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 Danse avec moi, ou bats-moi [Patience]

Jace Wayland
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MessageJeu 20 Avr - 11:21

Ma place ? Je n'étais plus certain de l'avoir. Toutes mes certitudes avaient été bouleversées lorsque Valentin s'était prétendu être mon père biologique, au même titre que celui de Clary. J'avais été obligé de faire des concessions pour protéger les miens. Je m'étais sacrifié, auprès de Valentin, persuadé que j'avais du sang de démon dans les veines, et que je ne pouvais décemment pas rester à l'institut.. J'avais donné des raisons pour que l'on me chasse des chasseurs d'ombres jusqu'à la fin de mes jours, pour qu'une nouvelle fois, toutes mes certitudes soient bouleversées. Je n'étais pas le fils de Valentin.. Du moins, je l'avais bien été durant quelques années, alors qu'il m'avait pris sous son coude, et élevé comme il l'entendait, mais mon père biologique, était mort depuis des années. Je n'étais plus le frère de Clary. Est-ce que cela changeait quelque chose à notre situation ? Aux sentiments qui avaient commencé à naître entre nous, à une époque qui me semblait aujourd'hui lointaine ? Pas vraiment. Clary, était heureuse, au côté de Simon, il semblait s'être trouvé, quand à moi, je m'étais fais à l'idée, que nous ne puissions plus être ensemble. Je n'avais plus qu'à rester dans cette optique. Ce qui ne devrait pas être bien compliqué. Entre leur amour, qui polluait à bout de champ, et la conséquence de mon geste - qui avait tué des centaines de créatures obscures, en quelques secondes – qui allait me retomber dessus. Je n'aurais sans doute pas le temps d'être nostalgique, de nos quelques baisés volés. J'avais tué ces personnes, en pensant détruire cette épée de malheur, je n'avais en faite, fais que l'activé, pour permettre à Valentin d'accomplir son plan, de tuer des êtres qui semblaient, pour lui, maléfique, mais qui étaient, pour certains, nos amis. Si cela n'avait permis de tuer que des démons, je n'aurais rien à me reprocher, mais en l’occurrence, il s'agissait de loup, de vampires, de fées, qui s'étaient alliés à nous, pour défendre notre terre, contre Valentin. Le seul avantage, que l'on pouvait retirer à cela, c'est que nous avions réussi à vaincre Valentin.

Alors, ma place dans ce bazar ? Je n'étais plus certain de l'avoir à l'institut. Aldertree avait déjà remis en cause ma place, alors que j'étais juste parti au côté de Valentin, pour sauver les nôtres. Alors qu'en serait-il aujourd'hui, que j'étais le responsable de plusieurs centaines de morts ? Je n'étais moi-même pas capable de me le pardonner, alors lui, qui devait prendre les meilleurs décisions, pour l'institut, comment le pourrait-il ? Alors je fuyais un peu l'institut, ces derniers temps, me retrouvant là-bas, que lorsqu'il était nécessaire, et pour passer mes nuits au chaud. Mais pour l'instant, j'étais encore dehors, à traîner dans les rues, et à éviter Alec, Isabelle, et Clary, qui, je le savais, se prendraient encore à me répéter que je n'avais rien fais. Que ce n'était pas ma faute. Sauf que ça l'était, c'était moi qui avait activé cette épée. J'entre dans une boîte, un peu au hasard, et à la fois, pas vraiment. Disons que ça aurait aussi bien pu être une autre boîte, mais que je n'avais entendu que de bonne chose, au sujet de celle-ci, donc celle-ci me convenait très bien. Et que par respect pour Magnus, je n'avais pas envie de fréquenter sa boîte, pour y foutre le souc, dès qu'une créature obscure m'apercevrait. Par réflexe, je rejoins direct le comptoir, pour me commander un verre. J'aurais dû rester correct, sage, et sur mes gardes, mais au lieu de ça, je décide de prendre un peu ma liberté ce soir, en commandant un verre de leur alcool le plus fort, et tant pis s'ils ont besoin de moi en quelque part.. Au vu des catastrophes que je faisais, ils pouvaient de toute façon très bien se passer de moi. Je descends la moitié du verre, d'une traite, sans réussir à deviner de quoi il s'agit, au goût, mais quand je me rends compte de la vitesse à laquelle ça me monte au cerveau, je me rends compte que ça doit être vraiment fort. Mais délicieux, je dois le reconnaître.

Je me retourne, sous les applaudissements, pour découvrir l'auteur, d'un tel engouement. Et j'admets rester sur le cul, un certain temps. Et j'ignore si c'est, la surprise de la croiser dans un lieu comme celui-ci, l'idée qu'elle se retrouve une fois de plus, sur mon chemin, ou alors, qu'elle sache chanter, qui m'étonne. Et plutôt bien chanter, qui plus est au vu du nouvel air, qu'elle fredonne. Mon verre à la main, je m'approche de la scène, qui surplombe la salle, passant inaperçu, au vu du nombre de personne, assez conséquent, qui s'est approché pour l'écouter, aussi. Un son mélodieux, envoûtant, qui laisse sur la faim, lorsqu'il s'arrête. Mon verre, posait sur le bord de la scène, je me mets à l'applaudir, plus fort que les autres, sans doute guidé quelque peu, par l'alcool, jusqu'à ce que son regard se tourne vers moi, aussi surpris que moi, quelques minutes plus tôt. « Aurais-tu oublié de m'indiquer que tu possédais un tel talent à ton palmarès la dernière fois ? » Je la charrie un peu, bien à l'inverse de ce qu'à été notre première rencontre, un échange de pic constant. Mais je devais bien admettre que pour avoir sauver ma vie, je me devais de lui montrer un minimum de respect, même si je n'étais toujours pas convaincu, de sa pleine puissance, qu'elle prétendait avoir, grâce à son nom de famille. « Je suis surpris que tu n'es pas profité de cette magnifique nuit, pour te lancer dans une folle traque aux démons » Il faut croire que les déceptions de ces derniers jours, m'ont plus tapé sur la tête, que je ne le pensais, parce que ce n'est clairement pas dans mes habitudes d'agir comme ça « Quoi que, la nuit est loin d'être fini.. Peut-être que je devrais t'accompagner, histoire de m'assurer que tu ne risques rien, ce n'est pas parce que tu as eu de la chance, la première fois, que cela se reproduira »
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Patience Halliwell
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MessageVen 21 Avr - 10:51

Ses mains étaient devenues moites et son cœur battait à tout rompre. Elle ne savait toujours pas ce qui lui était passé par la tête d’accepter la proposition de Piper. Chanter. Devant un public. Devant le public du P3, surtout ! C’était de la folie pure, un suicide assisté. Elle déglutit avant de passer la main dans ses cheveux. Jeta un regard en direction du bar où se trouvait sa tante, occupée à prendre les commandes et à valser pour donner des directives. C’était une soirée tranquille et le groupe commandé par Piper lui avait fait faux bond à la dernière minute. Alors la cuisinière s’était tournée vers elle, sa nièce, parce que celle-ci avait chantonné un air, quelques jours auparavant en cherchant une formule dans le livre des Ombres. Un sourire angélique made in Piper et Patience n’avait pas refusé la proposition. Bien sûr qu’elle chanterait au P3, s’il n’y avait que ça pour porter secours à la directrice de la boîte. Sauf que. Sauf que sur le coup, Patience n’avait pas pensé à toutes ces paires d’yeux qui seraient rivés sur elle, ni à la possibilité de se faire huer par ses fausses notes. Et maintenant qu’elle se trouvait sur place, prête à être annoncée par l’un des employés de Piper, Patience se sentait devenir liquide et figée par l’angoisse en même temps. Elle ferma les yeux et pria qu’un démon ne se fasse entendre ou, mieux encore, que l’un de ses protégés aient besoin d’elle. Aucune alarme, aucun rugissement, aucune boule de feu. Aucune aide, quoi. Patience se para d’un sourire crispé. Bon. Ça ne pouvait être si difficile que ça. Le tout était de ne pas penser à ceux qui allaient la fixer comme des abrutis et de s’imaginer, dans la chambre à coucher d’Henry Jr. Voilà. Elle devait se rappeler de l’époque où elle chantonnait pour aider son petit frère à s’endormir, le soir. Rien de plus. Des premiers applaudissements retentirent et l’employé se tourna vers elle, l’invitant à le rejoindre sur la scène. Elle déglutit et obtempéra, droite comme jamais, plus tendue que face à son premier démon. Ça allait être un désastre.

La première chanson se termina et les applaudissements suivirent aussitôt. Elle esquissa un sourire qui s’étira à mesure qu’elle s’apercevait que l’engouement n’était pas, ou, du moins, ne semblait pas, feint. Rougissant sous les feux des projecteurs, elle baissa les yeux et se tourna à demi vers le groupe de musique qui avait pour mission de l’accompagner. D’un signe de tête, elle les autorisa à lancer le deuxième morceau préparé. City of stars, are you shinning just for me ? Le silence était revenu dans la salle et Patience se concentra uniquement sur la musique et les paroles. Ne penser à rien d’autre. Ne voir rien d’autre. D’une main, elle tenait le micro planté devant elle, l’autre battait la mesure. Elle pourrait s’y habituer, sans doute. Is this the start of something wonderful and new ? La mélodie se terminait presque, déjà. A peine le groupe termina-t-il leurs derniers accords qu’une salve d’applaudissements retentirent et elle les remercia. Elle avait un large sourire sur les lèvres et l’envie folle de courir se réfugier au bar pour vider un ou deux verres. Mais avant qu’elle n’ait esquissé le moindre pas, son regard se baisse sur cette paire de mains qui applaudit vivement, là, à quelques centimètres seulement de la scène. Elle se figea, son sourire s’effaça. Lâchant le micro après avoir annoncé une pause et indiqué au DJ de reprendre la main sur la playlist, Patience sépara les quelques mètres qui la séparaient de l’autre macho et elle s’accroupit devant lui. Elle était prête à se montrer acerbe quand il la devança pour la complimenter. Déstabilisée, surprise, étonné, même, elle ouvrit la bouche sans trouver quoi répondre dans l’immédiat. Elle releva finalement la tête et croisa les bras. « Pour qu’on chante une petite berceuse au démon qui a bien failli te griller sur place ? » Elle serra les dents, se retenant de lui décocher une nouvelle gifle qu’il n’aurait pas voler. « Et moi, je suis surprise que tu ne te sois toujours pas fais descendre par un démon à force de roucouler comme tu sais si bien le faire. » Certes, il avait tenté un compliment mais à dire vrai, Patience ne voulait pas de sa sympathie. Pas après tout ce qu’il lui avait balancé à la figure la dernière fois, pas après lui avoir rappelé qu’elle ne valait rien à côté de ses tantes, de sa mère ou de sa jumelle. Il s’était montré odieux et même si la sorcière avait eu trop de fierté pour l’admettre, il l’avait blessée avec ses paroles.

Elle s’assit sur le rebord de la scène, laissant les jambes pendre dans le vide, tournant légèrement la tête pour continuer à observer le visage de cet abruti. Son regard se baissa alors sur le verre qu’elle attrapa et renifla. Tout s’expliquait, maintenant. « T’en es à combien de verre ? Car visiblement, ça ne te réussit pas. Pour un peu, je pourrai croire que tu t’inquiètes qu’il puisse m’arriver quelque chose. » Elle arqua un sourcil avant de tremper ses lèvres dans le verre et d’en boire une gorgée. Et en plus, il n’avait pas pris l’alcool le plus doux. C’était sûr qu’il devait bien les avoir enquillés pour faire preuve d’une telle… Gentillesse. « Comme tu l’as fait remarquer, la nuit n’est pas encore terminée et je préfère nettement la terminer ici plutôt qu’en ta compagnie… D’ailleurs, qu’est-ce que tu fiches ici ? » Si, maintenant, elle devait craindre de le croiser dans le repère des Halliwell, Patience allait finir par s’exiler dans une grotte dans les hautes montagnes.
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MessageMer 26 Avr - 19:09

Sa voix était indéniable. Mélodieuse, douce, parfaite. Envoûtante. Je n'étais pas ce genre de type, à inonder de compliments, bien au contraire, notre dernière rencontre, en était une preuve concrète, qu'elle ne devait sans doute pas avoir oublié, face au regard qu'elle pose sur moi. Mais je devais admettre que ceux-là, était mérité. Je ne m'attendais pas à trouver une telle corde à son arc. Sans doute, à cause de son air de petite fille sensible, qui lui collait à la peau, et qui laissait peu de place, pour imaginer un spectacle comme celui-ci. Rester dans l'ombre, est un rôle qui, la grande majorité du temps, me colle à la peau, mais aujourd'hui, je n'hésite pas à frapper avec force, dans mes mains, pour que mes applaudissements surpassent ceux du reste du public. D'abord, pour que son regard se tourne vers moi, et ensuite, parce que je ne vais pas changer du jour au lendemain, si tous ces regards qui se tournent vers nous, pour nous fixer, de manière assez étrange, peuvent la mettre mal à l'aise, ce ne sera qu'un plus. Un sourire se dessine sur mon visage, face à son culot, à croire que le petit chaton de notre dernière rencontre, a pris de l'assurance. Ça promet d'être bien plus intéressant. « Ne sois pas si pessimiste, peut-être qu'il serait tombé sous ton charme, tu sais, comme les pirates, face aux chants des sirènes, on s'en serait bien mieux sorti » C'est pas comme si elle était repoussante, bien loin de là. Pour peu que cela m'intéresse, je n'aurais aucun mal à flirter avec elle. J'ignore, ce qui me prend moi-même. Bien loin de l'attitude qui me distingue de manière habituel. Il semblerait que l'alcool est un résultat inattendu sur moi. « Aïe ! Mon p'tit cœur a pris un coup, ce n'est pas très gentil ! Je ne m'en serais peut-être pas sorti sans toi, mais tu n'aurais pas fais long feu très longtemps non plus, sans mon aide, ne l'oublie pas » Je suis assez étonné, de la voir prendre place, sur le bord de la scène, et donc, continuer cette discussion avec moi. Je dois admettre que je m'étais attendu à quelques réflexions piquantes, et qu'elle déguerpisse loin de moi. Son comportement n'était pas tout à fait en accord, avec le ton sec, qu'elle employait, pour s'adresser à moi, mais après tout, cette rencontre n'était pas aussi désagréable que la première.

