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 (hector) One that smiled when he flew over the bay,

Murphy
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∞ âge : 27 ans, même si c'est compliqué, mais ça ne serait pas drôle si ce n'était pas le cas
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MessageJeu 26 Oct - 14:04



Tu t’arrêtes de respirer pendant un instant avant de reprendre avec quiétude ta respiration. Tu prends ton temps, Murphy. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu le fais. C’est quelque chose que tu as appris depuis le premier jour de ton entraînement. Altaïr disait souvent que prendre le temps de respirer permettait d’entretenir un sang-froid et un calme à toute épreuve. C’était ton modèle, ton héros et ta source d’inspiration quant à ta tenue et ta façon d’être. Tu ne sais pas pourquoi, tu trouvais qu’il dégageait quelques choses de puissant comme les aigles. Mais tu n’es pas bête, Murphy. Tu ne tombes pas amoureuse du premier inconnu qui te tombe sous la main. Tu remballes ces idiots doués pour imaginer des fantasmes à coup de poings et de dagues. Ton cœur est de glace et tu le voyais plus comme un père de substitution plutôt qu’un amant. Trop âgé pour toi de toute façon, tu préfères les personnes de ton âge. Dieu sait que cela va être délicat maintenant à ce propos. Tu essayes de te souvenir de lui, de son visage. Rien ne te vient en mémoire. Tu peux seulement entrevoir une silhouette au faciès caché par la capuche si typique de vos uniformes. Similitude avec ta tenue actuelle, tu portes la même, t’abritant ainsi des regards. Il parait que tu dois bosser avec quelqu’un ce soir, Murphy. Ça ne t’enchante pas, et tu n’essayes pas de le cacher. Tu ne caches rien en temps normal d’ailleurs. Tes expressions sont toujours inhibées, c’est la première chose que l’on t’a appris chez la Fraternité des Assassins. Il paraîtrait que ça aide pour tuer et que cela rassure la victime de voir quelqu’un de sérieux. C’est ce qui vous a valu d’être aussi bien vu pour des meurtriers : vous avez de la prestance, un code d’honneur et une exécution rapide. Vous savez ce que vous risquez à tuer autrui, d’où la présence du Credo. Toi-aussi, tu le respectes maintenant. Il t’empoisonne tout comme cet objet qui ne te quitte jamais. Cet héritage d’un père lâche dont tu ne serais même plus capable de reconnaître le visage. Mais les séjours en prison sont devenus banals pour toi, Murphy. Tu ris jaune en repensant à ce geôlier qui te demandait si tu ne le faisais pas exprès. Il a dû te voir grandir, lui. Tu choisis tes ennemis et tes amis avec précautions. Tout n’est pas blanc ou noir, ce sont les actes qui comptent. Tu l’as épargné car sa mort n’était pas nécessaire pour libérer un de tes collègues. Collègue dont la présence était demandée sur le terrain, sinon tu l’aurais laissé se débrouiller seul avec ses barreaux. Il avait eu terriblement peur, ta lame frôlant sa nuque avant que tu n’ais décidé de la ranger. Il faisait semblant de ne pas te voir depuis, restant indifférent dans la rue lorsqu’il te croisait alors que tu lui jetais des sourires remplis de malice derrière ta capuche. Tu t’amusais à Damas, ce n’est pas comme ici. Ici, l’air est nauséabond, froid et remplit de tensions. Tout est à la fois si moderne et si triste. Tu as troqué les rues remplis de tapis colorés et d’odeurs d’épices pour des murs gris et une odeur d’égouts. Tu te redresses dans la pénombre, ta silhouette avait le même mouvement qu’une fleur qui éclot. Sauf que toi, tu t’épanouis à la lumière de la lune. Le contact ne devrait plus tarder à arriver maintenant, il était bientôt l’heure. Alors pour être sûr qu’il te trouve, tu descends de ta cachette qui est la toiture, posant les pieds sur le bitume. Le commanditaire était là, fumant son bâtonnet de cigarette sans même cacher son visage. Il avait l’allure d’un homme d’affaire à en juger par son costume impeccable et ses traits creusés par le stress. Sous ta capuche, tu relevais un sourcil, intriguée. Tu ne l’aimais pas, mais il y avait une belle récompense à la clé. Vous deviez éliminer une personne qu’il qualifiait d’élément gênant. Sans doute une personne qui avait fouillé là où il ne fallait pas. Tu retenais un soupir, croisant les bras pour patienter. Ton coéquipier se faisait attendre et tu n’aimais pas ça. Tu n’aimais pas travailler en équipe, cela pouvait peut-être expliquer ton impatience. Tu n’avais qu’une envie, c’était de filer et d’aller réaliser cette mission au plus vite.
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Hector Bracstor
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MessageMer 15 Nov - 21:56


