, avec moi et je veux en profiter un maximum. Autorisez moi à devenir votre frère. Je vous suivrais dans vos combats, dans vos joies et vos peines. Je serai une épaule attentive à vos douleurs. Je serai votre protecteur. Je serai votre grand frère et vous serez mon petit frère. Celui que je n’ai pas eu, et que j’aurai aimé avoir.  Tenth but une gorgée, puis reposa son verre sur la table et plongea son regard dans celui de The Madman  Soyons fou Madman, Soyez fou avec moi. Réapprenons à vivre ensemble.  Soyons frères.  Le Doctor ne demandait jamais rien, et pourtant, il venait de le faire. Il venait de demander la seule chose qu’il aurait pensé ne jamais avoir dans la vie. Il avait sauté le pas. Laisser ses désirs prendre le dessus sur sa culpabilité. Les deux corps du Doctor battaient si fort qu’il aurait pu croire qu’ils voulaient tout deux sortir. Mais ils n’étaient que le reflet de ses émotions. La plus grande de toute, celle de l’espoir.

Parlez d’autre chose, échanger sans avoir peur. Se confier sur ses peurs et ses bonheurs. C’était plus qu’un confident qu’il voyait en Madman. En le regardant Tenth y voyait son avenir. Un grand avenir, un avenir heureux comme il n’aurait jamais pu l’imaginer. Il aspirait à tellement de choses maintenant, des choses qu’il n’aurait peut-être jamais, mais il en ferait ses projets les plus virulent. Il ferait tout pour arriver au bout. Tenth remettra le temps en marche, et il emmènerai son frère voir les hommes-chats sur nouvelle terre.  Les hommes chats sont formidable. Soyez fière d’avoir leur sang des les veines. Ils sont doux et amicaux, ils sont l’avenir des l’espèce humaine.  Il ne faut pas avoir peur d’eux, bien au contraire il faut les aimer. Il faut repenser aux bons souvenirs et aux amis. Si je commençais à vous parler de Martha et de Jack, je devrais vous parler de Rose et de Sarah Jane, je remonterais dans ma chronologie pour évoquer Grâce, Jo et les autres, et je finirai mon récit par la plus brillante de toute, ma meilleure amie, la seule qui m’ai comprit parmi les humains. La femme la plus importante de l’univers, Donna Noble.
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MessageSam 2 Sep - 13:20





Tout ceci était … Beaucoup. Beaucoup d’émotion en si peu de temps. Beaucoup de découverte et beaucoup d’irréalités devenues palpable et bien réelles. Cette phrase n’a aucun sens ? Tout comme les pensées du fou. Elles s’entrechoquaient entre elles au même rythme que ses cœurs qui avaient du mal à battre la mesure. Il s’était fait une raison. Il s’était fait à ce cocon solitaire. Il avait cessé de chercher, il avait préféré se concentrer sur Ruby et sa nouvelle famille. Et quand cette dernière s’était éteinte, il s’était enchaîné à sa promesse. Ne fais pas de bêtises avait-elle dit. Il était si … Brisé qu’il en avait encore trop fait, s’enfermer dans sa boite magique et folle pour ne rien faire. C’est une solution comme une autre, non ? Pas de risques de faire de bêtises tant qu’il demeurait là, dans sa boite. Un sujet délicat à éviter, mais cet enfermement avait failli lui coûter le plus important : passer à côté de l’essentiel. Il avait l’impression de repartir cinq cent dix années en arrière, quand son unique but était de courir après un rêve de gosse. Un modèle à suivre, une petite lueur dans un cauchemar sans fin. Gallifrey était hideuse. Brillante, lumineuse, belle à l’extérieur, mais affreusement hideuse à l’intérieur. La mentalité des dorures et du pouvoir pourrissent les esprits, c’est bien connu. Et bien sur cette planète, c’était encore plus parlant. Il n’y avait jamais trouvé sa place, il se souvient avoir été heureux seulement loin des grandes villes, dans la ferme de son père. Loin de la prétention et du luxe, juste avec la modestie et de belles histoires.
L’histoire du Doctor. C’était sa favorite. D’un homme capable de plier n’importe quelle espèce sans user d’armes, juste avec des mots. Du petit garçon effrayé dans la grange qui avait peur des monstres sous le lit, un écho à ses propres peurs et la raison pour laquelle il s’enfouissait sous ses couvertures. Parce que les monstres qu’affrontait le héros de son histoire favorite l’effrayait et il était suffisamment imaginatif pour penser que sa couverture était blindée contre tout tir de rayons lasers ou bien de électromagnétique. Mais une histoire qui avait pris des teintes étranges, dénués de sens et de temps. Il est bien connu qu’avec la capacité de voyager dans le temps, la timeline des Seigneur du Temps est très compliquée à suivre. Alors, on extrapole seulement les événements, on ne prend pas en compte les dates car ce qui devait être ancré dans le passé apparaît dans le futur et le présent demeure une notion bien désuète et difficile à saisir. Cette histoire avait pris des teintes affreuses, et il était dépourvu. Il les entendait encore, les cris. Il avait encore le poids de son armure de soldat sur le dos, la sensation de tenir une gâchette entre ses doigts. Il était toujours prêt à dégainer, le plus conscient et le plus instable. A la fois le soldat et l’arme, l’homme et la machine.