Est-ce que j'étais censé lui dire, qu'en vérité, je n'en étais qu'à mon premier verre ? Elle attendait une réponse, c'était visible, mais si ma fierté en avait déjà pris un coup, lors de mon combat contre ce démon, où je m'étais fais ridiculisé comme le premier crétin venu, ce n'était pas une raison, pour en rajouter, face à une si faible résistance à l'alcool. Autant qu'elle imagine d'elle-même, que j'avais pris plusieurs verres, et que c'était ce qui était responsable de mon état. Et qu'au passage, je lui laisse finir ce verre, ce qui évitera d'aggraver mon cas. « M'inquiéter pour toi ? » Je ne retiens pas un éclat de rire, peut-être un peu exagérer. « Disons que je t'en dois une, pour m'avoir sauver la vie, alors je te suis redevable, rien de plus » Était-elle vexée ? Peut-être, mais au fond, cela ne changeait pas grand chose. Je m'inquiétais à peine, pour les membres de ma famille, alors pour elle ? Alec, Isabelle, et Clary, était sans doute les uniques personnes pour qui je m'étais jamais inquiété. Et elle était loin d'arriver à la même place qu'eux. « Puis, ce serait dommage qu'il t'arrive quelque chose, ça priverait le monde de ta jolie bouille » Je passe d'une extrême à l'autre, sans la moindre difficulté. Alors pour mon propre bien, je lui délègue mon verre, même lorsqu'elle a fini de goûter. Vaut mieux que je ne touche plus à cela, pour ce soir. Ce sera aussi préférable, pour elle, que pour moi. « En fin de compte, peut-être que tu devrais essayer l'alcool, toi aussi, tu serrais moins emmerdante » Est-ce que j'ai dépassé les bornes ? Elle non plus, n'a pas été très gentille, de dire qu'elle ne voulait pas passer le reste de la soirée avec moi, après tout, alors c'était bien mérité. Ce que je fiche ici ? C'était une bonne question. Pourquoi étais-je venu ? Pour oublier, mais pour oublier quoi ? Je ne sais plus, mais au moins, cela signifiait que j'étais arrivé à mon but, non ? Rester plus qu'à savoir combien de temps cela allait durer. « Ai-je besoin d'une raison, pour être ici ? Ferais-tu une discrimination envers les beaux blonds au corps sexy ? Je devrais peut-être m'empresser de prévenir la propriétaire des lieux, il ne faudrait pas qu'embaucher quelqu'un lui fasse perdre des clients. Ce n'est pas parce que tu as une voix divine, qu'il faut te croire tout permis, princesse » Je ne me rappelle pas avoir l'habitude de parler autant, d'habitude. Ni d'avoir l'habitude de donner des surnoms aux femmes, mais pour le coup, celui-là, n'était pas destiné à être mignon. Vraiment pas. Plutôt à qualifier son attitude à vouloir le pousser vers la porte. « Tu sais, m'inviter à danser, serait bien plus agréable, que vouloir me mettre à la porte » Je lui adresse un clin d’œil, pour détendre un peu l'ambiance.
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Patience Halliwell
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MessageDim 30 Avr - 22:32

Patience plissa les yeux avant de secouer la tête. Décidément, cet idiot était encore plus abruti qu’elle ne l’avait imaginé. Voilà qu’il la comparait maintenant à une sirène. Certes, pour beaucoup de jeunes filles, ça aurait été perçu comme un compliment, mais Patience n’était pas une jeune fille ignorante. Si elle reconnaissait les sirènes pour leur charme certain et leur envoûtement puissant, elle savait aussi tout ce qui se dissimulait derrière un tel mythe. Une tristesse infinie, une peine destructrice. Elle croisa les bras. « C’est sûr que ce n’était pas ton épée en carton qui nous aurait sauvé, » rappela-t-elle avec un sourire mauvais. Elle ignorait à quel jeu il pouvait bien jouer, mais elle n’était pas certaine d’apprécier. Elle rit. D’un rire sec et faux. « Comme si tu avais un cœur. » Installée, les jambes flottant à un mètre du sol, elle l’observa de plus près. Il ne donnait pas l’impression d’être lui-même et si en temps normal, Patience se serait inquiétée de ce changement d’humeur, elle préférait ne pas y prêter attention. Ce n’était qu’un abruti, de toute manière, il était donc hors de question qu’elle perde son temps à faire semblant de s’inquiéter pour lui. Elle leva les yeux au ciel. « Quoi ? Tu veux un doux baiser pour te remercier de m’avoir sauvé la vie ? » Son ton était devenu railleur. C’est qu’elle n’avait guère l’intention de se laisser avoir et encore moins de le remercier. Pas après leur dernière rencontre – qu’elle aurait préféré être, justement, la dernière tout court.

Si elle éprouva un pincement au cœur en le voyant rire de son hypothèque, elle n’en afficha rien. Au contraire, elle souffla bruyamment. « Bah voyons, et c’est à nouveau moi qui me retrouverait à devoir te sauver la vie. Dis-moi, tu n’en as pas marre d’être la princesse en détresse ? » Même si le rôle lui seyait plutôt bien, il fallait le reconnaître. « Si tu veux parfaire ton rôle, on doit bien avoir une ou deux couronnes qui traînent quelque part. » Un sourire hypocrite s’afficha sur ses lèvres avant qu’elle ne descende une seconde gorgée de sa boisson. Elle pourrait se commander un verre, d’un simple signe adressé à la serveuse, mais elle n’avait pas envie qu’il la voit boire quelque chose qu’elle appréciait réellement. Il n’avait pas besoin d’en savoir beaucoup sur sa vie. Elle manqua, toutefois, de recracher sa gorgée suite à son nouveau compliment. Ses joues s’enflammèrent et elle se maudit intérieurement. Pourquoi, pourquoi ? C’était à croire que son corps réagissait indépendamment de sa volonté dès lors qu’il s’agissait de compliment qui lui était fait. Elle se reprit, plaqua une main sur le front de l’autre abruti. « Tu te sens bien ? » Il n’avait pas l’air fiévreux mais Patience savait que certains maux ne dévoilaient pas les signes avant-coureurs normaux. Et, comme s’il répondait à sa question, il redevint exaspérant. Et méchant. Elle retira vivement sa main pour le fusiller des yeux. « Ce qui est amusant, c’est qu’il n’y a que toi, qui me trouve emmerdante. Ça doit donc venir de toi, en fait. Tu dois déteindre sur moi. » Car il ne faisait aucun doute pour la sorcière que si concours il y avait, il serait celui qui remporterait le trophée haut-la-main. « Absolument pas. J’adore les beaux blonds sexy… Mais il n’y en a aucun ce soir. » Grimace faussement navrée et elle se penchait légèrement vers lui. « Et je t’en prie, vas prévenir la prioritaire. Il se trouve que le club appartient à ma tante, je suis venue uniquement dans le but de la dépanner et ce, de façon bénévole. » Elle trouvait ridicule l’idée que sa tante puisse la payer pour avoir poussé la chansonnette le temps d’une soirée. Elle n’était pas professionnelle et puis elle était de la famille, c’était ce qu’il y avait de plus normal, à ses yeux. Elle se recula finalement et le toisa un instant. « Primo, cela voudrait dire que j’ai envie de danser de toi et je ne vois pas dans quel monde je pourrai être assez folle pour éprouver ce désire-là, deuzio, c’est généralement aux hommes d’inviter la fille à danser, il me semble, tertio, je peux encore t’offrir ta couronne, monsieur le faux macho. » Elle savait qu’il était le moment de partir. Elle se laissa glisser le long de la scène, après un dernier sourire hypocrite. « Oh, et cuatro, je ne danse pas avec des inconnus qui m’ont sauvé la vie sans que je ne connaisse leur prénom. » Timing. Patience s’éloigna, brisant la foule pour se faufiler un chemin jusqu’au comptoir où elle comptait bien rester. Le temps de prendre un verre, un vrai verre s’entendait, et de voir si l’autre crétin blond réagissait. Mais vu son niveau d’alcoolémie, et son intelligence globale, elle en doutait fort.
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Jace Wayland
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MessageLun 12 Juin - 14:51

Qu'est-ce qui n'allait pas, chez cette fille ? Je pouvais comprendre, qu'elle est eu quelques raisons, de prendre la mouche, lors de notre dernière rencontre, je voulais bien reconnaître que je n'avais pas été très sympathique, à son égard, mais en même temps, elle venait fourrer son nez, sur l'une de mes pistes, et en plus de cela, elle avait failli me faire perdre sa piste, à cause de ces bidouillages enfantins. Donc c'était quitte, non ? Elle avait eu de quoi s'énerver, mais moi aussi. Mais aujourd'hui, pourquoi est-ce qu'elle prenait encore cet air colérique, qui a l'air de lui coller à la peau ? Je n'avais rien fais d'autre, que lui faire un compliment, sur sa voix, qui aurait pu nous être d'une grande aide, et là encore, elle n'était pas contente. C'est que cette femme devait être dur, à satisfaire. Ou alors, elle avait de sérieux problème de confiance en elle, pour penser que même certains compliments, étaient contre elle. « Ne peux-tu pas accepter mes compliments, et dire, merci ? » C'était ce que faisait les gens normaux, non ? « Mon épée ne se dévoile qu'à une personne digne de confiance, ce qui n'était pas ton cas, on dirait » Bon, à la vérité, c'était une épée, qui ne pouvait se dévoiler, que dans les mains d'un chasseur d'ombre, mais je n'allais sans doute pas lui dire. Si elle ne pouvait accepter mes compliments, mes piques lui feraient le plus grand bien. Je n'avais pas de cœur. C'était ce que bien des gens, disait, en effet. Vrai, ou faux ? Allez savoir. J'étais loin d'être tendre avec elle, je pouvais lui accorder ce point. Et ce n'était d'ailleurs pas qu'avec elle. Il ne fallait pas qu'elle prenne cela, comme un parti pris. Je me comportais de cette manière, avec toute personne étrangère à ma famille. C'est à dire, une grande majorité de la planète. Mais c'était un comportement, qui allait de paire, avec mon histoire. Mais c'était bien hors de question, que je lui confie ne serait-ce qu'une infime partie de mon histoire. « Un simple merci suffira » Je ne répondais pas au parfait type fou amoureux, qui ne voulait pas tromper sa copine, disons que j'étais bien plus volage, mais l'idée d'échanger un baiser, avec elle, alors même, qu'elle me tapait sur les nerfs, ne m'était pas agréable. Et au moins, elle ne pourrait pas m'accuser de profiter de la situation.

Si mon rire est franc, alors que je me moque d'elle, il ne tarde pas à disparaître, à l'entente de ces prochaines paroles. Je n'en suis pas ravie. Qui l'aurait été, à ma place ? J'en viens à être plus qu'heureux, qu'Alec ne puisse pas être là, ce soir, sinon, il n'aurait pas manqué de se foutre de moi, face à de telles paroles. Me faire remettre à ma place, par une femme, n'est déjà pas glorieux, mais que celle-ci ose me traiter de princesse, c'était pire. Et je préférais que cela ne s'ébruite pas, à l'institut, déjà que ma place était bien remise en cause. Le silence régna un long moment, entre nous, sans que je ne trouve rien à répondre, et, finalement, je préférais laisser tomber cette idée. Moins nous en parlerions, plus vite je pourrais oublier ces paroles. D'autres sujets semblaient bien plus convenable. Ces joues s'empourprèrent, et malgré cette relation, qui semblait, à bien des égards, pure hypocrisie, je ne pu m'empêcher de remarquer que cette nouvelle teinte de couleur, sur ces joues, rendaient son visage, que plus jolie encore, au regard. Ce genre de visage, que l'on pourrait décrire comme enfantin, mais qui en réalité, cache une grande fragilité. C'est ce qui me fait perdre mon sourire, pour la deuxième fois, en quelques minutes. Un visage, et un regard hésitant, que j'avais déjà bien trop vu, dans mon propre reflet, lorsque je ne savais plus où était ma place dans ce monde. Encore aujourd'hui, parfois. Cette découverte me laisse sur le choc, à tel point que je l'entends à peine murmurer, lorsqu'elle s'inquiète de ma santé. Et c'est sans doute la raison pour laquelle, je décide de ne pas rétorquer, lorsqu'elle m'accuse d'être moi-même, emmerdant.. a sa façon. « Tu devrais revoir tes critères, tu es bien la première à ne pas me trouver à son goût » Je voulais bien faire des efforts, pour être plus agréable avec elle, mais il ne fallait pas m'en demander trop, non plus. Ne pas lui offrir une telle réponse, c'était de l'espoir. Incohérent. J'admets, être assez choqué, de découvrir que ce lieu, appartient à sa tante. Peut-être que si je l'avais su, au vu de notre première mauvaise expérience, je n'aurais sans doute pas passer la porte. Mais de toute façon, maintenant c'est trop tard. Mais allez me plaindre à la propriétaire des lieux, était du coup, sans doute une très mauvaise idée. Alors, je lui fais une offre, quelque peu détourner. Est-ce que je veux moi-même, danser avec elle ? Peut-être bien. On va dire que l'alcool, peut parfois faire des choses très étrange, parce qu'il semble claire, que je n'aurais jamais envisagé une telle chose, en étant sobre. Est-ce que je ne lui ai jamais dis, mon prénom ? Peut-être bien que non. En faite, je me rends compte, que l'on ne sait jamais présenté officiellement. Nos prises de bouc, ne nous en ont pas vraiment laissé l'occasion. Je mets un temps, à saisir qu'elle vient de me planter, pour fendre la foule, en direction du bar. Un autre temps, pour réagir, que je devrais la suivre. Ou pas. Mais l'instinct me pousse à la suivre tout de même. Par je ne sais quel miracle, je réussi à la rattraper sans m'étaler, au vu de la foule, assez compresser. Attraper son bras, la pousser à se retourner vers moi, et la jeter sur mon épaule, ne m'aura pas demander beaucoup d'effort. Peut-être un peu plus qu'en temps normal, avec l'alcool que j'ai dans le sang, mais dans ce genre de circonstance, mon entraînement à son avantage. « Puisque tu as l'air si curieuse d'en apprendre sur moi, je m'appelle Jace. Tu n'auras qu'à crier ce prénom, la prochaine fois que tu seras en détresse » Je l'entraîne un peu plus loin, dans la foule, pour nous mélanger, et en même temps, pour avoir notre espace vital, face aux autres danseurs. Je n'ai jamais été très boîte de nuit, où tout le monde, se colle à tout le monde. Très peu pour moi. Je la dépose à nouveau sur ces pieds, et avant qu'elle ne puisse dire quelque chose, dépose mes mains sur sa taille. « Si mademoiselle veut bien m'accorder cette danse » C'est pas comme si elle avait beaucoup de choix, de toute façon. Je doute qu'elle puisse être plus forte que moi, au corps à corps, alors elle ne pourra pas s'échapper, et faire usage de la magie maintenant, risque de mettre sa tante dans une mauvaise posture. « Le beau blond sexy aurait-il une chance de se faire pardonner les incommensurables bêtises qu'il a pu dire la dernière fois, grâce à cette danse ? » Les discussions trop sérieuse, c'était pas mon truc, je les fuyais à toutes jambes, alors mettre une touche plus légère là-dedans, c'était bien mieux.
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MessageDim 18 Juin - 12:23