One that smiled when he flew over the bay



Elle avait osé me défier. Elle avait osé partir de cette salle. Et elle a surtout osé m’abandonner. Ce qui m’avait fait perdre le peu de sang-froid que j’avais retrouvé. Briser. J’avais démonté tout ce que je pouvais dans ce cinéma, laissant l’ardoise à celui qui voudra bien la payer. De toute manière, je n’en avais rien à faire. Elle m’avait quitté. Pourquoi n’avais-je pas deviné plus tôt qu’elle était trop faible pour ce monde ? Dans le fond, elle était comme les siens. Elle ne voyait qu’un monstre en moi … Et c’est ce que j’étais. Finalement, si elle était partie, c’est qu’elle en avait l’intention depuis un moment. Qu’elle ne supportait pas ma présence. Attrapant la table basse, je l’envoie valser à l’autre bout de la pièce. Le bruit ne me calme pas, il ne fait qu’accentuer le silence qui règne dans l’appartement, depuis qu’elle m’a quitté. La douleur est toujours aussi grande. C’est au tour de l’étagère de tomber dans un bruit sourd. Fichue moroï ! Pourquoi ne l’avais-je pas tué dans ce labyrinthe !? Elle me rendait tellement faible, encore plus maintenant qu’elle n’était plus là. Frappant le mur, le traversant de mon poing, je n’en peux plus de cette douleur qui vit en moi. Et pourtant, je ne suis pas censé ressentir ! C’est comme si elle m’avait redonné une part d’humanité … Retournant dans la chambre d’un geste brusque, je me stoppe net en voyant le spectacle qui s’offre à moi. L’humaine blonde que j’ai ramenée dans la matinée est en sous-vêtements. Une pâle copie d’Ellia … Cette simple vision me donne simplement envie de lui briser la nuque. Jamais elle ne pourra être à la hauteur de la moroï. M’avançant à grands pas, j’attrape la poupée et lui colle mes crocs dans le cou. Elle se débat, mais bien vite la force la quitte. Une fois morte, je la relâche, la laissant comme un vulgaire habit sale dans un coin de la chambre. Depuis qu’elle est partie, même si ça ne doit faire qu’une journée ou deux, je vis dans le brouillard. J’ai perdu la notion du temps, mais surtout, je n’arrive pas à savoir si j’ai planqué toutes les femmes dont je me suis nourri. Mais je m’en préoccuperai plus tard. Essuyant le sang qui me coule sur le menton, je regarde avec attention le rouge carmin. Fascinant. Au même instant, j’entends une sonnerie. Mon téléphone. Me déplaçant rapidement, espérant comme un idiot qu’elle m’appelle pour me dire de venir la chercher, je l’attrape. Et j’ai presque envie de le broyer lorsque je vois qu’il s’agit seulement d’un rappel. Me rappelant que j’ai rendez-vous, je serre les dents. J’avais l’intention dans parler avec Ellia, voir si ça ne la dérangeait pas que je reprenne mes activités. Elle avait pris une place bien importante dans ma vie. Me sentant lamentable, je tourne les talons après avoir coupé la sonnerie, et me dirige vers la salle de bain. Prenant une douche rapide, je suis ravi de voir que l’eau se teinte de rouge. Du sang collé depuis plusieurs heures, après avoir planté mes crocs de nombreuses fois dans diverses jugulaires. Me séchant, j’enfile des vêtements noirs. Je ne sais pas si je vais commencer à pouvoir agir dès ce soir ou non. Attrapant ma veste, je prends la décision de m’y rendre après. Regardant une dernière fois l’appartement, je chasse le dernier regret qui pourrait me voiler, si j’avais été humain. Elle n’est pas là, tant pis pour elle ! Elle ne vaut pas mieux que ces stupides dhampirs. Arrivant rapidement sur les lieux, de loin, je remarque immédiatement deux silhouettes. La première est celle du commanditaire, aucun doute. Mais dans ce cas, qui est la seconde ? Arrivant à la hauteur des deux personnes, je glisse mes mains dans mes poches. « On ne m’avait pas prévenu que je devrais faire équipe avec une jeunette dans le métier. » Un reproche. Et aucune excuse sur mon retard. Autant qu’ils comprennent de suite que les imprévus, je n’apprécie guère. Encore moins quand je suis déjà bien sur les nerfs. Me tournant vers la jeune, je me penche pour voir son visage. Mignonne. Sans plus. Rien comparer à la blonde qui … Secouant la tête, je me tourne vers l’homme. « Bon passons aux choses sérieuses, j’ai d’autre chat a fouetté. Qui faut-il abattre hormis quelqu’un de gênant ? »
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Murphy
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MessageVen 15 Déc - 21:08