Quand ses doigts appuyaient sur la détente, à chaque instant, il avait l’impression de devenir le monstre. Et le monstre, qu’en était-il ? C’était lui. C’était les monstres du Docteur. C’était les armes capables d’ôter la vie. Il avait cessé d’y croire. Il avait cessé d’espérer entendre de nouveau la voix rauque qui l’avait rassuré et tiré de ce laboratoire. D’entendre les grognements du TARDIS pour quiconque avait besoin qu’on lui vienne en aide. Il avait cessé d’attendre qu’il revienne, il avait revêtit ses gants d’assassins, d’armes et de monstres pour combattre le feu par le feu. Parce qu’il avait été à la fois son espoir et sa chute. Parce que le Némésis savait son point faible : la peur de finir seul.

Hors là, ce n’était pas une histoire, c’était bel et bien réel. Le plus jeune des deux était plongé dans une phase d’absence, le regard rivé sur le Docteur à le sonder dans le moindre détail alors que ses yeux criaient de nouveau au secours comme lorsqu’il était enfant. Il n’y avait pas beaucoup d’évolution de son côté, ou bien était-ce le retour en arrière le plus douloureux qui soit. Mais lui, chez lui… Il faisait si vieillis dans son regard. Sa voix n’avait pas changé. Toujours aussi débordante d’espoir et de lutte. Il espérait sincèrement ne pas décontenancer le monument qu’il avait en face de lui. Ses doigts se tendaient en sa direction. Les remords étaient présents, il arrivait à les sentir. Parce que le fou, de son esprit d’illuminé, arrivait à voir et à sentir ce que les autres ne voyaient pas. Il entendait tout. Absolument tout sauf sa propre détresse. Il l’avait ignoré trop longtemps pour en tenir compte. D’un bond, le voilà repartit, s’éloignant. Il avait décidément un mal de chien à tenir en place. Se poser, s’asseoir et respirer, c’est si difficile ? Oui. Parce qu’il avait l’air d’un chat devenu fou enfermé trop longtemps. Il était retourné auprès de son sablier, écoutant ce que le Doctor voulait. Une esquisse nerveuse était apparue sur le sombre garçon, haussant le regard en direction du trou noir sur son plafond. Il aimerait bien pouvoir lui raconter quelque chose de bien. Il pourrait lui raconter son aventure avec Lewis Carol, charmant jeune homme tout aussi tordu que lui pour qui il avait eu de l’attache. Il pourrait aussi raconter l’influence qu’il avait eue sur James Matthew Barries, sur qui est Peter Pan ? Ses apparitions régulières à Woodstock pour rencontrer son ami Jimmy Hendrix qui était trop souvent défoncé pour se souvenir à chaque fois de lui. Petit-frère… En voilà un drôle de titre, mais qui sonnait si réconfortant dans ses oreilles ? Avoir une famille ne lui avait pratiquement jamais traversé l’esprit, bien trop compliqué avec…sa spécificité dirons-nous. Il avait avalé chacune de ses paroles avec une facilité déconcertante, se souvenant maintenant pourquoi le Doctor était une légende sur Gallifrey. Les mots, il les maniait que trop bien. Il ne pouvait pas manier les mots avec autant de facilité. Il était plus … physique quand il fallait faire parler quelqu’un ou bien le convaincre. Il était absorbé dans sa demande, sans aucunes sensations d’être pris au piège. Ça devait être ça, ce que Ruby appelait le bonheur.

Il n’allait pas finir seul. The Madman s’était de nouveau concentré sur le Doctor, l’air malicieux sur son regard. Un air qui était partit depuis sa régénération. Un air qui voulait tout dire, avec ce petit sourire en coin malgré ses grands yeux tristes. Non, il n’était pas triste, il devait être heureux et déterminé. Il était venu s’avachir dans son fauteuil, plus suffisamment nerveux pour éprouver la pression et donc, avoir de l’appétit. Par contre, le Doctor lui avait parlé de quelque chose qui avait fait tic dans son esprit. D’une vieille habitude qui avait valu la naissance d'un étrange personnage de conte nommé Chapelier Fou. « J’ai cinq cent année à vous raconter. Peu de choses glorieuses, mais de belles rencontres. Que diriez-vous d’un peu de thé ? Il doit me rester quelqu’un infusion provenant d’Akhaten. On a tout notre temps dorénavant, grand-frère ». Sa réponse n’était ni provocante, ni des plus banales. Elle annonçait seulement une longue discussion. Mais le plus marquant, c’était la terminologie qu’il avait choisi. Ainsi, il avait accepté la requête du Doctor. Comment aurait-il pu la refuser.


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