Cet abruti lui tapait sur les nerfs. Il était celui qui l’insultait alors qu’il ne la connaissait pas, celui qui agissait comme un parfait crétin arrogant, celui qui était sans doute le plus blessant des deux et maintenant, il réclamait des remerciements ?! Mais pour qui se prenait-il, sérieusement ? Ce n’était pas parce qu’il venait de la comparer à une sirène – qu’est-ce qu’il y avait de gentil à ça, d’ailleurs, hein ? – que Patience allait oublier toutes les méchancetés qu’il lui avait balancé à la figure la dernière fois. Elle n’avait pas la mémoire courte, Patience. Elle retenait parfaitement quand un idiot se montrait cruel et, plus encore, elle n’était pas du genre à pardonner très facilement. Elle tenait ce trait de caractère de sa mère. Alors, elle feignit la surprise et porta une main à sa poitrine. « Oh, parce que c’était un compliment et non pas une façon détournée de m’insulter ou de manipuler comme tu sembles si bien le faire ? » Elle préférait rester méfiante. C’est que l’autre lui avait prouvé qu’il y avait de quoi rester sur ses gardes. Certes, ils avaient formé une paire efficace puisque le démon avait fini en poussière, mais ce n’était pas une raison suffisante. Elle releva la tête, l’air hautaine. « Oh oui, et puis tu vas m’apprendre quoi ? Que ton épée s’appelle Excalibur et que le fait d’avoir l’honneur de pouvoir la porter fait de toi le prochain roi Arthur ? » Sourcil arqué, sourire narquois plaqué sur les lèvres, Patience était loin de se laisser démonter. Elle n’y croyait pas, à son histoire de confiance. Parce qu’elle était digne de confiance, elle le savait – elle n’avait jamais trahi le secret des Halliwell et elle n’avait jamais répété une seule des confidences qui lui avait été faites tout au court de sa vie. Mais elle ne cherchait pas, non plus, à découvrir la vérité sur le mystère de cette épée. Le plus important était qu’elle pouvait vous lâcher en plein milieu d’un combat et que sans elle, l’autre crétin était vulnérable et inutile. Il revenait d’ailleurs à l’assaut, avec son merci tant attendu et la petite sorcière leva les yeux au ciel. « Tu sais ce qu’on dit. L’espoir fait vivre. » Il pouvait donc continuer à courir après son merci, le petit arrogant. De toute façon, de ses compliments, elle n’en voulait pas.

Une petite pointe de fierté s’empara de la sorcière alors que l’autre ignorant cessait de rire. Oh oh. Il n’aimait donc pas être traité de princesse. Elle eut un sourire moqueur, mais n’ajouta rien. Le torturer avec ce surnom ridicule viendrait plus tard, il fallait savoir prendre son temps pour faire durer la sentence. Sauf qu’il vint la perturber, avec son compliment sur sa bouille. Et son cœur s’affola, l’espace d’une seconde. Avant qu’elle ne se reprenne et qu’elle ne fasse mine de s’intéresser à sa santé en lui touchant le front. L’intimité ne dura qu’une fraction de seconde. Déjà, il redevenait fidèle à lui-même. « Je ne suis pas tout le monde et je ne me contente pas des déchets. » Sans qu’elle ne comprenne pourquoi, elle s’agaçait à l’idée qu’il puisse plaire. Ce n’était qu’un crétin inintéressant. Qui pourrait donc trouver un quelconque intérêt chez lui ? Elle n’était pas folle, la Patience. Elle espérait que le restant de la gente féminine ne l’était pas, non plus. Un regard en biais lui apprit qu’il ne s’attendait sans doute pas à ce que le club soit dans sa famille – et pourtant. Elle l’observa, amusée malgré elle, batailler pour savoir s’il mènerait son idée à son terme. Il dû renoncer puisqu’il n’y revint pas dessus. Très bien. Elle profita de son silence pour porter le coup final et s’éloigner. Fluette et discrète. Se traîner au bar, commander un verre. Mais elle n’eut pas le temps de s’emparer de sa boisson qu’elle sentit une main entourer son bras. Elle fit volte-face, à moitié entraînée par celui qui la retenait ainsi. Elle ouvrit la bouche, prête à lui gueuler de la lâcher lorsqu’il la fit venir à lui et la porta. Ou plutôt, la balança par-dessus son épaule. Un bras entravé par son étreinte, elle balança les jambes, manquant à plus d’une reprise de cogner les clients du P3 dans son geste. « Lâche-moi ! » Quoi ? La démonstration de ses pouvoirs ne lui avait pas suffi, la dernière fois ? Elle pourrait figer le club, si elle le souhaitait. Mais elle savait qu’elle ne le ferait pas et sans doute qu’il s’en doutait aussi. Elle fulmina, se débattant dans le vain espoir de réussir à se libérer. Bordel, c’est qu’il avait de la force, l’abruti. « Bien sûr, comme ça je pourrai regarder un démon te liquider en live. J’ai que ça à foutre. » Raaaah ce qu’elle le haïssait ! Ses pieds retrouvèrent finalement le sol mais deux mains s’emparèrent de sa taille aussitôt. Elle resta stoïque. Et elle ne sut pas ce qui la poussa à finalement se détendre. Peut-être le ton qu’il avait employé, quoique teinté d’un je-ne-sais-quoi qu’elle n’appréciait pas des masses. Ou alors le fait de s’apercevoir qu’il ne lui laissait pas le choix. Elle leva donc les bras et déposa ses mains sur les épaules de Jace, puisque tel était son nom. Elle voulait l’assassiner du regard mais il reprenait déjà la parole et c’était presque comme si toute colère avait disparu. Elle retint un sourire en se mordant l’intérieur de la joue. Hors de question de lui montrer qu’il pouvait être amusant. « Uniquement si tu ne m’écrases pas les pieds. » Elle avait tenté de prendre un ton las et désabusé mais ne fut pas certaine d’y être parvenu. Elle se laissa alors emporter par la musique, suivant les pas de Jace. Elle s’efforçait de garder son regard par-dessus l’épaule de ce dernier mais ne pouvait, par moment, s’empêcher de détourner les yeux. Vu d’aussi près et quand il ne se montrait pas odieux dans ses propos, il avait presque l’air… Sympathique. Patience ferma les yeux. Elle devait chasser cette pensée de son esprit. Il n’était pas sympathique. C’était un crétin arrogant et macho par-dessus le marché. Elle souleva à nouveau les paupières et reporta son attention sur lui. Leurs regards se croisèrent. Elle nota alors seulement à ce moment-là qu’il avait les yeux verrons. Et combien il était facile de rester là, à les regarder. Sans qu’elle ne s’en aperçoive, ils s’étaient un peu rapprochés. Sans doute inconsciemment. Mais suffisamment pour qu’elle ait, à présent, les bras enroulés autour du cou de Jace. Et lorsqu’elle le remarqua, ça la troubla. Elle ne pouvait pas faire un pas en arrière. Et quelque part, elle ne voulait pas. Elle aurait pu oublier qu’ils n’étaient pas seuls. Oublier que la chanson avait changé. Oublier qu’il y a quelques minutes encore, elle le haïssait franchement. « Alors, comment ça se fait que tu ne sois pas à la chasse au démon, ce soir ? » Parler. Pour ignorer ce battement légèrement affolé de son cœur. Parler, pour ne pas se perdre dans ce regard qu’elle ne lâchait plus. Parler, pour ne pas se laisser sombrer.
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Jace Wayland
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MessageLun 19 Juin - 18:11

La colère commençait peu à peu à apparaître, face à ces paroles. Il pouuvait reconnaître, qu'elle lui en veuille. Il n'avait pas été la personne agréable à rencontrer. Il s'était même montré assez odieux, envers elle, et il pouvait comprendre, qu'elle ne se montre pas très enthousiaste, à l'idée de le revoir. Il fallait dire, aussi, pour sa défense, qu'elle avait pirater ses données, pour mener sa propre piste. Fallait se douter, qu'il n'allait pas laisser un démon, lui passer sous le nez, après le travail qu'il avait accompli, sur lui. Mais l'attaquer, remarque après remarque, alors que pour une fois, il s'essayait à la gentillesse ? Cela n'allait pas tarder à faire naître une certaine agressivité naturelle, que l'alcool avait réussi a ôter. « Oui » Il aurait pu défendre sa cause, mais c'est la seule chose, qu'il réussi à dire, entre ses dents serrées, sans que la colère explose. Ses yeux se levèrent au ciel face à de telles bêtises. « Tu as une imagination débordante, je dois au moins te reconnaître ça » Mais cela restait de l'imagination, bien loin de la vérité. Il aurait pu comprendre, qu'un humain, ai dû mal à saisir le concept. Mais elle, elle faisait parti du même monde que lui, elle aurait pu comprendre, sans qu'il n'est eu besoin de s'expliquer. « Seul un chasseur d'ombre, peut en faire une quelconque utilité. C'est une armée, créée juste pour nous. On peut comme vos sortilèges, j'aurais beau en lire un, je ne pourrais jamais en faire la moindre utilité, puisque je ne suis pas un sorcier. C'est la même chose, bien que de manière quelque peu différente » Avec un exemple, comme celui-ci, elle ne pouvait que comprendre, la manière dont fonctionner son épée, à présent. Et si cela pouvait lui éviter de nouvelle moquerie, cela valait la peine de perdre quelques minutes de son temps, à lui faire ces explications. Quand à ces remerciements, c'était un espoir, qu'il avait abandonné d'avoir, au vu de l'attitude de la jeune femme ce soir. Il aurait pu, s'énerver, mais il n'était pas venu pour cela. Il était venu, parce que ces problèmes, à l'institut, était devenu ingérable. Parce qu'il avait besoin de sortir de cette ambiance, pleine de doute, à chaque recoin.

C'était un macho. Mais aussi un charmeur. Et il connaissait très bien, l'effet qu'il pouvait avoir sur les femmes, lorsqu'il désirait en faire tomber une dans le panneau. C'était Isabelle, qui s'occupait d'attirer l'attention de leur proie, lorsqu'il s'agissait d'un homme, mais c'était à lui, que revenait, ce boulot, lorsque c'était une femme. Il savait, de source sur, qu'il n'était pas dégueulasse. Comme il doutait, de la sincérité de ces propos. C'était presque, à celui qui blesserait l'autre, en premier. Enfantin, et puéril, il devait le reconnaître mais lui en vouloir sera mal venu, alors que c'était lui, qui avait lancé les hostilités. Bien que ces derniers mots, étaient particulièrement violents. Perdu dans son passé, cela ne l'atteint pas, comme elle l'avait sans doute pensé. Qui aurait cru, qu'il se retrouverait un jour, en elle ? Qu'il verrait dans ces yeux, ce doute, qu'il avait vu, pendant des années, dans son propre regard. C'était assez perturbant, pour qu'il ne capte pas direct, qu'elle venait de le laisser en plan, au beau milieu de la salle. Alors même qu'il avait évoqué une danse. L'alcool, avait l'air d'avoir chez lui, comme des effets interchangeable, au niveau de son caractère. Alors qu'il aurait normalement pris la mouche, face à une telle désinvolture, il s'élança à sa poursuite, bousculant au passage quelque personne, pour la rattraper, et la jeter sur son épaule. Littéralement. Et il ne lâcha pas prise, même lorsqu'elle commença à se débattre, pour rejoindre à nouveau le sol. Même lorsqu'elle lui ordonna presque de la lâcher. Il la garda, un bras verrouillé autour de ces jambes en l'air, jusqu'à ce qui est pu parvenir à l'espace visé. Là, où ils pourraient discuter, et danser, sans être gêné par d'autres danseurs. Il attrapa ses hanches, sans attendre son accord. De toute façon, il n'avait pas fais ce chemin, pour rien. Pas qu'elle était lourde, à côté de certains démons, qu'il avait pris sur le dos, lors de combat, c'était franchement une plume. Il avait de toute façon l'entraînement pour ça. Mais avec un brin d'alcoolémie dans le sang, enchaîner des mouvements, qu'il avait pourtant appris toute sa vie, était bien plus compliqué. Comme de danser. Aucun doute, qu'il pourrait remercier Isabelle, lorsqu'il rentrerait chez lui – ou du moins, à l'institut – pour avoir insister à lui apprendre quelques pas, lorsqu'il était jeune. Cela lui évitait, d'être ridicule, aujourd'hui. Du moins, totalement ridicule, parce que ces gestes étaient loin d'être parfait. Un brin d'amusement passa, dans ces yeux, lorsqu'elle chercha a rester sérieuse, même à travers ces paroles. Il n'était peut-être pas pardonné de toutes ces bêtises, mais leur dispute d'aujourd'hui, avait l'air close.