Retardataire et insultant en plus, il avait tout pour te plaire décidément. C’était ironique, tu ne l’aimais pas. Pas du tout même. Son ton plaisantin, son air agacé, cette façon de prendre les choses à la légère. Des deux, c’est toi qui semblais être la doyenne dans le domaine. Non, tu ne le faisais pas par plaisir, tes émotions étaient naturellement inhibée. D’où le fait qu’il n’eut rien en retour de sa raillerie. Tu t’étais abstenue, il y avait plus important à faire après tout. Tu écoutais d’une oreille attentive, n’ayant même pas daigné à adresser un regard à ton partenaire. Tu gardes la tête froide, Murphy. Murphy… Ce nom sonne si futuriste pour une époque Florentine, mais tu ne t’ais jamais posé la question. C’était la seule chose qui te raccrochait à ton père, à tes racines. Tu ne le connaissais pas d’ailleurs, tu ne te souviens pas l’avoir connu. Tu espères seulement que cet idiot ne se dressera pas sur ton chemin pour lui épargner une mort certaine. Plus encombrant que gênant, mais ne nous perdons pas sur les détails. Il y a une gemme que je convoite, une étoile que l’on dit tombé du ciel. Vous la reconnaîtrez tout de suite, elle fait la taille d’une balle de baseball. Je veux que vous me la rameniez et je payerais le double de son prix. Quant au cadavre de son actuel propriétaire, j’aimerais que vous vous en débarrassiez dans la forêt. Classique, te disais-tu. Tu n’allais pas en avoir pour longtemps, mais tu comprenais mieux pourquoi on t’avait coltiné ce colporteur grincheux. Qu’il t’agaçait grand dieu, lui et son comportement. Tu ne bougeais pas, mais tu avais envie de lui crever les yeux lorsqu’il s’était penché pour regarder sous ta capuche. Mais tu ne disais toujours rien, tu ne voulais pas gaspiller ta salive avec lui. Tu te contentais de prendre ce que le commanditaire vous donnez à savoir la première partie du payement. Si seulement il savait que des billets verts ne satisfaisaient pas ton avarice. Une étoile tombée du ciel, hein ? Ça, ça te plaisait d’avantage plus. « Restez-là, on vous apportera ça ici. Je n’ai pas envie de vous courir après dans toute la ville… Ne serait-ce que pour éviter un nouveau retard…. ». Tu souriais derrière ta capuche, fière de ta petite provocation. Si ton partenaire n’était pas aussi stupide qu’il le faisait croire, il aura rapidement compris que tes mots lui sont destinés. Tu emboîtes le pas, partant en direction de la maison. Tout était noté sur le papier qu’il vous a donné à tous les deux. Le lieu, le nom, le tout écrit sur le verso d’une photo de la cible. Si tu te permettais de remettre grandement en doute sa débrouillardise coincé dans son costume à plus de deux cents balles, tu pouvais au moins admettre qu’il était bien organisé.  
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Hector Bracstor
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MessageSam 23 Déc - 12:50