Son regard, s'accrocha au sien, est son trouble, équivalait le sien. S'il l'avait invité à danser, pas une seule fois, il avait eu de mauvaise pensées derrière la tête. Il ne s'en aurait pas caché, face à une autre femme, mais avec une relation, aussi mouvementé, alors même qu'ils ne s'étaient croisé que deux fois, en un court laps de temps ? C'était inenvisageable. Et pourtant, il ne pouvait qu'admettre être troublé par son regard, dans le sien, et son corps, qui s'approchait avec douceur, du sien. Qui dansait, en harmonie. C'était presque naturel, ces pas, ce calant au rythme de ceux de la jeune femme. C'était une sensation étrange. Un trouble, qu'aucune autre femme, n'avait su créer chez lui. Pas même Clary. Il se figea, quelques instants, alors que ces mains, glissaient dans le dos de la jeune femme, pour la retenir dans un cercle restreint exigé par la musique. Il reprit vite le rythme de la danse, mais n'était pas ravi, d'avoir à se lancer dans un tel sujet. C'était une question simple. Banale. Mais un poil trop personnelle, pour lui. Parce que ça le ramenait, indirectement, à son passé. « Faut croire que ces derniers temps, la chasse aux démons, ce n'est plus pour moi » Il avait déjà bien failli se faire tuer, avec elle, et maintenant, toutes ces histoires avec son père. Il n'était plus sur, de savoir qu'elle était son rôle, dans ce monde. « Alors comme ça, ta tante possède ce bar ? » Il changea à la hâte, de sujet. Il préférait éviter toutes autres questions, à ce sujet. C'était des doutes, qu'il avait même refusé de confier à Alec, son frère, son parabatai, alors à une inconnu ? Peu importe, la tension qui semblait régner entre eux, face à cette nouvelle proximité, il fallait plus que de beaux yeux, pour le faire parler. « Et tu chantes ? Sérieusement ? » Il était sur le cul, vraiment, mais il n'avait exagéré aucun des compliments, qu'il lui avait fais, un peu plus tôt. Elle chantait bien, il ne pouvait dire le contraire. Cette fille ne manquait pas de surprise. « Impressionnante » Il ne se rendit compte, qu'après coup, avoir lâché ce mot, à voix haute, au lieu de n'avoir fais que le penser.
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Patience Halliwell
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MessageMar 20 Juin - 22:45

Patience arqua un sourcil. Elle ? Dôtée d’une grande imagination ? Peut-être bien, oui. Mais en grandissant dans un tel cadre – avec sorciers et démons pour former son quotidien – et vu l’attitude qu’il lui avait démontré dès les premières secondes, elle trouvait que c’était plutôt logique. Ou, en tout cas, pas totalement dénudé du moindre sens. Et puis, bon, le coup de l’épée avait déjà été pratiqué dans sa famille. Le nouveau roi Arthur était un beau blond, mais pas celui qu’elle avait sous les yeux, un autre ; son cousin, Wyatt. Et, si elle se devait d’être honnête, elle trouvait que le rôle siéait bien mieux à son cousin qu’à ce petit prétentieux de bas étage. Il était toutefois amusant de constater que, peu importe les références qu’il l’obligeait à employer, il y avait toujours un lien avec la royauté – sans doute que c’était un poste qu’il adorerait pourvoir mais que c’était bien au-delà de ses capacités. La dénomination, toutefois, la fit tiquer. Chasseur d’ombre ? Elle n’en avait jamais entendu parler. Et, si elle n’était pas prête de l’admettre devant lui, elle n’aimait pas bien d’ignorer quelque chose sur eux. Elle se promit d’effectuer une recherche en rentrant chez elle ou d’aller questionner sa mère à la première occasion. Il était hors de question que cet abruti pusse avoir un quelconque avantage sur elle. Elle pencha la tête sur le côté. Elle comprenait, maintenant. C’était astucieux de la part de celui qui avait conçu ces épées. Un moyen de s’assurer qu’elles ne tomberaient pas entre de mauvaises mains. Elle se promit, une nouvelle fois, de réfléchir à l’idée d’un sortilège qui puisse protéger le Livre des Ombres de la sorte. Quelque chose qui le ferait passer pour un simple manuel pour quiconque n’était pas un Halliwell. « Qui les a conçues ? Vos épées, je veux dire. » Sa curiosité était piquée et si elle aurait préféré poser ses questions à quelqu’un d’autre que lui, il était la seule personne, le seul chasseur d’ombre qu’elle connaissait. Même si connaître était un bien grand mot, en vérité.

Par quel moyen il avait réussi à la balancer par-dessus son épaule dans un espace aussi restreint et aussi bondé, c’était un mystère. Mais Patience n’apprécia guère d’être ainsi ballotée par un idiot qui semblait déterminer à avoir le dernier mot. Elle se débattit, envisagea même de gueuler au kidnapping ou de faire appel à sa tante pour que celle-ci vienne la sortir de là. Mais elle se doutait d’avance de la réaction de Piper – un sourire en coin et un regard entendu – alors elle avait préféré se taire et le laisser traverser la moitié du P3. Mais quel crétin. Elle voulait rester en colère. Elle aurait réellement vouloir le rester. Tout comme elle aurait voulu se dégager de ses mains, lui en retourner une pour lui apprendre la leçon. Mais elle n’en fit rien. Au lieu de ça, elle le laissa guider la danse, rythmant ses pas sur les siens et notant, non sans intérêt, qu’il était plutôt bon danseur. Il ne lui écrasait pas, encore du moins, les pieds et il ne trébuchait pas davantage. C’était déjà un début. Et si elle le détestait, c’était une certitude, elle ne comprenait rien aux battements affolés de son cœur tandis qu’ils se rapprochaient, inexorablement. Ni à leurs regards qui s’accrochaient sans avoir l’intention d’un jour se lâcher. Et elle comprenait encore moins pourquoi elle avait ce sentiment de parfaite plénitude, là, dans ces bras qu’elle aurait volontiers figés l’heure précédente. L’impression de s’y sentir à sa place. Le sentiment que c’était là qu’elle devait se trouver. Que c’était normal, voire même, naturel. Elle n’avait été réticente contre un flirt, mais rarement, elle avait laissé les hommes s’approcher d’aussi près. Elle était très tactile avec sa famille mais jamais avec de parfaits inconnus – et lui, pourtant, elle le laissait le toucher. Sans sourciller. Sans avoir ce mouvement de recul pourtant habituel. Si elle relâchait son intention, Patience était presque certaine de pouvoir poser la tête contre l’épaule de Jace. Et elle savait que si l’idée folle devenait un geste fou, elle s’y sentirait tout aussi bien. C’était étrange, inexplicable, mais c’était un fait.

Elle nota pourtant la lueur qui traversa le regard du jeune homme. Et sa réponse, aussi vague qu’incomplète selon la jeune sorcière, ne fit qu’accentuer sa curiosité et son incompréhension. « Pourquoi, tu as encore failli faire tuer quelqu’un ? » Elle avait esquissé un sourire, moqueuse mais plus méchante. Le regard de Jace, pourtant, suffit à lui faire comprendre qu’il n’avait pas envie d’en parler. Que c’était, pour une raison qui lui échappait totalement, quelque chose de douloureux. Alors elle suivit le jeu. Elle accepta le silence pour réponse et haussa les épaules à la question qui lui était posée. « Elle l’a créée. Avec mes deux autres tantes. Son rêve était un restaurant mais elle ne pouvait pas se le permettre, alors elle a ouvert un club, à la place. Personne n’y croyait, sauf elle. Elle a eu raison. » L’histoire de la création du P3 avait été l’une des nombreuses histoires que Piper aimait raconter. Et Patience ne s’en était jamais lassée, malgré le ton volontairement neutre qu’elle avait employé. Sa mère, à l’époque, n’avait pas encore rejoint les Charmed Ones – mais Patience savait aussi tout sur la renaissance du P3. Et savoir que l’arrivée de sa mère dans la vie de Piper et Phoebe avait contribué à la renaissance du P3 l’emplissait de fierté. Car elle était fière de sa mère, Patience. De nouveau, le rouge envahit ses joues. Elle baissa la tête et se mordit la lèvre. L’une de ses mains quitta la nuque de Jace pour venir remettre une mèche de cheveux derrière son oreille, nerveusement. Elle lui lança un coup d’œil en replaçant sa main. Nouveau haussement d’épaules. « C’est pas grand-chose, vraiment. » Un hobby qu’elle tenait de sa mère, divine chanteuse, et qu’elle avait exploité très jeune sitôt que Tamora et elle étaient séparées. Le chant avait été son seul remède à l’absence de Tamora. Et puis, elle s’était mise à chanter pour Henry Jr ; pour éloigner les cauchemars, pour le rassurer, pour lui faire plaisir, pour l’amuser. Elle s’arrêta un instant de danser, plongeant son regard dans celui de Jace. Est-ce qu’il était sérieux ? Le mot n’avait pas été particulièrement audible. Patience pensa même l’avoir inventé. Mais le regard qu’il lui lançait lui affirmait le contraire. Il n’était pas le premier à lui faire un compliment. Sa mère, son père, sa jumelle et son petit frère l’avaient été. Il n’était même pas le premier inconnu à la complimenter non plus. Mais les autres étaient des êtres fortement alcoolisés qui auraient applaudi un chien. Le rougissement sur ses joues s’estompa légèrement. « Merci, » souffla-t-elle finalement en reprenant la danse, plus troublée que jamais. Pourquoi son cœur s’était-il mis à battre avec autant de force ? Elle avait l’impression qu’il allait quitter sa poitrine d’un instant à l’autre. Pourquoi ses mains lui faisaient-elles l’effet de moiteur ? Pourquoi sa gorge était-elle soudainement si sèche ? « T’es bon, dans la chasse aux démons. » C’était sorti tout seul, alors qu’elle avait voulu le taquiner sur des talents cachés. Elle se mordit la lèvre instantanément. « Je veux dire… Si j’avais pas été là tu aurais finis en rondelle mais… Sans toi, j’aurai jamais réussi à mettre la main dessus. » Ça valait que ce que ça valait. Sans doute pas grand-chose. Elle n’aurait pas été surprise qu’il lui crache au visage, qu’il redevienne celui qu’il avait été, lors de leur première rencontre. Alors, troublée, elle s’aperçut que ses doigts s’étaient posé sur la nuque du jeune homme et que certains dessinaient des arabesques. Automatisme. Elle arrêta son geste. Arrêtant la danse, par la même occasion. De toute façon, il allait sûrement lui faire quelques remarques acides. « Désolée, je… » Mais elle n’avait pas d’excuse. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait prononcé ces mots. Alors elle ne dit rien. Pas un mot. Le regard fuyant, les bras le long du corps. Elle était prête à prétendre être appelée pour une nouvelle chanson. A devoir aider sa tante dans le service. N’importe quoi.
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Jace Wayland
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MessageMer 21 Juin - 11:03

Pourquoi perdait-il son temps, avec elle ? Son objectif, lorsqu’il était venu ici, était de se détendre. Or, leur première rencontre, s’était avéré être un véritable fiasco. Une prise de tête interminable. Et, malgré ces tentatives de rendre l’atmosphère plus agréable, leur échange, ne semblait pouvoir ressembler qu’à des prises de becs constantes, et inutiles. Du moins, c’était l’idée qui s’en faisait. Et, il était persuadé que si elle voyait plus loin que ces attaques, elle en arriverait à la même conclusion. Ces explications, il n’aurait en aucun cas, pu lui offrir, si la jeune femme s’était avérée humaine. A vrai dire, il n’était même pas certain, de pouvoir lui en parler quand même, mais vu qu’elle ne lui avait posé aucune question, sur la raison de sa traque, de démon, il en avait déduit, qu’elle connaissait déjà pas mal de chose. Parce qu’elle n’aurait pas laissé un simple humain, au courant de l’existence de créature de la nuit, sans en avertir personne ? Il lui avait fais bien des remarques. Selon lesquelles elle était saute, irresponsable, de venir se frotter à un démon de sa trempe. Mais elle n’était pas idiote. Bien loin. Et s’il ignorait ce qu’elle savait avec exactitude, cela semblait visible qu’elle n’avait pas compris la manière de fonctionner de son épée. Et maintenant, voilà qu’elle se montrait curieuse, à ce sujet. Voilà bien une tournure, qu’il n’avait pas imaginer. N’était-il pas là, pour décompresser ? Et il se retrouvait à parler encore, de ce qui était, son dada. « Je n’en ai pas la moindre idée. Nous existons depuis des lustres. Ces armes existaient déjà, que mes arrières grands parents n’étaient pas nés » Il eu un haussement d’épaule désolé, mais l’était-il vraiment ? Qu’est-ce que cela pouvait bien lui faire, de toute façon ? En savoir plus, ne l’aidera pas à pouvoir manier ces armes. C’est vrai, qu’il aurait pu se renseigner. C’était ces origines. Mais cela lui aurait demandé un gros effort, pour remonter son passé, à sens inverse. Et c’était un effort, qu’il n’était pas prêt a faire. Qu’il ne serait sans doute jamais prêt, à faire.

Pourquoi l'avait-il suivi ? Pour quelle raison l'avait-il jeté sur son épaule ? Il n'avait pas réfléchi une minute, face à son idée. Peut-être était-ce son ego, qui avait réagi.. On ne l'avait jamais laissé en plan, avant aujourd'hui. Et maintenant qu'elle se trouvait sur son épaule, entravée par son bras, ces nerfs avaient l'air au summum. Pour la seconde fois de sa vie, il n'allait pas manquer de prendre une gifle, par la jeune femme. Cela ne l'aurait pas étonné. Il n'aurait même pas bronché. Mais ce ne fut pas cas. N'étant pas du genre à forcer le destin, il ne lui laisse pas le temps de se reprendre, et l'attira presque contre lui, pour une danse. Il ne savait pas vraiment ce qu'il faisait. Il n'était pas du genre à courir après les filles. Ce n'était pas non plus, un amateur de danse. Il se contentait de suivre son instinct. Et s'ils semblaient tous deux, assez doués pour les prises de becs, il n'en restait rien, sur la minute. Si certains, les observaient depuis le début, ils auraient sans aucun doute du mal à suivre, un tel changement d'esprit. Mais il n'existait plus aucune gueulante, entre eux. A l'inverse même, seule la musique résonnait autour d'eux. Juste le silence, entre eux. Mais étonnamment, il n'était pas dérangeant. Ce n'était pas de ces silences gênant, où l'on ignore quoi dire, quoi faire, où regarder. Celui-ci était agréable. Il lui permettait d'observer bien d'avantage la jeune femme. Ce qu'il n'avait jamais pris le temps de faire, jusqu'à là. Ces traits bien dessinés, une peau pâle, mais qui n'enlève rien à son charme. Des lèvres fines, dont il était curieux de connaître le goût. Et des yeux verts, brillants toujours de cette incertitude. Un regard qu'il ne pouvait se résoudre à lâcher. C'était une belle femme. C'était même une très belle femme. Ces joues empourprées qui lui donnaient un air de petite fille, ne faisait que rajouter la touche finale, à sa beauté. Il regrettait presque de ne pas l'avoir observer, plus tôt. Cela l'aurait peut-être retenu de ce comporter comme un connard de première.

Son dos était raide, et bien qu'il se força à reprendre le cours de cette danse, il n'était pas aussi détendu, qu'un peu plus tôt. La curiosité de la jeune femme était de taille. Et il ne savait guère, comment en réchapper. Les confidences, au beau milieu d'une danse, ce n'était pas son truc. Bien qu'un faible sourire, apparu sur ses lèvres, aux paroles de la jeune femme, il n'était pas heureux qu'elle relance le sujet. « J'aurais préféré » Oui, il aurait mieux fallu qu'il se retrouve, dans une situation semblable, à celle vécu, avec la jeune femme, plutôt que se retrouvait, dans la sienne. La souffrance qui avait empli son coeur, rien qu'à cette simple pensée, suffit à ne pas en rajouter plus. Il espérait, que sa propre question, détourne l'attention, et ce fut le cas, bien que sa souffrance muette, ne disparut pas totalement. C'était une belle histoire. Emprunt d'espoir. Un espoir qu'il ne pouvait, malheureusement pas connaître. Comme il n'avait jamais eu la chance, de connaître ces parents. Il s'était fourvoyé, pendant des années, à imaginer que son père, ne l'avait pas aimé, sans savoir que celui qui l'avait en vérité élevé, n'était pas son père biologique, juste Valentin. « Elle aurait eu tord d'abandonner, quand on voit le résultat. C'est un chouette endroit » Il n'avait pas vraiment besoin de mettre les mots là-dessus, pour rendre cela véritable. Il suffisait de voir la foule présente ce soir, pour le comprendre. La nouvelle rougeur, sur ces joues, arracha un sourire au jeune homme. Elles semblaient s'empourprer, à chaque nouveau compliment. Il n'ajouta rien, face à ça petite remarque, mais il était presque sur, qu'elle sous-estimait son talent. Ce n'était pas n'importe quelle personne, qui pouvait se venter de chanter de cette manière. Elle était impressionnante. Et, s'il aurait préféré garder cette constatation pour lui, l'annoncer, à voix haute, bien qu'il ne s'agit que d'un chuchotement, lui fit prendre conscience à quel point. Alors qu'un rien, aurait pu la casser en deux, elle l'avait aidé, à abattre un démon. Elle s'était même trouvé, être plus utile que lui. Et aujourd'hui, il lui découvrait de nouveaux talents. En fin de compte, ils n'avaient tous deux, étaient que deux gros idiots, qui s'étaient envoyés attaque, après attaque, alors qu'ils n'en pensaient pas un mot. Ou du moins, maintenant qu'ils apprenaient à se découvrir sous une nouvelle facette, ils voyaient les choses autrement. La tournure de la phrase de la jeune femme, eu pour effet de lui lâcher un franc rire. Il ne se moquait pas, mais il fallait dire que c'était assez drôle. Et si la colère aurait pu reprendre le dessus, lorsqu'elle poursuivit, il ne s'en vexa pas. Il ignorait, ce qui le rendait si relax, mais cette danse, cet échange, lui procurait le bien être qu'il était venu chercher ce soir. Et, surtout, elle n'avait pas tord. Il n'aurait sans doute pas survécu, à cette nuit-là, sans elle. Alors il se contenta d'accepter le compliment qu'il lui était fait. Il se sentait bien, alors que ces bras encerclés la jeune femme, comme un halot protecteur. Alors, quand elle finit par s'écarter, sans aucune raison, sans prévenir, il ressentit soudain un grand vide. Une incompréhension. Son regard se perdit, sur la silhouette de la jeune femme. Ces bras ballants, son regard fuyant. Il ne comprenait pas, sa soudaine gêne. Et surtout, il n'avait qu'une envie, qu'elle revienne se logeait dans ces bras, contre lui. De sentir à nouveau la caresse de ces doigts, apaisante, sur sa nuque. Et il se trouvait stupide, à l'observer, là, sans savoir quoi faire. Il ne comprenait pas. Ne savait pas réagir. Comment aurait-il pu ? Il n'avait jamais eu ces parents, pour le conseiller. Il n'avait jamais fais ce genre de contestation, auprès d'une femme. Il ne comprit pas de suite, pourquoi il faisait un pas vers elle, pourquoi il s'approchait d'elle. Jusqu'à l'instant où une main se posa sur son visage, pour le redresser à son niveau. Jusqu'à ce que ses lèvres, viennent trouver celle de la jeune femme. Et même là, il ne comprit pas ce qui l'avait poussé à agir de cette façon. Il ne pouvait même pas se cacher derrière l'alcool, qui était en train de redescendre en flèche. Il était plus lucide que jamais. Il pouvait se cacher derrière aucune excuse valable. Il avait eu envie de goûter à la saveur des ces lèvres, alors qu'il l'observait, un peu plus tôt. Et cette envie s'était retrouvée, de nouveau, alors qu'il l'observait dans toute sa splendeur. Et même s'il risquait de prendre une gifle mémorable. Même si la jeune femme allait sans doute le repousser, créant une gêne encore plus grosse entre eux, ce n'était pas grave, parce que ce baiser, faisait battre son coeur, comme jamais.
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Patience Halliwell
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MessageLun 26 Juin - 18:12

Ses sentiments se confondaient les uns les autres. Elle n’y comprenait plus grand-chose. Pas plus qu’elle n’y voyait très clair dans son esprit. Elle détestait ce type. Parce qu’il était prétentieux. Parce qu’il était tête brûlée. Parce qu’il était, très clairement, impulsif. Parce qu’il osait la critiquer alors qu’il ignorait tout d’elle. Parce qu’il était misogyne et qu’il n’y avait rien de plus détestable au monde pour la jeune sorcière. Parce qu’il avait cet air arrogant, même quand il était visiblement ivre. Et pourtant, pourtant, elle se tenait là, devant lui, à l’interroger sur les origines des chasseurs d’ombre. A s’intéresser à son espèce alors qu’il lui était insupportable. Patience prit un air atterré en constatant qu’il n’en savait pas davantage qu’elle. Elle ne comprenait pas qu’on puisse ne pas vouloir connaître l’origine d’une espèce, d’une famille. Et, visiblement, il n’avait pas dû se dire que le système de protection de son épée pouvait être très utile dans d’autres domaines puisqu’il allait jusqu’à ignorer les origines de son arme fétiche. La déception succéda à toute autre émotion sur son visage et elle se contenta de hocher la tête, les lèvres pincées. Puisqu’il n’était pas d’une grande aide, elle irait fouiner de son côté. Interroger sa mère, Phoebe, et peut-être même Grams pour savoir si l’une d’elles pouvait répondre à ses interrogations ou avait entendu parler de ces chasseurs d’ombres. Il ne paraissait ni curieux ni même intéressé par ses origines, elle n’allait pas insister. Ça lui donnerait au moins un avantage sur lui, la prochaine fois. Patience ferma les yeux et se gifla mentalement. Il n’y aurait pas de prochaine fois parce qu’elle ne voulait certainement pas avoir à le supporter à nouveau. Mais, dans l’éventualité où leurs chemins se croiseraient à nouveau, elle préférait se tenir prête.

Ils dansaient, comme une évidence. Proches physiquement et, elle pouvait le sentir, proches aussi d’une autre façon. Elle n’aurait pas su l’expliquer, mais c’était là. Ce ronronnement agréable au fond de son estomac et cette sensation de plénitude totale. Elle sentait le regard de Jace sur elle et si elle s’en troublait, elle ne s’en offusquait pas. Et savoir ses mains au creux de sa taille et puis dans son dos la rassurait. Garder pied. Ça devenait difficile. Etait-il seulement possible de passer à deux sentiments aussi contradictoires à propos d’une seule et même personne ? De passer à la haine froide à… à… ça ? Peu importe que ça était, ou représentait. Elle se racla finalement la gorge, toussotant avant de poser une question. Visiblement, c’était une mauvaise idée. Elle le sentit se raidir. Elle sentit la tension dans sa nuque alors que ses doigts y dessinaient des cercles en continu. Elle se mordit la lèvre, s’insulta. C’était la fin de cette bulle intime, de cet instant de trêve dans leur guerre froide. Il dériva, restant vague, peu précis. Les sourcils de Patience se froncèrent et elle dut se faire force pour ne pas poser davantage de questions. Il avait eu la décence de ne pas l’envoyer sur les roses, elle pouvait avoir la politesse de ne pas insister. Alors elle accueillit le changement de sujet avec son rougissement habituel et un haussement d’épaule qui se voulait désinvolte. Malgré elle, son regard survola la pièce bondée et elle acquiesça lentement. « Oui, le P3 est un havre de paix et d’amusement. » Un cocon où elle s’était souvent retrouvée, plus jeune et qu’elle adorerait jusqu’à la fin de ses jours, c’était plus que certain. Elle en était fière, de ce havre familial, et plus encore de constater que sa tante continuait de s’en sortir merveilleusement bien, même dans plusieurs années. Il était même surprenant de savoir que le P3 n’avait pas été détruit malgré les attaques des démons. Elle retrouva un sourire fin, tendre, sincère alors qu’elle sentait le rouge lui monter aux joues. Que Jace puisse être sincère quand il la complimentait la touchait et lui faisait plaisir. Et puis, de nouveau, elle mit les deux pieds dans le plat, sautant à pied joint. Elle avait voulu lui retourner le compliment et n’avait pu que soulever le sujet qu’il s’était pourtant efforcé d’éviter depuis le début de la soirée. Elle s’éloigna. Presque à regret. Non. A regret. Elle ressentit un pincement au cœur en s’arrachant à ses bras, et elle savait la boule de larmes prête à monter jusqu’à ses yeux. Elle se préparait à sa méchanceté, à la dureté de ses mots. Elle savait d’avance qu’elle ne répliquerait pas, qu’elle ne se défendrait pas. A quoi bon ? Il aurait probablement raison – encore une fois – et puis, elle l’avait bien cherché.