One that smiled when he flew over the bay



On m’avait contacté pour descendre une cible. Et bien soit, le Skorpion était de retour. Mais il était bien sur les nerfs. Elliana m’avait défié, m’avait trahi et surtout, elle m’avait fui. J’avais vu la peur dans son regard et plus jamais, je n’aurai voulu voir une telle expression sur son doux visage. Mais cela ne risquait pas d’arriver, vu qu’elle m’avait fait ses adieux et était partie pour toujours. Elle était comme les autres, voilà la seule explication plausible à son comportement. Ellia était comme les petites filles : elle avait voulu jouer à un jeu trop dangereux et quand elle a compris à quel point ça l’était, elle a fui, ne voulant pas affronter ses responsabilités. Et qu’est-ce que ça me rendait fou ! J’avais tout fait pour elle, allant jusqu’à détruire la dhampir qui avait tenté de capturer mon cœur. Moi qui pensais que lui dire que la brune n’était plus un obstacle pour elle lui ferait plaisir, je m’étais planté en beauté. Mais trêve de pensée, je devais me concentrer sur ma mission. Sans aucun mot d’excuse, je demande des précisions sur notre homme. Je veux bien en tuer plusieurs, mais ce n’est pas une raison pour courir après n’importe qui partout en ville. J’ai d’autres chats à fouetter ! « Plus encombrant que gênant, mais ne nous perdons pas sur les détails. Il y a une gemme que je convoite, une étoile que l’on dit tombé du ciel. Vous la reconnaîtrez tout de suite, elle fait la taille d’une balle de baseball. Je veux que vous me la rameniez et je payerais le double de son prix. Quant au cadavre de son actuel propriétaire, j’aimerais que vous vous en débarrassiez dans la forêt. » Du basique. J’en avais tué des nombreux comme ça. Une étoile tombée du ciel ? Ridicule. J’étais assez vieux pour savoir que ça devait être une énorme connerie. Mais s’il payait le double, c’était d’accord, on allait lui rapporter avec la miss capuche. Enfin si elle ne se faisait pas tuer avant. Parce que les jeunes dans le métier, ce n’est plus ce que c’était. Et il était hors de question que je prenne une balle pour elle, même si je n’en mourrai pas. Attrapant ce qu’il nous tend, je lis rapidement, ce qui est écrit au dos de la photo. Vraiment du gâteau, de ce que j’en vois. Surtout un petit groupe d’humains face à un vampire de mon genre. Parce que oui, je ne compte pas sur le petit bout qu’on m’a refilé dans les pattes, pour réussir cette mission. Regardant ma montre, je me dis que d’ici une heure, le colis est livré et moi, je peux rentrer tranquillement pour aller boire du sang bien frais. Riant légèrement après qu’elle est pris la parole, je comprends qu’elle me provoque. Un peu de sens de l’humour sous cette capuche, c’est inattendue. Elle se met d’ailleurs en route, et je la suis, mains dans les poches. Mais bien vite, le son de ses pas commence à m’agacer, rallumant la colère en moi. « Hé la ptite, tu es aussi bruyante qu’un troupeau d’éléphants en plein sprint. Lève-les pieds ! Ou on va t’entendre à des kilomètres. » J’avais plus qu’une envie maintenant, c’était de la tuer. Elle allait faire tout compromettre. M’arrêtant devant la maison, j’observe attentivement. Trop calme, ils doivent s’attendre à notre venue. Me tournant vers elle, je suis l’aîné, c’est donc moi le chef. « Attends-moi ici. » Mais je n’ai pas fait un pas, que je sens sa présence derrière ma personne. Pire qu’une ombre dis-donc ! « Qu’est-ce qu’il y a la ptite ? Tu as quelque chose à redire ? »
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