Le regard fuyait, elle le vit, du coin de l’œil, s’approcher d’un pas. Elle voulut avoir un pas de recul mais son corps n’obéissait plus. Elle savait que même si elle avait des pouvoirs, dans un combat au corps-à-corps, elle ne ferait pas le poids. Il était plus épais, plus musclé, qu’elle. Elle s’insultait silencieusement. Idiote. Crétine. Pourquoi avait-il fallu qu’elle ouvre la bouche ? « Je voulais pas… » Mais elle ne pû terminer sa phrase. Jace avait attrapé son menton pour la forcer à relever la tête. Chouette. Maintenant il voulait s’assurer de voir les larmes dans ses yeux quand il la ferait pleurer. Quel connard. Elle sentait son cœur imploser, douloureux. Ses jambes tremblaient. Et, contrairement à ce à quoi elle s’était attendu, elle sentit les lèvres de Jace se poser sur les siennes. Elle resta interdite. Un moment. Juste surprise, les yeux écarquillés. Le cœur ratant un battement avant de s’accélérer de façon compulsive. Convulsive, même. Il fallait que son cœur se calme, il allait finir par se barrer sinon. Elle aurait voulu s’éloigner. Se glisser au milieu de la foule pour se cacher dans les toilettes, cracher sur cet idiot qui agissait sans qu’elle ne puisse le suivre. C’était un mec. Il agissait comme un mec – de façon illogique et incompréhensible. Pourtant, alors qu’elle était décidée à rompre le baiser, elle ne parvint pas à bouger. Son corps, décidément, agissait de son propre chef. Ses mains, lentement, se levèrent. Le bout de ses doigts caressa la mâchoire de Jace. Ses yeux se fermèrent. Elle voulait savourer. Ses doigts remontèrent jusqu’à ce que ses bras s’enroulent totalement autour de la nuque de Jace, sans rompre le baiser. Parce que c’était là qu’était sa place. Encore ce sentiment d’évidence. Leurs deux corps collés, Patience en oubliait la raison ou tout ce qui avait pu les tenir éloignés jusqu’à présent. Il l’embrassait et ce seul constat l’emplissait de joie. Leurs lèvres se séparèrent toutefois et elle laissa un rire à la fois gêné et nerveux lui échappé quelques secondes. Elle aurait voulu lui demander ce qui lui avait pris, le taquiner sur son taux d’alcoolémie qui devait avoir dépassé la limite du raisonnable mais elle ne désirait, en aucun cas, briser cet instant. Et, en même temps, l’idée de se donner en public suffisait à instaurer un sentiment de malaise en elle. Toujours blottie contre Jace, un sourire béat sur les lèvres, Patience le dévorait du regard, se plongeant avec plaisir dans ses yeux verrons. « Je pense que le DJ s’en sort très bien sans moi… Si tu es toujours intéressé à l’idée de me raccompagner pour surveiller mes arrières. » Juste s’éloigner. Respirer un air frais, se retrouver à deux, retrouver le confort d’une bulle qui ne pouvait que les accueillir tous les deux. Piper comprendrait, c’était certain. « Sauf si tu préfères boire un deuxième verre ? » Elle était nulle pour ça. Terriblement nulle, même.
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Jace Wayland
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MessageLun 26 Juin - 22:52

Cette danse, sans même qu’il ne s’en rende compte, l’avait précipiter à sa perte. Ce n’était qu’un moyen de se faire pardonner, pour toutes ces conneries. Pour toutes ces méchancetés. Cela n’aurait du être qu’une danse. Et il aurait dû repartir après ça. Mais c’était devenu bien plus que ça. Bien plus complexe. Des émotions avaient envahi son cœur. Des émotions qu’ils ne comprenaient pas. Des émotions qui faisait imploser son cœur dans sa poitrine, à chaque effleurement entre leurs corps, à chaque caresse de ces doigts, contre sa nuque. Et cela le détendait d’une manière que nulle autre aurait pu égaler. Cela apaisait ces blessures intérieur. Réparer son cœur. Bien qu’il ne le voulait pas. Il ne voulait pas ressentir une telle émotion. Pas pour elle. Pour personne d’ailleurs. Il ne voulait pas dépendre de quelqu’un. Et pourtant, ces actions étaient-elles, que même lorsque son esprit aurait du réagir à ces provocations, il n’en fit rien. Se contentent, parfois d’éviter le sujet. Parfois de garder le silence. Mais le silence, n’était pas une bonne idée. Il aurait pu le briser. Prendre la mouche. Cela aurait été une meilleure idée. Elle s’attendait a une telle réaction, au vu de son propre recul. Mais c’est ce vide, autour de lui, qui l’avait fais tiquer. Qu’il lui avait fais se poser miles questions, au sujet de la jeune femme. Et son regard qui se posait sur ses lèvres, avait été une évidence. Son corps ne l’avait pas écouté, et il s’était presque jeté désespérément dans cette bataille. Celle de son corps, contre sa tête. Et sa tête avait vécu une terrible défaite, alors que son corps retrouvait le contact rassurant de la jeune femme, et ces lèvres trouver les siennes. Et si ce baiser n’avait d’abord était que pour briser cette gêne, c’était devenu bien plus que cela, lorsqu’il senti ce frison recouvrir son corps, ces poils s’hérissait sur sa nuque. Mais il ne voulait pas chercher la signification de toutes ces sensations, bien qu’au fond de lui, il savait. Il profitait juste. Comme la jeune femme, lorsqu’elle réussi à se détendre. A se laisser aller. A prendre la main sur ce baiser. Et puis, d’une minute à l’autre, c’était fini. Et cette fin, lui laissait un goût amer. Un goût inachevé.

Son instinct lui intimait de fuir. De se détourner. De la laisser en plan. Ce n’était pas lui. Pas son genre. Depuis quand, il embrassait des femmes, comme ça ? Alors même qu’ils étaient en train de se brouillait avec elle, quelques minutes plus tôt ? Il aurait du fuir. C’est ce qu’il aurait fais avec n’importe qui. Mais pas là. Il était bien, auprès d’elle. Et c’était une sensation qu’il n’avait jamais ressenti avec personne. Alors il ne pouvait pas se contenter d’agir, comme à l’habitude. De prendre la généralité. Même si ces jambes voulaient prendre la poudre d’escampette, sa tête savait que c’était une mauvaise idée, son cœur, lui, souhaitait rester là, prolonger ces quelques minutes paisibles à ces côtés. Sa proposition était.. étonnante. Alors qu’il s’était attendu à se faire éjecter d’une gifle, à l’instant précis, où ces lèvres avaient rencontré celle de la jeune fille, voilà qu’elle l’invitait à passer un peu plus de temps en sa compagnie. Était-ce une bonne idée ? Non. Sans hésitation. Allait-il refuser ? Sans doute pas. Peut-être aurait-il du fuir, face à cette proposition, rester sur une bonne touche, avant que ça dérape, et qu’ils ne se déchire à nouveau. Oui, il aurait du, mais cette proposition, qui lui paraissait très malhonnête, était au fond de lui, ce qu’il espérait, de cette soirée. Puis, un sourire franchi ces lèvres, alors qu’il comprenait l’étendu de sa demande. Sans doute n’avait-elle pas réfléchi aux mots qu’elle employait. Sans doute n’avait-elle pas pris garde, au double sens que cela, pouvait laisser sous entendre. Mais lui, l’avait saisi. Et il n’allait pas s’en priver. Surveiller ses arrières. Oui. Il s’en donnera à cœur joie, de surveiller ses arrières à elle. C’était une proposition qu’elle n’avait pas besoin de faire deux fois. Typique. Mais c’était sa proposition. A elle d’en assumer les conséquences. « Cette invitation inclue-t-elle que tu me claques la porte au nez, ou que tu m’invites à prendre un dernier verre chez toi ? » Peu importe la réponse, il savait d’ores et déjà, que sa réponse à lui, serait positif, qu’il la raccompagnerait. C’était lui, qui avait commencé avec cette idée, de toute façon. A la seule exception, qu’il aimerait bien qu’aucun démon vienne interrompre cette soirée, comme c’était prévu dans sa supposition. Oui. Il voulait la raccompagner chez elle. Et pourtant, en aucun cas, il ne désirait bouger. Mettre ne serait-ce que quelques centimètres supplémentaires entre leurs corps. Relâcher son corps, de peur que cette attraction ne se brise. En aucun cas, il ne voulait cesser de caresser ces cheveux, sans même savoir, à quel moment un tel geste lui avait paru naturel. En aucun cas, il ne voulait que ses doigts, quittent sa nuque. S’il s’écoutait, ces lèvres seraient déjà venu capturer les siennes, de nouveau, parce que c’était la seule chose à laquelle il pouvait réfléchir.

Son regard fixer sur ces lèvres. Il détourna la tête, alors qu’il sentait cette envie prendre le dessus, sur ces réflexions. La manière de se comporter, dans une telle situation, c’était au dessus de ces connaissances. C’était jamais arrivé, de se retrouver face à une femme, qui n’était pas juste là pour combler ces pulsions. Qu’il ne désirait pas blesser – du moins pas de cette façon. Il ne désirait pas être vu comme un connard. Pas plus qu’elle ne devait déjà le penser. « Je te suis » Ce n’était qu’un faible chuchotement, qu’il avait prononcé du bout des lèvres, avant de changer d’avis. Son corps, d’un pas en arrière, se sépara du sien. Et malgré la nouvelle distance entre eux, il la senti toujours là, cette attirance, cette proximité, entre leurs âmes. Et ce ne fut qu’un peu plus réel, alors qu’ils marchaient l’un a côté de l’autre, sorti du P3. Quelques clans s’étaient formé devant le bar, mais ils étaient à présent seul, juste entre eux. Et l’air chaud, électrisant entre eux, entre leur deux corps, le frappa de plein fouet. C’était incompréhensible. Mais ce soir, il n’avait pas envie de comprendre. Pourtant, s’il avait essayé, il se serait rendu compte que ce n’était pas réel, de pouvoir désirer une femme comme ça, une femme qu’il désirait blesser, et faire taire, peu importe le moyen un peu plus tôt. Et il l’avait fait taire, même si c’était aucun cas pour ça, qu’il l’avait embrasser. C’était presque malsain. « Et bien, j’avoue que je ne sais que penser de toi.. Ou tu n’es pas très honnête avec toi-même, ou tu es une femme très particulière qui se contente de déchets » Il faisait référence à ces propres mots, alors qu’ils se déchiraient encore à ce moment là. Il ne savait pas vraiment pourquoi. Une partie de lui, souhaitait revoir ce rouge lui monter au joue, qui le faisait carrément craquer. Et une partie de lui, était en train de se rendre compte, que continuer dans cette voix n’était sans doute pas la solution. Et voulait faire en sorte qu’elle le rejette. Parce qu’il n’aurait pas le cran, de s’éloigner d’elle.  Pas alors qu’il désirait exactement l’inverse. « Le beau blond sexy n’a pas l’air de te laisser aussi indifférente que tu voulais le laisser croire » c'était presque de la provocation, non, s'en était, mais c'était lui. Sa manière d'être. Et même ainsi, c'était difficile de s'en détacher. Et c'est peut-être ce qui l'empêcherait de se précipiter dans la gueule du loup. De faire une belle connerie. Parce qu'il s'en rendait compte, que c'était quitte ou double. Que cette soirée prenait pas une allure normale. Mais à chaque fois qu'il posait un regard sur elle, il basculait à nouveau avec elle. Dans le précipice.
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Patience Halliwell
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MessageJeu 29 Juin - 0:08

Elle agissait de façon irrationnelle. Elle rejetait toute cohérence, toute logique. Son corps – et visiblement, cela incluait ses lèvres aussi – agissaient de façon automatiques et indépendantes de sa volonté. C’était une honte, un drame, une hérésie. Patience, pourtant toujours droite et qui s’efforçait de suivre sa raison et la ligne de conduite qu’elle s’était toujours inculquée, était différente avec lui. Ce sombre crétin. Et la raison lui échappait totalement – ou peut-être ne voulait-elle pas le savoir, elle l’ignorait et quelque chose lui assurait que c’était sans doute mieux ainsi. Elle savait qu’en s’ouvrant à lui, en l’autorisant à percer cette carapace qu’elle s’était construite, elle l’autorisait aussi à l’achever. Il aurait suffi d’une parole, à présent, pour que ses barrières ne cèdent totalement. Un mot de trop ou un regard dédaigneux. Et si une partie de son cerveau, celle encore capable de fonctionner, lui intimait de mettre un terme au baiser, de faire demi-tour et de se barrer en s’éclipsant le plus rapidement possible, une autre lui soufflait qu’elle pouvait se laisser aller. Elle voulait croire qu’à présent qu’ils avaient enterré la hache de guerre, il n’y aurait plus cette méchanceté gratuite qui planait entre eux. Elle n’irait pas jusqu’à l’admirer, elle n’était pas folle, mais elle pouvait lui faire confiance. Aussi, alors qu’ils s’éloignaient et qu’elle se rappelait mentalement à l’ordre – s’excuser, partir, fuir, s’éloigner – et qu’elle lui proposait de finalement la raccompagner, Patience mit une minute pour comprendre l’étendue de sa demande. Elle, toujours dans ses bras qu’elle sentait protecteurs, qui l’invitait à passer davantage de temps ensemble. Ce n’était ni raisonnable, ni réfléchi, ni rien de ce qui pouvait la caractériser. Elle s’aperçut pourtant, alors qu’il répondait avec un ton taquin, qu’elle espérait, non, qu’elle souhaitait, qu’il accepte. Son corps en redemandait. De cette chaleur, de leur proximité. De ses lèvres. Bordel. Quelque chose ne tournait pas rond, chez elle. La sorcière laissa échapper un rire mi-figue, mi-raisin. « Qui te dit que je n’ai pas l’intention de faire les deux ? D’abord t’inviter à boire un verre pour ensuite te dégager et te claquer la porte au nez. » Elle plaisantait mais s’en savait capable. Il suffirait d’un geste, d’une parole. Toujours le même refrain. C’était une corde raide sur laquelle elle s’avançait, à tâtons. Un jeu dangereux. S’autoriser à relâcher les défenses était quelque chose qu’elle ne s’était pas permis depuis des années – depuis cette histoire avec ce garçon de l’Ecole de Magie qui lui avait brisé le cœur, en réalité. Autoriser quelqu’un à avoir un impact sur son état émotionnel non plus. Elle sentit, plus qu’elle n’en eut vraiment conscience, qu’elle se mordait la lèvre inférieure. Et de tous les mecs présents ce soir, il avait fallu qu’elle s’ouvre à celui-ci. C’était bien elle. A se jeter dans les bras du plus idiot, du plus inaccessible. Un moyen d’auto-préservation ; s’il agissait comme un parfait connard, plus tard dans la soirée, ça lui donnerait une excuse supplémentaire pour le haïr et pour s’éloigner de tous les hommes. Oui. C’était pour ça qu’elle jouait le jeu. Pour qu’il s’éloigne.

Mais il ne s’éloignait pas. Enfin, physiquement, si, un peu. D’un pas, ou peut-être deux. Elle s’en fichait, Patience. Parce que tout ce qu’elle fut capable de ressentir, ce fut la solitude. Il n’était pourtant pas loin et il venait de clairement accepter l’idée émise plus tôt, mais ne plus le savoir contre elle avait provoqué un choc, en elle. Le début de l’éloignement tant désiré et qui, pourtant, provoquait un pincement au cœur et un nœud à l’estomac. Elle ne savait plus ce qu’elle voulait et ça devenait un problème. Elle acquiesça pourtant, esquissa simplement un signe en direction de Piper pour lui signifier son départ et quitta finalement le club. La nuit était fraîche et elle marqua un temps d’arrêt, jetant un regard par-dessus son épaule. Jace suivait. Il n’avait, visiblement, pas changé d’avis. A la fraîcheur succéda le silence. Patience ferma les yeux en le savourant. Ça faisait du bien, ne plus avoir cette musique assourdissante, ni ce grouillement d’êtres humains autour d’eux. Juste la nuit qui les enveloppait. Et la présence de l’autre. Elle commençait à marcher, prenant la direction du quartier étudiant où se situait son appartement quand il reprit la parole. Elle s’arrêta de marcher lorsque la question de l’honnêteté fut soulevée – mais qui se prenait-il, cet abruti – avant qu’elle ne lui jette un regard. Entre furibond et abasourdi. Elle hésitait entre se vexer ou bien s’amuser. Elle préféra la seconde option. Haussa les épaules. « Eh bien, je suis contre le gaspillage et il paraît que recycler ne fait pas de mal. » Elle esquissa son sourire le plus hypocrite possible, difficile alors qu’elle venait d’entrer dans ce jeu-là, avant de reprendre sa marche. Feindre l’indifférence la plus totale et continuer dans cette métaphore. Elle tourna la tête un quart de seconde. Elle ne savait pas si c’était dû à l’instant, et au baiser brûlant, qu’ils avaient partagé, mais elle semblait le voir sous un angle différent, à présent. Il avait perdu son air arrogant pour laisser place à un visage plus… Serein. C’était, du moins, ce qu’il lui semblait. Il reprenait déjà et elle sentit ses joues s’enflammer. « Ne t’emballe pas trop vite, Don Juan, c’est ton air de princesse en détresse qui me touche, jusqu’à preuve du contraire. » Mais ses joues ne perdaient pas leur couleur et elle maudissait ce foutu corps qui réagissait sans son consentement. « Et puis…, » commença-t-elle avant de laisser un ange passer. « C’est toi qui a commencé. A croire que l’emmerdeuse n’est pas si emmerdeuse que ça. » Pourquoi, sinon, l’aurait-il suivi au P3 ? Pourquoi, sinon, aurait-il accepté de la raccompagner alors qu’elle ne craignait rien pour sa vie ? « N’oublie pas que j’ai quand même l’intention de te claquer la porte au nez. » Mensonge. Mais tant qu’il n’était pas en mesure de lire dans son esprit, il ne pouvait deviner si c’en était un ou non et Patience s’estimait sauve de ce côté-là. Elle lui jeta un coup d’œil avant de relever la tête et de croiser les bras. Ils étaient là, l’un à côté de l’autre et cette proximité, si elle la ravissait, la gênait aussi. Se mordant l’intérieur de la joue, elle releva la tête pour observer la lune un court instant.
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Jace Wayland
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MessageLun 24 Juil - 0:41

Sa tête agissait à sa guise. Peut-être avait-il forcé sur l’alcool. Du moins, il aurait aimé se convaincre d’une telle idée. Mais à la vérité, toute trace d'alcool avait quitté son sang, lorsque la tension était montée en flèche. Ces pensées étaient claires. Il ne pouvait prétendre aucun mensonge. Son corps avaient réagir a ces propres envies. Et celle, qui avait semblé primordiale, avait été, de prendre possession des lèvres de la jeune femme. Et il ne pouvait même pas prétendre regretter son geste. Cela aurait été un honteux mensonge. Il existait quelque chose, à la fois doux, et acide. Doux, parce qu’il n’avait jamais rien ressenti de semblable. Et c’était ce qui le rendait acide. Parce qu’il ignorait a quoi s’en tenir. C’était flou. La vérité était que cette sorcière e tait loin d’être la première femme qu’il embrassait. Et pourtant, ça n’avait jamais semblait aussi intense. Intense et naturelle. Pas même avec Clary. Et pourtant, ce qu’il avait ressenti avec la jeune rousse avait été énorme. Fort. C’était loin d’un débutant. La drague, il était connaisseur. Parfois, il lui arrivait d'allumer des femmes. Ouvertement. Et pourtant, ce soir, il avait l’impression de se retrouver comme un gamin, face à son premier baiser. Comme si, ce qu’il avait connu avant, n’était pas réel. Il ne savait pas vraiment où cela le mènerait. Où il était en train de mettre les pieds, Jace. Mais pour ce soir. Juste pour ce soir, il allait plongé tête baissée. « Le risque ne m’a jamais effrayé » Et puis, se faire claquer la porte au nez, n’était pas un gros risque. La jeune femme lui avait déjà mis une claque. Traité de tous les mots. Une porte claquée au nez, ne serait pas grand-chose de plus. Et puis, ce n’était pas encore gagner, qu’elle parvienne à le mettre a la porte, déjà. Mais c’était le genre de réflexion qu’il préférait gardé pour lui. Il avait comme l’impression que cela risquait de la refroidir.

Un bien étrange froid, d’ailleurs, qu'il ressenti lorsque son corps, s’éloigna du sien. Il avait pris ces marques, là, contre elle. N’avait en faite, aucune envie de s’éloigner. Et, alors même qu’il aurait dû prendre du recul. Réfléchir à ces actes. Il s’imaginait déjà peut-être, que leurs corps pourraient se retrouver, un fois arrivé à bon port. Puis ce silence, qui aurait dû être dérangeant, maintenant qu’ils avaient quitté la boîte, mais qui, du moins pour lui, ne l’était pas. D’un regard extérieur, on aurait pu croire à deux personnes, qui se côtoient depuis des années, qui n’ont besoin que de la compagnie l’un de l’autre. Du silence. Et pourtant, quelques minutes plus tôt, eux deux, étaient encore à se chamailler -se tirer dessus de manière verbale. Malgré les biens fais du silence, Jace se retrouva quand même à prendre la parole. Parce que c’est un enfoiré. Parce que même si, d’une certaine façon, ce sujet était clôt, il se devait d'avoir le dernier mot. Le mot de la fin. C’était un coup bas, de relancer cette discussion. Mais plus encore, de lui offrir une telle réponse. Son ego en prenait un coup. Ca lui apprendrait, à laisser une boucle bouclée, où elle est. Il ouvrit la bouche, pour rétorquer. Mais ne trouva rien d’intelligent a dire. Garda le silence. Jusqu’à nouveau faire valoir que la demoiselle n’était pas si indifférente que ça. Peu importe ces réponses. Il voulait bien croire qu’on pouvait se laisser entraîner par la frénésie d’un baiser. Mais on n'invitait pas un inconnu chez soi – parce que oui, malgré quelques altercations, s’étaient toujours des inconnus – s’il ne nous plaisait pas un minimum. Comme lui, n aurait pas accepté de la suivre, sans cela. Sans compter que peu importe ces négations, la rougeur de ces joues, venait de la trahir. Il pourrait d'habituer à regarder son visage doux. Il préféra passer outre son commentaire au sujet de princesse. Ne s’en vexa pas. Cette fois-ci, leurs propos n’étaient plus là pour blesser. « Ne crois pas si bien dire. Je dois avoir un faible pour un peu de masochisme. Je j'attire que de véritables emmerdeuses. » Il venait de se trahir. En avait conscience. D’une certaine façon, si elle comprenait ce qui se cachait derrière cette phrase, elle comprendrait qu’il avait aussi, un faible certain pour elle. Quand ils n'étaient pas en train de se tirer dans les pieds. Il ne comprenait même pas ce qui l’avait poussé à dire cela. Ca ne le mettait pas vraiment en valeur. A croire qu’il n’existait plus aucun filtre entre sa tête et sa bouche. En voilà, qu’elle en revenait avec cette porte, qu’elle comptait lui calquer au nez. Sauf qu’il ne croyait pas à cela. Cette phrase n’était pas prononcer avec autant d’assurance que lorsqu’elle s’était défendue dans leur altercation. Elle ne comptait en aucun cas, le foutre a la porte, et il savait en profiter a son avantage. Été ce genre d'enfoiré qui profitait de n’importe quelle situation a son avantage. « Dommage que tu n’y crois pas, toi-même » Peut-être que cela aurait été plus convainquant. Ou peut-être toujours pas. Parce que même si l’intensité avait disparu, y avait toujours cette étincelle qui brillait dans ces yeux. « Et puis, dans l’hypothèse très mince où tu serais en effet capable de vouloir me mettre à la porte, un simple baisé, et tu serais à nouveau perdue » Il se ventait. En profitait. Il reprenait son rôle de chevalier, pour lui attribuer celui de la princesse. Et comme pour approuver ces paroles, son corps retrouva les courbes délicieuse de la jeune femme, pour prendre possession, pour la seconde fois de la soirée, de ces lèvres. C’était une excuse. Pour ne pas montrer qu’il était faible. Qu’il désirait ce baiser. Qu’il désirait retrouver la douceur des lèvres de la jeune sorcière. Ce goût sucré. La chaleur de leur corps, en parfaite harmonie, l’un contre l’autre. Sans arrière pensée. Juste l’un contre l’autre. Comme fait pour se trouver. L'obscurité de la soirée ne rendant un aspect que plus magique. Bien qu’il le désirait, il avait espérer au fond, que ce baiser serait une déception. Une claque. Le pousserait a partir, des qu'il ferait un pas en arrière. Mais c’était égal au premier. Aussi palpitant. Et encore une fois, il se retrouvait piéger, à ne pas vouloir la lâcher. « Tu vois ? » Ces lèvres c’étaient a peine dévoilées, pour murmurer ces deux petits mots. Mais au final, il était aussi perdue qu’elle. A bout de souffle. Et ces certitudes, plus mêlées que jamais. L’envie de fuir, aussi présente que celle qui faisait battre son cœur, et qui restait incompréhensible a ses yeux. Cette envie de la raccompagner chez elle, Et ne plus la quitter. Revenir sur terre, devenait urgent, mais à moins d’un pas de travers de l’un, où de l’autre, ca semblait compliqué.
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Patience Halliwell
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MessageLun 31 Juil - 12:24

Elle aimait leur jeu, Patience. C’était un terrain miné, dangereux, glissant. Mais elle aimait jouer avec ce feu-là, pourtant consciente qu’elle risquait d’y laisser ses ailes tôt ou tard. Elle suivait le mouvement débuté par Jace. Elle aurait dû rester sur ses gardes – elle n’aurait pas dû le laisser la suivre au P3. Elle n’aurait même pas dû s’approcher de lui quand il l’avait applaudi. Mais elle l’avait fait. Parce que le P3, c’était son territoire, à elle. Et qu’elle s’y était pensé en sécurité. D’ordinaire, elle y était. Mais pas ce soir. Parce que ce blondinet stupide, ce crétin plein d’arrogance, avait brisé ses barrières en quatre secondes. Et Patience savait qu’elle devrait les remonter. Savait qu’elle le regretterait très vite – parce qu’il était un homme et que Gram’s avait raison au sujet des hommes. Ils étaient aussi lâches que menteurs et, en cet instant précis, la sorcière ne voyait pas comment Jace pouvait échapper à cette règle. Il avait déjà l’attitude du sombre idiot qui s’amusait à briser les cœurs des filles croisées sans jamais réfléchir aux conséquences – mais Patience le soupçonnait d’être incapable de réfléchir d’une façon plus générale. Mais malgré ses tentatives pour rester lucide, malgré ses efforts intérieurs pour ne pas se laisser succomber, elle aimait la sensation que ce petit jeu de flirt provoquait en elle. Et quand il la regardait, elle avait réellement l’impression d’être vue. D’exister. Un sentiment qui s’était estompé, depuis quelques temps. Il la faisait se sentir vraie. Alors elle esquissa un sourire en coin et allait pour lui répondre lorsqu’elle comprit, ou cru comprendre, l’ampleur de ses paroles. Son cœur se serra de joie, pinçant son égo avec délice. « Tu aimes te croire séduisant, pas vrai ? » Elle avait délibérément préféré ignorer la partie sur le masochisme. Celle qui impliquait une certaine réciprocité de l’attirance qu’elle semblait éprouver depuis leur danse serrée. « Tu devrais t’essayer à la modestie, de temps en temps. Les filles préfèrent, vraiment. » L’humilité qui n’était, hélas, pas souvent courante chez les hommes. Leur sens de préservation, sans doute. La loi de la jungle, les réminiscences d’un passé stupide – et barbare. Un comportement que Patience était loin de comprendre. Et plus loin encore d’encourager.

Elle prit la mouche la deuxième fois. S’arrêta au milieu de la rue, se fichant bien de déranger les quelques passants qui voulaient l’esquiver. Elle avait croisé les bras. « Ça fait deux fois que tu me traites de menteuse en l’espace de très peu de temps. Tu as raison, la porte, je ne te la claquerai pas au nez, je vais m’arranger pour qu’elle te tombe sur le coin de la gueule. » Il recommençait. Devenait irritable, irritant. Et l’insupportait. Sans doute était-ce mieux ainsi. Elle voulut éclater d’un rire mauvais, ne put que laisser un sourire sarcastique s’emparer de ses lèvres. Mais pour qui se prenait-il ? « Oui bien sûr, parce que tu es tellement irrésistible que je… » Mais sa phrase fut interrompue. Il s’était retrouvé contre elle en une fraction de secondes. Il l’avait fait taire, elle et sa colère. Et il y avait ses mains sur sa taille dont elle était pleinement consciente. Et la douceur du baiser. Elle voulait résister. Fermer les lèvres, empêcher le baiser, le repousser. Mais ses mains s’étaient agrippées à lui, à sa veste. Et ses lèvres n’obéissaient plus. Elle répondait, malgré elle. Elle cédait. Encore une fois. Et il y avait ces papillons dans son ventre, les bonds de son cœur dans sa poitrine. Et il y avait leurs deux corps, enlacés avec la même perfection que précédemment. Et il y avait leurs deux âmes, qui semblaient s’être liées soudainement. Enchaînées à travers ce baiser. Elle le sentit à peine mettre fin au baiser, les yeux fermés, le souffle court. Elle avait envie de hurler. De pleurer. Parce qu’une nouvelle fois, la séparation était glaciale, bien qu’il soit resté là, collé contre elle, cette fois. Parce qu’elle s’était sentie partir dans ce baiser. Parce qu’elle réalisait qu’il avait raison. Elle se perdait dans ses baisers. Elle se perdait dans cette tension électrique qu’il y avait entre eux. Elle ne souleva à nouveau les paupières que lorsqu’il reprit la parole. Et elle plongea son regard dans le sien. Son cœur vrillait. Vibrait. Elle aurait donné cher pour se jeter sur lui et au diable qu’ils soient dans la rue. Elle aurait donné cher pour s’emparer de ses lèvres à son tour. Elle aurait donné cher pour l’embrasser à pleine bouche et utiliser sa magie d’être de lumière pour s’éclipser directement dans son appartement. Elle le repoussa violemment. S’éloigna dans le geste de quelques pas. Mettre de la distance. Pour elle. Mais aussi parce qu’elle l’avait lu, dans son regard à lui. Cette lueur qui n’avait duré qu’une fraction de seconde. Cette lucidité. « Tu te fiches de moi ? Tu es celui qui cherche une excuse pour m’embrasser. » Parce qu’elle, elle n’en avait pas besoin, n’est-ce pas ? Parce qu’elle ne voulait pas l’embrasser. Pourquoi en aurait-elle envie ? Elle voulait garder la tête froide. Elle devait garder la tête froide. Non, elle n’avait pas besoin d’excuse pour l’embrasser. Si elle avait voulu l’embrasser, elle l’aurait juste fait. Et si elle le faisait pas, ce n’était pas par peur d’être rejetée, mais parce qu’elle n’en avait pas envie. Pas même si elle savait que ses lèvres étaient douces, quoique parfois un peu abîmées, même si elle savait qu’elle avait l’impression d’avoir passé sa vie à l’embrasser. Et si son cœur s’emballait un peu trop vite, c’était parce qu’elle souffrait de tachycardie. Elle s’approcha finalement. Certaine d’avoir repris le contrôle. Certaine de ne plus se laisser aller. Et si, parfois, son regard retombait sur les lèvres de Jace, ce n’était que pour mieux s’assurer qu’elle était capable d’en rester séparée. Même si elles lui manquaient. Même si c’était vraiment bien, d’être contre lui. Un autre pas en avant. Et elle était là, proche de trop. Retrouvant l’intimité de leur étreinte précédente. « Le truc, c’est que t’es un mec. Et les mecs tiennent moins longtemps que les femmes, tu résisteras pas. » Il avait déjà craqué. Deux fois. Une troisième fois et Patience savait qu’elle laisserait éclater chacune de ses barrières, à son tour. Elle savait qu’elle s’éclipsera réellement pour ne pas avoir à compter sur le temps du trajet. Elle savait qu’elle ne réfléchirait plus, qu’elle ne serait plus celle qui mettrait la distance. Elle approcha son visage de Jace, laissa ses lèvres frôler celle du jeune homme. Elle ferma les yeux. La tentation était là. L’envie était là. Mais elle tint bon et s’éloigna finalement, reprenant déjà la marche. Laissant Jace derrière pendant quelques secondes. « Tu vois ? » glissa-t-elle par-dessus son épaule. Elle pouvait résister.
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Jace Wayland
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MessageMar 1 Aoû - 23:09

Était-ce cette haine, qu’ils partageaient, l’un envers l’autre, quelques minutes plus tôt, qui rendait leur étreinte plus forte encore ? Plus dévastatrice sur ces émotions ? Parce que cette sorcière, était loin d’être la première femme qu’il embrassait. Des rencards, des nuits de folies. Il en avait connu. Bon nombre. Il n’était pas prude comme Alec. Peut être pas aussi exacerbé, qu’Isabelle. Un juste milieu entre ces deux membres, qu’il considérait comme membre de sa famille. Et même s'il détestait cette idée, parce qu’il s’agissait d'elle, de cette femme là, même sous la couette, il n’avait jamais ressenti pareilles sensations. Ces frissons, le nœud, qui nouait ces tripes. Ça n’avait jamais été semblable. Parce que ce n’était que des femmes, qui n’avaient aucune importance. Et l’idée que celle-ci, puisse avoir une quelconque importance, c’était inimaginable pour lui. Parce qu’il se refusait de dépendre de quelqu’un. Encore moins d’une femme. Et surtout, pas d’elle. Pas de sorcière, qui pensait pouvoir asseoir sa puissance parce qu’elle était.. quoi déjà ? Une Halliwell ? C’était ça, oui. Il voulait détestait cette femme. Non, il détestait. Voulait la repousser. Arrêter ce fichu jeu, qui l'amener vers un chemin qu’il ne souhaitait emprunter. Mais c’était pathétique. En quelques secondes, il était presque tombé accroc de ces baisers. Du goût sucré, quoi qu’un peu acide, des lèvres de la jeune sorcière. Ce soir, était la soirée des interdits. La soirée où il pouvait se laisser aller. Et dès que le soleil se lèverait, cette soirée n’existera plus. S'effacerait de sa mémoire. Parce qu’il n’existait aucune raison pour que ce souvenir persiste. Du moins, il aimait s’en convaincre. De bercer d’illusion. Une danse, un baiser. Il s’était bien amusé. Alors pourquoi ne l’avait-il pas juste laissé là, qu’avec ces yeux pour pleurer ? Tel le connard qu’il était. C’est ce qu’il aurait fais, en toute autre circonstance. Avec n’importe quelle femme. Au lieu de quoi, il s’était surpris a accepter son invitation. A vouloir passer un peu plus de temps avec cette femme qui, pourtant, lui tapait sur les nerfs. Il n'exagérait peut-être pas, avec cette histoire de masochisme. Pourquoi sinon, accepterait-il de la suivre, alors qu’il n’avait jamais vu une femme aussi chiante de sa vie ? Il se pencha a son oreille, comme pour lui révéler un secret, qu’elle devait garder pour elle. « Fausse route, ma belle. Je n’aime pas me croire séduisant, je suis séduisant. » Bon peut-être une petite exagération. Mais infime. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Faire ressortir la partie de sa personnalité qu’elle aimait guère. Toujours dans le même but. Le même refrain. Qu'elle réagisse. Lui mette cette gifle qui lui remettrait les idées en place. Qui lui permettrait de partir. D’éviter le pire.

Est-ce que ces paroles équivalaient a la traiter de menteuse ? Un peu, c'est vrai. Mais n’avait-il pas raison ? Sa haine, a son égard, avait été visible dans son regard, lorsqu’elle l’avait posé sur lui, après son show, et même avec la possibilité d’être saoule, cette haine lui avait pas échappé. La jeune sorcière détestait le blond – un ressenti réciproque par ailleurs – mais elle succombait a chaque baisé. L’invitait chez elle. « Oui bien sûr, parce que tu es tellement irrésistible que je… » Ces réprimandes, il ne manqua pas de les faire taire. Il n’allait pas se laisser ridiculiser par une bonne femme. Il était temps qu’elle se rende compte qu’il avait raison. Il ne craignait pas être repoussé, mais avait envisageait cette possibilité. Mais, comme la première fois, elle se laisse porter par ce baiser. Elle profitait. Lui aussi. Et ce qui aurait dû lui servir de douche froide pour se ressaisir l’entraîner dans ces désirs inavouables. Peu importe la colère qu’il avait envers la jeune femme. Peu importe qu’il la détestait. Qu’il souhaite la faire taire, à chaque prise de parole un peu longue. Il désirait son corps, contre le sien, jusqu’à la fin de cette soirée. Désirait la pression de ces lèvres contre les siennes. Et cette sensation de planer. D’avoir la tête a l’envers. Il s’était prouvé qu’elle était dans un même état que lui. Il s’était aussi prouvé qu’il n’avait aucune envie de partir. Et même après un baiser a couper le souffle. Éprouvant. Il restait là, à l’observer. Hypnotiser par son regard. Perdu au fond de son âme. Il venait de parler, oui. Mais en avait déjà oublié ces paroles. Pas elle. Le rejet fut dur, glacial. Acide. Il ne s’attendait pas à une telle réaction. Pas alors que ce baiser avait eu l’air de la mettre dans le même état que lui. De l’envoyer comme lui, dans un autre monde.  Est-ce que c’était un prétexte. Oui. Non. C’était de l’arrogance. Son besoin, de ne pas dépendre d’une femme. De sa stupidité. Son cœur battait, prêt à recevoir la sentence. La gifle qu’il méritait sans doute du point de vu de la jeune femme. Il avait même fermer les yeux, dans l’attente du coup. Prévisible.  Mais contre toute attente, il senti l’approche de la jeune femme. Son corps érafler le sien. Tenter le diable. Elle jouait avec le feu. Allait se brûler les ailes. Car a ce jeu. Personne ne pourrait pas battre le blond. Ou en tout cas, pas la jeune sorcière inexpérimenté, qui lui soupçonnait de ne pas avoir connu plus d’un ou deux amants. La tentation, elle se perdrait a l’intérieur. Et elle regretterai. Par ce que lui, ne craignait pas de ce donner en spectacle. Il était quand même un peu sur le cul. Quelle l'affronte de cette manière. Quelle prenne cette assurance. D'un coup, alors qu’elle lui avait paru incertaine, a chaque fois. Même lorsqu’elle l’avait invité chez elle. Cette soudaine réaction de la jeune femme, le laissa quelque peu en arrière, alors qu’elle avait repris route pour se rendre chez elle. Si c’était toujours d’actualité. Mais il avait bien peur de ne jamais l’atteindre, s’ils continuaient ainsi. S’ils continuaient ce jeu. Cette tentation brûlante, qui réchauffait ces veines. Emballait son cœur face à l’excitation. Elle avait bien plus a perdre. Il avait comme l’impression qu’elle n’apprécierait pas l’idée qu’il se montre entreprenant, au beau milieu de la rue. Alors que lui, s’en fichait. Un mur lui suffisait. Et si elle continuait à jouer, comme elle l’avait fais. A rallumer ce désir au fond de lui. A lui offrir ce qu’il voulait, pour ensuite lui reprendre, c’est ce qu’elle allait récolter.

Ses esprits repris, son bras se ceintura autour de la taille de la jeune femme. L'empêchant de faire un pas de plus, pour s’éloigner de lui. Soulevant presque son corps, de par sa légèreté, pour que son dos vienne cogner contre le mur le plus proche. Sans brusquerie. Mais pas tendre non plus. Un main au creux de son dos, l’autre posait contre le béton frai, elle ne pouvait plus lui échapper. Ces lèvres étaient proche. Il aurait pu craqué. Voulait craqué. Mais elle avait déclaré une guerre. Un jeu qu’il ne pouvait pas perdre. Pas contre elle. Son ego en prendrait un coup. Ces lèvres, contre son oreille, ces mots ne furent que murmure. Faire augmenter la tension, pour qu’elle craque. «  Serais-tu en train de vouloir me défier ? » Même sa voix était emprunt de tension. D’un désir refoulait. Il n'existait plus aucune envie de s’échapper. De fuir. Juste le jeu. La tentation. L’envie de gagner. De voir l’autre perdre. S’écraser. Ses lèvres effleurèrent l’oreille de la jeune femme, alors qu’il s'écartait pour croiser le regard de la sorcière. Déchiffrer son expression. Il n'hésiterait pas à mettre toutes les chances de son côté pour qu’elle succombe en premier. Même les pires bassesses. Sa main remontait déjà avec lenteur, le long de la colonne de la jeune femme. Une lenteur même dur a contenir, même pour lui, qui ne désirait rien de plus que sentir la douceur de la peau de la jeune femme, sous ces doigts. Son corps, qui s’appuie un peu plus contre le sien. Fait pression sur celui de sa partenaire. Et ces dents, qui après une courte hésitation, viennent mordiller sa lèvre inférieur. Façon de faire taire la tentation de venir, à nouveau l’embrasser. Mais aussi, faire augmenter la pression, dans le cœur de la sorcière. Quelle cède.
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